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Une Armée du peuple toujours victorieuse : A l’occasion du 42e anniversaire de la fondation de l’Armée populaire de Libération de Chine − 1969

Editorial du 1er août 1969 du « Renim Ribao », du « Hongqi », et du « Jiefangjun Bao »

Dans sa victorieuse marche en avant sur le brillant chemin de la révolution du peuple chinois, l’Armée populaire de Libération de Chine a laissé derrière elle quarante-deux années d’existence.

Fondée et dirigée par notre grand dirigeant, le président Mao lui-même, et placée sous le commandement direct du vice-président Lin Piao, l’Armée populaire de Libération est une héroïque armée toujours victorieuse.

Cette armée, étroitement unie avec tout le peuple du pays, mis en déroute les agresseurs japonais, exterminé les troupes des bandits tchiangkaïchistes d’un effectif de 8 millions d’hommes, et fondé la République populaire de Chine. Après la Libération, elle a mené victorieusement la Guerre de Résistance à l’Agression américaine et d’Aide à Corée, brisé les activités de harcèlement des bandits américano-tchiangkaïchistes et écrasé l’invasion armée des réactionnaires indiens, assurant la défense de notre patrie socialiste. Dernièrement, cette armée a infligé des coups mérités aux social-impérialistes révisionnistes soviétiques qui, à plusieurs reprises se sont livrés à des provocations armées à la frontière chinoise, défendant de ainsi vaillamment le territoire sacré de notre pays.

Dans la Grande Révolution culturelle prolétarienne, cette armée a passé l’épreuve d’une lutte acharnée entre les deux classes, les deux voies et les deux lignes. Elle assume la glorieuse tâche de san-zhi-liang-jun (c’est-à-dire « soutien à l’industrie, à l’agriculture et aux larges masses de la gauche », « contrôle militaire, instruction politique et militaire »). Combattant côte à côte avec les larges masses révolutionnaires, elle a détruit le quartier général de la bourgeoisie, ayant à sa tête Liou Chao-chi ce renégat agent de l’ennemi et traître à la classe ouvrière, dénoncé et déjoué le complot de restauration du capitalisme de celui-ci, repoussé l’une après l’autre les contre-offensives d’une poignée d’ennemis de classe et défendu résolument la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao ; ainsi elle a accompli de nouveaux exploits historiques dans la lutte pour consolider et renforcer la dictature du prolétariat.

Le président Mao a dit récemment : « Je suis pour le mot d’ordre ne craindre ni les épreuves ni la mort. ». Par son passé de combats ardus et magnifiques de plusieurs dizaines d’années, l’Armée populaire de Libération de Chine s’est érigée en un brillant exemple illustrant l’esprit de ne craindre ni les épreuves ni la mort. Tout comme le président Mao l’a indiqué : Cette armée va toujours de l’avant, intrépide et décidée à triompher de n’importe quel ennemi. Jamais elle ne se laissera soumettre.

L’Armée populaire de Libération est intrépide, fait preuve d’un héroïsme révolutionnaire et reste toujours victorieuse dans n’importe quelle circonstance, parce qu’elle a grandi à la lumière de la conception prolétarienne du président Mao sur l’édification de l’armée et qu’elle a toujours maintenu des liens étroit avec les masses populaires comme le poisson avec l’eau. Elle est l’armée de nos ouvriers et paysans, une armée du prolétariat, elle a rejeté une fois pour toutes les anciennes. traditions des armées de toutes les classes exploiteuses et a établi une série de systèmes et un style de travail prolétariens entièrement nouveaux. Elle possède noble esprit de l’internationalisme prolétarien. Comme l’a indiqué le vice-président Lin Piao dans cette conclusion scientifique : « L’Armée populaire de Libération de Chine est une force imprégnée de la pensée-maotsétoung et servant de tout cœur le peuple ; elle est donc invincible. »

Doté d’une armée aussi prestigieuse, le peuple chinois est sûr de pouvoir mener jusqu’au bout la révolution sous la dictature du prolétariat et la grande lutte contre l’impérialisme, le révisionnisme et la réaction.

