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Une arme acérée pour la critique de l’idéalisme – 1971

Etude de « Préface et postface aux Enquêtes à la campagne », par le groupe rédactionnel du Comité du Parti communiste de Chine de la municipalité de Pékin

Publie dans Pékin-Information, le 31 mai 1971

Trente années se sont écoulées depuis la publication de « Préface et postface aux Enquêtes à la campagne », le brillant article de notre grand dirigeant, le président Mao, qui y résume l’histoire de la lutte entre les deux lignes au sein du Parti à propos de la question de l’enquête et de l’étude.

C’est un document militant du matérialisme dialectique et du matérialisme historique, une arme acérée dans notre critique de l’idéalisme bourgeois. Au cours des trois dernières décennies, il a joué un grand rôle militant dans le renforcement de l’édification de notre Parti sur les plans de l’idéologie et du style de travail, dans l’élévation de la conscience des membres du Parti et des cadres quant à l’application et à la sauvegarde de la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao.

Il est très important pour nous d’étudier à nouveau ce brillant article du président Mao, aujourd’hui, pour pouvoir nous en tenir à la théorie de la connaissance du matérialisme dialectique et nous opposer à l’apriorisme de l’idéalisme bourgeois ; nous en tenir au matérialisme historique et nous opposer à l’idéalisme historique ; continuer à mettre au poste de commandement le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung dans l’enquête et l’étude, et à critiquer la théorie de la nature humaine de la bourgeoisie.

Sans enquête, pas de droit à la parole

L’importance de l’enquête et de l’étude est pleinement mise en évidence dans cette assertion célèbre du président Mao : « Sans enquête, pas de droit à la parole. » En mai 1930, le président Mao avait déjà formulé cette célèbre thèse clans son article Contre le culte du livre. Mais elle a été perfidement attaquée par les escrocs politiques camouflés en marxistes.

Dans « Préface et postface aux Enquêtes à la campagne », le président Mao a réaffirmé cette grande et indéniable vérité, et condamné les honteuses calomnies du renégat Wang Ming, maintenu et défendu le principe marxiste-léniniste fondamental qui « unit la théorie à la pratique », apportant ainsi une importante contribution à la conception du monde et à la méthodologie marxistes-léninistes.

Dans cet article, le président Mao indique :

« Sans enquête, pas de droit à la parole » − cette assertion qu’on a tourné en dérision en la taxant d’« empirisme étroit », je n’ai jamais regretté de l’avoir avancée ; je persiste au contraire à soutenir qu’à moins d’avoir enquêté on ne peut prétendre au droit à la parole. « Staline dit fort justement que "la théorie devient sans objet devient sans objet si elle n’est pas rattachée à la pratique révolutionnaire". Bien entendu, il a encore raison d’ajouter que "la pratique devient aveugle si sa voie n’est pas éclairée par la théorie révolutionnaire". Hormis ces praticiens aveugles, sans perspectives ni prévoyance, nul ne peut être accusé d’"empirisme étroit". »

Pour le matérialisme dialectique, la juste compréhension des conditions et la juste connaissance du monde forment la base objective à partir de laquelle le prolétariat formule la ligne, les principes et les mesures politiques, et constituent les prémisses fondamentales de la transformation du monde. Et l’enquête et l’étude sont une méthode scientifique qui nous permet de comprendre la situation et de connaître le monde.

Tout comme le président Mao nous enseigne,

« la seule méthode qui permette de connaitre une situation, c’est d’enquêter sur la société, sur la réalité vivante des classes sociales ».

Cela revient à dire qu’il faut procéder continuellement à des enquêtes sociales, en partant de la position et en appliquant le point de vue et la méthode du marxisme-léninisme, c’est-à-dire, commencer par la connaissance sensible et soumettre les nombreuses données de la perception sensible, réunies au cours des enquêtes, à une élaboration qui consiste à rejeter la balle pour garder le grain, à éliminer ce qui est fallacieux pour conserver le vrai, à passer d’un aspect des phénomènes à l’autre, du dehors au dedans, en d’autres termes, les soumettre à une analyse et à une synthèse scientifiques, en vue de les porter au niveau de la théorie qui, à son tour, donne lieu à l’élaboration d’une ligne, de principes et de mesures politiques justes, puis appliquer celles-ci et la théorie dans la pratique afin que l’esprit se transforme en matière.

