Centre MLM de belgique

TKP/ML : Son nom est notre fierté, son Parti est notre honneur, son enseignement est notre guide ! – 2013

Pour le quarantième anniversaire de l’assassinat de Ibrahim Kaypakkaya, le fondateur du TKP/ML

Pour le quarantième anniversaire de l’assassinat de Ibrahim KAYPAKKAYA, le fondateur du TKP/ML, l’architecte distingué de notre branche armée le TiKKO, l’unique théoricien des caractéristiques distinctes de notre révolution, nous gagnerons le futur et la révolution en suivant le chemin tracé par sa théorie et sa pratique !

Cette année est le 40ème anniversaire du meurtre du camarade Ibrahim Kaypakkaya, par les forces militaro-civiles de l’état bourgeois-féodal fasciste, dans les donjons de Diyarbakir le 18 mai 1973. Le camarade Ibrahim Kaypakkaya est le fondateur de notre parti le TKP/ML, l’avant-garde du mouvement prolétarien mondial en Turquie.

Il y a quarante ans, lorsqu’il fût tué entre les mains de nos ennemis de classe après plusieurs mois de violente torture, le camarade Kaypakkaya a laissé une trace indélébile dans l’histoire du mouvement révolutionnaire. Après qu’il nous ait été arraché, son nom n’a pas seulement été immortalisé comme symbole de résistance, comme celui de l’homme qui « donna sa vie mais pas ses secrets ». Il a été aussi, et c’est là le plus important, le symbole d’une réelle solution pour réaliser les objectifs et les idéaux de notre révolution. Il était un révolutionnaire de première importance en qui la théorie et la pratique étaient extrêmement développé pour un seul homme et un seul cerveau.

Il était en fait plus que ça. En contradiction avec les discours dominants, répandue par de pseudo-intellectuels, qui prônaient le révisionnisme et le pacifisme, il était un monument constant et inspirant de l’esprit déterminé et intrépide de la révolte ainsi que la voix du mouvement révolutionnaire depuis 1971. Plus encore, le camarade Kaypakkaya a été le tournant décisif dans la rupture avec la tendance des 50 années précédentes, qui se résument par le crétinisme du parlementarisme pacifiste. C’est avec courage qu’il entreprit de nettoyer méthodiquement le mouvement prolétarien Turc de son état d’esprit misérable et de la crasse révisionniste qui c’était accumulé après Suphi.

Il a aussi apporté au mouvement révolutionnaire de Turquie une arme sans précédent : « La force est la manivelle de notre révolution. » Il mettait perpétuellement en avant les plus importantes conclusions de Marx, qui étaient constamment cachées sous le tapis par les réformistes : « La Force est la sage-femme de chaque vieilles sociétés enceinte d’une nouvelle ». Avec Kaypakkaya,la théorie de Mao sur la Guerre Populaire a gagné d’authentiques nouvelles propriétés spécifiques à la situation en Turquie. Il a martelé le slogan de Mao : « Le pouvoir est au bout du fusil » face à ces adversaires.

Comparés à ses contemporains révolutionnaires issus de la petite bourgeoisie, comme les leaders Deniz Gezmis et Mahir Cayan, ce n’est pas une exagération de dire qu’il a toujours eu une longueur d’avance sur son identité communiste et avec sa ligne politique et idéologique qui définissaient cette identité. Indépendamment du reste, il a été comme un coup de tonnerre inattendu qui traversa un ciel sans nuage avec ses analyses du Kémalisme, de la question nationale et de l’histoire de la république de Turquie, qui prirent tout le monde par surprise.

Kaypakkaya était la torche du communisme et la brillante balise qui exposa à la lumière du jour la vrai nature du Kémalisme comme étant du Fascisme, brisa les tabous qui entouraient la question nationale Kurde, mena une lutte idéologique intransigeante contre celles et ceux qui jouaient les « révolutionnaires » sur le champ constitutionnel, et les réactionnaires soi-disant Marxistes qui monopolisaient la scène.

Une créative synthèse de sagesse et du pouvoir de la logique, de l’universelle et du spécifique, de l’entier et de la partie, du général et du particulier a été tourné en une vivante réalité avec son intelligence : La disette intellectuelle connu sa fin avec lui, les concepts-nains furent dépassé grâce à lui, et les caractéristiques distinctes de notre révolution ont trouvé les racines de la vie avec lui, et la théorie devint une véritable fondation, un programme actuel, et une véritable influence de notre révolution avec leurs profondeur, extraite goûte à goûte de la vie réelle.

Notre parti le TKP/ML c’est construit sur les solides fondations de sa théorie, dont les colonnes fondamentales ont été posés il y 40 ans. Notre parti s’est lui-même ouvert un chemin en suivant la route que le camarade Kaypakkaya a tracé par sa théorie et, en cela, il est le seul parti à être allé jusqu’au bout des choses et à devenir une force remarquable pour la révolution en Turquie. Le camarade Kaypakkaya a laissé derrière lui un tel héritage pour le prolétariat de Turquie et son parti communiste que son influence et sa mémoire sont toujours des armes effectives pour le TKP/ML dans sa lutte pour vaincre le pouvoir de la bourgeoisie féodale-fasciste ainsi que pourvoir la nouvelle société future des éléments dont elle a besoin pour se construire.

Comptant sur les principales fondations idéologiques qu’il a construit, le TKP/ML à réaliser une identité politique fière et a été capable de faire pousser les racines de l’armée du peuple, à travers la stratégie de la Guerre Populaire Prolongé. Notre parti ne s’est jamais égaré sur le chemin du « réformisme » de ses principes fondamentaux en prenant l’excuse de ses « conditions ». Ses théories, qui ont passé l’épreuve du temps, fonctionnent toujours comme d’excellentes boussoles et comme une véritable base pour nous.

La forte lumière qu’il a répandue sur le caractère de la révolution dans notre pays, ses perspectives et ses tâches n’ont rien perdu de leur brillant. Toute initiative révolutionnaire qui ne comprend pas Kaypakkaya et ne s’appuie pas sur ses principes théoriques fondamentaux commence n’importe quelle affaire avec une jambe boiteuse. La vie et la créativité de notre action révolutionnaire continue de confirmer ses théories.

C’est de son nom, de ses leçons et de sa pratique que le TKP/ML tiens son audace et sa détermination à entrer dans le 21ème siècle, à renverser l’état bourgeois-féodale fasciste et son courage pour saisir l’Aube de la société nouvelle.

Notre parti a obtenu sa fière identité communiste en suivant le chemin qui avait été construit avec sa théorie et sa pratique. En conséquence, son nom résonne à l’oreille d’une grande partie des masses avec amour, sympathie, enthousiasme et exaltation. L’essence de ces faits réside dans la réalité de sa ligne idéologique et politique organisationnelle et militaire, de l’application pratique de cette ligne pour la rendre vivante à travers le pouvoir de transformation des armes, et de sa montée qui symbolise les piques de résistance absolue.

Le fait est, il n’a pas tout découvert soudainement, il y a eu nombres de facteurs internes ou externes qui ont fait du camarade Ibrahim Kaypakkaya un sujet actif d’une période donné, facteurs qui ont joué un rôle dans la formation de son idéologie communiste et qui ont donné lieu à l’explosion de son tempérament révolutionnaire.

 Conditions et développements de l’émergence de Kaypakkaya

Une caractéristique remarquable de la situation internationale de cette période ont été les nombreux projets de développements ayant un impact sur le cours de l’Histoire qui ont eu lieu simultanément avec les nombreuses luttes de libérations nationales et sociales et les guerres de guérilla dont le nombre a explosé partout dans le monde.

Au tournant des années 70, le monde entier allait vers une profonde recrudescence sociale. A presque tous les coins du monde, le fusible pour l’explosion révolutionnaire avait été enflammé, secouant la planète avec de nouvelles révolutions ou initiatives révolutionnaires.

En Chine, la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne a éclairé les cieux comme un signal d’alarme pour le prolétariat et pour les peuples opprimés. Le choc de la révolution vietnamienne a fait le tour du monde, devenant une grande source d’inspiration. Il y a eu partout en Europe ou ailleurs une vaste vague de rébellion dans les années 68 – 69 qui a totalement prise la classe dominante par surprise de par son radicalisme, son intensité et sa diffusion massive. Plus encore, il y a eu partout en Asie, Afrique et Amérique Latine une inondation de soulèvement des peuples opprimé qui a été marqué par les guerres de guérilla et par les initiatives révolutionnaires.

Ces événements et leur développement jouèrent un rôle de levain révolutionnaire qui intensifia les contradictions et les antagonismes autour du monde à une vitesse extraordinaire. Il faut se souvenir que c’était aussi une période ou « l’âge d’or » du capitalisme, une période entre-deux ères, ce terminait. C’était le commencement d’un cycle de crise du capitalisme. Par la suite, il y eu une période où les contradictions grandissante, l’intensification des affrontements et l’accroissement des troubles permis de rendre l’accumulation de la conscience des masses et de la classe laborieuse d’autant plus facile.

Tous ces développements ont agis comme un catalyseur sur les conditions objectives de la révolution mondiale qui avait déjà atteint sa température opportune, par la pose des conditions efficaces pour la maturation, le soulèvement et le débordement de la situation révolutionnaire dans chaque pays.

