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Thèses sur la situation internationale et la politique de l’entente − 1919

6 mars 1919

Les expériences de la guerre mondiale ont démasqué la politique impérialiste des « démocraties » bourgeoises comme étant la politique de lutte des grandes puissances, tendant au partage du monde et à l’affermissement de la dictature économique et politique du capital financier sur les masses exploitées et opprimées.

Le massacre de millions de vies humaines, la paupérisation du prolétariat tombé en esclavage, l’enrichissement inouï des couches supérieures de la bourgeoisie, grâce aux fournitures de guerre, aux emprunts, etc., le triomphe de la réaction militaire dans tous les pays, tout cela ne tarda pas à détruire les illusions sur la défense de la patrie, la trêve et la « démocratie ».

La « politique de paix » démasque les véritables aspirations des impérialistes de tous les pays et va jusqu’au bout de cette mise à nu.

LA PAIX DE BREST-LITOVSK ET LA COMPROMISSION DE L’IMPÉRIALISME ALLEMAND

La paix de Brest-Litovsk et ensuite celle de Bucarest ont révélé le caractère de rapine et réactionnaire de l’impérialisme des puissances centrales. Les vainqueurs ont arraché à la Russie sans défense, des contributions et des annexions. Ils ont utilisé le droit de libre disposition des peuples comme prétexte d’une politique d’annexions, en créant des États vassaux, dont les gouvernements réactionnaires favorisèrent la politique de rapine et réprimèrent le mouvement révolutionnaire des masses laborieuses. L’impérialisme allemand qui, dans le combat international, n’avait pas remporté la victoire entière, n’avait pas à ce moment, la possibilité de montrer tout à fait franchement ses véritables intentions ; il dut se résigner à vivre dans une apparence de paix avec la Russie des Soviets et à couvrir sa politique de rapines et réactionnaire de phrases hypocrites.

Cependant les puissances de l’Entente, sitôt qu’elles avaient remporté la victoire mondiale, laissèrent tomber les masques et révélèrent aux yeux de tout le monde le véritable visage de l’impérialisme mondial.

LA VICTOIRE DE L’ENTENTE ET LE REGROUPEMENT DES ÉTATS

La victoire de l’Entente a partagé en différents groupes les pays soi-disant civilisés du monde. Le premier des groupes est constitué par les puissances du monde capitaliste, les grandes puissances impérialistes victorieuses (Angleterre, Amérique, France, Japon, Italie). En face d’elles se dressent les pays de l’impérialisme vaincu, ruinés par la guerre et ébranlés dans leur structure par le début de la révolution prolétarienne (Allemagne, Autriche-Hongrie avec leurs vassaux d’autrefois).

Le troisième groupe est formé par les États vassaux des puissances de l’Entente. Il se compose des petits États capitalistes, ayant participé à la guerre aux côtés de l’Entente (Belgique, Serbie, Portugal, etc.) et des petites République « nationales » et États tampons créés récemment (république Tchéco-Slovaque, Pologne, républiques Russes contre-révolutionnaires, etc.).

Les États neutres s’approchent selon leur situation, des États vassaux, mais ils subissent une forte pression politique et économique, qui, parfois, rend leur situation semblable à celle des États vaincus.

La République socialiste russe est un État ouvrier et paysan, se plaçant en dehors du monde capitaliste et représentant pour l’impérialisme victorieux un énorme danger social, le danger que tous les résultats de la victoire s’effondrent sous l’assaut de la révolution mondiale.

LA « POLITIQUE DE PAIX » DE L’ENTENTE OU L’IMPÉRIALISME SE DÉMASQUE LUI-MÊME

La « politique de paix » des cinq puissances mondiales, lorsque nous la considérons dans son ensemble, était et reste une politique qui se démasque constamment elle-même.

Malgré toutes les phrases sur sa « politique extérieure démocratique » elle constitue le triomphe complet de la diplomatie secrète qui, derrière le dos et aux dépens des millions d’ouvriers de tous les pays, décide du sort du monde par la voie d’arrangements entre les fondés de pouvoir des trusts financiers.