Tant le monde objectif que le monde subjectif sont changés au cours de ce processus qui se répète. sans fin et se développe constamment. En conséquence, le processus qui permet de connaître les conditions et le monde est celui de l’enquête et de l’étude consciencieuses basées sur la pratique sociale.

L’enquête et l’étude sont les conditions fondamentales de la réalisation de deux bonds actifs, à savoir de la matière à l’esprit et vice-versa ; elles constituent le chaînon essentiel du processus matérialiste-dialectique de la connaissance. Nier l’enquête et l’étude, c’est nier le point de vue fondamental du matérialisme dialectique, et on ne peut alors ni connaître ni transformer correctement le monde.

Notre grand éducateur, le président Mao, a toujours attaché une grande importance à l’enquête et à l’étude et a constamment donné l’exemple à ce sujet. Son célèbre Rapport sur l’enquête menée dans le Hounan à propos du mouvement paysan a été écrit après 32 jours d’enquête dans cette province.

Durant la période de la Seconde Guerre civile révolutionnaire, le président Mao saisissait chaque occasion, pendant les déplacements comme pendant les moments d’accalmie entre les batailles, pour aller parmi les masses et convoquer des réunions d’enquête qui se prolongeaient d’habitude fort tard dans la nuit.

Enquêtes à la campagne est un brillant rapport du président Mao sur les enquêtes qu’il a menées dans les régions rurales durant cette période. Pendant la période de la révolution et de l’édification socialistes, le président Mao a parcouru le pays, à la recherche de cas types et en faisant des enquêtes.

Durant la Grande Révolution culturelle prolétarienne, le président Mao s’est occupé personnellement des cas types des « six usines et deux universités » [1] de Pékin et visé un certain nombre de rapports d’enquête et de résumés d’expérience, donnant par là une claire orientation à l’approfondissement du mouvement de lutte-critique-réforme.

La ligne, les principes, mesures politiques et tactiques du président Mao concernant la révolution et l’édification chinoises ont tous été formulés sur la base des enquêtes et études sur la réalité objective et représentent l’unité historique et concrète de la vérité universelle du marxisme-léninisme avec la pratique de la révolution chinoise.

Liou Chao-chi, ce renégat, agent de l’ennemi et traître à la classe ouvrière, a toujours haï et contrecarré la brillante théorie du président Mao sur l’enquête et l’étude concernant les conditions sociales.

En 1961, il a ouvertement attaqué « Préface et postface aux Enquêtes à la campagne » du président Mao, prétendant que « mettre l’accent sur l’enquête et l’étude » « ne permet pas non plus de connaitre le monde ».

Au cours du mouvement d’éducation socialiste, il a attaqué plus furieusement encore la méthode scientifique d’enquête et d’étude, disant qu’elle était « périmée ». En attaquant si rageusement l’enquête et l’étude, il cherchait à opposer l’apriorisme de l’idéalisme bourgeois à la théorie matérialiste dialectique de réflexion. Il ne s’agissait nullement d’une simple controverse sur la méthode de travail.

Dans son article D’où viennent les idées justes ? le président Mao indique :

« D’où viennent les idées justes ? Tombent-elles du ciel ? Non. Sont-elles innées ? Non. Elles ne peuvent venir que de la pratique sociale, de trois sortes de pratique sociale : la lutte pour la production, la lutte de classes et la lutte pour l’expérimentation scientifique. »

La théorie matérialiste-dialectique de réflexion exposée ici par le président Mao est diamétralement à l’oppose de la théorie idéaliste de l’apriorisme colportée par Liou Chao-chi et d’autres escrocs politiques de son genre. Selon la théorie matérialiste de réflexion, toute connaissance réelle découle de l’expérience directe et conclusions viennent Invariablement après l’enquête.

