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Voie socialiste ou voie capitaliste ? − 1967

Par les rédactions du Hongqi et du Renmin Ribao, 15 août 1967

  Sommaire  

La Chine d’aujourd’hui est le foyer des contradictions dans le monde et le centre de la tempête de la révolution mondiale.

Où va la Chine ? Suivra-t-elle la voie socialiste ou la voie capitaliste ? C’est là non seulement la question fondamentale de la politique chinoise, mais aussi une question touchant le sort de la révolution prolétarienne mondiale.

Sur cette question fondamentale, il existe, depuis plusieurs décennies, dans chaque étape historique du développement de la révolution chinoise et à chaque moment crucial marquant un tournant de la révolution, deux lignes diamétralement opposées au sein du Parti communiste chinois, entre lesquelles la lutte est acharnée.

Une ligne soutient que la révolution chinoise doit nécessairement se faire sous la direction du prolétariat, qu’elle doit entrer dans l’étape de la révolution socialiste en passant par l’étape de la révolution de démocratie nouvelle et que la révolution sous la dictature du prolétariat doit être menée jusqu’au bout pour réaliser finalement le communisme. C’est là la ligne révolutionnaire prolétarienne incarnée par notre grand guide, le président Mao.

L’autre ligne se propose de supprimer la direction du prolétariat sur la révolution chinoise, de pratiquer le réformisme bourgeois, et, dans l’étape du socialisme, s’oppose à la révolution socialiste et à la dictature du prolétariat, emprunte la voie capitaliste, c’est-à-dire cherche à ramener la Chine sur la voie ténébreuse du régime semi-colonial et semi-féodal. C’est là la ligne réactionnaire bourgeoise poursuivie obstinément par Tchen Tou-sieou, Kiu Tsieou-pai, Li Li-san, Wang Ming, Tchang Kouo-tao, jusqu’au plus haut des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste, et ce dernier est le représentant le plus typique de cette ligne réactionnaire.

Les deux lignes diamétralement opposées décident de deux avenirs et de deux destins complètement contraires de la révolution chinoise.

C’est au cours de la lutte entre ces deux lignes que la révolution chinoise, sous la direction de notre guide prestigieux, le président Mao, va victorieusement de l’avant à travers les écueils.

L’essence de cette lutte, c’est la question de savoir quelle voie doit suivre la Chine. Le centre de cette lutte réside toujours dans la question du pouvoir politique, en d’autres termes, la question de savoir quelle classe doit exercer la dictature. Notre grand guide, le président Mao, nous enseigne : au cours de l’étape de la révolution démocratique, l’essentiel du programme du Parti communiste chinois est la dictature que les classes révolutionnaires exercent en commun sous la direction du prolétariat ; au cours de l’étape de la révolution socialiste, l’essentiel du programme du Parti communiste chinois est la dictature du prolétariat sous la forme de la dictature démocratique populaire.

Dans sa grande œuvre La démocratie nouvelle, le président Mao a posé dès le début la question : Où va la Chine ? Dans cette brillante œuvre marxiste-léniniste, il a synthétisé complètement, profondément et systématiquement l’expérience historique de la révolution chinoise et de la révolution mondiale, a dressé scientifiquement le programme de la révolution de démocratie nouvelle sur les plans politique, économique et culturel et a tracé d’une façon conséquente la voie à suivre dans le passage de la révolution de démocratie nouvelle à la révolution socialiste.

Il a indiqué :

« La première phase, la première étape de cette révolution n’est certainement pas et ne peut certainement pas être l’édification d’une société capitaliste placée sous la dictature de la bourgeoisie chinoise, cette première phase doit s’achever par l’édification d’une société de démocratie nouvelle placée sous la dictature conjointe de toutes les classes révolutionnaires chinoises à la tête desquelles se trouve le prolétariat chinois ; ensuite seulement, la révolution progressera vers la seconde phase — la phase de l’édification de la société socialiste en Chine. »
Mao Tsé-toung, « La démocratie nouvelle »

Le président Mao a catégoriquement réfuté les allégations absurdes et réactionnaires de ceux qui désiraient instaurer la dictature de la bourgeoisie en Chine.

Avec netteté, il a indiqué :

« si on tient compte des conditions extérieures aussi bien qu’intérieures de la Chine, quiconque rêve d’édifier une société capitaliste placée sous la dictature de la bourgeoisie se jettera finalement dans les bras des impérialistes ; à nouveau, la Chine ne sera plus qu’une colonie et une semi-colonie et elle sera partie du monde réactionnaire, impérialiste. »

Ceux que le président Mao a réfutés sans merci étaient non seulement Wang Ming, un opportuniste de droite tristement connu depuis longtemps, mais aussi le plus haut des responsables au sein du Parti engagés dans la voie capitaliste, aujourd’hui démasqué.

Ce dernier est un vieil opportuniste, un révisionniste et un représentant de la bourgeoisie infiltré dans notre parti.

  I

Aux premiers jours des années vingt déjà, il chantait exactement sur le même ton que le traître Tchen Tou-sieou. Il attaqua perfidement les révolutionnaires prolétariens, prétendant à propos de la prise du pouvoir qu’

« en considérant la situation actuelle en Chine, elle ne peut naturellement être immédiatement réalisée par un prolétariat si jeune. Puisqu’il s’agit d’une chose qui se produira dans un avenir éloigné, il est inutile de gaspiller beaucoup de mots pour en discuter. » [Critique du travail passé et plan pour le travail futur..., 20 août 1923]

Peu après le coup d’Etat contre-révolutionnaire déclenché le 12 avril 1927 par Tchiang Kaï-chek, toujours ce même responsable emboîtant directement le pas au renégat Tchen Tou-sieou, à Wouhan, ordonna aux escouades ouvrières de remettre au Kuomintang plusieurs milliers de fusils. Qui plus est, il se rendit en personne à une réunion convoquée par le Département des Ouvriers du Comité exécutif central du Kuomintang pour y faire un compte rendu sur

« la signification de la dissolution spontanée des escouades ouvrières par la Fédération générale des Syndicats de la province du Houpei ainsi que sur le déroulement de ces événements. » [Minkouo Jebao de Hankeou, 5 juillet 1927]

Après la publication de « La démocratie nouvelle » du président Mao, se manifestant à nouveau, il a attaqué directement le président Mao en prenant exactement le contre-pied de cet article. Il est allé jusqu’à prodiguer des éloges à Tchiang Kaï-chek, alléguant que ce dernier était le « drapeau de la révolution ».