Bien sûr, ces développements ont eu une influence énorme en termes d’approfondissement de la situation révolutionnaire dans les pays semi-colonial et semi-féodal comme le nôtre, avec leur situation révolutionnaire constante de marées hautes et basses. Pour résumer, la vague révolutionnaire a été de continuer durant ses années sans jamais ralentir, à la fois dans les « métropoles » et dans les « provinces » du monde qui se sont retrouvé au milieu d’un bouleversement social. En outre, cette croissance a été debout sur un volcan qui se tenait prêt à exploser.

Ainsi pour cette période, le camarade Kaypakkaya avait déclaré que les conditions objectives de la révolution sont parfaitement adaptées aussi bien en Turquie qu’à travers le monde.

A cette époque, le monde était assis sur un axe bipolaire entre les États Unis et le Social-Impérialisme Russe. Bien que les antagonismes et les contradictions entre les forces impérialistes étaient drastiquement aiguisés, ces forces n’ont pas hésité à collaborer ensemble lorsqu’il a fallu réduire à l’esclavage, piller et exploiter les peuples du monde. Comme l’avais discerné le camarade Kaypakkaya, souscrivant à l’analyse de Mao, les conflits entre les peuples des pays opprimés et l’impérialisme ont été ceux qui ont déterminé le cours du développement et de la transformation dans le monde. En d’autres termes, la lutte menée pour la démocratie du peuple, l’indépendance et le socialisme ont composé le centre de gravité globale du panorama mondial.

A l’écart du reste, la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne a été un coup de tonnerre qui a jaillit de la région d’Asie-Pacifique, accompagné par les barils de poudre, fonctionnant comme un agent de maturation pour les conflits internes dans plusieurs pays et comme un puissant stimulant pour le déclenchement de nombreuses éruptions volcanique révolutionnaire à travers le monde. Également, la dynamique énergie qui avait été émis des « années de rébellions » et qui est arrivé, sous le slogan « Nous voulons tout, et nous le voulons tout de suite ! » partout en Europe, mobilisant dans les rues, et avec Paris pour épicentre, a également joué un rôle de supraconducteur dans le processus de renouveau social.

Et que dire à propos de la lutte de libération qui a duré de nombreuses années au Vietnam ? La lave qui coulait dans ce lit depuis des années a été reçu avec enthousiasme dans les rues de la rébellion, ce répercutant aux lèvres des plus jeunes sous le slogan : « More, more Vietnam ! », « Plus, plus de Vietnam ! »

Le système capitaliste était déjà entré dans une crise générale et prolongé après la révolution d’octobre 1917, et n’a jamais été capable d’atteindre la relative stabilité ni la balance de l’avant-guerre. La périodique crise de surproduction du capital avait donc été couplée à cette crise chronique, ce qui approfondi et mena les conflits et antagonismes liés au capitalisme au point de l’explosion collective. Alors que le capitalisme était à peine capable de respirer et suffoquait sous le poids de tous ces facteurs, le nouveau développement particulier qui eut lieu durant les années 70 créa un espace plus large pour les peuples opprimés pour tendre à faire de « l’effondrement historique » du système un effondrement politique. En d’autres mots, la révolution respirait juste derrière le cou de la bourgeoisie, comme une menace éminente.

L’impact combiné de la révolution Vietnamienne, des rebellions de 1968 et de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne avait orienté les masses dans tous les coins du monde à la gauche, facilitant pour elles une nouvelle et meilleur compréhension de la révolution et avait nettement intensifié les conflits avec les rangs de la classe dirigeante. Ainsi, la période était devenue opportune pour diffuser de manière effective l’espoir et la détermination aux classes laborieuses qui avaient été égarés, effrayés et désordonnés dans les pièges du capitalisme, ainsi qu’aux masses des pays coloniaux et semi-coloniaux qui avaient été oppressés, exploités et trompé par l’impérialisme et par la bourgeoisie.

Le prolétariat et la petite bourgeoisie ont menés des luttes du peuple en Asie, Afrique et en Amérique Latine basés sur la lutte des classes et sur la ligne de la libération nationale, qui étaient des éléments prédominants et déterminant du caractère particulier de l’époque. En effet, la lutte permanente des peuples opprimés contre l’impérialisme y formait le centre de gravité des principales conflits et antagonismes. Et la tendance dominante était à la révolution.

Les révolutionnaires Turques et le mouvement des travailleurs et travailleuses n’étaient pas isolés de ce processus. Naturellement, le vent révolutionnaire qui a soufflé sur le monde avait aussi inspiré les gens et la classe ouvrière de Turquie et avait joué un rôle dans la montée du mouvement révolutionnaire et communiste, poussant le pacifisme déjà répandue et le réformisme aux marges de la vie politique.

Il faut noter, cependant, que malgré les effets extrêmement favorables venant de partout dans le monde, les développements des luttes en Turquie se fondaient d’abord et avant tout sur les conflits et antagonismes internes de la Turquie. Grèves de travailleurs, Occupations d’usines et la terre, les résistances des étudiants étaient répandues dans tout le pays depuis 1965. Ces luttes ont progressivement atteint de nouveaux niveaux, par l’arrivée sur scène de la lutte vigoureuse des travailleurs du 15 et 16 juin 1970, et l’augmentation du nombre d’occupations de terres par les paysans.

C’est au milieu de ces circonstances et à l’intérieur de la jeunesse étudiante la plus réactive, dynamique, militante et organisée de la société, qu’émergèrent Ibrahim, Mahir et Deniz, représentant respectivement le Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste (TKP/ML), le Parti de la Libération du Peuple de Turquie / Front (THKP/C) et l’Armée de Libération du Peuple de Turquie (THKO)

Il y a d’importantes caractéristiques idéologiques et politiques qui distinguent le camarade Ibrahim Kaypakkaya de ses contemporains, à savoir des leaders révolutionnaires petits bourgeois.

Les années 1970 ont fourni le contexte le plus appropriée pour la révolution et pour le socialisme. En Turquie, comme dans le reste du monde, les masses ont été de plus en plus attirées par la gauche, le volume de traduction de livres a grandis de plus en plus rapidement, et il y avait un grand nombre de groupes et d’organisations révolutionnaires, surgissant au sein de la jeunesse, en particulier dans les milieux étudiants universitaires.

Le Camarade Kaypakkaya avait également prospéré au sein de ces circonstances et en passant par le Parti des Travailleurs de Turquie (WPT ou TIP en sigle Turque), à travers la Fédération des clubs d’Idée (FIC ou FKF) à travers l’Éclaircissement Révolutionnaire du Prolétariat (PRE ou PDA) et à travers le Parti Révolutionnaire des Ouvriers et Paysans de Turquie (RWPPT ou TIIKP). Son émergence et l’alternative révolutionnaire qu’il a offert eu l’effet d’un énorme ouragan sur toutes les autres positions politiques contemporaines, qui étaient révisionniste, pacifistes, parlementaire, kémaliste, et se tenaient comme l’ennemi de la nation opprimée.

Le Parti des Travailleurs de Turquie a été formé en 1963 par d’auto-proclamés socialistes, qui étaient en fait des réformistes qui tentaient de profiter de la Constitution relativement libérale de 1963. Dans ces années, les ouvriers et les paysans ont montré des signes d’un réveil massif. Dans les élections de 1965, le TIP a reçu plus d’un demi-million de votes, devenant un centre d’attraction pour les masses et leur aspiration à la gauche. Il était devenu une source d’espoir pour les gens qui avaient souffert plus que possible sous le bâton de l’État et du Parti Justice, qui était le parti au pouvoir à l’époque.

Cependant, la ligne réformiste et parlementaire du TIP a été de plus en plus à la traîne vis à vis de l’intensité du dynamisme des luttes ouvrières et paysannes. De tel sorte qu’il en est venu à fonctionner davantage comme un brise-lames (ou une soupape de pression) jusqu’à ce que les ouvriers et les paysans en rage contre le système fassent évoluer leurs luttes vers des formes plus intenses.

La tendance d’une part des masses à sentir qu’ils gaspillaient leur énergie dans et autour du Parti des Travailleurs de Turquie semble chevaucher, dans le même délai, les toujours plus nombreuses explosions de colère. Malgré un nombre de suffrage relativement important obtenue par le TIP, le Parti de la Justice (AP) est sorti comme le seul grand parti à partir des élections de 1965, formant alors un gouvernement sans coalition. Au cours de l’administration du Parti de la Justice, la violence de l’oppression de l’état a augmenté en intensité.

Par la suite, la lutte spontanée développée par les masses est devenu de plus en plus difficile. Durant cette période, les forces de la droite radicale usaient régulièrement de couteau pour poignarder la gauche ici et là. La période a aussi connu la formation d’Associations pour la « lutte contre le communisme ». Le parti d’extrême droite MHP (Parti du Mouvement Nationaliste), à l’époque connu sous le nom de Parti Paysan Républicain de la Nation, (RPNP ou CKMP en acronyme Turc.) était alors devenu un véritable repère de civils fasciste. Un autre fait notable qui a eu lieu au cours de cette période a été la création de la Confédération des Syndicats des Travailleurs Révolutionnaire (CRWU ou DISK en acronyme Turc) qui a été formé par les travailleurs qui ont quitté la confédération syndicale Türk-Is, une organisation de jaune pro-employeur. Un bon nombre de travailleurs qui formaient le DISK, cependant, étaient du réformiste Parti des Travailleurs de Turquie (TIP) ou d’autres groupes de gauche tout aussi réformiste.

