Centre MLM de belgique

Tout le pays doit être une grande école de la pensée de Mao Tsé-toung − 1966

A l’occasion du 39ème anniversaire de la fondation de l’Armée populaire de Libération de Chine

TOUT LE PAYS DOIT ETRE UNE GRANDE ECOLE
DE LA PENSÉE DE MAO TSE-TOUNG

Editorial du Renmin Ribao du 1er août 1966

Trente-neuf ans se sont écoulés depuis la fondation de l’Armée populaire de Libération de Chine.

Durant ces dizaines d’années, au cours de la période des guerres révolutionnaires, dans le combat ardu et prolongé contre les ennemis de classe tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, et après la victoire remportée dans tout le pays, dans la sauvegarde et l’édification de la patrie socialiste et dans la défense de la paix en Extrême-Orient et dans le monde, cette grande armée populaire, créée par le camarade Mao Tsé-toung en personne et dirigée par lui, a toujours conservé et développé cette glorieuse tradition : « Etre à la fois une force combattante, un corps de travail et un corps de production. »

Ces dernières années, suivant les instructions du Comité central du Parti, de la Commission militaire du Comité central et du camarade Lin Piao, l’Armée de Libération a porté haut le grand drapeau rouge de la pensée de Mao Tsé-toung, étudié et appliqué de façon vivante ses œuvres, donné fermement la primauté à la politique prolétarienne, mis en œuvre le style de travail dit des « trois-huit » [1], pris part au mouvement d’éducation socialiste et à la grande révolution culturelle prolétarienne, participé et aidé à l’édification socialiste, faisant un grand pas de plus pour promouvoir la prolétarisation, la révolutionnarisation et la combativité.

Les masses populaires de notre pays ont toujours pris exemple sur l’Armée de Libération. Depuis 1964, répondant au grand appel du camarade Mao Tsé-toung, le peuple tout entier a déclenché un vaste et fervent mouvement pour s’inspirer de l’Armée de Libération, mouvement qui a joué un rôle gigantesque dans l’impulsion donnée à la révolution et à l’édification socialistes de notre pays.

Récemment, le camarade Mao Tsé-toung a indiqué :

« L’Armée populaire de Libération doit être une grande école, une grande école où l’on se forme sur les plans politique, militaire et culturel et qui, en même temps, peut entreprendre la production agricole et subsidiaire, gérer des usines moyennes ou petites et produire certains articles dont elle a besoin elle-même ainsi que d’autres articles qu’elle peut échanger avec l’Etat pour une valeur équivalente. Cette grande école peut encore faire du travail parmi les masses et participer au mouvement d’éducation socialiste dans les usines et à la campagne ; une fois le mouvement d’éducation socialiste achevé, elle aura toujours un travail constant à effectuer parmi les masses de sorte que l’armée fasse toujours corps avec la population ; elle doit en outre être prête à participer à tout moment aux luttes de la révolution culturelle pour critiquer la bourgeoisie.

De cette façon, il est possible d’associer les activités militaires aux études, aux productions agricole et industrielle et au travail parmi les masses. Bien entendu, il faut organiser de façon appropriée ces différentes tâches en donnant aux activités principales ou secondaires l’importance qui leur revient respectivement. Une unité de I’ Armée ne peut s’engager en même temps dans la production agricole, la production industrielle et le travail parmi les masses, mais seulement dans une ou deux de ces activités. Le rôle de notre armée, forte de plusieurs millions d’hommes, sera alors considérable. »

Faire de l’armée du peuple une grande école révolutionnaire, telle a été l’idée constante du camarade Mao Tsé-toung. Dans le passé, nous avons agi dans ce sens. A présent, en fonction des conditions nouvelles, le camarade Mao Tsé-toung a formulé des demandes encore plus rigoureuses à l’Armée populaire de Libération.

Le camarade Mao Tsé-toung a également appelé le peuple tout entier à transformer, à l’exemple de l’Armée de Libération, les usines, les communes populaires rurales, les établissements d’enseignement, les entreprises commerciales, les services publics et les organismes du Parti et de l’Etat en de grandes écoles révolutionnarisées.

Le camarade Mao Tsé-toung a indiqué ce qui suit :

« Les ouvriers doivent se consacrer principalement à la production industrielle, mais ils doivent aussi s’instruire sur les plans militaire, politique et culturel. Ils doivent également participer au mouvement d’éducation socialiste et critiquer la bourgeoisie. Là où les conditions sont réunies, ils doivent entreprendre la production agricole et subsidiaire, comme font ceux de l’exploitation pétrolière de Taking.

Les paysans des communes populaires doivent se consacrer principalement à la production agricole (y compris la sylviculture, l’élevage, les occupations subsidiaires et la pisciculture), mais ils doivent aussi se former sur les plans militaire, politique et culturel. Là où les conditions sont réunies, ils doivent collectivement faire fonctionner de petites usines. Et ils doivent également critiquer la bourgeoisie.