Il a ajouté :

« J’estime que la révolution chinoise peut se dérouler sous le drapeau des Trois principes du peuple du Kuomintang, tout au moins en ce qui concerne la phase de la révolution démocratique ; les choses se feront beaucoup plus facilement que si l’on utilisait un autre drapeau. » [Problèmes stratégiques et tactiques de la révolution chinoise, octobre 1942]

II a déclaré diaboliquement :

« Pourquoi ne pas dire que nous appliquons les Trois principes du peuple au lieu d’entreprendre obstinément autre chose ? »

Ainsi, ce vieil opportuniste a révélé dans toute sa nudité son visage de traître qui combat et brade la révolution !

Après notre victoire dans la Guerre de Résistance contre le Japon, utilisant son valet Tchiang Kaï-chek, l’impérialisme américain a tenté de transformer la Chine en une colonie soumise à la domination des seuls Etats-Unis.

A ce moment-là, le peuple chinois menait une lutte à mort contre l’impérialisme, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique. C’était une grande bataille décisive touchant deux destins, deux avenirs de la Chine.

Le problème du pouvoir se posait sous une forme encore plus aiguë devant le prolétariat. Le président Mao a attiré à temps l’attention de tout le Parti et du peuple du pays entier sur ce point.

Dans son brillant discours intitulé « La situation et notre politique après la victoire dans la Guerre de Résistance contre le Japon », il a indiqué :

« Désormais, l’objet de la lutte sera le genre de pays à édifier. Édifier un pays de démocratie nouvelle, des larges masses populaires, placé sous la direction du prolétariat, ou un pays semi-colonial et semi-féodal soumis à la dictature des grands propriétaires fonciers et de la grande bourgeoisie ? Ce sera là une lutte fort complexe.

Elle revêt, à l’heure actuelle, la forme d’une lutte entre Tchiang Kaï-chek, qui cherche à usurper les fruits de la victoire de la Guerre de Résistance, et nous, qui nous opposons à cette usurpation.

Au cours de cette période, ne pas lutter ferme et aller faire cadeau à Tchiang Kaï-chek des fruits qui doivent revenir au peuple serait de l’opportunisme. »
Mao Tsé-toung, « La situation et notre politique après la victoire dans les guerres de résistance contre le Japon »

Le président Mao a fait encore remarquer :

« Tchiang Kaï-chek cherche toujours à arracher au peuple la moindre parcelle de pouvoir, le moindre avantage conquis. Et nous ? Notre politique consiste à lui riposter du tac au tac et à nous battre pour chaque pouce de terre. »
Mao Tsé-toung, « La situation et notre politique après la victoire dans les guerres de résistance contre le Japon »

« Et comme Tchiang Kaï-chek affile maintenant ses épées, nous devons affiler les nôtres aussi. » Mao Tsé-toung, « La situation et notre politique après la victoire dans les guerres de résistance contre le Japon »

Le représentant de l’opportunisme critiqué ici par le président Mao n’est autre que le plus haut des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste. Ce vieil opportuniste a, encore une fois, formulé systématiquement sa ligne de capitulation nationale et de classe − ligne qui s’opposait à la révolution et la trahissait − à ce moment crucial historique de la grande lutte décisive entre les deux destinées et entre les deux avenirs de la Chine. Il a prôné :

« Les principales formes de la lutte menée dans le cadre de la révolution chinoise sont devenues pacifiques, parlementaires ; la lutte est une lutte de masse légale et une lutte parlementaire. » [Rapport sur la situation actuelle, février 1946]

II a demandé à notre parti de livrer à Tchiang Kaï-chek toutes ses troupes et tout son armement, pour « en faire une armée nationale, une armée de défense nationale, des troupes de sécurité publique et des forces d’autodéfense », et que l’on « supprime les organisations du Parti » dans l’armée. Il a demandé à notre parti « de cesser de diriger et de commander directement l’armée pour qu’elle soit placée sous le commandement unifié du ministère de la Défense nationale » [Rapport sur la situation actuelle, février 1946 − il s’agit du ministère de la Défense nationale du Kuomintang]. Il a voulu en fait, avec tout cela, obtenir les bonnes grâces de Tchiang Kaï-chek, en s’embellissant et se présentant à ce dernier.

Il a eu même l’effronterie de dire : il faut

« savoir mener une campagne électorale, pour que tout le monde vote en votre faveur », « étant devenus un des partis gouvernementaux [il s’agit des partis gouvernementaux du gouvernement du Kuomintang], nous ne sommes plus un parti d’opposition mais un parti au pouvoir, certains vont assumer de hautes fonctions. Fonctionnaires du Gouvernement central, nous l’avons été en 1927, tout a été supprimé dès que la partie adverse a engagé l’action armée ; cette fois-ci, la chose ne se reproduira plus. » [Rapport sur la situation actuelle, février 1946]

Cette affirmation révèle on ne peut mieux ses pensées les plus secrètes !

Les traîtres au prolétariat qu’étaient les socialistes de droite et les anciens révisionnistes Bernstein, Kautsky et consorts, prônaient tous la voie parlementaire, s’opposaient à la révolution par la violence, vendaient les intérêts du prolétariat et servaient d’ornement et de complices au pouvoir réactionnaire de la bourgeoisie. Le plus haut des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste est du même acabit que ces gens-là !

S’il y a quelque différence, c’est qu’il voulait livrer le pouvoir et l’armée populaire alors qu’en Chine, le prolétariat disposait déjà d’une armée de plus de 1.200.000 hommes et avait établi le pouvoir populaire dans des régions comptant au total une population de plus de 130 millions d’habitants. Cette capitulation et cette trahison monstrueuses sont d’autant plus méprisables et perfides !