De l’année 1968 à 1969, les luttes spontanées développées par les masses ont pris un ton de plus en plus violent. Les grèves ont été suivies par de nouvelles grèves, le nombre et le niveau de radicalité des résistances ont augmenté, les actions des étudiant ont commencé à viser directement le système, et surtout l’évolution de la lutte pris un nouveau caractère, dépassant les revendications et formes d’action du TIP. En bref, jusqu’à l’année 1970, une tendance au durcissement et à la radicalisation de la lutte a eu lieu. Cette période a également entrainé une augmentation du nombre de martyrs.

Par les années 1968 et 1969, les luttes spontanément développés des masses gagné tons de plus en plus violents. Les grèves ont été suivies par des grèves, le nombre et les échelles de résistances ont augmenté, les actions des élèves ont commencé à viser directement le système, et surtout le développement de la lutte commençait à gagner un nouveau personnage, dépassant les dimensions du TIP. En bref, jusqu’à l’année 1970, une tendance continue de durcissement et la radicalisation de la lutte a eu lieu. La tendance a également entraîné une augmentation du nombre de martyrs.

Un des évènements marquant de la période ont été les protestations massives contre l’arrivée de la 6e flotte des États Unis dans le Bosphore à l’été 1968. La police est intervenue dans la manifestation en utilisant la force et la violence contre la foule des étudiant-e-s manifestant-e-s et un manifestant a été tué. Par la suite, les luttes à travers le pays sont devenues de plus en plus radicales et violentes. En réaction, le gouvernement a utilisé des mesures de répression de plus en plus extrême, augmentant le nombre de morts chaque jour dans les nouvelles. Alors que d’un part, les forces officielle du gouvernement ont lancés des attaques systématiques, les unités fascistes civiles ont également été déployés comme des armes vivantes contre la gauche.

En 1969, lors d’une grande manifestation où travailleurs étudiant-e-s marchaient bras dessus bras dessous, le gouvernement a de nouveau tenté de supprimer l’évènement avec les forces de l’ordre, faisant plus de cent blessés et deux morts. Jusqu’à la déclaration de la loi martiale de 1971, le nombre de personnes tuées dans les manifestations s’élevait à plus de 30.

Dans le même temps, la Turquie a été témoin d’un évènement très significatif. La Grande Résistance des Travailleurs et des Travailleuses du 15 et du 16 juin 1970. Le camarade Kaypakkaya a considéré cette résistance comme « La preuve que les conditions objectives de la révolution sont devenue matures en Turquie ». Bien que la résistance ait été allumée en réaction aux plans du gouvernement d’émettre de nouvelles règles syndicale, qui visaient principalement à éliminer le DISK, ce qui a eu lieu en réalité n’était rien de moins que l’explosion de la classe ouvrière et la colère des masses accumulé contre les années d’oppression et d’exploitation.

Ce fût, en fait, un mouvement qui a piétiné toutes les cliques petite-bourgeoise et bourgeoise et les entités soi-disant de gauche (comme les suivants de Mirhi Belli, Dogan Avcioglu, Hikmet Kivilcimli, etc) qui n’ont jamais vraiment eu pour but la révolution. Leur objectif était d’organiser un coup d’Etat avec l’armée contre le gouvernement de l’époque, celui formé par le Parti de la Justice. Le pouvoir politique de la bourgeoisie compradore et propriétaire n’a pas tardé à reconnaître la gravité de la situation et n’a pas hésité à supprimer la résistance avec des chars, des canons et la loi martiale. La résistance a été un tournant pour la conscience de classe des ouvriers et des ouvrières et la conscience de leur propre pouvoir. Ce fût un bond dans le conscient et l’inconscient des travailleurs et des travailleuses.

La résistance a en outre apporté de nombreuses et riches leçons. Le fait que les gardes de sécurité de l’appareil bourgeois-féodale fasciste aient supprimé la résistance par la violence a eu l’effet sur les masses de les faire sortir des rêves parlementaires et d’abandonné les espoirs placés dans l’armée. La suppression de la résistance a été une confirmation majeure de la conclusion de Kaypakkaya que « La révolution se fondera sur la violence, ce sera obligatoire et inévitable. »

En ce sens, la résistance a incarné un tournant marquant car il a dévoilé le chemin des méthodes de luttes extra-parlementaires, par oppositions au chemin intra-parlementaire. Plus important encore, la résistance a été un exemple majeur qui indique clairement le rôle crucial des masses dans la révolution. Les évènements ont mis en évidence que la révolution ne se ferait pas à la suite des plans d’un petit groupe de conspirateurs comme un coup d’état, ni à la suite des actions radicales prises par la jeunesse petite-bourgeoise.

La résistance a envoyé comme message clair que la force réelle qui provoquera la révolution sera les masses elles-mêmes. En outre, la résistance nous apprend deux autres leçons très importantes : Que les conditions objectives sont assez mûres pour la révolution et qu’une éventuelle tentative de révolution serait presque certainement un échec si la lutte demeure interne aux métropoles et ne rentre pas dans les provinces.

Ce qui enrichi le voyage du mouvement communiste en Turquie jusqu’à l’émergence dans l’avant-garde fût, entre autres choses, l’absorption de ses leçons. Par conséquent, cette résistance occupe une pièce essentielle pour dépeindre la Turquie de 1970.

Il doit aussi être noté que tout au long de cette période, les conflits et antagonismes au sein de la classe réactionnaire dominante sont devenue plus vifs, la dépression économique continue accentuant la crise politique à l’extrême, et le pouvoir débordé a été obligé d’utiliser la violence excessive et le despotisme afin de supprimer à jamais la montée de la lutte des travailleurs, des paysans, des jeunes et des intellectuels. Une telle situation et surtout la résistance du 15 et du 16 juin et la confrontation majeur qui l’a suivie a joué un rôle majeur dans la formation des barricades comme entre « ceux d’en haut » et « ceux d’en bas ».

Ces développements ont poussé le régime de la bourgeoisie-féodale fasciste dans une impasse. Les méthodes parlementaires habituelles et les outils du gouvernement sont devenus incroyablement inutile. La dépression économique a mené les contradictions politiques à leur extrême. Pour faire court, au début des années 1972, le pays était sévèrement secoué par la mauvaise condition économique et sociale.

Dans le même temps, la génération de 1968 -1969 étaient entrés dans le début des années 70 avec une puissance d’action qui était à son apogée ; Dans une atmosphère de violents affrontements, de décès, de grèves ouvrières, d’occupations de terres par les paysans et d’universités par les étudiant-e-s, etc, cette génération a connu une suite de bond dans la transformation de leur conscience, bien plus rapide et intégré que dans les cinquante années précédentes.

Au milieu de cette situation, le camarade Kaypakkaya avais conclu que : « afin de procéder à une guerre du peuple armé, les conditions objectives [étaient] extrêmement approprié », que « les luttes spontanées des masses ouvrières et paysanne [étaient] de plus en plus semblable à une avalanche », et ces luttes ont été, par intermittence, jusqu’au point de se rendre à des affrontements armés.

La conclusion tirée par Kaypakkaya était en fait une analyse concrète de la période qui a duré jusqu’à la prise de contrôle militaire du gouvernement avec la déclaration de la loi martiale en Mars de 1971. Dans son analyse, Kaypakkaya avait pointé du doigt la situation dans laquelle ce dirigeait la Turquie et la nécessité de guider et diriger le développement révolutionnaire dans cette situation. Ainsi, en plus de venir avec une analyse précise des conditions objectives, il a également fournit une description des caractéristique que les forces subjectives doivent posséder.

En effet, tout au long des dernières années menant à 1971, à travers les émeutes, les résistances, les boycotts, les occupations de terres, etc, la conscience et le niveau d’organisation de la classe laborieuse s’élevait rapidement et les masses de paysans et les jeunes de l’université devenaient de plus en plus compétent dans la lutte au fur et à mesure des actions et des affrontements.

Dans le développement de cette compétence, le rôle de la condition optimale de la révolution partout autour du monde ne pouvait pas être ignoré : Le mouvement de guérilla qui émergeait à partir de la campagne vers les villes et les soulèvements des étudiants et des travailleurs dans les centres capitalistes jouèrent un important rôle déclencheur dans la montée révolutionnaire, l’éveil et l’organisation dans les années 70. Et plus important, la vague de révolution partout dans le monde n’a pas trop tardé à se projeter en Turquie.

Au commencement de l’année 1970, un nouveau type de mouvement révolutionnaire émergea en Turquie, jugé et testé par le temps et par la lutte, expérimenté dans le combat contre le régime et ses chiens de gardes, et surpassant les entités réformistes bourgeoises comme le Parti des Travailleurs de Turquie ; Un mouvement qui a tiré tout le terrain sous les pieds de cinquante années de pacifismes et de révisionnisme de bonne foi.

En résumé, Kaypakkaya développa ses propres idées et les éleva en une synthèse idéologique, politique et organisationnelle sous l’influence des conditions historique et politique de bon augure de la période, au travers des luttes des masses qu’il organisa, à l’intérieur du creuset de la lutte des classes : Dans une atmosphère ou l’écho de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne secouait encore le monde et à travers le processus de la difficile lutte interne qu’il avait engagé au sein de la TIIKP. Finalement, cette synthèse allait donner le Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste, le TKP/ML, qui prit forme à travers la lutte armée révolutionnaire, par « la pratique de guérillas de la guerre populaire », en menant la lutte contre le TIIKP – qui avait abandonné Mao opérant un « tournant à droite ».

