Centre MLM de belgique

UC(ML)B : Dénonçons jusqu’au bout - annexe 3

ANNEXE 3

VIVE L’UNIFICATION DU MOUVEMENT COMMUNISTE (MARXISTE-LENINISTE) INTERNATIONAL !

(Unité rouge n° 22, 25 novembre 1972)

Depuis les années 1960, devant la trahison du rev1s1onnisme moderne, des Partis et Organisations communistes (marxistes-léninistes) se sont reconstruits dans une série de pays. Ils ont relevé le drapeau de la révolution socialiste, que les partis révisionnistes avaient criminellement laissé tomber. S’appuyant sur la théorie de Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao Tsétoung et Enver Hoxha, ils assument la tâche de construire le Parti communiste authentique et de conduire le prolétariat à la victoire.

Le Parti communiste chinois sous la direction du camarade Mao Tsétoung et le Parti du Travail d’Albanie sous la direction du camarade Enver Hoxha ont le mérite historique d’avoir engagé cette lutte et de l’avoir menée à bien. Ils ont réfuté à fond les « théories » révisionnistes et ils ont dénoncé les agissements du social-impérialisme et du social-fascisme de l’URSS, chef de file du révisionnisme international. Le PCC et le PTA ont remporté la victoire idéologique et théorique sur le révisionnisme moderne. Tous les Partis et Organisations marxistes-léninistes suivent cet exemple dans la lutte qu’ils mènent contre l’impérialisme, le capitalisme et le révisionnisme.

Actuellement, le mouvement communiste (marxiste-léniniste) est désuni. Dans chaque pays, le Parti construit sa ligne, mais entre les Partis, il n’y a pas encore d’unification politique, et les échanges existants sont le résultat d’initiatives particulières.

Devant cette situation, un certain nombre de Partis et d’Organisations communistes (marxistes-léninistes) d’Europe firent le projet en octobre 1971 de mettre sur pied une Conférence internationale. Ils se mirent d’accord sur un document qui mettait l ’accent sur la nécessité de l’unification idéologique, politique et organisationnelle du mouvement communiste (marxiste-léniniste) international, et sur la lutte contre le révisionnisme moderne, le néo-révisionnisme et toutes les nuances de l ’opportunisme.

Ces Partis et Organisations reconnaissaient le rôle d’avant-garde du PCC et du PTA. Cependant le projet qu’ils concevaient avait été préparé en dehors de ces deux Partis. Une telle contradiction indique qu’une inconséquence grave a été commise. C’est pourquoi, l’UC(ML)B qui participait à la réunion (il s’agissait à l’époque de Tout le Pouvoir aux Travailleurs et d’Unité Rouge qui ne s’étaient pas encore unifiés) a renoncé à poursuivre le projet de la conférence. L’UC(ML)B a fait l’autocritique de son scissionnisme (par une lettre adressée au PTA et dans le bulletin marxiste-léniniste 3 de juin 1972, page 65). L’impatience gauchiste nous avait entraîné à prendre une position et à agir objectivement contre un processus correct d’unification.

Notre position sur l’unification du mouvement communiste (marxiste-léniniste) international est que cette tâche est une tâche importante des marxistes-léninistes, et que l’initiative de son accomplissement revient au Parti communiste chinois et au Parti du Travail d’Albanie. Ce sont les Partis d’avant-garde, qui par leur expérience de la lutte révolutionnaire, de la construction du socialisme et de la lutte victorieuse contre le révisionnisme moderne sont le mieux préparés à concentrer les idées justes et le plus à même d’appeler les Partis et Organisations frères à réaliser leur unité dans la lutte contre le révisionnisme moderne et le néo-révisionnisme.

LES MANOEUVRES ET LES CALOMNIES DE CLARTE.

Le mouvement marxiste-léniniste de Belgique se développe et se renforce. Il a entrepris de se démarquer du néo-révisionnisme et, en son sein, la lutte pour l’unité progresse.

La critique que l’UC(ML)B a publiée dans son bulletin marxiste-léniniste 2 a mis le « PCMLB » (Clarté) sérieusement à mal. Sa façade « marxiste-léniniste » se lézarde. Le « PCMLB » essaie à présent de se relever et de repartir à l’attaque. C’est pourquoi il vient de monter un congrès et d’inventer un programme et des statuts (nous critiquerons cet « approfondissement » du révisionnisme dans une prochaine publication), et il lance une campagne de calomnies contre le mouvement marxiste-léniniste, et en particulier contre l’UC(ML)B.

Le « PCMLB » prenant prétexte de justes critiques qui ont été faites à des responsables du « Parti » qui travaillent aux Amis de l’Albanie Nouvelle, a d’abord crié à un prétendu « complot antialbanais » de la part de l ’UC(ML)B ! (voir Unité rouge n°20) A présent (Clarté, n°187) se saisissant d’une erreur que l’UC(ML)B a commise (et qu’elle a déjà critiquée publiquement, contrairement à ce que Clarté prétend) pour mener une lutte sans principe, emploie la tactique habituelle de l’opportunisme qui se lance toujours sur un point faible des marxistes pour attaquer les points forts et la ligne tout entière.

A partir de ce fait, Clarté invente un nouveau « complot » visant cette fois prétendument à « coordonner le travail des véritables marxistes-léninistes contre les révisionnistes et contre ceux qui, dans le Parti communiste chinois et le Parti du Travail d’Albanie, leur apportent leur caution politique ». Il se serait agi aussi d’organiser une scission dans ces deux Partis ! Clarté ne recule même plus devant des procédés de faussaires en montant une « citation » de toutes pièces pour appuyer ses allégations.

Révélant une fois de plus sa nature bourgeoise, Clarté appelle aussi à la répression et se fait ouvertement l’instrument de la police en publiant le lieu d’une réunion communiste.

L’UC(ML)B rejette avec mépris les accusations aussi ignobles qu’absurdes de Clarté. Les néo-révisionnistes du « PCMLB » sont totalement incapables d’opposer la moindre argumentation politique à la critique que les marxistes-léninistes font de leur ligne et de leur idéologie. Ils sont obligés d’user de procédés fascistes : la calomnie, la dénonciation policière, l’insulte, le mensonge.
Qui sont les véritables scissionnistes ?

Le but politique des révisionnistes du « PCMLB » est d’isoler le mouvement marxiste-léniniste de Belgique et de le faire passer auprès du mouvement communiste (marxiste-léniniste) international, et en particulier auprès du PTA et du PCC, pour un mouvement de comploteurs anticommunistes. Ces procédés d’inversion du vrai et du faux, du prolétariat et de la bourgeoisie, révèlent bien la nature réactionnaire de Clarté. Ils se sont mis au service d’une ligne contre-révolutionnaire et scissionniste.

Le « PCMLB » a atteint le dernier degré de la dégénérescence idéologique et politique. Plus il se débat, plus il se démasque. Il vient de contribuer utilement à la délimitation des marxistes et des révisionnistes en Belgique. Le complot du « PCMLB » échouera !

vendredi 15 juin 1973


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