Au moment où le plus haut des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste s’employait à vendre les fruits de la victoire de la Guerre de Résistance contre le Japon, les chefs de file de « partis communistes » en France et en Italie, tels que Thorez, Togliatti et consorts, concluaient des tractations politiques avec la bourgeoisie au détriment des fruits de la victoire acquise par le peuple au prix de son sang ; ils remirent à la bourgeoisie des centaines de milliers de fusils − armes révolutionnaires du prolétariat − en échange de fonctions comme celles de « vice-président du Conseil » d’un Etat bourgeois et sont devenus ainsi des criminels dans l’Histoire !

Devant ce tournant décisif de l’Histoire, notre grand guide, le président Mao Tsé-toung, nous a dit :

« Les armes du peuple, fût-ce un fusil ou une cartouche, il faut les garder toutes, il ne faut pas les livrer. »
Mao Tsé-toung, « Sur les négociations de Tchang-King »

« Les droits conquis par le peuple ne doivent jamais être abandonnés à la légère, il faut se battre pour les défendre. »
Mao Tsé-toung, « La situation et notre politique »

« S’il [le Kuomintang] tient à se battre, nous l’anéantirons définitivement. »
Mao Tsé-toung, « Sur les négociations »

Animé de l’héroïsme intrépide du prolétariat, notre grand guide, le président Mao, a tenu tête au contre-courant capitulard poussant à « livrer les fusils », qui se déchaînait alors à l’échelle internationale ; il a osé lutter et arracher la victoire, donnant un brillant exemple aux révolutionnaires prolétariens du monde entier. Et cela a démontré la puissance infinie de la pensée toujours victorieuse de Mao Tsé-toung.

C’est précisément sous la direction clairvoyante du président Mao que notre parti, notre peuple et notre armée, suivant la juste orientation et tenant fermement le fusil en main, ont renversé tous les obstacles, avancé triomphalement sur la large voie de la révolution, remporté finalement la grande victoire dans la Guerre de Libération du peuple et fondé la République populaire de Chine.

C’est là l’impitoyable verdict prononcé par l’Histoire contre le capitulationnisme de classe et le capitulationnisme national du plus haut des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste !

 II

La fondation de la République populaire de Chine a fait passer l’histoire du pays à une nouvelle étape, à savoir de l’étape de la révolution de démocratie nouvelle à celle de la révolution socialiste.

A ce moment-là, la lutte entre les deux lignes était centrée sur la question de savoir si la Chine nouvelle qui venait de naître prendrait la voie socialiste ou la voie capitaliste. Cette lutte, en dernière analyse, se ramène à ceci : exercer en Chine la dictature du prolétariat ou celle de la bourgeoisie ?

A la veille de la victoire à l’échelle nationale de la révolution de démocratie nouvelle, le président Mao a clairement indiqué dans son œuvre brillante, « Rapport à la deuxième session plénière du Comité central issu du VIIe Congrès du Parti communiste chinois » :

« Quand la révolution chinoise aura triomphé dans tout le pays et que le problème agraire aura été résolu, deux contradictions fondamentales n’en subsisteront pas moins en Chine.

La première, d’ordre intérieur, est la contradiction entre la classe ouvrière et la bourgeoisie.

La seconde, d’ordre extérieur est la contradiction entre la Chine et les pays impérialistes.

C’est pourquoi, après la victoire de la révolution démocratique populaire, le pouvoir d’Etat de la république populaire sous la direction de la classe ouvrière ne devra pas être affaibli, mais renforcé. »
Mao Tsé-toung, « Sur les négociations »

Plus tard, le président Mao a indiqué dans son discours sur la ligne générale du Parti au cours de la période de transition :

« La fondation de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949, marquait fondamentalement la fin de l’étape de la révolution de démocratie nouvelle et ouvrait celle de la révolution socialiste.

La ligne et la tâche générales du Parti au cours de cette période de transition consistent à réaliser graduellement, en une période relativement longue, l’industrialisation socialiste du pays, d’une part, et la transformation socialiste, par l’Etat, de l’agriculture, de l’artisanat, de l’industrie et du commerce capitalistes, d’autre part.

Cette ligne générale est un phare qui éclaire notre travail dans tous les domaines ; si nous nous en écartons dans notre travail, nous commettrons des erreurs de droite ou de gauche. »

A ce nouveau tournant important, le plus haut des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste est intervenu encore une fois et, en tant que porte-parole de la bourgeoisie, a contrecarré la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao.

Il s’est démené fébrilement en faveur du développement du capitalisme tant dans les villes que dans les campagnes. Il a lancé le mot d’ordre appelant à « lutter pour la consolidation du régime de démocratie nouvelle » [Allocution au Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois, 4 novembre 1951] et a débité cette absurdité qu’« en Chine, il n’y a pas trop de capitalisme, mais trop peu », qu’« il faut développer l’exploitation capitaliste, car elle est facteur de progrès » [Cité dans « Patriotisme ou trahison de la patrie ? »]. Il a dit que « plus intense est l’exploitation, plus grand est le mérite », que « ce mérite historique est immortel. » [Allocution au Ier Congrès national de la jeunesse, 12 mai 1949] A la campagne, il a préconisé de développer et de conserver pendant une longue période l’économie des paysans riches. Après la faillite complète de son projet d’établissement d’une république bourgeoise.

Il a encore formulé une ligne réactionnaire visant à développer le capitalisme et à établir la dictature de la bourgeoisie en Chine.

Ce plus haut des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste s’opposait de toutes ses forces à ce que la Chine prît la voie socialiste.

Il a dit : « Prendre des mesures socialistes bien sérieuses en Chine, il n’en sera question que dans un avenir fort lointain » [Allocution à la Ière session de la Conférence consultative politique du Peuple chinois, 21 septembre 1949], affirmant qu’il faudra y mettre vingt ans, voire trente ans ; ses conjectures quant au temps nécessaire diffèrent, mais de toute façon, il voulait coopérer avec les capitalistes pendant plusieurs dizaines d’années, réaliser d’abord l’industrialisation, puis la nationalisation de l’industrie et la collectivisation de l’agriculture.

« Plus tard, une fois l’industrialisation réalisée, il y aura un plus grand nombre d’usines, et partant, on produira davantage de choses ; c’est alors qu’on fera le socialisme » [Allocution au Ier Congrès national de la jeunesse, 12 mai 1949].

