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« Dictature internationale », « théorie » scélérate du social-impérialisme – 1969

par Kong Kiun-ping, publié dans le Hongqi n°5, 1969

Dans son « Rapport au IXe Congrès du Parti communiste chinois », le vice-président Lin Piao dénonce avec acuité la nature social-impérialiste de la « dictature internationale », « théorie » prônée par la clique des renégats révisionnistes soviétiques.

En s’introduisant chez autrui, les brigands prétendent qu’ils sont là pour « veiller » à sa « sécurité ». Voilà la théorie scélérate coutumière aux impérialistes et aux fascistes. Les impérialistes américains recourent à cette même « théorie » lorsqu’ils déclenchent une guerre d’agression. La « dictature internationale » vantée à cor et à cri par la clique des renégats révisionnistes soviétiques constitue bel et bien une nouvelle « invention » de cette « théorie » de gangsters.

Dans une allocution prononcée le 12 novembre dernier au « Ve congrès » du parti révisionniste polonais, Brejnev, chef de file des révisionnistes soviétiques, clamait : Lorsque la « sécurité de la communauté » (c’est-à-dire, les intérêts coloniaux des révisionnistes soviétiques dans des pays d’Europe de l’Est et en République populaire de Mongolie) est menacée, « la question ne regarde plus seulement le peuple d’un seul pays » ; et les révisionnistes soviétiques ont alors le droit de déclencher une action militaire à l’encontre du pays concerné, membre de la « communauté ».

Un autre chef de la clique des renégats révisionnistes soviétiques a soutenu que « le cours de l’histoire » imposait de convertir la « dictature dans un seul pays » en « dictature internationale ». La presse révisionniste soviétique ne cesse de proclamer qu’à présent, la « défense » de la « communauté » « revêt une signification internationale plus profonde » et que ses membres doivent « être protégés par les efforts communs » de la « communauté », etc.

En sortant cette théorie de la « dictature internationale », les révisionnistes soviétiques avaient pour objectif de justifier leurs agressions social-impérialiste ouvertes et de fournir une base « théorique » à leurs visées expansionnistes insatiables. Et cela, nous devons le dénoncer pour révéler au grand jour la férocité social-impérialiste des révisionnistes soviétiques.

La clique des renégats révisionnistes soviétiques mène grand tapage autour de la « dictature dans un seul pays » et de la « dictature internationale », mais nous voudrions leur demander : Quelle est la classe qui exerce la « dictature » dont vous parlez, et sur quelle classe s’exerce-t-elle ?

Le président Mao, notre grand éducateur, a dit :

« Protéger les masses populaires ou les soumettre à la répression, telle est la différence fondamentale entre le Parti communiste et le Kuomintang, entre le prolétariat et la bourgeoisie, entre la dictature prolétarienne et la dictature bourgeoise. »

Cette clique impose sa domination réactionnaire fasciste dans le pays, invente des « lois » et des « règles » contre-révolutionnaires de tout acabit, prive les travailleurs soviétiques de leurs droits démocratiques, les soumet à une répression sanglante et les plonge à nouveau dans un abîme de souffrances. Cela démontre bien que la « dictature » qu’elle exerce en Union soviétique est une parfaite dictature de la bourgeoisie.

La politique étrangère est le prolongement de la politique intérieure. En voulant transformer la « dictature dans un seul pays » en « dictature internationale », les révisionnistes soviétiques rêvent d’étendre à l’étranger la dictature contre-révolutionnaire de la bourgeoisie qu’ils exercent dans leur pays et, par le pillage et l’agression, de soumettre les peuples des autres pays à cette dictature.

La clique des renégats révisionnistes soviétiques se sert du « COMECON » pour appliquer à certains pays d’Europe orientale et en République populaire de Mongolie sa politique social-impérialiste, en exploitant et pressurant impitoyablement les peuples, foulant aux pieds la souveraineté de ces pays et les transformant en pays vassaux et colonies.

Elle prêche et applique la « spécialisation de la production » et la « division internationale du travail », ce qui entraîne un développement unilatéral de l’économie de ces pays d’Europe orientale, devenus dès lors usines de transformation de matières premières, à son service, et marchés pour ses produits. En outre, par le canal des « prêts », elle se livre à un pillage cruel, pompant des intérêts exorbitants.

Pillage et extorsion se heurtent à la résistance toujours plus énergique de la part de ces peuples. Pour les réprimer, cette clique a envoyé des centaines de milliers de soldats ; elle a lancé une agression armée contre la Tchécoslovaquie et l’occupe militairement. Pillage, agression, répression des peuples des autres pays, et ce allant jusqu’à l’occupation militaire, telles sont les caractéristiques réactionnaires de la théorie de la « dictature internationale » des révisionnistes soviétiques.

Puisqu’aujourd’hui, la clique des renégats révisionnistes soviétiques peut, sous prétexte de « défendre les fruits du socialisme », envoyer ses troupes en Tchécoslovaquie et y exercer la « dictature internationale » sur le peuple, elle pourra demain, arguant d’une « protection » quelconque à assurer, expédier ses troupes d’agression dans d’autres « pays frères », membres de ce qu’elle appelle la « communauté socialiste », ainsi qu’en d’autres pays, pour violer leur intégrité territoriale et leur souveraineté.

Cette clique, nourrissant des ambitions criminelles démesurées, a donc monté de toutes pièces la théorie de la « dictature internationale », théorie d’agression fasciste.