Le président Mao nous a toujours enseigné que l’Armée populaire de Libération doit non seulement être une force combattante, mais aussi un corps de travail et de production. Au cours de la période de la révolution socialiste, elle doit persister dans la conception prolétarienne sur l’édification de l’armée, conception que le président Mao a développée dans sa « Directive du 7 mai », en faire rayonner toujours davantage sa glorieuse tradition dans les trois importants domaines : les activités militaires, le travail parmi les masses et la production. C’est ainsi qu’elle pourra garder toujours les qualités des ouvriers et des paysans, briser aussi bien la subversion et l’agression des ennemis de classe de l’intérieur et de l’extérieur que les complots de l’ennemi visant à restaurer le capitalisme par l’« évolution pacifique », et mettre pleinement en jeu son rôle de pilier de la dictature du prolétariat.

La tâche de san-zhi-lianq-jun est une composante importante de la théorie du président Mao sur la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat. C’est le travail le plus important que notre armée a accompli parmi les masses dans une conjoncture nouvelle.

L’expérience nous montre que mener à bien ce travail revêt une grande importance stratégique pour l’établissement et la consolidation de la dictature du prolétariat, et qu’en même temps notre armée peut ainsi resserrer ses liens avec les masses, se tremper et se transformer, élever son niveau de conscience pour ce qui est de la lutte des classes et de la lutte les deux lignes, et renforcer fondamentalement sa combativité. Il s’agit là de la meilleure façon d’édifier l’armée et de se préparer en prévision d’une guerre.

A présent, la Grande Révolution culturelle prolétarienne se poursuit en profondeur, et nous avons devant nous beaucoup de travail à accomplir. Les commandants et combattants de l’Armée populaire de Libération doivent, à tout moment, garder présente à l’esprit la haute confiance qu’a le président Mao dans notre armée ; ils doivent ne jamais oublier la lutte des classes et la consolidation de la dictature du prolétariat ; il leur faut mettre à l’honneur l’esprit consistant à aller toujours de l’avant en affrontant périls et difficultés.

Il faut poursuivre la réalisation des diverses mesures politiques prolétariennes du Parti et mettre consciencieusement à exécution cette nouvelle directive du président Mao : « Le travail doit être effectué avec grand soin. Avec grand soin et non avec négligence, car la négligence entraine souvent des erreurs. » Il faut, avec responsabilité et de manière effective, approfondie et minutieuse, mener à bien, unité par unité, le travail des diverses étapes de la lutte critique-réforme.

Les comités du Parti à tous les échelons doivent faire soigneusement le bilan de l’expérience acquise dans le travail de san-zhi-liang-jun et de celle acquise dans l’édification de l’armée qui s’effectue dans la lutte des masses durant la période de la révolution socialiste ; il faut élever le niveau de conscience et combiner mieux encore la tâche de san-zhi-liang-jun et la révolutionnarisation de l’armée en sorte que nous puissions créer et progresser constamment dans le travail.

Dans le travail ardu et complexe de la lutte-critique-réforme, pour mieux appliquer la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao, le personnel chargé de san-zhi-liang-jun doit s’appuyer étroitement sur les larges masses révolutionnaires. Coupé des masses, on n’aboutira à rien.

Il en a été ainsi dans le passé, il en est de même à présent et il en sera ainsi à l’avenir. Il faut être modeste et prudent, pénétrer profondément parmi les masses, prêter l’oreille à leurs opinions et à leurs idées à l’aide de la pensée-maotsétoung. On devra appliquer fermement les trois grandes règles de discipline et les huit recommandations [1], adopter une attitude correcte envers les organisations de masse, consolider et promouvoir sans relâche la grande alliance et la triple union révolutionnaires. Il faut soutenir et consolider au prix d’un vigoureux effort les comités révolutionnaires à tous les échelons et les aider à renforcer leur édification sur les plans idéologique et organisationnel ; il faut être vigilant devant les activités de sape d’une poignée d’ennemis de classe et les dénoncer ; il faut s’unir pour remporter des victoires encore plus grandes.