En un mot,

« lorsque, dans l’avenir, la Chine aura une surproduction industrielle, ce sera le moment d’entreprendre le socialisme » [Intervention aux causeries d’industriels et de commerçants, 25 avril 1949].

La « surproduction industrielle » ! C’est une caractéristique du capitalisme. Ici, il a révélé par un seul mot son ambition effrénée de développer le capitalisme ! En fait, ces procédés préconisés par lui ne sont absolument pas nouveaux ; c’est la méchante pacotille de la « théorie des forces productives » de Trotski, Boukharine, Rykov et autres anciens révisionnistes que Lénine et Staline avaient démolie dans les premiers temps qui suivirent la fondation de l’Etat soviétique.

Il nie radicalement le stimulant que la dictature du prolétariat et les rapports de production socialistes, rapports de production avancés, exercent sur le développement des forces productives ; il nie radicalement le fait que les masses ouvrières et paysannes sont les créatrices des richesses de la société ainsi que la véritable force motrice qui fait progresser l’Histoire. Il ne voit que les messieurs les capitalistes, ne pense qu’à réaliser, en comptant sur eux, des « exploits immortels », à édifier la patrie selon son idéal » !

Et de quelle sorte de « socialisme » parle-t-il ? Lisez ce passage qui en vaut la peine :

« Maintenant, à l’étape de la démocratie nouvelle, vous, capitalistes, vous pouvez faire jouer pleinement votre initiative et, à l’avenir, quand on passera au socialisme, comment faire ?

La dernière fois, j’en ai parlé à M. Song Fei-king [directeur de l’Usine de Filature et de Tissage de Laine « Tong-Ya » de Tientsin, un contre-révolutionnaire obstiné ; après la Libération, il a été porté aux nues par le plus haut des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste et s’est réfugié peu après à l’étranger] J’ai dit : « Maintenant, vous ne gérez qu’une usine ; à l’avenir, vous pourrez en gérer deux, trois... huit ; quand le pays aura passé au socialisme, sur l’ordre de l’Etat, vous lui livrerez ces usines, ou bien il vous les rachètera.

Si l’Etat n’a pas d’argent à ce moment, il pourra émettre des emprunts nationaux, et puis il confiera encore ces huit usines à votre gestion, vous serez toujours le directeur, mais directeur d’usines d’Etat.

Comme vous êtes capable, l’Etat Vous confiera encore huit autres usines, soit seize usines en tout. Votre salaire ne diminuera pas, au contraire il augmentera. Mais vous devez bien gérer ces usines. Est-ce que vous accepterez ? M. Song a répondu : « Naturellement, j’accepterais. »

A l’avenir, nous convoquerons une réunion pour discuter de la manière de passer au socialisme, il est certain que tout le monde viendra participer à la réunion non en fronçant le sourcil mais avec le sourire. » [Interventions aux causeries d’industriels et de commerçants, 25 avril 1949]

Quelle aubaine !

D’une main, ce capitaliste vend huit usines à l’Etat et de l’autre, il en reçoit seize, et cela s’appelle « socialisme ! » A ce moment-là, une foule de capitalistes disaient effectivement avec le sourire :

« Auparavant nous ne savions rien de ce que pensait le Parti communiste. Maintenant nous commençons à en avoir une idée. »

Alors, le plus haut des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste leur a dit d’une façon servile :

« Je vous ferai connaître ce que pense le Parti. Je vous dirai ce que vous désirez savoir » [Allocution au Ier Congrès national de la jeunesse, 12 mai 1949].

Quelle servilité ! Quel empressement ! Les anciens et les nouveaux révisionnistes ne prônent-ils pas, les uns comme les autres, l’intégration pacifique au socialisme » ? Nous en avons ici un spécimen vivant.

Ils sont véritablement « intégrés » au capitalisme ! Cet agent N° 1 de la bourgeoisie « intégré » dans notre parti n’a-t-il pas complètement révélé son visage odieux ?

Dans le but de tromper les gens, le plus haut des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste, a parlé hypocritement de la dictature du prolétariat. Mais la dictature prolétarienne dont il parlait, était une fausse dictature prolétarienne, une vraie dictature bourgeoise.

Dans sa haine implacable pour la classe ouvrière, il a proféré :

« II y a aussi, parmi la classe ouvrière, des gens sur lesquels on ne peut compter. »

« II ne faut pas croire qu’en comptant sur la classe ouvrière, aucun problème ne se posera » [« Directive sur le travail de Tientsin », 24 avril 1949].

Il a rayé d’un coup de plume la lutte des classes entre le prolétariat et la bourgeoisie et dont la forme principale se manifeste par la limitation imposée par le prolétariat à la bourgeoisie et la résistance de celle-ci. A ce sujet, il a clamé publiquement :

« Dans un délai de sept ou huit ans, il ne faudra pas imposer de limitations, et ce sera dans l’intérêt de l’Etat, des ouvriers et de la production » [Intervention aux causeries d’industriels et de commerçants, 25 avril 1949].

Il a par ailleurs déclaré sans vergogne :

« Des matières premières aux marchés, le secteur d’Etat et le secteur privé devront se consulter mutuellement et assurer ensemble la répartition » « puisqu’il y a de l’argent, que tout le monde en gagne » [Ibidem].

Il a, de plus, exhorté ouvertement la bourgeoisie à « lutter » contre le prolétariat, disant notamment :

« II vous est nécessaire de lutter contre les ouvriers, sinon, vos usines seront ruinées par la lutte des ouvriers et, à ce moment-là, il ne faudra pas reprocher au Parti communiste de ne pas avoir été bienveillant à votre égard. » [Ibidem].

Vous voyez, pour lui, l’Etat de dictature prolétarienne dirigé par la classe ouvrière doit s’opposer, non pas à la bourgeoisie, mais à la classe ouvrière.

Il a également déclaré ouvertement :

« Aujourd’hui, nous ne voulons pas la dictature d’une classe mais représenter le peuple tout entier. » [Directive sur le travail de Tientsin, 24 avril 1949] N’est-ce pas là trahir totalement la dictature du prolétariat ?