La stratégie de lutte idéologique de Kaypakkaya n’était toutefois pas limitée au TIIKP. Il s’agissait aussi d’assaut contre la ligne réformiste et parlementaire qui c’était emprisonné elle-même dans le cadre du régime.

Kaypakkaya lui-même décrivit les conditions qu’énonçait le TKP/ML avec les mots suivants :

« La lutte sans cesse croissante de notre courageuse classe ouvrière, de nos paysans altruistes et de nos vaillants jeunes, les livres marxistes-léninistes de plus en plus répandues, les effets de l’ébranlement mondial que fût la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne qui prit place en Chine sous le commandement de Mao, tout cela, préparait les augures d’un environnement à l’intérieur duquel un jeune mouvement communiste allait émerger dans notre pays pour mener la lutte des masses. »

 Les deux lignes en lutte dans la révolution prolétarienne et leur nécessaire dépassement

Le camarade Kaypakkaya, ainsi que les leaders du THKO et du THKP/C, Deniz Gezmis et Mahir Cayan et leurs camarades respectifs, étaient membres de la Fédération des Clubs des Idées (FKF), qui c’était formé en 1965. Dans le même temps, fin 1965 et début 1966, la compétition entre le TIP, qui tenait la ligne du pacifisme-parlementaire, et la clique de Mihri Belli, qui investissait ses espoirs dans l’éventualité d’un coup d’état, c’était incroyablement amplifié.

Durant cette période, la clique de Mihri Belli essayait de tourner la lutte des jeunes étudiant-e-s, qui avaient gagné extrêmement de militants et un caractère radicale, en un instrument pour ses ambitions de coup d’état. Malgré la relative polarisation et les différentes tendances entre les lignes citées plus tôt, les deux camps étaient essentiellement des courants de la bourgeoisie nationale, qui portaient seulement un masque socialiste. Lorsque leur lutte c’est intensifié, le groupe identifié par la parution de la Revue Socialiste Illuminé, dont Kaypakkaya faisait partie, pris le parti de Mihri Belli. Avec les mots de Kaypakkaya : « Entré dans le stade sur les talons de Mihri Belli. »

Durant cette période, une section des masses de gauche penchèrent vers le TIP, tandis que les Clubs d’Idées s’unissaient pour former la Fédération des Clubs d’Idées (FKF), composés de jeunes étudiant-e-s. Au début, les groupes pro-TIP s’étaient arrangés pour prendre le contrôle de la FKF. En 1968 toutefois, lors du deuxième congrès, les partisans de la Révolution Démocratie Nationale obtinrent une majorité claire. Le troisième congrès résultat en une coalition des deux groupes.

Au début de cette phase, en 1967, Kaypakkaya établis le Club des Idées de Chapa avec 9 de ses amis. Dans le même temps, il fût membre du TIP. A l’intérieur de la FKF, toutefois, une déviation des perspectives s’est graduellement développé, « comme le résultat naturel du progrès de la conscience et de l’enrichissement de l’expérience » ainsi que le dit le camarade Kaypakkaya. Ces divisions ce concentraient sur deux positions d’importance majeur : La première, d’une perspective réformiste, considérait la lutte parlementaire comme la seule forme de lutte légitime, tandis que l’autre position, bien sûr, préconisait les thèses de la révolution nationale démocratie (NDR : National Democratic Révolution) ainsi que celle de la Révolution Progressive.

Kaypakkaya pris position du coté de cette dernière. Il expliqua son choix avec les mots suivant :

« Dans cette division, j’ai pris position du côté du groupe qui défendait la révolution nationale démocratique. Si les cercles de la gauche Turque et la Revue Socialiste Illuminé n’étaient pas entièrement -dans le vrai sens du terme-, révolutionnaires de par leur contenue, ils restaient, comparé à la TIP, plus enclin à faire des efforts pour montrer leur intérêt dans les actions démocratie et révolutionnaire des travailleurs, des paysans, des étudiants et des autres catégories du peuple. »

En 1969, la FKF tint son quatrième congrès, qui fût un tournant décisif dans l’histoire de la fédération et dans le parcours révolutionnaire de Kaypakkaya. Lors de ce congrès, la FKF décida de changer son nom en la Fédération des Jeunes Révolutionnaires de Turquie (TDGF) et devint finalement un point focal pour les étudiant-e-s comme l’organisation la plus nette et la plus militante de jeunesse et d’action petite bourgeoise. Cette nouvelle étape franchie par le quatrième congrès de la TDGF amena également une nouvelle phase de division à l’intérieur de la fédération, entre les Jeunes Révolutionnaire (Ou Dev-Genç comme ils sont d’avantage connu en Turquie) et l’illuminante Révolution Prolétarienne. Kaypakkaya pris position de ce dernier coté.

La pratique directe et le progrès accumulé dans la théorie révolutionnaire à un saut qualitatif dans la conscience de Kaypakkaya. En conséquence, il commença à voir plus clairement l’aspect pacifiste [pacificateur ?] du PDA qui refusait de se dissocier de la ligne droitière de Mihri Belli.

Kaypakkaya et un groupe d’opposition de Marxistes Léninistes qui ce groupaient autour de lui notèrent que les positions pacifistes et lointaine du PDA vis à vis des actions et des activités de la jeunesse étaient déconnecté de la masse des jeunes, et que cela ne devrait pas être le cas même si les actions de la jeunesse contiennent certaines faiblesses et impasse en raison du caractère petit bourgeois de la jeunesse étudiante.

Ainsi, l’opposition Marxiste-Léniniste, menée par Kaypakkaya, virent clairement au travers des cas et des expériences répétés que le PRE, qui sera plus tard appelé « Parti des Ouvriers et des Paysans Révolutionnaires de Turquie » (TIIKP), défendait en fait une pratique révisionniste, qui se cachait derrière la bannière du marxisme léniniste. En effet, même après que le révisionnisme du RPI ait coupé ses liens organisationnels avec Mihri Belli, elle défendait encore son droit à ce revendiqué du marxisme léninisme.

A ce propos, le paragraphe suivant de Kaypakkaya est digne d’attention :

« Le PRI se contentait de seulement regarder depuis les coulisse la lutte des jeunes militants menée malgré les souffrances et les morts toujours intensifiés par l’oppression fasciste. Cela a mené à une complète déconnexion de la masse des jeunes. »

De plus, le révisionnisme de PRI refusait le fait que l’essence de la Révolution Démocratique était la réforme agraire. Il rejetait le rôle révolutionnaire des paysans. Il rejetait la lutte armée avec l’excuse que « les conditions [n’étaient] pas encore optimale. ». Il rejetait les théories marxistes léninistes de l’état et de la révolution. Il rejetait le droit des nations à l’auto-détermination. Il préservait le nationalisme petit bourgeois.

Au niveau international, il assumait une attitude « d’entre-deux » entre le mouvement communiste mondial et les révisionnistes modernes. Le fait que les révisionnistes ait saisis le pouvoir dans l’Union Soviétique et dans l’est de l’Europe, que les dictatures du prolétariat (dans ces pays) ce soit transformé entre dictature de la bourgeoisie a été nié. L’expérience de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne a été rejetée.

Le club de bourgeois qui s’appela plus tard le TIIKP était né dans ces conditions, sur ces fondations idéologiques. Alors que d’une main il maintenait le révisionnisme moderne sur les principaux sujet, il étira plus tard son bras vers les pensées de Mao Zedong. Comment était-ce possible ? Bien sûr, en abandonnant l’essence même des pensées de Mao Zedong. »

Pendant que la période avançait avec ses développements et ses contradictions, la Grande Résistance des travailleurs travailleuses de Juin 15-16 vint frapper à la porte. Cette énorme résistance de la classe laborieuse fût un moment critique pour le groupe d’opposition Marxiste-Léniniste que menait Kaypakkaya à l’intérieur du PRE. L’opposition, avec les mots de Kaypakkaya, « eut la leçon nécessaire » de cette résistance. La résistance mis en lumière le caractère passif et de tendance droitière de la ligne suivie par le PRI depuis son commencement. Pour exposer la nature révisionniste de la ligne, la résistance eut un rôle optimal.

Comme cela avait été noté en son temps par le camarade Kaypakkaya, celles et ceux qui étaient liés aux masses purent tirer des leçons précises de la grande résistance des travailleurs, tandis que ceux qui en étaient déconnecté ne purent pas avancer du moindre centimètre, à part pour quelques retouches de façades.

Initialement, dans les conditions d’intense répression et la loi martiale qui viens après la Grande Résistance des travailleurs et travailleuses, les tenants de la ligne soumise et pacifiste purent être partiellement convaincu de la nécessité d’une organisation et méthodes de luttes illégales. Après les premiers signes de ramollissement de la loi martiale, pourtant, la ligne passive et pacifiste revint rapidement à ses anciennes perspectives.

A ce moment, toutefois, avec pour objectif de dissimuler la ligne droitière, ils commencèrent à prendre le chemin de la démagogie. D’un côté, la Guerre Populaire était loué avec la plus grande force, alors que de l’autre main elle demeurait un chemin insensé. Mao Zedong devint un masque utilisé pour justifier des bonds sur la droite. Il doit également être souligné, toutefois, que les révisionnistes, qui étaient devenue incroyablement déconnecté des masses, furent obligé d’ajuster leur visions droitière sur certains sujets, comme sur « le caractère de classe de l’Etat, de l’armée et la règle de la loi martiale, les questions qui sont les ABC du marxisme-léninisme. » Ils ont aussi, étape par étape, pris position contre le révisionnisme moderne.