S’en tenir aux trois grandes pratiques révolutionnaires que sont la lutte pour la production, la lutte de classes et l’expérimentation scientifique et à l’enquête et l’étude, c’est s’en tenir à la théorie matérialiste de réflexion ; ainsi serons-nous assurés d’être libérés de la bureaucratie et immunisés contre le révisionnisme et le dogmatisme, de pouvoir consolider la dictature du prolétariat et de demeurer toujours invincibles.

Le président Mao a indiqué :

« L’idéalisme et le matérialisme mécaniste, l’opportunisme et l’aventurisme se caractérisent par la rupture entre le subjectif et l’objectif, par la séparation de la connaissance et de la pratique. »

En observant la théorie matérialiste de réflexion, on peut résister à l’influence de la théorie idéaliste de l’apriorisme. En prétendant que l’enquête et l’étude étaient « périmées », Liou Chao-chi et consorts prêchaient qu’il y a rupture entre le subjectif et l’objectif, et séparation de la connaissance et de la pratique, que la connaissance précède l’expérience et que les conclusions existent avant l’enquête et l’étude.

Leur ligne révisionniste contre-révolutionnaire, tantôt d’extrême droite tantôt d’extrême « gauche », découle entièrement de leur position de classe réactionnaire et de leur conception du monde aprioriste.

Ils peuvent débiter un tas de sornettes sans se baser sur la réalité objective et sans prendre celle-ci comme critère de leur jugement, pour s’opposer au marxisme, au léninisme, à la pensée-maotsétoung comme à la ligne révolutionnaire prolétarienne, aux principes et aux mesures politiques que le président a formulés pour notre Parti sur la base de l’enquête et de l’étude.

Liou Chao-chi craignait qu’éclairés par la théorie matérialiste de réflexion, les cadres et les masses n’eussent une connaissance correcte des contradictions, des classes et de la lutte de classes en société socialiste, et ne perçassent à jour la nature contre-révolutionnaire de sa clique qui tentait de renverser la dictature du prolétariat et d’opérer un retour au capitalisme.

Tout comme les classes dirigeantes réactionnaires dans l’Histoire, pour échapper à la ruine, ils ont toujours eu recours à la théorie idéaliste de l’apriorisme pour duper et endormir les masses populaires. En critiquant l’apriorisme, nous serons en mesure de liquider plus complètement encore l’influence pernicieuse de la ligne révisionniste contre-révolutionnaire de Liou Chao-chi.

Dans « Préface et postface aux Enquêtes à la campagne », le président Mao a tout particulièrement critiqué ces « envoyés impériaux » qui sont omniprésents. Il a dit :

« Il en est beaucoup qui, "à peine descendus de leur char", s’égosillent, prononcent des harangues, distribuent leurs avis, critiquant ceci, blâmant cela ; en fait, sur dix d’entre eux, dix vont au-devant d’un échec. Car leurs discours, leurs critiques ne se fondent sur aucune enquête minutieuses, ne sont que bavardages. »

Wang Ming, Liou Chao-chi et d’autres pseudo-marxistes refusent toute enquête et toute étude, mais prononcent des absurdités, répandent des rumeurs pour tromper les masse et ruiner le pays et le peuple. Ne sont-ils pas semblables à ces escrocs politiques critiqués par le président Mao ?

Ces individus se posent en marxistes pour tromper et intimider les cadres d’origine ouvrière ou paysanne ainsi que les jeunes gens sans expérience. Mais, en fait, il suffit de mettre en regard leurs fadaises avec le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung et la pratique révolutionnaire pour que leur nature contre-révolutionnaire se révèle telle qu’elle est.

La dialectique historique l’a prouvé. Les pseudo-marxistes, qui refusent d’agir conformément au marxisme, au léninisme, à la pensée-maotsétoung, d’effectuer des enquêtes et études sociales et s’opposent à la grande pratique des centaines de millions de révolutionnaires, n’ont-ils pas tous fini par essuyer une défaite ignominieuse ?

