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Un important discours du camarade Kang Cheng : Abattez le Cheng-wu-lien du Hunan ! − 1968

Salut camarades ! Tous mes vœux aux camarades pour une victoire totale de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne !

(Applaudissements chaleureux de tout le public.)

Je n’ai pas participé à la précédente période de la grande révolution culturelle au Hunan et n’ai fait aucune enquête à son sujet. Ce n’est que le 2 de ce mois que, conjointement avec le Premier ministre Chou, je suis entré en contact avec elle. Je ne sais rien de la révolution culturelle du Hunan.

La visite que me firent les camarades du Hunan fut la seule occasion où je pus me renseigner, grâce aux documents qu’ils me fournirent. J’adresse donc mes remerciements à ces camarades !

On m’a remis de nombreux documents, mais je n’ai pas eu le temps de les lire tous. C’est pourquoi je n’ai pu procéder à une étude détaillée de ces documents. Je n’ai lu que le « programme » du Cheng-wu-lien... Tout le monde devrait lire cet étrange programme.

Les « doctrinaires » du Cheng-wu-lien disent qu’après la tempête de janvier de l’année dernière a eu lieu le contre-courant de février.

Après son voyage dans la Chine du Nord, du Centre et de l’Est, le président Mao a déclaré que la situation en juillet, août et septembre 1967 était excellente et s’améliorerait encore à partir de maintenant.

Les « doctrinaires » du Cheng-wu-lien rejettent la deuxième partie de cette déclaration. Comme la situation, pendant les mois de juillet, août et septembre était excellente, un contre-courant devait naturellement se produire. Une chose concorde avec ce qu’ils ont dit : en octobre se démasquaient d’elles-mêmes plusieurs monstruosités et abominations. Comme la situation était excellente, nos ennemis eurent l’impression qu’ils allaient à leur fin. Quand les chiens eurent été acculés dans leur coin, il leur fallut se rendre.

A Pékin surgit un « comité spécial » contre-révolutionnaire. Celui-ci publia le 1er octobre une soi-disant « lettre ouverte du comité spécial central du PC de Chine à tous les membres du Parti ». Le 3 octobre, l’organe du groupe du 16 mai publiait : Le Destrier hennissant, imité de ce document.

J’ai lu le document. Ce n’est pas rédigé en langue humaine, mais bestiale. Il ne témoigne d’aucune loyauté, mais cela hennit et gémit, d’où le nom de « destrier hennissant ». Le document bredouille et cherche visiblement à cacher quelque chose. Depuis que j’ai lu le programme du Cheng-wu-lien, le sens de cette « lettre ouverte » m’est apparu clairement. C’est pourquoi je ne peux désigner ce programme autrement que sous le nom de « destrier hennissant ».

Je n’ai pas lu beaucoup de documents du Cheng-wu-lien. Comme je l’ai déjà dit, je n’ai jamais lu les écrits de Yang Hsi-kuang, fils de Yang Ti-fu et l’un des dirigeants du groupe Emparez-vous du pouvoir militaire, du lycée n°1. Je n’ai lu que le programme, le discours de Tchou Kuo-hui et les déclarations des camarades.

J’en ai retiré l’impression suivante : ce programme n’a pu être écrit par un lycéen, ni même par un étudiant. Derrière eux, il y a nécessairement une main noire contre-révolutionnaire. Comme l’a dit le vice-président Lin le 24 octobre, ils furent aidés en sous-main par les laquais de Liou et de Deng, des laquais de Peng De-huai et de Ho Lung, ainsi que des contre- révolutionnaires du Kuomintang.

Lisez ces écrits camarades, et vous approuverez vraisemblablement mes paroles. J’ai remarqué que l’article 2 du programme cite les paroles de Lénine. Il dit :

« Ces paroles de Lénine s’appliquent exactement à notre organisme d’Etat : Notre appareil politique n’est qu’un résidu de l’ancien et s’est peu transformé. Il n’a reçu extérieurement qu’un léger badigeon et c’est encore un appareil d’Etat typiquement ancien. »

Aucun lycéen ou étudiant ne saurait écrire ainsi. Je peux le démontrer. Savez-vous camarades qui êtes ici présents, de quel article ces phrases ont été tirées et quand furent-elles écrites ?