De plus, comme ce fût souligné par Kaypakkaya, ils semblaient aussi reconnaitre que le pouvoir politique serait saisi morceau par morceau à travers la Guerre Populaire, des campagnes, jusqu’aux villes. C’était, encore, seulement dans l’apparence et comme toujours ce changement de point de vue était frauduleux et opportuniste. Ils agissaient comme si ils défendaient ces points depuis longtemps.

Rajoutons que, sur plusieurs points principaux, ils étaient très loin de comprendre les objectifs et l’essence de la Révolution Démocratique. Plus important, les thèses qu’ils proclamaient défendre ne l’étaient que dans les mots : Quand il fallait en venir aux actes, ils ne déviaient jamais de leur ligne révisionniste. A l’intérieur du PRE, la lutte entre l’aile marxiste-léniniste et la direction bourgeoise fût trainé sur plusieurs points.

La direction bourgeoise continuait à échouer à comprendre l’essence de la révolution démocratique, se contentant de prétendre défendre ce principe marxiste-léniniste, ce concentrant surtout sur les activités de presses légale, organisant seulement les ouvriers et les paysans dans les comités de travail, négligeant les activités dans les villages, poussant les activités illégale de coté comme si elles étaient secondaire, investissant leurs espoir dans la démocratie bourgeoise, analysant mal les principes et les contradictions, rejetant la réforme agraire, etc…

Et avec le Mémorandum de février 1971, ils mirent l’opposition marxiste-léniniste sur la liste des cibles, tentant de tromper les membres du parti sur les véritables questions. Finalement au congrès d’avril, Kaypakkaya, avec le reste du groupe d’opposition, fît circuler un article nommé « Soyons braves et sincère dans l’autocritique » exigeant un nettoyage de la pagaille révisionniste à travers une autocritique complète et sincère. Dans l’agenda de la direction bourgeoise, toutefois, il n’y avait aucune considération de ce type. En fait, ils ont même empêché le vote des propositions qui ont été présentées par l’opposition ML, résumées comme 11 principes :

1 – L’activité dans les régions paysannes est principale et celle dans les grandes villes est secondaire.

2 – La lutte armée est principale, les autres méthodes de lutte sont secondaires.

3 – Les activités illégales sont principale, les activités légales secondaires.

4 – Aussi longtemps que l’ennemi est plus fort que nous à travers le pays, la défense stratégique est principale.

5 – A l’intérieur de la défense stratégique, les tactiques d’attaques sont principale et les tactiques de défense secondaires.

6 – Durant cette étape, en termes de lutte armée, la guerre de guérilla est principe, les autres formes de luttes secondaires.

7 – Dans les grandes villes, durant cette période de défense stratégique, accumuler les forces et attendre les opportunités est principale, les autres formes de lutte sont secondaires.

8 – En terme d’organisation, l’organisation du parti est principale, les autres formes d’organisation sont secondaire.

9 – En terme d’autres formes d’organisation, les organisations de lutte armée sont principales.

10 – S’appuyer sur notre propre force est principale, s’appuyer sur nos alliés est secondaire.

11 – Il y a actuellement les conditions pour la lutte armée dans notre pays.

Dès le premier mois de 1971, Kaypakkaya et ses camarades, le groupe d’opposition Marxiste-Léniniste, réalisa que la direction bourgeoise du PDA était un cas sans espoir. Toutefois, il était encore nécessaire de rester dans le PRE afin de sensibiliser davantage les militants et les cadres utiles et d’exposer davantage la direction bourgeoise. L’opposition marxiste-léniniste espérait aussi que les vieilles méthodes de travail et de lutte, qui étaient devenues largement dépassées à cause de la loi martiale, allait pousser les cadres du parti à voir clairement la ligne révisionniste du parti. Tous les efforts du groupe d’opposition marxiste-léniniste, hélas, tombèrent à plat sans produire le moindre impact et la direction bourgeoise demeura sourde à leurs appels. Ni le meeting d’Avril ni l’Assemblée Générale Socialiste n’apportèrent de solution à ces problèmes.

Les décisions prises les 7 et 8 février 1972 par le Comité Régional de l’Anatolie de l’Est (DAKB Dogu Anadolu Bolge Komitesi en Turc) eu l’effet d’un souffle énorme dans les rangs du TIIKP, mettant la direction révisionniste dans la panique. Ces décisions étaient très importantes en termes de cohésion, exprimant certaines, si ce n’est tous, les problèmes pratiques et théoriques de l’opposition marxiste-léniniste. Les décisions reflétaient le raffinement et la résolution des analyses de Kaypakkaya, rapprochant encore plus la séparation finale.

Ici est le résumé de la partie la plus cruciale des décisions en dix points :

Tant à l’échelle mondiale qu’à l’échelle de notre pays, les conditions objectives pour la révolution sont extrêmement favorables. Sur le front des impérialistes et des réactionnaires locaux, les crises sont suivies par de nouvelles crises et cela mène à des attaques sauvages de la part des contres révolutionnaires. La classe ouvrière et les peuples révolutionnaires ce sont héroïquement levé contre ces attaques et ont répondues à la violence contre-révolutionnaire par la violence révolutionnaire. La plupart des peuples opprimés d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine sont entré dans la lutte armée sous la direction de la Classe Ouvrière. La Turquie n’est pas immunisée à cette situation.

En Turquie aussi, la lutte de la classe ouvrière, de la paysannerie pauvre et des autres couches révolutionnaires a été mené jusqu’au point d’affrontements sanglants. La majorité de la classe ouvrière et de la paysannerie pauvre ont compris que leur libération ne pourrait venir seulement que de la lutte armée. La seule chose à faire est de mener les masses et de les organiser dans la lutte armée partout dans les campagnes, dans une stratégie d’encerclement des villes. Un mouvement communiste qui n’est pas cette ligne ne mérite pas de porter ce nom (le titre de mouvement communiste). Une organisation communiste qui n’est pas ce chemin est condamné à être déconnecté des masses et isolé.

Au lieu de mener les masses avec la détermination et persistance sur une ligne de la lutte armée de la guérilla comme le fait notre mouvement, le PRE insiste sur les précédentes erreurs de sa ligne droitière en poursuivant la même tendance sous de nouvelles formes. La lutte armée est invoquée seulement par les mots, mais en essence, elle est actuellement niée.

Ni la lutte, ni les formes et fonctions de l’Organisation ne promurent la lutte armée. Au contraire, ils jouèrent envers celle-ci un rôle entravant. La ligne politique droitière de l’époque, au lieu de s’engager dans la lutte armée, ce contente de la repousser dans un futur indéfini. Avec pour objectif de ne pas commencer à employer cette forme de lutte, ils employèrent toute sorte de ruses théoriques et pratique comme volontairement tirer les mauvaises conclusions de la thèse correcte de Lénine selon laquelle la révolution sera l’accomplissement des masses et d’élever le fait d’être organisé à l’échelle nationale comme la condition fondamentale du commencement de la lutte armée.

Parmi les décisions mentionnées ci-dessus, la neuvième considère que la tâche principale de l’instant actuelle était d’identifier les zones les plus appropriés à la lutte armée, de mobiliser la plupart des cadres de ces régions, et de former les unités de guérilla afin d’émerger comme l’Organisation de lutte armée du moment.

Elle ce concluaient avec la déclaration suivante, qui fût mortel pour le révisionnisme qui continuait à fuir la lutte armée.

« Si nécessaire, après une très brève période de propagande et d’agitation, des actions de guérilla doivent immédiatement être entreprises ».

Ces décisions outragèrent la clique bourgeoise du TIIKP. Après le meeting du 26 mars 1972, le groupe d’opposition Marxiste-Léniniste décida de couper tous liens avec le parti.

A ce meeting, la direction bourgeoise demande une autocritique de la part du groupe d’opposition Marxiste-Léniniste pour s’être engagé dans des luttes de faction. Le groupe Marxiste-Léniniste, en retour, répliqua qu’ils ne voyaient aucune nécessité d’autocritique car leur lutte était contre le révisionnisme et rejetait toute revendication de faction. Le congrès du parti qui arrivait allait prendre place sous la direction des révisionnistes de leurs laquais, ne laissant de place que pour une poignée de représentants de l’aile marxiste-léniniste. L’aile marxiste-léniniste annonça qu’elle participerait au congrès sous la condition que les délégués suggéré par elle soient aucun invité au congrès. Leur proposition furent rejeté et c’est ainsi que l’aile Marxiste-Léniniste fût privé de sa chance de participer au congrès, marquant le dernier point dans la division…

Kaypakkaya explique le but de l’intention de l’aile Marxiste-Léniniste à participer au congrès dans les paragraphes suivants :

« Les Marxistes Léninistes attendaient de ce congrès les bénéfices suivants : Porter la vue révolutionnaire à tous les cadres et, dépendant de la situation, soit liquidé la direction désespérément révisionniste, soit suivre la route de la formation d’une nouvelle organisation avec les nouveaux cadres recruté. Après tout, deux différentes idéologies et politiques séparée l’une de l’autre avec deux lignes distinctes ne peuvent coexister longtemps sous le même toit. L’une des deux doit prévaloir. Si ceux qui s’engagent dans le déviationnisme (de la ligne Marxiste-Léniniste) ne peuvent être corrigé à travers la critique et la persuasion, entre d’autres mots si, à travers leur comportement, ils prouvent qu’ils sont des opportunistes sans espoir, alors il ne reste qu’une solution pour le bien commun : Prendre le pouvoir au sein du parti des mains des incorrigibles et le nettoyer d’eux. Il s’agit ici aussi d’une lutte de pouvoir entre le prolétariat et la bourgeoisie. Ceux qui reconnaissent ce droit à la bourgeoisie et l’interdise au prolétariat sont des ennemis du peuple, qu’ils le fassent ouvertement ou secrètement.