Toutes les questions essentielles sont traitées sans exception à huis clos par le comité parisien des cinq grandes puissances, en l’absence des représentants des pays vaincus, neutres et des États vassaux eux-mêmes.

Les discours de Lloyd George, de Clemenceau, de Sonnino, etc., proclament et essaient de motiver ouvertement la nécessité des annexions et des contributions.

Malgré les phrases mensongères sur la « guerre pour le désarmement général » on proclame la nécessité de s’armer encore et avant tout de maintenir la puissance maritime britannique en vue de la soi-disant « protection de la liberté des mers ».

Le droit de libre disposition des peuples par eux-mêmes, proclamé par l’Entente, est manifestement foulé aux pieds et remplacé par le partage des domaines contestés entre les États puissants et leurs vassaux.

Sans consulter la population, l’Alsace-Lorraine a été incorporée à la France ; l’Irlande, l’Egypte, les Indes n’ont pas le droit de disposer d’elles-mêmes ; l’État slave méridional et la République tchéco-slovaque ont été créés par la force des armes ; on trafique sans vergogne autour du partage de la Turquie d’Europe et d’Asie, le partage des colonies allemandes a déjà commencé, etc., etc.

La politique des contributions a été poussée à un degré de pillage complet des vaincus. Non seulement on présente aux vaincus des notes se montant à des milliards et des milliards, non seulement on leur enlève tous les moyens de guerre — mais les pays de l’Entente leur prennent aussi les locomotives, les chemins de fer, les bateaux, les instruments agricoles, les provisions d’or, etc., etc.

En outre les prisonniers de guerre doivent devenir les esclaves des vainqueurs. On discute des propositions tendant au travail forcé des ouvriers allemands. Les puissances alliées ont l’intention d’en faire des esclaves misérables et affamés du capital de l’Entente.

La politique d’excitation nationale poussée à l’extrême a son expression dans l’excitation constante contre les nations vaincues dans la presse de l’Entente et les administrations de l’occupation, ainsi que dans le blocus de la faim, condamnant les peuples de l’Allemagne et de l’Autriche à l’extermination. Cette politique mène à des pogromes contre les allemands, organisés par les soutiens de l’Entente — les éléments chauvins tchèques et polonais, et à des pogromes contre les juifs, qui surpassent tous les hauts-faits du tsarisme russe.

Les États « démocratiques » de l’Entente poursuivent une politique de réaction extrême.

La réaction triomphe aussi bien à l’intérieur des pays de l’Entente elle-même, parmi lesquels la France est revenue aux pires époques de Napoléon III, que dans le monde capitaliste tout entier, qui se trouve sous l’influence de l’Entente.

Les alliés étranglent la révolution dans les pays occupés de l’Allemagne, la Hongrie, de la Bulgarie, etc., ils excitent les gouvernements opportunistes-bourgeois des pays vaincus contre les ouvriers révolutionnaires en les menaçant de leur supprimer les vivres.

Les alliés ont déclaré qu’ils couleraient tous les navires allemands qui oseraient hisser le drapeau rouge de la révolution ; ils ont refusé de reconnaître les conseils allemands ; dans les régions allemandes occupées, ils ont aboli la journée de huit heures.

Abstraction faite du soutien de la politique réactionnaire dans les pays neutres, et au soutien de celle-ci dans les États vassaux (le régime Paderevsky en Pologne), les alliés ont excité les éléments réactionnaires de ces pays (en Finlande, en Pologne, en Suède, etc.) contre la Russie révolutionnaire, et demandent l’intervention des forces armées allemandes.

CONTRADICTIONS ENTRE LES ÉTATS DE L’ENTENTE

Malgré l’identité des lignes fondamentales de leur politique impérialiste, une série de contradictions profondes se manifestent au sein des grandes puissances qui dominent le monde.

Ces contradictions se concentrent surtout autour du programme de paix du capital financier américain (le programme dit programme Wilson). Les points les plus importants de ce programme sont les suivants : « Liberté des mers », « Société des Nations » et « internationalisation des colonies ».