Il s’est opposé furieusement à la transformation socialiste de l’agriculture et a saboté la coopération agricole. Il a calomnié les paysans pauvres, qui furent les premiers à demander à s’organiser, en disant qu’ils étaient des

« paysans pauvres ne pouvant pas travailler individuellement tout simplement parce qu’ils avaient fait faillite. » [Instructions à An Tse-wen et autres, 23 janvier 1950].

Il a attaqué calomnieusement la proposition visant à faire passer les équipes d’entraide agricole à un stade supérieur, celui des coopératives agricoles de production, en la qualifiant d’ « idée erronée, dangereuse et utopique de socialisme agricole » [Remarques sur le rapport du Comité provincial du Parti du Chansi : « Porter à un niveau plus élevé les organisations d’entraide dans les vieilles régions libérées », 3 juillet 1951]. De concert avec une poignée d’éléments opportunistes de droite, il a réduit largement le nombre des coopératives agricoles de production et en a dissous 200 000 au total. Il a encore dit fielleusement :

« Qu’entendons-nous par laisser aller les choses ?

Que ceux qui louent de la main-d’œuvre et travaillent individuellement agissent à leur guise, et ce sera très bien si on leur permet à tous de posséder trois chevaux et une charrue. Ceux qui ne permettent pas à autrui de louer de la main-d’œuvre et de travailler individuellement ne doivent pas agir comme bon leur semble, ceux qui empêchent d’avoir trois chevaux non plus » [Instructions à An Tse-wen et autres, 23 janvier 1950].

Ainsi, il a accordé aux paysans riches la liberté de développer l’exploitation, mais ne laisse pas aux paysans pauvres et aux paysans moyens de la couche inférieure la liberté de s’organiser pour s’entraider et coopérer. Il avait la vaine ambition de transformer les vastes régions rurales en paradis des paysans riches, et d’en faire une position à partir de laquelle la bourgeoisie résisterait au prolétariat.

Le pouvoir est depuis toujours un instrument par lequel une classe en opprime une autre.

Si au lieu de développer le socialisme, ce pouvoir politique de la Chine nouvelle, qui venait de naître, avait développé le capitalisme, si au lieu de limiter la bourgeoisie et les paysans riches, il avait limité le prolétariat et les paysans pauvres, et si au lieu de combattre la bourgeoisie, il avait « combattu » le prolétariat, il aurait ainsi complètement renoncé à sa fonction fondamentale qui est de réprimer la résistance de la bourgeoisie et de défendre la révolution et l’édification socialistes. Si tout cela s’était produit, la nature du pouvoir de la Chine nouvelle n’aurait-elle pas été foncièrement autre ? Le président Mao a fait remarquer à juste titre :

« Quelle serait la situation si notre pays n’avait pas instauré l’économie socialiste ?

Il serait devenu un pays pareil à la Yougoslavie, et en réalité un Etat bourgeois.

La dictature du prolétariat se transformerait en dictature de la bourgeoisie, et elle serait une dictature réactionnaire, fasciste. C’est une question qui appelle la plus grande vigilance, j’espère que les camarades y réfléchiront sérieusement. »

 III

Après l’accomplissement, pour l’essentiel, de la transformation socialiste de la propriété des moyens de production, est-ce que les classes et la lutte des classes existent encore dans la société socialiste ? Faut-il persévérer dans la dictature du prolétariat et mener jusqu’au bout la révolution socialiste, ou liquider la dictature du prolétariat et frayer la voie à la restauration du capitalisme ? Il s’agissait là d’un problème théorique et pratique d’une importance majeure qui n’avait pas été réglé dans l’histoire du mouvement communiste international.

C’est à cet autre moment crucial de ce tournant de l’Histoire, que notre grand guide, le président Mao, a publié « De la juste solution des contradictions au sein du peuple », « Intervention à la conférence nationale du Parti communiste chinois sur le travail de propagande » et d’autres ouvrages.

Ces brillants documents qui font époque dressent le bilan de l’expérience historique de la dictature du prolétariat sur le plan international et, pour la première fois dans l’histoire du développement du marxisme, donnent, de manière scientifique, systématique et approfondie, un exposé probant sur les contradictions, les classes et la lutte des classes en société socialiste.

C’était là un important jalon dans le développement du marxisme-léninisme marquant son accès à une étape toute nouvelle, celle de la pensée de Mao Tsé-toung.

Le président Mao a souligné, en termes explicites qu’

en société socialiste la lutte de classes n’est pas encore arrivée à son terme. La lutte de classes entre le prolétariat et la bourgeoisie, entre les diverses forces politiques et entre les idéologies prolétarienne et bourgeoise sera encore longue et sujette à des vicissitudes, et par moments elle pourra même devenir très aiguë.
Mao Tsé-toung, « De la juste solution des contradictions au sein du peuple »

Il y a encore un certain nombre de gens qui rêvent de restaurer le régime capitaliste, ils mènent la lutte contre la classe ouvrière sur tous les fronts, y compris celui de l’idéologie. Mao Tsé-toung,« De la juste solution des contradictions au sein du peuple »

Cependant, le plus haut des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste, s’est évertué à propager la théorie de « l’extinction de la lutte des classes ». Il a répandu des absurdités de ce genre : Dans notre pays, les classes et la lutte des classes n’existent plus.

« Les capitalistes, les propriétaires fonciers, les paysans riches passeront tous au socialisme. » [Entretien avec un hôte étranger, 13 juillet 1956].

« A l’avenir, il n’y aura plus ni lutte révolutionnaire, ni réforme agraire, ni transformation socialiste » ; « les héros n’ont plus l’occasion de se faire valoir, puisque nous n’avons plus de classe de propriétaires fonciers ni de bourgeoisie à liquider. » [Allocution à la conférence des cadres du Parti de Shanghai, 27 avril 1957]

Quoi, « l’extinction de la lutte des classes » !

Pure idiotie destinée à tromper les gens. La même pacotille que celle de l’« Etat du peuple tout entier » et du « Parti du peuple tout entier » dont Khrouchtchev et consorts se sont servis pour usurper la direction du Parti et de l’Etat, une trahison totale et ra plus ignoble envers la dictature du prolétariat !