Le président Mao a dit :

« L’Armée populaire de libération sera toujours une force combattante. Même après la victoire sur le plan national, pendant la période historique ou les classes n’auront pas été supprimées dans notre pays et où le système impérialiste continuera à exister dans le monde, notre armée restera une force combattante. Il ne doit y avoir aucun malentendu, aucun flottement sur ce point. »

Assaillis par les coups cinglants du torrent impétueux de la révolution des peuples et rongés par les difficultés tant sur les plans intérieurs qu’extérieurs, l’impérialisme américain et son complice, le révisionnisme moderne soviétique, se livrent avec rage à l’expansion de l’armement et à la préparation à la guerre. Ils collaborent, tout en se disputant, dans le vain espoir d’établir leur hégémonie mondiale et de se repartager le monde.

Toujours hostiles au peuple chinois, les impérialistes américains occupent depuis longtemps Taïwan, territoire chinois et ont établi un grand nombre de bases militaires tout autour de notre pays. De leur côté, les révisionnistes soviétiques, ces social-impérialistes, s’abouchent avec les impérialistes américains dans leurs activités antichinoises, anticommunistes et antipopulaires.

Ayant reçu un châtiment mérité lors de leurs intrusions armées dans l’île chinoise de Tchenpao, les révisionnistes soviétiques s’emploient, avec un effort redoublé, à faire planer des menaces d’agression sur notre pays et à entreprendre une mobilisation de guerre contre la Chine ; ils accélèrent le déploiement leurs dispositions militaires antichinoises et intensifient leurs provocations armées à la frontière sino-soviétique ; ils tentent vainement de créer un « anneau d’encerclement » autour de la Chine. En conséquence, nous ne devons en aucun cas relâcher notre vigilance devant le danger du déclenchement d’une guerre d’agression de grande envergure par l’impérialisme américain et le révisionnisme soviétique.

Que la clique des renégats révisionnistes soviétiques, avec Brejnev comme chef de file, applique une politique d’agression et d’expansion à l’étranger est l’aboutissement logique de la restauration totale du capitalisme à l’intérieur du pays et une révélation flagrante de sa nature réactionnaire. Cette clique, héritant de la défroque des tsars, a perpétré une occupation armée de type fasciste de la Tchécoslovaquie et converti en ses colonies des pays d’Europe orientale et la République populaire de Mongolie ; en Asie, en Afrique et en Amérique latine , elle pratique une expansion militaire et économique, caressant l’ambition démesurée de fonder un empire social-colonial beaucoup plus vaste que l’Empire tsariste.

Ces ignobles crimes d’agression des nouveaux tsars révisionnistes soviétiques se sont heurtés à une opposition violente des peuples du monde, peuple soviétique compris. Nous sommes persuadés que, riches de glorieuses traditions révolutionnaires, le prolétariat et les autres masses populaires de l’Union soviétique, berceau du grand léninisme, se dresseront pour renverser la domination réactionnaire de cette poignée de renégats, abattre ces nouveaux tsars et rétablir la dictature du prolétariat.

Le peuple chinois et l’Armée populaire de Libération de Chine doivent apprécier à sa juste mesure l’ambition agressive de l’impérialisme américain et du social-impérialisme révisionniste soviétique. Le président Mao a dit il y a longtemps : « Si on ne nous attaque pas, nous n’attaquerons pas, mais si on nous attaque, nous contre-attaquerons. » Ce principe directeur auquel nous nous tenons est un principe prolétarien, immuable. Pour autant qu’il s’agit de nos propres désirs, nous ne demandons pas à nous battre, même un seul jour. Cependant, si l’impérialisme américain et le révisionnisme soviétique veulent nous imposer une guerre et nous mettre dans l’obligation de nous battre, nous leur tiendrons compagnie jusqu’au bout.

Nous sommes préparés à ce que nos ennemis déclenchent une guerre de vaste envergure, à ce qu’ils déclenchent une guerre à bref délai, à ce qu’ils déclenchent aussi bien une guerre conventionnelle qu’une grande guerre nucléaire. Les révolutionnaires du monde réalisent que l’impérialisme américain et le révisionnisme soviétique sont tous deux des tigres en papier qui ne peuvent supporter le moindre coup. Notre cause est juste, les marxistes-léninistes authentiques et les autres révolutionnaires du monde sont avec nous, nous axons des amis partant dans le monde.