Le mot d’ordre de « liberté des mers » — débarrassé de son masque hypocrite — signifie en réalité l’abolition de la prédominance militaire navale de certaines grandes puissances (en premier lieu de l’Angleterre), et l’ouverture de toutes les voies maritimes au commerce américain. La « Société des Nations » signifie que. le droit à l’annexion immédiate des États et des peuples faibles sera refusé aux grandes puissances européennes (en premier lieu à la France). L’« internationalisation des colonies » fixe la même règle envers les domaines coloniaux.

Ce programme est conditionné par les faits suivants : le capital américain ne possède pas la plus grande flotte du monde ; il n’a plus la possibilité de procéder à des annexions directes en Europe, et c’est pourquoi il vise à l’exploitation des États et des peuples faibles au moyen des relations commerciales et des investissements de capitaux.

C’est pourquoi il veut contraindre les autres puissances à former un syndicat des trusts d’États, à répartir « loyalement » entre elles les parts de l’exploitation mondiale et à transformer la lutte entre les trusts d’États en une lutte purement économique. Dans le domaine de l’exploitation économique le capital financier américain hautement développé obtiendra une hégémonie effective qui lui assurera la prédominance économique et politique dans le monde.

La « liberté des mers » est en contradiction aiguë avec les intérêts de l’Angleterre, du Japon, en partie aussi de l’Italie (dans l’Adriatique).

La « Société des Nations » et l’« internationalisation des colonies » est en contradiction décisive avec les intérêts de la France et du Japon — dans une mesure moindre avec les intérêts de toutes les autres puissances impérialistes. La politique des impérialistes de la France, où le capital financier a une forme particulièrement usurière, où l’industrie est faiblement développée et où la guerre a complètement ruiné les forces productives, vise par des moyens désespérés au maintien du régime capitaliste ; ces moyens sont : le pillage barbare de l’Allemagne, l’assujettissement direct et l’exploitation rapace des États vassaux (projets d’une Union Danubienne, d’États slaves méridionaux) et extorsion par la violence des dettes contractées par le tsarisme russe auprès du Shylock français.

La France, l’Italie (et dans une forme altérée cela est aussi valable pour le Japon) en tant que pays continentaux, sont aussi capables de poursuivre une politique d’annexions directes.

Tout en étant en contradiction avec les intérêts de l’Amérique, les grandes puissances ont des intérêts qui s’opposent réciproquement entre eux. L’Angleterre craint le renforcement de la France sur le continent, elle a en Asie Mineure et en Afrique des intérêts qui s’opposent à ceux de la France. Les intérêts de l’Italie dans les Balkans et au Tyrol sont contraires aux intérêts de la France. Le Japon dispute à l’Australie anglaise les îles situées dans l’Océan Pacifique.

GROUPEMENTS ET TENDANCES À L’INTÉRIEUR DE L’ENTENTE

Ces contradictions entre les grandes puissances rendent possibles différents groupements à l’intérieur de l’Entente. Jusqu’ici deux combinaisons principales se sont dessinées : la combinaison franco-anglo-japonaise, qui est dirigée contre l’Amérique et l’Italie et la combinaison anglo-américaine s’opposant aux autres grandes puissances.

La première de ces combinaisons prévalait jusqu’au début de janvier 1919, tant que le Président Wilson n’avait pas encore renoncé à exiger l’abolition de la domination maritime anglaise.

Le développement du mouvement révolutionnaire des ouvriers et des soldats en Angleterre, qui a conduit à une entente entre les impérialistes de différents pays pour liquider l’aventure russe et pour hâter la conclusion de la paix, a renforcé le penchant de l’Angleterre vers cette combinaison.

Elle devient prédominante depuis janvier 1919. Le bloc anglo-américain s’oppose à la priorité de la France dans le pillage de l’Allemagne et à l’intensité exagérée de ce pillage. Il pose certaines limites aux exigences annexionnistes exagérées de la France, de l’Italie et du Japon. Il empêche que les États vassaux nouvellement fondés leur soient directement soumis. En ce qui concerne la question russe, la combinaison anglo-américaine a des dispositions pacifiques : elle veut avoir les mains libres afin de pouvoir accomplir le partage du monde, d’étouffer la révolution européenne et ensuite aussi la révolution russe.