Le congrès n’allait donner aucun bénéfice pour les Marxistes Léninistes. La direction bourgeoise allait imposer sa ligne révisionniste comme décision de congrès avec la majorité qu’elle avait déjà. Mis en face des votes de la bruyante majorité, les Marxistes Léninistes n’allaient même pas pouvoir exprimer leurs pensées. Dans les cas où ils y parvenaient, leurs voix étaient comme confiner entre quatre murs.

En outre, il n’y avait plus aucune condition restante pour la persistance des Marxistes Léninistes.

Sous ses conditions, il était devenu impossible et inutile de demeurer dans l’Organisation et de continuer à s’y battre. La voie pour servir le prolétariat et le peuple était maintenant pensée comme devant quitter définitivement la clique organisationnelle des révisionnistes. Et c’est ce que firent les Marxistes Léninistes. Ils rejetèrent la discipline bourgeoise. Ils décidèrent de se battre contre elle principalement. »

Dans un article datant de Juin 1972 et titré « Origine et développement de notre différence avec le Révisionnisme naissant », le camarade Kaypakkaya énonça ainsi la sortie finale :

« La lutte qui avait continué, parfois ouvertement, parfois secrètement, assumant parfois des formes violentes et parfois paisible mais qui demeurait ininterrompu entre les deux lignes du mouvement naissant, anciennement la PDA : Révolution Prolétarienne Eclairée, arriva à un point où il devint impossible pour les deux lignes de demeurer dans la même organisation. A ce point, l’aile prolétaire avait définitivement détaché tous ses liens avec la clique bourgeoise révisionniste et avait commencé à ce réorganisé sous des fondations Marxistes Léninistes ».

A la suite de la scission définitive avec le révisionnisme en mars 1972, émergea le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Turquie, le TKP/ML, sous la direction du camarade Kaypakkaya.

Comme cela a été souligné par Kaypakkaya lui-même, la scission avec le TIIKP était une « scission immature », malgré le fait qu’elle vint après une intense période de multiples affrontements idéologiques. Les circonstances pressantes firent de la division immature une route inévitable pour l’opposition Marxiste-Léniniste. Cela eu de sévères conséquences, notamment le fait que les points de vue de l’opposition Marxiste-Léniniste n’eurent pas le temps de se répandre à tous les niveaux de l’Organisation. En dehors de l’intensité des belligérants, les batailles entre les deux lignes demeurèrent confinées à une petite partie du parti. De plus, les critiques émises par l’opposition Marxiste-Léniniste envers la direction révisionniste du TIKKP ne purent pas être entendu en dehors de la structure du parti. Après le fait que cette voie, même pour une lutte limitée entre deux lignes fût fermée, les cadres Marxistes Léninistes furent forcés de chercher une autre route dans la lutte.

 Insistance de Kaypakkaya sur l’importance du Parti communiste dans la lutte de classes

Un des traits qui distingue le camarade Kaypakkaya des autres meneurs révolutionnaires de son temps, comme ceux du THKO ou du THKP/C, est l’importance qu’il met dans le Parti Communiste dans la préparation de la révolution, pendant la révolution et dans la période post-révolutionnaire. Contrairement à ceux qui préconisent un parcours révolutionnaire sans un parti, il était convaincu que sans un parti communiste à l’avant-garde du prolétariat, il ne pourrait jamais y avoir de préparation pour la révolution ni de vrai révolution.

En effet, en Janvier 1972, il avait commencé sa critique du projet de programme du TIIKP à partir de la question du parti. Il attachait une si grande importance au parti communiste qu’il s’efforça d’arriver à la conclusion la plus complète, exacte et idéale aux questions que posait Lénine des années plus tôt. Pour qu’il soit scientifique et contribue à la conscience politique du prolétariat, quel devrait être le nom du parti ?

Le camarade Kaypakkaya considéra la question sous différents angles en prenant en compte le contexte des conditions de la Turquie et arriva à la conclusion suivante : Il était très important que l’appellation exprime définitivement, clairement et précisément notre mouvement et ses buts ultime et, en pratique, contribue au progrès des consciences pour la classe laborieuse et l’ensemble des travailleurs et travailleuse, ainsi qu’à nous distinguer de toutes sortes de traitres au socialisme. Le nom qui permettait cela était Parti Communiste de Turquie/Marxiste-Léniniste (TKP/ML). TKP/ML était scientifique correcte et précisait clairement l’expression de notre but ultime.

Il existe de nombreuses organisations nécessaires pour la lutte révolutionnaire dans le combat du prolétariat pour le pouvoir politique. Parmi elles, cependant, le parti prend place comme la forme la plus haute et significative de l’organisation de classe du prolétariat, dirigeant la lutte armée révolutionnaire et préparant le prolétariat pour la révolution. Composé des éléments de la classe laborieuse les plus conscient, acharné et compétent-e-s, le parti est une organisation ou l’unité d’action du prolétariat et sa détermination sont cristallisé et mis en commun avec une ferme discipline de fer ; ou l’autocritique est nécessaire ; Le Parti est l’organisation qui prépare le prolétariat pour la révolution et la prise du pouvoir politique.

C’est pourquoi Kaypakkaya s’est mis en route pour établir le Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste peu après avoir scissionné avec le révisionnisme. Le TKP/ML est donc née le 24 avril 1972. Car il avait pleinement compris que pour faire une révolution anti-impérialiste et antiféodale contre un appareil centralisé et unifié contre-révolutionnaire, il fallait un parti capable de diriger la guerre, comme un contingent prolétarien.

Plus important, basé sur les principes de la révolution chinoise et sur la théorie qui avais été développé à travers cette pratique, le camarade Kaypakkaya a de nouveau insisté sur le fait que dans les pays comme le nôtre, pour saisir le pouvoir des mains de la bourgeoisie-féodale fasciste, le parti doit fonctionner comme un instrument de guerre, comme l’état-major durant la guerre. Dans des pays semi-colonial/semi-féodal comme le nôtre, à distinguer des pays capitaliste, le Parti Communiste émerge avec ce caractère « belligérant ». Et plus important, dans les pays comme le nôtre, le parti est construit dans un climat de guerre ; Il se développe, deviens plus fort, gagne de l’expérience et s’endurcit à travers la Guerre Populaire Prolongée. Le camarade Kaypakkaya savait que dans un pays comme le nôtre, l’identité belligérante du parti venait avec un nombre très important de tâche. Un tel caractère nécessite un certain niveau de militarisation du parti en termes de fonctions organisationnelle, de discipline et de mode opératoire.

Le camarade Kaypakkaya décrit le caractère et les tâche du Parti Communiste dans notre pays semi-colonial / semi-féodal comme suis :

« Un parti communiste avec une discipline de fer qui est libre de la subjectivité, du révisionnisme et du dogmatisme, qui s’est fondu dans les masses, qui combine la théorie et la pratique et qui applique les méthodes de l’autocritique ; Sous la direction d’un tel parti, les forces armées du peuple, et encore sous la direction d’un tel parti, le front uni du peuple : Ce sont les trois armes du peuple que nous allons utiliser pour vaincre l’ennemi. »

A ces armes principales, il assigna un rôle spécial et unique dans le parti. Le parti est au-dessus à la foi de l’armée et du front et il porte le rôle de direction. Le parti est le point focal de tous. Ainsi, il dessine une ligne entre lui et ceux qui préconisent l’organisation principalement comme armée ou front. Par cette guerre à long terme, toutes les tâches de la révolution peuvent seulement s’achever à travers l’existence et la direction du parti communiste. Cette conclusion, après tout, est la confirmation de la déclaration de Lénine : « Dans sa lutte pour le pouvoir, le prolétariat n’a pas d’autres armes que l’organisation ». Et cette arme est le centre de tout, elle est l’avant garde et la force directrice en période de pré-révolution, de révolution et d’après-révolution.

 Les vues de Kaypakkaya sur la révolution en Turquie

Les cinq documents fondamentaux que le camarade Kaypakkaya rédigea comme une critique au révisionnisme naissant, à la fois dans le RWPPT et après la scission, composent un ensemble d’idéologique, organisationnel, politique et militaire alternative au vu de la révolution en Turquie.

De ces articles, il écrit « La question nationale en Turquie » en décembre 1971, « Comprenons correctement la doctrine du Président Mao sur le pouvoir politique rouge » en janvier 1972, et dans le même mois à la fois « Critique du programme du TIIKP » et « Thèse du révisionnisme naissant dans le mouvement Kémaliste, la période de la loi Kémaliste, les années de la seconde guerre mondiale, l’après-guerre, et mai 27 (Coup d’état militaire de 1960). » Et finalement, en juin 1972, après la scission de l’organisation, il écrit « Origine et développement de nos différences avec le révisionnisme naissant : une critique générale du révisionnisme du TIIKP ».