II en est de même pour les élèves et étudiants qui, tout en se consacrant principalement aux études, doivent acquérir d’autres connaissances en même temps. C’est dire qu’ils doivent s’instruire non seulement sur le plan culturel, mais également sur les plans industriel, agricole et militaire ; et ils doivent aussi critiquer la bourgeoisie. La scolarité doit être réduite et une révolution doit être menée dans l’enseignement. La domination par des intellectuels bourgeois de nos établissements d’enseignement ne peut plus durer.

Les travailleurs du commerce, des services publics ainsi que des organismes du Parti et de l’Etat doivent faire de même, dans la mesure où les conditions le permettent. »

Cette brillante idée avancée par le camarade Mao Tsé-toung revêt une grande signification historique.

Le camarade Mao Tsé-toung a fait le bilan des diverses expériences accumulées au cours de la révolution et de l’édification socialistes de notre pays. Il a étudié les diverses expériences tirées de la révolution prolétarienne et de la dictature du prolétariat sur le plan international depuis la Révolution d’Octobre ; en particulier, il a tiré les graves leçons de la restauration du capitalisme par la clique révisionniste khrouchtchévienne en Union soviétique et il a donné, d’une manière créatrice, des réponses scientifiques aux questions de la prévention de la restauration du capitalisme, de la consolidation de la dictature du prolétariat et de la garantie du passage progressif au communisme.

L’idée, formulée par le camarade Mao Tsé-toung, de transformer tous les secteurs d’activité en de grandes écoles révolutionnarisées où s’effectueront à la fois la production industrielle et la production agricole et où l’on s’initiera en même temps à la culture et à l’art militaire, constitue notre programme.

En agissant selon les instructions du camarade Mao Tsé-toung, nous pourrons élever considérablement le niveau de la conscience prolétarienne de notre peuple, faire progresser la révolutionnarisation de la pensée et encourager le peuple à rompre avec tout ce qui rappelle l’idéologie, la culture, les mœurs et les coutumes anciennes léguées par la vieille société. Ainsi, nous pourrons poursuivre de façon plus poussée l’édification du socialisme selon le principe de quantité, rapidité, qualité et économie, et détruire plus rapidement les bases sociale et idéologique du capitalisme et du révisionnisme.

En agissant selon les instructions du camarade Mao Tsé-toung, nous pourrons accélérer la réduction progressive des différences entre ouvriers et paysans, entre ville et campagne et entre travail manuel et travail intellectuel, éviter le développement disproportionné des villes et des industries, faire en sorte que les intellectuels puissent accomplir également le travail manuel et que les travailleurs manuels puissent se développer sur le plan culturel, et former des centaines de millions d’hommes nouveaux communistes, ayant une conscience politique élevée et une harmonieuse formation générale.

En agissant selon les instructions du camarade Mao Tsé-toung, nous pourrons mettre tout le peuple en armes et renforcer considérablement notre préparation à la guerre. Si l’impérialisme ose porter l’agression contre nous, il sera englouti dans l’océan de la guerre populaire.

En agissant selon les instructions du camarade Mao Tsé-toung, les 700 millions de Chinois deviendront des critiques du vieux monde, des bâtisseurs et des défenseurs d’un monde nouveau. Ils seront ouvriers avec le marteau, paysans avec la houe et la charrue, et, armés de leur fusil, ils frapperont l’ennemi, armés de leur plume, ils écriront.

C’est ainsi que le pays tout entier deviendra une grande école de la pensée de Mao Tsé-toung, une grande école de communisme.

Depuis quelques dizaines d’années, l’Armée populaire de Libération de Chine agit conformément à ces idées du camarade Mao Tsé-toung. Actuellement, elle continue à se développer et à se perfectionner dans ce sens. L’Armée de Libération est une grande école, la meilleure en ce qui concerne l’étude de la pensée de Mao Tsé-toung.

Les usines, les communes populaires rurales, les établissements d’enseignement, les entreprises commerciales et les services publics ainsi que les organismes du Parti et de l’Etat doivent, dans l’ensemble du pays, se transformer à l’exemple de l’Armée de Libération en de grandes écoles de la pensée de Mao Tsé-toung.

Les larges masses des ouvriers, des paysans et des soldats, les cadres révolutionnaires et les intellectuels révolutionnaires et tous les membres du Parti communiste doivent tirer une force, une intelligence et un courage inépuisables de ces instructions clairvoyantes du camarade Mao Tsé-toung et lutter pour la réalisation des grandes tâches historiques qu’il a formulées avec le Parti.


[1Formulation chinoise qui comporte trois expressions et huit caractères supplémentaires et qui désigne : une orientation politique ferme et correcte ; un style de travail fait d’assiduité et de simplicité ; la souplesse en stratégie et en tactique ; unité, dynamisme, sérieux et entrain - Note du traducteur.

lundi 1er août 1966


Les documents de 1966