À ces deux combinaisons des puissances correspondent deux tendances à l’intérieur des grandes puissances, l’une ultra annexionniste et l’autre modérée, dont la seconde soutient la combinaison Wilson-Lloyd George.

LA « SOCIÉTÉ DES NATIONS »

Vu les contradictions irréconciliables qui se sont fait jour au sein même de l’Entente, la Société des Nations — même si elle se réalisait sur le papier — ne jouerait cependant que le rôle d’une sainte alliance des capitalistes pour la répression de la révolution ouvrière. La propagation de la « Société des Nations » est le meilleur moyen pour troubler la conscience révolutionnaire de la classe ouvrière. À la place du mot d’ordre d’une Internationale des républiques ouvrières révolutionnaires, on lance celui d’une association internationale de prétendues démocraties, devant être atteinte par une coalition du prolétariat et des classes bourgeoises.

La « Société des Nations » est un mot d’ordre trompeur, au moyen duquel les social-traîtres sur ordre du capital international, divisent les forces prolétariennes et favorisent la contre-révolution impérialiste.

Les prolétaires révolutionnaires de tous les pays du monde doivent mener une lutte implacable contre les idées de la Société des Nations de Wilson et protester contre l’entrée dans cette société de vol, d’exploitation et de contre-révolution impérialiste.

LA POLITIQUE EXTÉRIEURE ET INTÉRIEURE DES PAYS VAINCUS

L’écrasement militaire et l’effondrement intérieur de l’impérialisme autrichien et allemand ont amené, dans les États centraux et pendant la première période de la révolution, la domination du régime bourgeois social-opportuniste.

Sous couleur de démocratie et de socialisme les social-traîtres allemands protègent et restaurent la domination économique et la dictature politique de la bourgeoisie.

Dans leur politique extérieure ils visent au rétablissement de l’impérialisme allemand en exigeant la restitution des colonies et l’admission de l’Allemagne dans la Société de rapines. À mesure que se renforcent en Allemagne les bandes de gardes-blancs et que progresse le processus de décomposition dans le camp de l’Entente, les velléités de la bourgeoisie et des social-traîtres à devenir une grande puissance s’accroissent elles aussi.

En même temps le gouvernement bourgeois social-opportuniste mine aussi la solidarité internationale du prolétariat et sépare les ouvriers allemands de ses frères de classe, en accomplissant les ordres contre-révolutionnaires des alliés et surtout en excitant les ouvriers allemands contre la révolution russe prolétarienne pour plaire à l’Entente.

La politique de la bourgeoisie et des social-opportunistes en Autriche et en Hongrie est la répétition de la politique du bloc bourgeois opportuniste de l’Allemagne sous une forme atténuée.

LES ÉTATS VASSAUX DE L’ENTENTE

Dans les États vassaux et dans les Républiques que l’Entente vient de créer (Tchécoslovaquie, pays slaves méridionaux ; il faut aussi y compter la Pologne, la Finlande, etc.) la politique de l’Entente, appuyée sur les classes dominantes et les social-nationalistes, vise à créer des centres d’un mouvement national contre-révolutionnaire. Ce mouvement doit être dirigé contre les peuples vaincus, il doit maintenir en équilibre les forces des États nouveaux et les assujettir à l’Entente, il doit freiner les mouvements révolutionnaires qui naissent au sein des nouvelles républiques « nationales » et fournir en fin de compte des gardes-blancs pour la lutte contre la révolution internationale et surtout contre la révolution russe.

En ce qui concerne la Belgique, le Portugal, la Grèce et autres petits pays alliés à l’Entente, leur politique est entièrement déterminée par celle des grands brigands, auxquels ils sont complètement soumis et dont ils sollicitent l’aide pour obtenir des petites annexions et des indemnités de guerre.