L’expérience historique a montré que pour mener vraiment à bien un travail révolutionnaire, il faut nous conformer aux enseignements du président Mao : « Faites des enquêtes ! » « Ne dites pas de sottises ! » et effectuer une enquête et une étude minutieuses et systématiques concernant les trois grands mouvements révolutionnaires que sont la lutte pour la production, la lutte de classes et l’expérimentation scientifique, qui se déroulent dans nos propres unités, départements et régions, afin d’en dégager la loi que nous prendrons comme guide dans nos activités.

C’est ainsi que nous pouvons avoir le droit à la parole, nous assurer l’initiative dans tout travail révolutionnaire qui nous est confié, appliquer correctement la ligne révolutionnaire du président Mao et consolider la dictature du prolétariat.

Les masses sont les véritables héros

Dans le même article, le président Mao indique :

« Il faut savoir que les masses sont les véritables héros, alors que nous-mêmes, nous sommes souvent d’une naïveté ridicule. Faute de comprendre cela, il nous sera impossible d’acquérir les connaissances même les plus élémentaires. »

Il faut bien comprendre ce très important enseignement pour pouvoir vraiment mener à bien enquête et étude.

Dans la pratique de la transformation et dans la connaissance de la nature et de la société, les masses populaires constituent la force principale. La pratique de leur lutte est décisive pour la naissance et le développement de la connaissance humaine.

Leur expérience pratique est l’unique source de toute connaissance dans la lutte pour la production et la lutte de classes. Par conséquent, si l’on veut mener à bien enquête et étude, il faut se mettre à l’école des masses,

« regarder en bas et non tourner son regard vers le ciel. Celui qui n’a ni le désir ni la volonté de se tourner vers la base ne pourra de sa vie comprendre véritablement la situation en Chine. »

Le président Mao a toujours estimé que les réunions d’enquête étaient « la méthode la plus simple et la plus sûre » pour mener à bien enquête et étude. Le président Mao a fait remarquer que ce genre de réunions « forme mieux que la meilleure des universités ».

Il est bon d’y convier les masses vraiment expérimentées ou les cadres des échelons de base, car ils sont nos meilleurs professeurs lorsque nous procédons à des enquêtes sociales. Le président Mao a encore indiqué que pour nous mettre à l’école des masses, il nous faut nous montrer « respectueux et consciencieux, et [...] les traiter en camarades », sinon elles se détourneraient de nous, ne nous raconteraient pas ce qu’elles savent ou du moins pas tout.

Il y a plus de cent ans, Marx et Engels ont formulé cette grande idée :

« A mesure que l’action historique ira s’approfondissant, augmentera par conséquent la masse dont elle est l’action. »

De son côté, Lénine a indiqué :

« Le socialisme vivant, créateur, est l’œuvre des masses populaires elles-mêmes. »

Par sa célèbre thèse : « Le peuple, le peuple seul, est la force motrice, le créateur de l’histoire universelle », le président Mao a exposé encore plus clairement le grand rôle que jouent les masses populaires dans la création de l’Histoire. Wang Ming, Liou Chao-chi et consorts ont déformé totalement l’Histoire.

A leurs yeux, ce ne sont pas les masses populaires qui créent l’Histoire, mais eux, les « grands personnages pleins de prévoyance et de perspicacité » ; ils sont les « sauveurs », tandis que les masses sont une « populace ignorante et incapable ».

C’est à partir de cette conception réactionnaire du monde qu’au cours du mouvement d’éducation socialiste et de la Grande Révolution culturelle prolétarienne, ils ont appliqué une ligne réactionnaire bourgeoise caractérisée essentiellement par la répression à l’égard des masses.

Prenant une position opposée à celle des masses populaires, ils ne sauraient naturellement, et ne le voudraient d’ailleurs pas, aller mener enquête et étude parmi les masses, et celles-ci ne sauraient leur fournit des renseignements sur la situation réelle.