(Le Premier ministre : « Quelqu’un a-t-il une réponse ? »

Le public : « personne ! »

Le Premier ministre : « Les étudiants n’ont pas de réponse. Les cadres des autorités gouvernementales ont-ils une réponse ? » Pas de réponse.)

Cet article fut, à l’origine, la proposition de Lénine en vue de convoquer le XIIe Congrès du Parti Communiste en 1923. Il fut rédigé à l’attention du Comité Central afin que soit réorganisée l’« inspection des ouvriers et paysans ». Ces phrases n’ont en rien le sens que lui prêtent messieurs les doctrinaires du Cheng-wu-lien.

Lénine voulait parler des organismes politiques et juridiques de l’Union Soviétique, qui alors ne réprimaient pas assez efficacement les mouvements contre-révolutionnaires – exactement comme nos révisionnistes contre-révolutionnaires. Lo Jui-tching [chef d’état-major jusqu’à la fin de 1965] et autres mauvais éléments, échouèrent jadis dans nos inspections ouvrières et paysannes, c’est-à-dire dans nos services de sécurité et de justice – et de la même façon, comme le même genre d’individus cherchaient à diviser les ouvriers et les paysans et à opposer de la résistance au Comité Central, Lénine voulut réorganiser les inspections, en expulser l’ancien personnel et accroître la participation de la classe ouvrière.

C’est dans ce sens qu’il disait que l’inspection n’avait pas été suffisamment transformée, qu’elle n’avait été que superficiellement badigeonnée et qu’elle était toujours un organisme d’Etat de l’ancien temps.

Le Cheng-wu-lien a donc déformé et sali les paroles de Lénine et s’est tourné contre la dictature du prolétariat en utilisant ces paroles. Mais Lénine voulait simplement réorganiser l’inspection et raffermir la dictature du prolétariat en Union Soviétique.

Ces paroles ont été profanées par les réactionnaires du Cheng- wu-lien, pour s’opposer à nous et vous tromper. Ils méritent vraiment pour ce crime dix mille fois la mort ! Nous devons empêcher de toutes nos forces le Cheng-wu-lien de déformer et d’interpréter faussement les paroles de Lénine, et supprimer tous ceux qui ont déformé et interprété faussement les paroles de Lénine !

(Longs et chaleureux applaudissements)

Et si vous ne me croyez pas, camarades, consultez s’il vous plaît, les Œuvres Complètes de Lénine, tome 33. Vous comprendrez alors quels bas subterfuges emploient ces contre-révolutionnaires. Ils ont essayé d’exploiter l’ignorance de lycéens et d’étudiants sur le marxisme-léninisme pour exercer leur résistance contre notre dictature du prolétariat.

Camarades, vous ne connaissez pas ces choses. Vous ne connaissez pas l’article de Lénine ; c’est pourquoi je vous dit que le programme n’a pu être écrit par un lycéen ni même par un étudiant universitaire.

Que prouve tout cela ? Cela prouve la complète justesse de la directive du 24 octobre sur la grande révolution culturelle du Hunan, que le vice-président Lin, proche compagnon d’armes du président Mao, a rédigée.

Notre Premier ministre, ainsi que Tchen Po-ta, Chiang ching, Yao Wen-yuan, Yang Tcheng-wu, Wu Fashien, Huang Yung-cheng et d’autres camarades étaient également présents lorsque le vice-président a parlé. Quand le vice-président Lin aborda ce programme de la révolution culturelle du Hunan et démontra clairement le caractère réactionnaire de ces « doctrinaires » du Cheng-wu-lien, ceux-ci se montrèrent très embarrassés.

Ils firent leur possible pour répandre des bruits et déformer les faits, afin d’échapper à leur sort de contre-révolutionnaires. Alors le vice-président Lin déclara que la lutte des classes était très difficile dans le Hunan à cause des laquais des bandes noires contre-révolutionnaires de Liou, Deng et Tao Tchou, de ces laquais des bandes noires de Peng et Ho et des agents secrets du Kuomintang. Ils s’efforçaient par tous les moyens de saboter la grande révolution culturelle.