LES ÉTATS NEUTRES

Les États neutres sont dans la situation de vassaux non favorisés de l’impérialisme de l’Entente, à l’égard desquels l’Entente emploie, sous une forme atténuée, les mêmes méthodes qu’à l’égard des pays vaincus.

Les États neutres favorisés formulent différentes revendications aux ennemis de l’Entente (les prétentions du Danemark sur Flensburg, la proposition suisse de l’internationalisation du Rhin, etc.). En même temps, ils exécutent les ordres contre-révolutionnaires de l’Entente (expulsion de l’ambassadeur russe, enrôlement des gardes-blancs dans les pays scandinaves, etc.).

D’autres encore sont exposés au danger du démembrement territorial (projet de l’incorporation de la province de Limbourg à la Belgique et de l’internationalisation de l’embouchure de l’Escaut).

L’ENTENTE ET LA RUSSIE SOVIÉTIQUE

Le caractère rapace anti-humanitaire et réactionnaire de l’impérialisme de l’Entente se manifeste le plus nettement en face de la Russie Soviétique. Dès le début de la Révolution d’octobre les puissances de l’Entente se sont mises du côté des partis et des gouvernements contre-révolutionnaires de la Russie. Avec l’aide des contre-révolutionnaires bourgeois elles ont annexé la Sibérie, l’Oural, les côtes de la Russie d’Europe, le Caucase et une partie du Turkestan.

Ils dérobent de ces contrées annexées des matières premières (bois, naphte, manganèse, etc.). Avec l’aide des bandes tchécoslovaques à leurs gages ils ont volé la provision d’or de la Russie. Sous la direction du diplomate anglais Lockhart, des espions anglais et français ont fait sauter des ponts et détruit des chemins de fer et tentèrent de gêner l’approvisionnement en vivres. L’Entente a soutenu, avec des fonds, des armes et par l’aide militaire des généraux réactionnaires Dénikine, Koltchak et Krasnov, qui ont fusillé et pendu des milliers d’ouvriers et de paysans à Rostov, Jousovka, Novorossijsk, Omsk, etc.

Par les discours de Clemenceau et de Pichon l’Entente proclame ouvertement le principe de l’« encerclement économique », c’est-à-dire qu’on veut vouer à la famine et à la destruction la République des ouvriers et des paysans révolutionnaires ; on y promet un « soutien technique » aux bandes de Dénikine, Koltchak et Krasnov. L’Entente a refusé à différentes reprises les propositions de paix de la puissance soviétique.

Le 23 janvier 1919 les puissances de l’Entente, au sein desquelles les tendances modérées s’étaient momentanément renforcées, a adressé à tous les gouvernements russes la proposition d’envoyer des délégués à l’île des Princes. Cette proposition n’était certainement pas dépourvue d’une intention provocatrice à l’égard du gouvernement soviétique.

Bien que le 4 février l’Entente reçut une réponse affirmative du gouvernement soviétique, réponse dans laquelle celui-ci se déclarait même prêt à envisager des annexions, des contributions et des concessions, afin de délivrer les ouvriers et les paysans russes de la guerre qui leur est imposée par l’Entente — celle-ci ne répondit pas plus à cette proposition de paix qu’aux autres.

Cela confirme que les tendances annexionniste-réactionnaires des impérialistes de l’Entente se fondent sur un terrain solide. Ils menacent la république socialiste de nouvelles annexions et de nouveaux assauts contre-révolutionnaires.

La « politique de paix » de l’Entente dévoile ici définitivement aux yeux du prolétariat international la nature de l’impérialisme de l’Entente et de l’impérialisme en général.

Elle prouve en même temps que les gouvernements impérialistes sont incapables de conclure une paix « juste et durable » et que le capital financier est incapable de rétablir l’économie détruite.

Le maintien de la domination du capital financier mènerait soit à la destruction complète de la société civilisée ou à l’augmentation de l’exploitation, de l’esclavage, de la réaction politique, des armements et finalement à de nouvelles guerres destructrices.