Le camarade Kaypakkaya, dans les articles mentionnés plus haut, qui ont tous été écris entre 1971 et 1972, à travers ses analyses de la structure économique et sociale de la Turquie, présente des réponses intégrale à la nature de la révolution en Turquie, son chemin, ses perspectives, ses forces conductrices et ses objectifs, et les fondamentales et principales contradictions, la guerre populaire, l’état Turc et son caractère. Plus encore, il offre aussi des analyses sans précédent sur le Kémalisme, l’histoire de la République de Turquie et la question nationale Kurde, chacune d’entre elles balayant le statuquo et les tabous qui avaient persisté jusqu’à cette époque. Ce qui est en outre très remarquable à propos de ses points de vue est qu’ils composent tous une structure intégrale, avec une grande consistance interne et une logique dialectique, qui présentent une clé incomparable pour nos buts révolutionnaires et politiques.

Le portrait intégral des conditions qu’il dessina était une réflexion directe de la structure semi-coloniale, semi-féodale économique et sociale de notre pays, pour les « standard général », la révolution d’octobre et la révolution chinoise peuvent trouver une correspondance avec notre localité seulement s’ils peuvent être fusionnés avec une analyse correcte de la structure politico-sociale de la Turquie. Le camarade Kaypakkaya attachait une grande importance à cet aspect dans son travail.
Il a très clairement démontré que les conflits anti-impérialistes et antiféodaux, qui sont deux conflits fondamentaux découlant des statuts semi-coloniaux et semi-féodaux, coïncide avec l’essence de la révolution démocratique.

Cela signifie qu’il y a une nécessité d’une révolution nationale à cause au semi-colonialisme et d’une révolution démocratie à cause du semi-féodalisme. Durant les périodes de conflits internes, en d’autres mots durant les périodes où les conflits entre féodalisme et de larges masses de gens sont les conflits principaux, notre révolution prend le caractère d’une révolution démocratique. Durant les périodes de conflits externes comme principal conflit, en d’autres termes en cas d’occupation par un pouvoir étranger, par exemple, quand le conflit entre l’impérialisme occupant et le peuple du pays devient le principal conflit, alors notre révolution prend le caractère d’une révolution nationale.

Cela signifie aussi que dans notre pays, les aspects nationaux et démocratiques de la révolution sont tous deux séparés et combiné en même temps. Ils sont séparés car ils émergent à différents stade de la révolution. Cependant ils sont combinés car le féodalisme est l’un des pieds de la position sociale de l’impérialisme et ainsi tous coup porté au féodalisme est un coup porté à l’impérialisme.

Les forces directrices d’une telle révolution sont le prolétariat, la paysannerie, la petite bourgeoisie et l’aile gauche de la bourgeoisie nationale, quand ses cibles sont l’impérialisme, le féodalisme et le capitalisme. Dans les conditions des pays comme le nôtre, le fascisme à un caractère chronique car il est une dictature conjointe entre la bourgeoisie et les propriétaires. Donc, le contenu de classe de la lutte anti-impérialiste et de l’anti-féodalisme est actuellement la même. Le but de la première phase de la Révolution Populaire Démocratique est de mettre à bas les trois montagnes : Impérialisme, féodalisme, et capitalisme, et de créer une société indépendante, libre et démocratique, qui en essence correspondent à la résolution des conflits anti-impérialistes et antiféodaux, et qui a une seconde phase, son but est de pousser la société dans le socialisme et le communisme sans interruption entre les deux phases.

La voie pour accomplir une telle révolution, ou pour vaincre le pouvoir féodal-bourgeois, est de faire de la Guerre Populaire la principale forme de lutte, basé sur la « stratégie de Guerre Populaire Prolongé » et à travers des bases politiques rouges, qui sont en fait les graines de la future structure du Pouvoir Populaire Démocratique. Clairement, dans un pays avec de telles conditions, la principale forme de la lutte va être la guerre et la principale forme d’organisation va être militaire comme la révolution armée va être la principale forme de lutte, attribuant au Parti un caractère belligérant. Évidemment, une telle stratégie prévoit une ligne d’encerclement des cités par la campagne, coïncidant avec un combat prolongé, entêté et cinglant.

Le Camarade Kaypakkaya a souligné avec persistance que la stratégie de « La campagne, encerclant les villes » est déterminée par les relations de pouvoir entre la révolution et la contre-révolution, et que celles-ci sont plus avantageuses pour la révolution dans les villages plutôt que dans les villes. Le maillon le plus faible de la chaîne contre révolutionnaire est situé dans les campagnes.

Comme si il avait prédit la situation actuelle et en avait donné les solutions à l’avance, Kaypakkaya dit :

« Même dans le cas où le féodalisme aurait été graduellement résolu et que par conséquent la population paysanne serait réduite, la stratégie demeure valide. »

Parce que les conditions semi-coloniale (ou coloniale) du pays positionnent toujours les relations de pouvoir à la faveur de la contre-révolution. Ceux qui considèrent la question uniquement basée sur le fait de savoir si la population paysanne compose la majorité ou non, plutôt que de considérer cela avec une œil matérialiste-dialectique ou de pensé les perspectives en tant que relations de pouvoir interactives, ratent entièrement le point. Comme résultat, ils sont convaincus que la population paysanne déclinant, alors la stratégie du « siège des villes par la campagne » n’est plus applicable. Cela ne fait aucun doute, dans la stratégie du siège des villes par la campagne, la Guerre Populaire (Prolongée) et dispersé de la guérilla occupe un coin prédominant de sa vision théorique basique.

Un autre point important est le rôle de la bourgeoisie nationale. C’est une allégie stratégique du front unifié du peuple dans la révolution. Le front unifié du peuple ce construit à travers l’alliance des paysans et des ouvriers ; La petite bourgeoisie et l’aile révolutionnaire de la bourgeoisie nationale prennent place dans ce front comme d’autres composants.

Le prolétariat est l’idéologie politique meneuse de la révolution et la paysannerie est sa « force de base » comme son corps. Cette caractéristique de la paysannerie est extrêmement importante et est directement liée à la révolution agraire paysanne. Clairement, une telle révolution, dont l’essence est déterminée par la révolution agraire, répond à sa première phase largement aux besoins de la paysannerie.

Le Camarade Kaypakkaya invoqua le droit des nations à l’auto-détermination, en d’autres termes le droit d’une nation oppressée indépendante à établir un État séparé avec un langage clair et précis. Sur cette question, il fait la déclaration suivante, basé sur les principes du Léninisme :

« L’égalité pleine des droits pour toutes les nations, droits des nations à l’auto-détermination, unité des travailleurs (et des peuples opprimés) de tous les pays ».

La profondeur des analyses de Kaypakkaya sur la question nationale pouvaient seulement être faite par un vrai leader communiste. Kaypakkaya fût le seul leader communiste à réussir une « rupture radicale » des approches théoriques et politiques soutenue avant lui sur les questions de la Guerre de Libération Nationale (à la suite de laquelle la République de Turquie fût établie), la récente histoire de Turquie, et du Kémalisme.

Ses remarquables et exactes diagnostiques était que la Guerre de Libération Nationale était une révolution de la bourgeoisie marchande Turque, des propriétaires et des banquiers, et des quelques industrielles bourgeois ; Que la bourgeoisie nationale n’était pas meneuse de cette révolution mais était la force de sauvegarde et que les leaders de cette révolution venaient du tout début de la collaboration avec les impérialistes, devenant le jouet de l’impérialisme ; Et que le Kémalisme qui est l’idéologie de l’aile droite des gros compradore Turc de la haute et moyenne bourgeoisie, eu l’effet d’un coup de tonnerre lâché dans un ciel bleu clair.

La déclaration que la révolution Kémaliste pris place pour éviter une éventuelle révolution des terres menées par les travailleurs et les paysans ; Que le régime kémalistes est seulement démocratique par le nom mais qu’en essence il est une dictature fasciste, choqua ses contemporains et ouvrir la voie à une requestionnement radical du Kémalisme. Avec ses analyses, le prolétariat et ses voisins rencontrèrent pour la première fois une réalité crue qui brisa le sortilège du Kémalisme et fît tomber la baïonnette.

D’autre part, ces diagnostiques solides et endurants faits par notre parti dès ses tout premiers jours enlevèrent un obstacle majeur pour le développement d’un mouvement révolutionnaire en Turquie. Mahir Cayan, un contemporain de Kaypakkaya et l’un des esprits mesquin « intellectuels » révolutionnaires petit bourgeois majeur, ne pût s’empêcher de tomber dans le piège du Kémalisme. Cayan avait déclaré :

« Le Kémalisme est la position anti-impérialiste, sur la base du nationalisme, la plus à gauche, la plus radicale section de la petite bourgeoisie. C’est pourquoi le Kémalisme est de gauche, il est pour la libération nationale. A l’étape de la guerre avant-gardiste, le long des cercles de l’intelligentsia, autre allié du THKP/C ne peuvent être que les Kémalistes. »

Parmi ses contemporains, Kaypakkaya était le seul qui émergea comme un leader révolutionnaire qui était capable de visée loin devant, devant un guide dans la phase de désorientation et de confusion.

 La position de Kaypakkaya contre l’ennemi et son meurtre

C’est un fait que le meurtre du camarade Kaypakkaya, après trois mois de torture sauvages par l’appareil bourgeois-féodale fasciste des forces militaire-civile, n’était pas un évènement ordinaire. Les états de l’intelligence d’état le savaient, il n’était pas une personne ordinaire ni un révolutionnaire ordinaire. Il était le fondeur et le visionnaire du TKP/ML. Ils savaient que ses opinions étaient comme une grande boule de feu lâcher sur le sol de Turquie. Il était le représentant le plus raffiné de la fusion des principes universels du marxisme et de la pratique concrète de la révolution en Turquie. L’identité communiste de Kaypakkaya, sa formation idéologique et politique, la profondeur de sa pensée, la cohérence logique de ses idées et son engagement indéfectible envers elles forcèrent les forces de la classe ennemie à se mobiliser et à l’éliminer aussi tôt que possible.