C’est sous l’écran de fumée de « l’extinction de la lutte des classes » que le plus haut des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste voulait endormir le prolétariat et le peuple travailleur, laisser se déchaîner à la fois les propriétaires fonciers, les paysans riches, les contre-révolutionnaires, les mauvais éléments, et les éléments dénaturés de tout acabit pour qu’ils déclenchent de furieuses attaques contre le prolétariat, désagrègent la base économique du socialisme, renversent la dictature du prolétariat et restaurent le capitalisme.

Durant cette période, entrant lui-même en scène ou agissant dans la coulisse, le plus haut des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste, déclencha successivement de frénétiques attaques contre le socialisme et la dictature du prolétariat.

En 1957, juste avant les furieuses attaques des droitiers bourgeois, il s’en prit perfidement au régime socialiste, prétendant qu’

« il n’existe aucun régime bon dans le sens absolu », qu’ « il ne convient pas de considérer que seul notre régime est bon tandis que les autres sont tous inadéquats »[Entretiens avec des étrangers, 17 juin 1956].

Il vanta le régime bicaméraliste bourgeois, disant notamment :

« La Conférence consultative politique du Peuple chinois et l’Assemblée populaire nationale ont quelque peu le caractère d’un Sénat et d’une Chambre des Députés », « cela n’est tout simplement pas stipulé dans la Constitution » [Allocution à la réunion du 16 novembre 1956 du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale].

Il cherchait, mais en vain, à transformer la Conférence consultative politique du Peuple chinois et l’Assemblée populaire nationale en un Sénat et une Chambre des Députés de la bourgeoisie, chantant exactement sur la même note que le « Bureau d’Etudes politiques » de l’alliance Tchang Po-kiun — Louo Long-ki.

Lors de la réunion de Louchan du Parti, en 1959, il soutint activement Peng Teh-houai, ce grand comploteur, grand arriviste et grand seigneur de guerre qui s’était dénommé « Hai Jouei », rêvant ainsi de renverser la direction du Comité central du Parti à la tête duquel se trouve le président Mao. La réunion ayant jeté la lumière sur l’affaire Peng Teh-houai, il continua sa collusion avec ce dernier et tout en incitant les gens dans la coulisse, complota de réviser le procès-verbal de la réunion antérieurement préparé et d’en faire un document s’opposant à la « déviation de gauche » pour combattre la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao.

Plus tard, il s’en prit ouvertement à la réunion de Louchan, alléguant entre autres :

« la réunion de Louchan a commis une erreur » « il ne fallait pas s’opposer à l’opportunisme de droite » [Allocution au forum des cadres du commandement de la région militaire de Tsinan, 9 juillet 1964]

« Il était incorrect de lutter contre l’opportunisme de droite » « ceci a entraîné des séquelles à l’échelle nationale » [Allocution au forum des secrétaires des comités régionaux du Parti de la province du Hopei, 2 juillet 1964.].

Durant les trois années de difficultés temporaires, en particulier, il s’évertua plus frénétiquement encore et en collusion avec les éléments dénaturés de tout acabit de l’intérieur comme de l’extérieur, à entreprendre sur une vaste échelle la restauration contre-révolutionnaire du capitalisme. Il attaqua avec virulence la ligne générale pour l’édification du socialisme, le grand bond en avant et la commune populaire, proclamant à cor et à cri : « Notre économie est au bord de la ruine. » « La situation n’est pas excellente. » [Allocution à la XVIIIe Conférence suprême d’Etat, 21 mars 1962], « L’économie est en déséquilibre » [Instructions aux groupes d’enquête de Chekiatchouang et de Wousi de la direction générale du Comité central du Parti, 24 avril 1962], « Les 3/10 en sont dus aux calamités naturelles, et les 7/10 aux désastres provoqués par les hommes. » « Des contradictions très aiguës sont apparues dans l’alliance entre les ouvriers et les paysans. »

Pour des motifs inavoués, il a proclamé démagogiquement que les paysans « n’ont pas l’esprit tranquille », les ouvriers « n’ont pas l’esprit tranquille » et les cadres, non plus, « ne peuvent probablement pas avoir l’esprit tranquille » [Allocution à la réunion de travail du Comité central du Parti, 31 mai 1961], et ainsi de suite... Il vociférait : « II faut avoir des opposants, que ce soit parmi le peuple ou au sein du Parti, il faut avoir une opposition ouverte » [Allocution, faite le 8 février 1962], ce qui montre qu’il préparait l’opinion publique pour la prise du pouvoir par la bourgeoisie.

Il prêchait l’extension des parcelles individuelles et des marchés libres, la multiplication des petites entreprises assumant l’entière responsabilité de leurs profits et de leurs pertes, la fixation des normes de production sur la base de la famille, encourageant activement l’activité individuelle dans la production.

« II faut opérer un recul suffisant dans l’industrie et aussi dans l’agriculture, disait-il et notamment étendre la fixation des normes de production sur la base de la famille et de l’exploitation individuelle » [Allocution, faite en juin 1962]. « Si des éléments bourgeois apparaissent dans la société, il n’y a rien de terrible. Il ne faut pas craindre le débordement du capitalisme » [Allocution, faite le 22 octobre 1961]. Dans le domaine de la lutte sur le plan international, il prêchait la capitulation devant l’impérialisme, le révisionnisme moderne et les réactionnaires des divers pays, ainsi que l’étouffement de la lutte révolutionnaire des peuples, la fin de la lutte dans nos relations avec l’impérialisme, le révisionnisme moderne et la réaction ainsi que la réduction de l’aide et du soutien à la lutte révolutionnaire des peuples.

Il disait : « Même les Etats-Unis, nous espérons être en bons termes avec eux. » II est allé jusqu’à se bercer de l’illusion de « développer des relations amicales avec les Etats-Unis. » [Entretien avec un hôte étranger, 6 mars 1963]

Il prétendait en outre : Khrouchtchev « ne peut pas restaurer le capitalisme en Union soviétique », Khrouchtchev s’oppose « vraiment » à l’impérialisme et « nous devons nous unir avec lui », « chercher un terrain commun et réserver les divergences » et, « de concert avec lui, nous opposer à l’impérialisme » [Entretiens avec des camarades étrangers, 27 juin 1962].