Quelquefois ils parlent aussi de la « nécessité de mettre l’accent sur la surveillance des masses » et de se conduire en « simple travailleur ». Mais leurs actes contredisent leurs paroles. En les démasquant, on se rend compte que toutes ces harangues sont fausses, et que ce qu’ils veulent, c’est combattre le communisme et le peuple et restaurer la dictature des propriétaires fonciers et de la bourgeoisie.

Nous devons stigmatiser à fond l’idéalisme historique de Liou Chao-chi et consorts, liquider ce qui reste de l’influence néfaste du concept dit des « masses rétrogrades » ; il nous faut développer le style de travail du Parti qui comporte « l’union de la théorie et de la pratique, la liaison étroite avec les masses et l’autocritique », nous garder du bureaucratisme qui consiste à se couper des masses et de la pratique, nous mettre avec modestie et sincérité à l’école des masses et nous faire leurs élèves ; il faut savoir résumer et concentrer l’expérience des masses, l’ériger en théorie, principes et mesures politiques corrects, pour les restituer aux masses afin de conduire celles-ci dans leur progression.

Placer le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung au poste de commandement

Le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung est le fondement théorique sur lequel se guide notre pensée. Pour mener à bien enquête et étude, il faut placer le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung au poste de commandement.

Dans « Préface et postface aux Enquêtes à la campagne », le président Mao a souligné :

« Effectuer des enquêtes minutieuses, en appliquant le point de vue essentiel du marxisme, c’est-à-dire en procédant à l’analyse des classes ; voilà la méthode fondamentale pour connaître une situation. »

Dans la société de classes, les classes et la lutte de classes sont la source générale de tous les phénomènes sociaux ; elles jouent un rôle décisif dans tous les domaines de la vie sociale.

Par exemple, la différence de leur position de classe conduit les gens à envisager les choses objectives de façon différente : les uns sont pour, les autres contre ; les uns disent que « c’est merveilleux », et les autres prétendent que « c’est catastrophique ».

Si l’on s’écarte du point de vue de classe et de la méthode de l’analyse de classe, on ne saurait expliquer scientifiquement l’Histoire ni connaître à fond la vie sociale. Ce n’est qu’avec le point de vue de classe et la méthode de l’analyse de classe du matérialisme que nous serons en mesure de saisir la nature des choses objectives au-delà des phénomènes sociaux, si nombreux et si complexes,

« de connaître leurs [les différentes classes sociales] relations mutuelles, d’arriver à une juste appréciation des forces de classe et de définir ensuite une juste tactique pour notre lutte, en déterminant quelles sont les classes qui constituent nos forces principales dans la lutte révolutionnaire, quelles sont celles que nous devons gagner à nous comme alliées et quelles sont. celles que nous devons renverser ».

Au cours de la période historique de la société socialiste continuent d’exister les classes, les contradictions de classes et la lutte de classes ; l’analyse de classe continue d’être notre méthode fondamentale pour connaître une situation. Nier cette méthode scientifique, c’est trahir le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung, c’est trahir la révolution prolétarienne et la dictature du prolétariat.

Adoptant le point de vue de la théorie de la nature humaine, propre à la classe des propriétaires fonciers et à la bourgeoisie, Wang Ming, Liou Chao-chi et consorts s’opposaient furieusement à la théorie marxiste des classes et de la lutte de classes, à l’enquête et à l’étude par la méthode de l’analyse de classes. Liou Chao-chi prétendait que :

« "le peuple" est une multitude de personnes : Tchang, Lieou, Li, hommes, femmes » qui « se groupent » et qui ont une « nature humaine commune ».

D’après cette logique, il existerait une « nature humaine commune » entre les ouvriers et les capitalistes, et entre les paysans pauvres et moyens-pauvres et les propriétaires fonciers et ils appartiendraient tous à « la même famille ». Voilà qui est réactionnaire à l’extrême !