Le vice-président Lin déclara :

« Le couvercle qui bloque le lutte des classes dans le Hunan n’a pas encore été soulevé. Qu’éclatent donc des troubles pour que les contre- révolutionnaires se découvrent d’eux-mêmes. »

Ces paroles atteignirent directement les esprits réactionnaires des détestables dirigeants du Cheng-wu-lien. Ils comprirent que leurs jours étaient comptés. Aussi dirent-ils : « Le groupe préparatoire du comité révolutionnaire de la province est une Triple Union contre-révolutionnaire. »

C’est par de telles ruses qu’ils essayèrent de s’en tirer et ils répandirent alors toutes sortes de bruits pour déformer et interpréter faussement la déclaration du vice-président Lin. Les faits ont cependant montré que les paroles du vice- président Lin étaient parfaitement exactes.

A peine le vice-président Lin les eut-il prononcées que le couvercle posé sur l’ennemi de classe contre-révolutionnaire se souleva : je veux parler du programme du Cheng-wu-lien, de l’article de Yang Hsi-kuang et du discours de Tchou Kuo-hui. Ils furent contraints de soulever eux-mêmes le couvercle de la lutte des classes au Hunan. Cela montre la grande sagesse des paroles du vice-président Lin.

Quand il eut donné sa directive, les laquais de Liou, Deng et Tao sortirent de l’ombre. Les contre-révolutionnaires du Kuomintang, les agents secrets et d’autres surgirent aussi, comme les laquais de Peng De-huai et Ho Lung. De même, les membres du « comité spécial » contre-révolutionnaire et du groupe du 16 mai se virent obligés de se montrer.

Ce fut une chose magnifique et d’un grand profit pour la révolution culturelle du Hunan. Éclairés par l’éclatante ligne révolutionnaire du président Mao, les ennemis se sont démasqués d’eux-mêmes.

Cela confirme les paroles du vice-président Lin :

« Les laquais de Liou, de Deng et de Tao, les laquais de Peng et Ho et les contre-révolutionnaires du Kuomintang paraîtront au grand jour en une alliance tripartite pour tenter de se tirer d’affaire. »

La parution de ces documents, ces discours et ces programmes ne sont pas fortuits. Les récentes instructions du camarade Mao et la directive du 24 octobre eurent ainsi des suites considérables.

De quelle sorte est ce programme ? Il attaque la révolution socialiste, la dictature du prolétariat, notre grand et glorieux Parti Communiste, nos contemporains les plus éminents, le président Mao qui imprime au marxisme-léninisme un élan fécond, lui le chef suprême des peuples du monde, et la pensée mao zedong. Ce programme ne combat pas seulement la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne en cours. Il est dirigé contre la révolution chinoise toute entière, telle qu’elle évolue depuis des dizaines d’années.

Ce programme a été prémédité. Il a été dévoilé que le vieux maître Tchen a « apporté son aide » dans les coulisses. Il a parlé des bases économiques et de superstructure, exhortant chacun à se pénétrer de cette théorie. Il a vraiment joué un rôle que n’aurait pu jouer le Kuomintang de Formose et le « comité spécial » contre-révolutionnaire ; ce dernier n’a pas osé se montrer ouvertement sous son nom ou diffuser des brochures ou des tracts. Mais le Cheng wu-lien a proclamé irrévocablement et clairement son opposition contre nous et le socialisme, et s’est dévoilé publiquement... Pouvez-vous souffrir son existence ?

(Le public : « Non, nous ne le pouvons pas ! » Cris : « Jurez de défendre le président Mao ! »)

Pouvez-vous contenir votre indignation ?

(La foule : « Nous ne le pouvons pas ! »)

Laissez-moi vous parler maintenant du programme d’action du Cheng wu-lien.

On peut lire dans l’article 1 :

« Le début triomphal de la grande révolution culturelle prolétarienne marque l’entrée du mouvement communiste international dans une ère nouvelle sous le signe de la pensée mao zedong. »

Ces théoriciens réactionnaires prétendent nous renseigner sur le mouvement communiste international !

Une telle phrase trahit déjà une opposition pernicieuse contre la pensée mao zedong, car cela veut dire que celle-ci n’existe que depuis la grande révolution culturelle prolétarienne. Tchou Kuo-hui et quelques autres ont dit que la pensée mao zedong était surannée avant la révolution culturelle, dépassée et arriérée en comparaison du marxisme-léninisme et ne s’éleva à un niveau supérieur que pendant la révolution culturelle.