Armés de la pensé-maotsétoung et devenus plus puissant dans la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, le grand peuple chinois et la grande Armée populaire de Libération de Chine ont la détermination, la confiance et la capacité d’anéantir radicalement, par la guerre populaire, tout agresseur qui oserait nous envahir et d défendre notre grande patrie et notre frontière e sacrée.

Nous avons déjà remporté de grandioses victoires. Les tâches qui se présentent devant nous sont aussi glorieuses qu’ardues. Pour répondre aux besoins de la lutte de classes qui se déroule sur les plans intérieur et extérieur, et pour élever constamment la combativité de notre armée, les commandants et combattants de l’Armée populaire de Libération de Chine doivent, en réponse à l’appel du vice-président Lin Piao, appliquer mieux encore la ligne prolétarienne du président Mao en matière d’édification de l’armée et accorder sans défaillance la primauté à la politique prolétarienne ; ils doivent développer en profondeur le mouvement de masse pour l’étude et l’application vivantes de la pensée-maotsétoung, déployer, de façon plus poussée et plus vigoureuse, la vaste critique révolutionnaire et s’armer de la grande théorie du président Mao sur la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat.

Il leur faut lutter contre l’égoïsme et critiquer le révisionnisme. Ils doivent, avec modestie, se mettre à l’école des camarades travaillant dans les organisations locales, de la classe ouvrière ainsi que des paysans pauvres et moyens-pauvres. Il faut faire en sorte que la pensée du président Mao commande à notre armée et stimule le mouvement de compagnie aux « quatre perfection » : travail politico-idéologique, style de travail dit des « trois huit » [2], entraînement militaire et organisation de la vie quotidienne, afin de porter ce mouvement à un nouveau sommet et d’édifier mieux encore notre armée en une grande école de la pensée-maotsétoung.

Portons encore plus haut le grand drapeau rouge du marxisme, du léninisme, de la pensée-maotsétoung et, sous la direction du Comité central du Parti ayant à sa tête le président Mao, avec le vice-président Lin Piao comme chef adjoint, continuons à concrétiser les diverses tâches de combat formulées par le IXe Congrès du Parti, appliquons, dans tous les domaines, ces grands principes directeurs : « faire la révolution et promouvoir la production, améliorer le travail et activer nos préparatifs en prévisions d’une guerre » et « se préparer en prévision d’une guerre et de calamités naturelles, et tout faire dans l’intérêt du peuple », menons mieux encore le travail de soutien au gouvernement et amour du peuple, de soutien à l’armée et amour du peuple, renforçons l’unité entre l’armée et le gouvernement, entre l’armée et le peuple et édifions notre grande patrie socialiste en un État encore plus puissant.
A bas l’impérialisme américain ! A bas le révisionnisme soviétique ! A bas toute la réaction !

Libérons Taïwan !

Vive la grande Armée populaire de Libération de Chine !

Vive le grand, glorieux et juste Parti communiste Chinois !

Vive l’invincible pensée-maotsétoung ! Vive notre grand commandant en chef, le président Mao, qu’il vive longtemps, très longtemps !


[1Les trois grandes règles de discipline sont les suivantes : 1) obéissez aux ordres dans tous vos actes ; 2) ne prenez pas aux masses une seule aiguille, un seul bout de ficelle. 3) remettez tout butin aux autorités.

Les huit recommandations sont les suivantes : 1) parlez poliment ; 2) payez tout ce que vous achetez ; 3) rendez tout ce que vous empruntez ; 4) payez ou remplacez tout ce que vous endommagez ; 5) ne frappez pas et n’injuriez pas les gens ; 6) ne causez pas de dommages aux récoltes ; 7) ne prenez pas de libertés avec les femmes ; 8) ne maltraitez pas les prisonniers.

[2Le président Mao a synthétisé l’excellent style de travail de l’Armée populaire de Libération en trois points et huit caractères. Ces trois points s’énoncent ainsi : une orientation politique ferme et correcte, un style de travail fait de labeur et de simplicité, une stratégie et une tactique souples et dynamiques ; quant aux huit caractères, ils signifient : unité, dynamisme, sérieux et entrain.