Il est même allé jusqu’à demander au Parti communiste de Birmanie de déposer les armes, prétendant : « Vous pouvez vous passer de vos armes, les enterrer ou vous pouvez incorporer votre armée dans l’armée de défense nationale » [Entretien avec un étranger, 26 avril 1963] et « coopérer » avec Ne Win ; « coopérer pour quoi faire » pour « faire la révolution socialiste » [Entretiens avec des camarades étrangers, 20 juillet 1963].

En août 1962 il a réédité son sinistre livre sur « le perfectionnement individuel », livre qui trahit la dictature du prolétariat et apprend aux gens à devenir de plus en plus révisionnistes grâce à ce soi-disant « perfectionnement », livre qui est devenu alors un véritable « chant thématique » pour la poignée de révisionnistes contre-révolutionnaires dans la préparation de l’opinion publique en vue de restaurer le capitalisme !

Il ressort de tous ces faits impressionnants touchant à la lutte en cours qu’après que la base économique du capitalisme eut été liquidée pour l’essentiel, le plus haut des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste n’a cessé un seul instant de poursuivre ces criminelles activités de restauration du capitalisme.

Durant les trois années qui ont vu surgir des difficultés temporaires, plus particulièrement, il a arboré, avec une hargne non dissimulée, un drapeau noir antiparti en déclarant qu’« il faut une opposition », qu’il faut faire marche arrière, faisant planer une menace extrêmement grave sur le pouvoir du prolétariat par l’offensive généralisée qu’il déclencha contre le Parti et le socialisme sur les fronts politique, économique et idéologico-culturel.

Si l’on avait procédé suivant la ligne révisionniste contre-révolutionnaire préconisée par lui, une grave différenciation des classes se serait fait jour dans les régions rurales ; et dans les villes, on aurait assisté à l’apparition d’un grand nombre de nouveaux éléments bourgeois ; les masses des ouvriers et des anciens paysans pauvres et paysans moyens de la couche inférieure seraient plongées une deuxième fois dans la misère, connaîtraient à nouveau une vie atroce d’esclaves, et de bêtes de somme ; la base économique du socialisme, dans notre pays, serait sabotée de fond en comble, le pouvoir du prolétariat changerait radicalement de nature et il s’opérerait un recul de l’Histoire qui ramènerait le pays dans la vieille voie, celle de la société semi-coloniale et semi-féodale.

Quelle dangereuse perspective !

Notre grand guide, le président Mao, a lancé en 1962, à la 10e session plénière du Comité central issu du VIIIe Congrès du Parti, un grand appel à ne jamais oublier la lutte des classes sonnant ainsi le clairon de la grande contre-offensive générale du prolétariat contre la bourgeoisie.

Le plus haut des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste fait penser à ces « sauterelles vers la fin de l’automne » que décrit une expression chinoise : chaque jour le rapproche de sa fin !

 IV

L’histoire de la dictature du prolétariat nous enseigne que dans la lutte des classes sous la dictature du prolétariat, le pouvoir politique reste en dernière analyse le problème le plus fondamental de tous.

Notre grand guide, le président Mao, ayant dressé le bilan de la riche expérience historique de la dictature du prolétariat international, a entrepris en personne − face au grave fait que constitue le complot de restauration du capitalisme tramé par le plus haut des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste − de mobiliser les masses révolutionnaires fortes de centaines de millions d’hommes et de les conduire à déclencher la grande révolution culturelle prolétarienne sans précédent dans l’Histoire.

Dès lors, notre révolution sous la dictature du prolétariat est entrée dans une phase nouvelle, marquée par une profondeur et une ampleur plus grandes. C’est une grande bataille décisive entre le quartier général prolétarien du président Mao et le quartier général bourgeois du plus haut des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste.

Dans la « Circulaire du Comité central du Parti communiste chinois » en date du 16 mai 1966 − un grand document historique − le président Mao fait remarquer :

« Les représentants de la bourgeoisie qui se sont infiltrés dans le Parti, dans le gouvernement, dans l’armée et dans les différents milieux culturels constituent un ramassis de révisionnistes contre-révolutionnaires.

Si l’occasion s’en présentait, ils arracheraient le pouvoir et transformeraient la dictature du prolétariat en dictature de la bourgeoisie.

Certains de ces gens-là ont été découverts par nous ; d’autres ne le sont pas encore ; notamment les individus du genre Khrouchtchev bénéficient encore de notre confiance, ils avaient été formés pour être nos successeurs et se trouvent toujours au milieu de nous.

Les Comités du Parti à tous les échelons doivent prêter une attention suffisante à ce point. »
« Circulaire du Comité central du Parti communiste chinois » (16 mai 1966)

Par « individus du genre Khrouchtchev » se trouvant au milieu de nous, le président Mao ne veut parler de personne d’autre que du plus haut des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste/et de son quartier général bourgeois.

Pourquoi, au cours des dix-sept années écoulées y a-t-il eu constamment résistance et opposition à la ligne révolutionnaire du président Mao ?

Pourquoi un courant souterrain favorable à une restauration du capitalisme a-t-il plus d’une fois jailli à la surface ? Avant tout parce qu’un quartier général de la bourgeoisie s’est retranché dans l’appareil même de la dictature du prolétariat. Et ce quartier général de la bourgeoisie constitue la plus grave menace à la dictature du prolétariat et le plus grand danger pour l’Etat socialiste.

Cette grande révolution culturelle prolétarienne a sonné le glas de la poignée des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste.

Le plus haut de ces responsables, en collusion avec un autre haut responsable du Parti ayant pris la voie capitaliste, se débattant avec la frénésie désespérée de l’agonie, a élaboré puis mis en œuvre une ligne réactionnaire bourgeoise. Prenant le contre-pied des directives du président Mao, ils ont envoyé une multitude de groupes de travail pour étouffer le mouvement de masse révolutionnaire.