Camarades, vous n’avez pas besoin de lire le programme tout entier. Il vous suffit de lire cette phrase pour comprendre avec quelle perfidie ils attaquent la pensée mao zedong. Quand ils disent qu’ils défendent la pensée mao zedong, ils mentent. Ils se sont eux-mêmes trahis. [...]

D’où ces « doctrinaires » ont-ils tiré leur doctrine ? De l’impérialisme américain et du révisionnisme soviétique. Le révisionnisme soviétique et l’impérialisme américain ont sans cesse calomnié notre grand dirigeant Mao en disant qu’il était conservateur, arriéré et rigoriste.

Ces piteux doctrinaires ont repris également les idées de Khrouchtchev.

(Le Premier ministre : « Ils sont complètement opposés à la pensée mao zedong. »)

Ceux qui rejettent la doctrine de Mao la qualifient de trotskyste et l’accusent de nationalisme étroit. D’où viennent de telles idées ? du Kuomintang et du « comité spécial ». La lettre du « comité spécial » et le programme du Cheng wu-lien commencent par des phrases semblables ; mais la lettre s’exprime un peu moins franchement.

Le programme dit que notre glorieux Parti Communiste, à cause quelques usurpateurs aventuriers, se trouve devant une rude épreuve.

Et alors ces vauriens font mine de mener une controverse au sujet du mouvement communiste international ! A mon avis, leur verbiage sur le mouvement communiste international n’est as meilleur que celui des impérialistes américains et des experts anti-communistes.

Ils disent encore :

« En Union Soviétique et dans sept autres pays socialistes, la capitalisme a été rétabli. »

Quels sont ces sept autres pays ? En avez-vous entendu parler au Hunan ? Alors vous pourrez m’expliquer ce problème. Ici, dans le public, se trouvent Tchang Tchia-tcheng et Li Tchung-kun. Ils doivent avoir entendu parler de ces sept pays. Lesquels ? Selon la doctrine du Cheng wu-lien, et d’après ses documents, la République Populaire de Chine fait vraisemblablement partie de ces sept pays qui ont rétabli le capitalisme. Car nous sommes tous des pro-capitalistes !

Nous appartenons à la même classe sociale privilégiée et devons être renversés par vous ! Le capitalisme a été renversé en Chine ! Il vous faut donc dire quels sont ces sept pays ! Pour moi, je n’en sais rien et n’essaierai pas de le deviner... Plus de cinquante nouveaux partis et organisations marxistes- léninistes ont été créés dans le monde.

La situation est excellente. Mais à vous, les gens du Cheng wu-lien, elle vous apparaît comme un sombre chaos. Vous pensez que le mouvement communiste international va se désagréger.

Vraiment, vous personnifiez les chimères des impérialistes, des révisionnistes et des contre-révolutionnaires. C’est pourquoi vous vous livrez sans cesse à des attaques contre la pensée mao zedong, contre le mouvement communiste en Chine et dans le monde, à la grande joie de l’impérialisme américain et du révisionnisme moderne.

Dans le paragraphe suivant, on peut encore lire :

« De même qu’autrefois Lénine, par sa lutte contre Kautsky de la IIe Internationale, contre Trotsky et Boukharine, donna une nouvelle impulsion au marxisme, de même le président Mao, dans sa lutte contre le révisionnisme de Khrouchtchev, a élevé le marxisme-léninisme au plan supérieur de la pensée mao zedong. »

Ainsi, il n’existe pour eux ni Grande Révolution d’Octobre ni Grande Révolution Chinoise. Le léninisme est né de la grande révolution socialiste de l’Union Soviétique, au milieu des luttes contre la droite et la « gauche », et la pensée mao zedong s’est développée quand le peuple chinois prit part à la révolution de démocratie nouvelle et socialiste.

Dans la guerre populaire, Mao combattit tous les Khrouchtchev de l’intérieur et de l’extérieur. Mais ces « doctrinaires » sont pessimistes au dernier degré et émettent des stupidités sur telle ou telle période de la révolution chinoise, en complète contradiction avec ce qui est dit dans le Grand Document historique du 16 mai 1966.