Il y a longtemps, le président Mao a critiqué de façon acérée cette théorie de la nature humaine « étrangère aux classes ».

Le président Mao a frappé juste en indiquant :

« Existe-t-il une nature humaine ? Bien sûr que oui, mais seulement une nature humaine concrète et non une nature humaine abstraite. Dans la société de classes, il n’existe de nature humaine que revêtue d’un caractère de classe et il n’y a pas de nature humaine étrangère aux classes. »

La nature humaine « étrangère aux classes » n’est autre que la nature humaine propre à la classe des propriétaires fonciers et à la bourgeoisie. Se tenant sur la position réactionnaire de la classe des propriétaires fonciers et de la bourgeoisie, Liou Chao-chi et consorts ont prêché cette notion réactionnaire pour mystifier le peuple, oblitérer la nature de classe de l’homme, nier les contradictions de classes et concilier les classes en lutte.

Le prolétariat ne cache jamais ses points de vue, Il estime que mener des enquêtes et études sur la société, c’est observer et analyser toute chose en partant de la position marxiste et en appliquant le point de vue et la méthode marxistes.

C’est seulement avec cette méthode scientifique vérifiée d’innombrables fois par la pratique qu’on peut comprendre véritablement une situation objective, connaître quelles sont les suggestions et déclarations qui sont justes et conformes à la réalité objective et quelles sont celles qui sont erronées et ne correspondent pas à la réalité objective, et ainsi réaliser une unité concrète et historique entre la vérité universelle marxiste et la pratique concrète révolutionnaire, connaître et transformer activement le monde.

Il y a une apparence de « véracité » et d’« objectivité » lorsqu’on ne fait aucune analyse de classe des conditions objectives et qu’on adopte la méthode qui consiste à « enregistrer toutes les choses entendues », mais en réalité, cela signifie confondre ce qui est vrai et ce qui est faux, ce qui est juste et ce qui est erroné.

Ce n’est nullement là la méthode marxiste d’enquête et d’étude, mais la soi-disant « relation objective » que la bourgeoisie utilise invariablement pour mystifier les masses, et à laquelle nous nous opposons résolument. Liou Chao-chi et consorts disent qu’« il ne faut pas considérer les choses avec des idées toutes faites » ni « aller à la campagne avec des préjugés », sinon les enquêtes ne sont ni « vraies » ni « objectives ».

A franchement parler, ils ne veulent pas qu’on prenne la position du prolétariat, mais celle des propriétaires fonciers, des paysans riches, des contre-révolutionnaires, des mauvais éléments et des. droitiers, pour refléter les opinions et besoins de ces individus.

L’enquête et l’étude supposent que l’on écoute toutes les opinions, qu’elles soient positives ou négatives. La question est de « développer son flair et examiner chaque chose, pour juger si elle est bonne ou mauvaise, s’il faut l’accueillir ou la boycotter. »

Les opinions sur une même chose peuvent être différentes au sein du peuple, ce qu’il faut, c’est de foire une distinction entre elles après les avoir entendues. On adoptera les opinions justes et on s’y conformera, et on critiquera les opinions erronées afin de les redresser.

Quant aux attaques de l’ennemi de classe, il faut les dénoncer et les critiquer avec véhémence en vue de transformer les herbes vénéneuses en fertilisants. Si nous nous en tenons à la méthode marxiste d’analyse de classe, nous sommes en mesure de donner une image fidèle des choses objectives, dans l’enquête et l’étude, et évitons ainsi de commettre des erreurs « de gauche » ou de droite.

(Traduction abrégée d’un article paru dans le « Hongqi » n° 4, 1971)


[1Ce sont : la Fabriques d’articles de bonneterie, l’Imprimerie Sinhoua, l’Usine de produits chimiques n°3, la Fabrique de meubles Peikino, l’Usine de locomotives et de matériel roulant "7 Février", l’Usine de locomotives et de matériel roulant de Nankcou, l’Usine Tsinghoua et l’Université de Pékin.