Le président Mao, notre grand dirigeant, a indiqué :

« ... les gouvernements des pays impérialistes, tout en se livrant quotidiennement à des activités contre-révolutionnaires, n’avaient à la bouche ou n’offraient dans les documents officiels que des protestations d’humanité, de justice et de vertu, ou d’autres déclarations plus ou moins analogues, et ils ne disaient jamais la vérité. »

Les social-impérialistes révisionnistes soviétiques ne font pas exception. Pour mystifier les autres, la clique des renégats révisionnistes soviétiques enduit cette « théorie » authentiquement fasciste d’un vernis d’« internationalisme ». Mais la cause contre-révolutionnaire à laquelle elle se dévoue prouve qu’elle a complètement trahi l’internationalisme prolétarien. Sous le mot d’ordre de la théorie de la « dictature internationale », se cache son visage contre-révolutionnaire d’agresseur, odieux et féroce.

Cette « théorie » prônée par les révisionnistes soviétiques vise, d’une part, à réaliser leur ambition de repartager le monde en collusion avec les Etats-Unis et, d’autre part, à répondre aux exigences de leurs disputes entre partenaires, malgré cette collusion.

La « théorie » peut servir d’un côté à l’impérialisme américain pour ses agressions ou pour légaliser son occupation militaire ; de l’autre au révisionnisme soviétique pour disputer à l’impérialisme américain sa zone d’influence et placer arbitrairement un pays donné dans la sphère de la « dictature internationale » du révisionnisme soviétique.

L’impérialisme américain soutient la « dictature internationale » des révisionnistes soviétiques dans la zone d’influence de ces derniers. En retour, ceux-ci l’appuient dans les agressions qu’il accomplit au nom de la « défense du monde libre », ce prétexte ignoble et mensonger. Voilà quelles sont leurs tractations sordides.

La « dictature internationale » ne diffère en rien des théories des fascistes pour justifier leurs agressions. Les fascistes allemands, en brandissant la vieille enseigne du « nouvel ordre européen », ont violé avec sauvagerie la souveraineté de nombreux pays.

Les gangsters japonais, en envahissant la Chine et le Sud-Est asiatique, ont également proclamé la création de la « sphère de cc-prospérité de la Grande Asie orientale ». Et, après la Seconde Guerre mondiale, ce fut au tour de l’impérialisme américain de préconiser la mise sur pied d’un « gouvernement international ».

Ces diverses faces du fascisme ne sont-elles pas analogues à la « dictature internationale » des révisionnistes soviétiques ? Les social-impérialistes révisionnistes soviétiques, les impérialistes et les fascistes sont tous des chacals de la même tanière, et leurs « théories » sont toutes coulées dans le même moule.

Liou Chao-chi, ce renégat, agent de l’ennemi et traître à la classe ouvrière, est un laquais de l’impérialisme américain, du révisionnisme soviétique et de toute la réaction. Il a appliqué avec frénésie une ligne révisionniste contre-révolutionnaire et tenté de restaurer le capitalisme en Chine, voulant aider par là l’impérialisme américain et le révisionnisme soviétique à réaliser leur ambition, c’est-à-dire à renverser la Chine socialiste.

C’est la Grande Révolution culturelle prolétarienne qui a balayé Liou Chao-chi et consorts et percé à jour leurs complots. Dernièrement, la clique des renégats révisionnistes soviétiques, acculée, a lancé ouvertement des provocations armées contre la Chine, en faisant envahir militairement l’île Tchenpao, territoire chinois ; elle a reçu pour cela un châtiment mérité.

Elle a non seulement commis des crimes contre le peuple chinois mais aussi contre le peuple soviétique. Les peuples chinois et soviétique sont liés par une profonde amitié révolutionnaire. Nous sommes convaincus que le prolétariat et les autres travailleurs de l’Union soviétique se dresseront pour renverser la domination fasciste et bourgeoise de cette clique composée d’une poignée de renégats révisionnistes, et lui arracher ses griffes agressives.

Le président Mao, notre grand dirigeant, a bien indiqué :

« L’Union soviétique fut le premier Etat socialiste, et son Parti communiste, le parti créé par Lénine. Bien que la direction du Parti et de l’Etat soviétiques soit à présent usurpée par les révisionnistes, je conseille aux camarades d’avoir la ferme conviction que le peuple soviétique, la grande masse des membres du Parti et des cadres sont bons et veulent la révolution, et que la domination du révisionnisme ne sera pas de longue durée. »

Le président Mao nous a encore enseigné :

« Nous devons garder un esprit clair, c’est-à-dire ne pas croire aux ’belles paroles’ des impérialistes ni nous laisser intimider par leurs menaces. »

Armés de la pensée-maotsétoung, les ouvriers du champ pétrolifère de Taking comprennent bien ce grand enseignement. Agissant de concert avec les impérialistes américains, les révisionnistes soviétiques ont imposé un blocus économique et technique à la Chine dans le vain espoir de nous lier les mains avec la question du pétrole.

Mais notre pays ne s’est jamais laissé intimider. Sous la direction du président Mao et à la lumière de l’invincible pensée-maotsétoung, les ouvriers de Taking s’en tiennent au principe de la confiance en soi et, en s’appuyant sur leurs propres forces, ont mis sur pied l’exploitation d’immenses champs pétrolifères, une entreprise des plus modernes du monde, infligeant de ce fait un coup sévère à la clique des renégats révisionnistes soviétiques.

Désormais, quel que soit le jeu de l’impérialisme américain, du révisionnisme soviétique et de leurs laquais, et quelle que soit leur enseigne, s’ils osent continuer à violer notre territoire, nous les anéantirons résolument, radicalement, intégralement et totalement.

Portant haut levé le drapeau anti-impérialiste et antirévisionniste, et avec tous les peuples révolutionnaires du monde, nous enterrerons définitivement l’impérialisme, le révisionnisme et la réaction, ainsi que le proclame le président Mao dans un de ses poèmes :

Pour purger la terre de la vermine,
 
Nous sommes invincibles dans le monde.

jeudi 13 mars 1969


Les documents de 1969