Le paragraphe suivant est extrêmement instructif :

« Dans la nouvelle période historique, un révolutionnaire se reconnaît à ce qu’il tient pour nécessaire de continuer la lutte de classes et la révolution, même pendant la période de dictature du prolétariat ; à condition naturellement qu’il ne s’en tienne pas à des paroles. »

Mais quant à nous, nous cherchons à les reconnaître en leur demandant s’ils acceptent la lutte des classes et la dictature du prolétariat.

Tout cela, ils ne le jugent pas bon. Nous devons alors leur demander : Quelle révolution voulez-vous ? Ne serait-ce pas peut-être la contre-révolution ? Ou une révolution contre la dictature du prolétariat ? Pourquoi ne le dites-vous pas franchement ? Ces grands « doctrinaires » sont en réalité bien piteux ! Telle est mon explication de l’article 1.

Ensuite, ils affirment, dans l’article 3 :

« Une grande révolution culturelle prolétarienne sous la dictature du prolétariat est une action puissante par laquelle une classe est renversée par une autre.

Cela signifie que les révolutionnaires prolétariens renversent la classe bourgeoise privilégiée nouvelle ou déjà vouée au déclin... Au cours de dix-huit années écoulées depuis la fondation de l’Etat, la majorité des cadres se dirige vers la voie capitaliste ou s’y est même déjà engagée. »

Vous le voyez, ce sont des paroles hautement réactionnaires. Elles dépeignent notre dictature prolétarienne comme un vieux mécanisme d’Etat, à abattre, au service de la classe bourgeoise, à abattre. Il montre la grande majorité de nos cadres comme des gens qui, en temps de dictature prolétarienne, se sont engagés dans la voie capitaliste. Aussi ces gens qui se disent « révolutionnaires prolétariens » veulent-ils renverser ceux qu’ils considèrent comme une classe privilégiée.

En réalité, ils veulent renverser notre dictature prolétarienne et établir la domination du Kuomintang et de la bourgeoisie. Comme des insensés, ils ont osé publier une telle déclaration. Ils ont non seulement dénigré la dictature prolétarienne, mais aussi, sous prétexte de lutter contre le quartier général bourgeois dirigé par Liou et Deng, traité de capitaliste notre révolution chinoise, la révolution socialiste et l’édification du socialisme sous la direction du président Mao.

Ils voient dans l’Etat, et le Parti dirigé par le président Mao, une classe privilégiée, jugeant ainsi que nous sommes ainsi du parti de Khrouchtchev. Ils ont attaqué notre Etat et notre pouvoir politique d’une façon telle qu’il serait étonnant de penser qu’ils ne nous détestent pas mortellement !

(Le public crie des slogans.)

Il serait étonnant qu’il ne se trouve pas parmi eux aucun contre-révolutionnaire ! Ces misérables partisans de Liou, Deng, Peng et Ho, ces clowns du Kuomintang, ces remarquables « savants » rouges ayant commis des fautes, ils furent invités par Chiang Ching à se retirer au plus vite. Mais ces gens du Cheng wu-lien se sont cassé la tête pour savoir comment la directive du vice-président Lin pourrait être déformée, et comment ils pourraient en faire de même avec les discours de la camarade Chiang Ching, chef suppléant du groupe central de la révolution culturelle. Ils n’avaient plus qu’une chose à l’esprit : lutter contre la dictature du prolétariat, contre le socialisme, contre le président Mao et le Comité Central du Parti.

L’article 7 dit :

« Si les choses changent, l’importance des études théoriques s’accroîtra. »

et ils citent ce mot de Lénine :

« Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire. »

Quant à eux, ils ont non seulement une théorie contre-révolutionnaire, mais aussi une action contre- révolutionnaire.

Je n’en dirai pas davantage. Mais moi aussi je veux citer une phrase de Lénine tirée de son article sur les inspections des ouvriers et paysans : « L’origine malveillante de cette objection est si flagrante qu’il est inutile de lui donner une réponse. » J’ai déjà donné aujourd’hui une longue réponse. Je n’ai pas besoin d’en dire davantage.

(Applaudissements chaleureux. On crie des slogans : « Allez à l’école du vieux Kang et approuvez-le ! Révolutionnaires prolétariens, unissez-vous et repoussez les attaques désespérées des contre-révolutionnaires ! Nous voulons une morale de Parti, pas une éducation de groupe ! »)