A l’Université Tsinghoua ainsi qu’à l’Ecole secondaire annexe n° 1 de l’Ecole normale supérieure de Pékin, où le mouvement était mené sous la direction personnelle du Khrouchtchev chinois, la lutte visait les masses révolutionnaires ; un certain nombre de révolutionnaires ont été ainsi ravalés au rang de « contre-révolutionnaires ».

Dans la question des cadres, on a attaqué un grand nombre pour protéger une poignée. Un numéro du bulletin d’information du groupe de travail de l’Université de Pékin, mis en circulation avec son approbation, a qualifié de contre-révolutionnaire un événement révolutionnaire, et il a recommandé que, dans l’ensemble du pays, on agisse de la même manière, faisant régner la terreur blanche, réprimant les révolutionnaires et dressant une partie des masses contre une autre.

Et il faisait tout cela dans la vaine ambition d’étouffer les flammes ardentes de cette grande révolution culturelle prolétarienne allumée par le président Mao en personne.

C’est à ce moment crucial que notre grand dirigeant, le président Mao, a convoqué la 11ème session plénière du Comité central issu du VIIIe Congrès, a publié son dazibao (affiche en gros caractères) de grande portée historique intitulé « Feu sur le quartier général » et présidé en personne à l’élaboration de la « Décision du Comité central du Parti communiste chinois concernant la grande révolution culturelle prolétarienne » démasquant ainsi complètement le quartier général de la bourgeoisie ayant pour chef de file le plus haut des responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste et proclamant la faillite de la ligne réactionnaire bourgeoise dont celui-ci avait assuré la mise en œuvre ainsi que la victoire de la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao.

C’est une nouvelle et considérable contribution du président Mao à la théorie du marxisme-léninisme sur la révolution prolétarienne et la dictature du prolétariat.

Sous la direction du grand commandant en chef, le président Mao lui-même, les révolutionnaires du pays tout entier se sont lancés avec une fougue redoublée dans un grand mouvement de masse révolutionnaire et ont fini par débusquer cet agent n° 1 de la bourgeoisie au sein du Parti ainsi que la bande des louches individus à sa dévotion.

Confrontés au vaste mouvement de critique révolutionnaire en plein essor dans tout le pays, lui et sa bande sont tombés maintenant dans un filet tendu par des centaines de millions de militaires et de civils révolutionnaires duquel ils n’ont aucun moyen de sortir. Les voilà semblables, comme le dit le proverbe, à des « rats traversant la rue sous les huées de tout le monde : Assommons-les ! Assommons-les ! »

A quoi ressemble-t-elle donc maintenant cette « monstrueuse créature » qu’est le haut responsable en question ? Sa propre histoire criminelle de révolution simulée et de contre-révolution réelle sur plus de quarante ans y fournit une réponse irréfutable.

L’évidence des crimes apporte elle-même la conclusion. Les preuves bien fondées s’amoncellent aussi hautes qu’une montagne. Peut-il alors s’absoudre en usant de ruse, en déniant ou en opposant la résistance ?

« Où donc veux-tu courir. O Dieu pestilentiel ?

Cierge et barque en papier mettent le jeu au ciel. »

La grande révolution culturelle prolétarienne est une grande fête pour notre grand peuple. Sous la lumière infiniment brillante de la pensée de Mao Tsé-toung, l’océan des innombrables drapeaux rouges s’agite et les masses fortes de leurs centaines de millions d’hommes sont en train de combattre, d’étudier et de critiquer et répudier la bourgeoisie. La pensée de Mao Tsé-toung est devenue leur aliment, leur arme et leur boussole.

Elles ont prêté serment d’être de bons combattants du président Mao et de garantir que l’Etat prolétarien ne changera jamais de couleur politique. La pensée de Mao Tsé-toung a réalisé l’union de centaines de millions d’hommes et en a fait une grande force matérielle invincible, et triomphant de tout, qui ébranle le vieux monde et en crée un nouveau.

« Seul le socialisme peut sauver la Chine ! »

Notre grand éducateur, grand dirigeant, grand généralissime et grand pilote, le président Mao, a assuré pendant des dizaines d’années le commandement de la gigantesque armée révolutionnaire pour « presser l’ennemi », « ligoter le dragon vert », « concevoir de grands desseins » et « subjuguer les forces du mal ».

Il conduit le navire de la révolution chinoise à franchir les rapides, à contourner les écueils dissimulés, à braver vents et marées pour marcher vers le triomphe, portant ainsi le marxisme-léninisme à une étape toute nouvelle, celle de la Pensée de Mao Tsé-toung.

C’est le président Mao qui a indiqué que la révolution de démocratie nouvelle est la préparation nécessaire à la révolution socialiste et la révolution socialiste l’aboutissement inévitable de la révolution de démocratie nouvelle. Après la victoire de la révolution de démocratie nouvelle, il faut faire passer sans interruption la révolution à l’étape socialiste.

C’est le président Mao qui a indiqué que le pouvoir est au bout du fusil et qu’il n’est possible de transformer le vieux monde dominé par l’impérialisme et toute la réaction qu’avec le fusil.

C’est le président Mao qui a indiqué qu’après la prise du pouvoir, le prolétariat doit maintenir la dictature du prolétariat et la consolider, et s’en tenir à la voie socialiste. Quelle que soit la complexité des choses, il ne faut jamais oublier la dictature du prolétariat.

C’est le président Mao qui a déclenché en personne la grande révolution culturelle prolétarienne sans précédent dans l’Histoire et qui nous a enseigné que les classes et la lutte des classes continuent à exister durant toute la période historique de la société socialiste, et que la révolution sous la dictature du prolétariat doit être menée jusqu’au bout.

« L’orient rougeoie, le jour se lève. Sur le sol chinois surgit Mao Tsé-toung. »

L’orientation indiquée par le président Mao, c’est l’orientation à suivre pour les peuples révolutionnaires du monde entier. La voie frayée par le président Mao, c’est la voie dans laquelle avancent tous les peuples révolutionnaires du monde entier. Où va la Chine ? Où va le monde ?

La roue de l’Histoire tourne avec une puissance sans pareille dans la direction indiquée par la pensée de Mao Tsé-toung.

mardi 12 décembre 2017


Les documents de 1967