Ils devaient priver le parti communiste de son leader communiste, de son centre de gravité qui illuminait le parti. Ils achevèrent cette tâche le 18 mai 1973 par son assassinat. Cela pris à l’ennemi trois mois pour finalement le mettre à mort. Ils le torturèrent et le mirent en pièce mais il n’a jamais reculé d’un seul centimètre de sa détermination communiste, illustrant la dévotion au parti, au prolétariat et au peuple dans sa plus haute forme possible. Les forces ennemies n’achevèrent toutefois pas leurs objectifs en le tuant. Malgré tout, après les quarante années écoulées et plus, il reste un phare pour le communisme.

Pour les dizaines de milliers de personnes qui se sont regroupés autour de ses enseignements, donnant vie au parti qu’il a fondé de toutes leurs forces, convictions et conscience. Et après quarante années, son nom continue de terrifié la classe ennemie. Le fait que ceux qui célèbrent et commémorent son nom, ceux qui regardent son nom avec respect, et ceux qui rendent hommage à son noms sont toujours pénalisés par le tribunal est seulement la confirmation de la peur que l’ennemi ressent à la seule évocation de Kaypakkaya. Cette peur, toutefois, est justifiée et appropriée. Parce qu’il représente le future et la révolution !

L’attitude du camarade Kaypakkaya face à ses ennemis a eu un grand impact sur la génération qui vint après lui. Il n’était pas seulement une figure monumentale du panthéon de la révolution comme un leader communiste mais il était aussi un « héro qui donna sa tête mais aucun de ses secrets. » La « tradition de la résistance » qu’il laissa derrière avec sa mort continue à être un honneur et un symbole pour notre parti et pour le mouvement révolutionnaire en Turquie.

Voici comment il répondit à ses interrogateurs :

« Essentiellement, nous les communistes avons comme principe de ne cacher nul part nos convictions politique et nos point de vues. Mais nous ne divulguons pas nos activités organisationnelles, nos ami-e-s qui travaillent avec nous à l’intérieur de l’Organisation, ni les groupes ou individu-e-s qui ne sont pas de l’organisation mais nous apportent de l’aide. J’ai déjà dit tout ce qui était nécessaire quant à ma responsabilité personnelle. Tout ce que j’ai donné jusqu’à maintenant a été donné au nom de la pensée Marxiste-Léniniste, en laquelle je crois sincèrement. Et je n’ai aucun regret quant aux conséquences. Si un jour je suis libéré de vos mains, je travaillerais à nouveau pour. »

L’attitude assumée par le communiste Kaypakkaya, qui ne ce lamenta pas en pleur quant aux souffrances qu’il endurait, qui au contraire demeura loyal à la cause de la révolution jusqu’à sa fin, est une gifle à la face de ceux et celles qui tournent le dos à la révolution au premier signe de défaite et de danger.

Cette attitude, cette position indomptable, va demeurer comme une balise pour tous communistes et révolutionnaires, et pour notre parti le TKP/ML

 Position du camarade Kaypakkaya avec le mouvement communiste international

La position que Kaypakkaya prit dans le “grand débat” dans le mouvement communiste internationale joua un rôle très significatif dans sa formation, dans le développement de ses points de vue et dans la mise en forme de son identité communiste. Son choix d’alignement, de plus, a eu un impact majeur sur le développement du TKP/ML, sur ses quarante années et plus de marche révolutionnaires, et sur ses assertions et convictions communistes.
Sans aucun doute, le facteur fondamental au centre de cette polarisation, sa lutte idéologique et politique, était une question de choix entre le Marxisme et le révisionnisme.

Dans cet affrontement idéologique mondial en cours entre le révisionnisme moderne et la ligne Marxiste-Léniniste conduite par Mao et le Parti Communiste Chinois, Kaypakkaya avec toutes ses certitudes et sa perspicacité pris place au côté du front du PCC contre l’axe révisionniste Kroutchev – Brezhnev et ainsi choisis le chemin tracé par les théories de Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao.

Les choix du camarade Kaypakkaya eurent évidemment un impact profond dans la formation de la ligne théorique fondamentale de notre parti. La position audacieuse du camarade Kaypakkaya contre le faux communisme de Kroutchev est devenue depuis la source de pouvoir pour la résistance de notre Parti. Cette position a mis en lumière les tâches de la révolution et du socialisme, offrant à notre parti de passer avec succès le supplice des dernières décennies.

L’identité idéologique Marxiste-Léniniste-Maoïste qui est représentée par notre parti aujourd’hui a été le résultat de la pensée de Mao Zedong, qui était la fondation sur laquelle le camarade Kaypakkaya se tint debout dans la grande polarisation idéologique. Les contemporains de Kaypakkaya, au contraire de lui, firent preuve d’un manque de résistance dans cette polarisation ou choisirent de suivre un chemin d’entre-deux, échouant à apprendre de la ligne général du Mouvement de l’Internationale Communiste qui avais été formée par Mao durant sa bataille contre le faux communisme de Kroutchev.

Similairement, le camarade Kaypakkaya a critiqué le TIIKP pour suivre un mi-chemin entre le mouvement communiste international et le révisionnisme moderne, pour mettre à l’écart l’essence de la pensée de Mao Zedong, et pour nier les expériences de la Grande Révolution Culturelle.

 L’importance de Kaypakkaya aujourd’hui

Même quarante ans après sa mort, le camarade Kaypakkaya, avec ses idées testées par le temps, il est toujours important et indispensable pour le TKP/ML. Cette importance est un poids significatif par seulement pour notre parti mais aussi pour toute marche révolutionnaire couronné de succès du prolétariat et pour le mouvement révolutionnaire entier en Turquie.

Ce nom, qui a toujours représenté la libération, la liberté et l’indépendance pour le prolétariat et ses alliés, pour les masses opprimés et exploités du peuple, en dépit de toutes ces années, continue à donner des cauchemars à l’état bourgeois-féodale fasciste et ses enseignements alarment toujours la classe ennemie à propos d’une éventuelle révolution. Ce nom, qui a toujours été mentionné avec la révolution et le socialisme, a gardé un profond respect et amour dans les cœurs des plus larges pans de la classe laborieuse.

Ses visions continuent à fonctionner comme l’unique clé pour embrasser le 21ème siècle et pour atteindre l’achèvement de la révolution. Ses enseignements sont toujours comme des éruptions volcaniques contre ceux qui souhaitent infecter le mouvement révolutionnaire avec leurs propres désespoir ; Contre les démissionnaires, les liquidateurs, les révisionnistes ; contre ceux qui clament que tout cela peut aussi être fait sans une révolution. Ses points de vue continuent de représenter la tourelle de la révolution contre le réformisme.

Sans aucun doute, le 21ème siècle peut-être saisi seulement à travers les théories qu’il a mis au point avec l’expérience des expérimentations révolutionnaires du 20ème siècle et des relatifs reculs. Évidemment cela peut seulement être fait au travers de la ligne idéologique tracé par Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao, qui incarne les intérêts de la classe laborieuse et qui ont été démontré comme correcte par la révolution triomphante de la marche révolutionnaire de dizaines de millions de personnes dans le dernier siècle. Avec sa résistance dans la grande polarisation à l’intérieur du Mouvement Communiste International, le camarade Kaypakkaya est le seul représentant de cette ligne en Turquie.

Dans la période actuelle ou toutes les contradictions et antagonismes du capital sont pleinement exposés et ou le système ne ce maintiens qu’à travers le chaos et la corruption à cause d’une série interminable de crise, le besoin de la révolution et du socialisme est devenu plus fort. Avec le chemin tracé pour la révolution en Turquie, les vues de Kaypakkaya demeurent toujours le point de commencement pour gagner la révolution et le futur. En conséquence, notre parti le TKP/ML, qui a acquis son essence dans les principaux principes de Kaypakkaya, est la seule solution viable à ce besoin en tant que la seule Organisation Communiste du prolétariat en Turquie. Toutes les expériences sociales et politiques de notre pays ont montré qu’aucune entreprise révolutionnaire n’avait la moindre chance à moins qu’elle ne soit basée sur la stratégie de la Guerre Populaire Prolongée, qui a été forgé dans le feu de l’action des masses.

Un autre terrain ou notre parti et les idées de son fondateur sont visionnaires avant toutes choses est la question Nationale Kurde jamais résolue. De plus, son analyse du Kémalisme avais déjà, Il ya plus de 40 ans, entièrement balayé l’état de la République Turque et bien exposé sa vraie nature, contrairement aux efforts calculés, partielles et non non-sincère de certains cercles de nos jours.

Nous allons achever la révolution en relayant ses théories, son audace, sa détermination, sous la direction de notre parti le TKP/ML, le glorieux héritage du camarade Ibrahim Kaypakkaya. Nous sommes assurément capables de ceci, avec nos assertions et convictions communiste, avec nos 41 années de preuve de notre identité communiste.

Qu’il soit entendu : Camarade, être un cadre, un membre, un sympathisant ou un soutien de ton parti est un grand honneur pour nous. Nous promettons que nous allons toujours défendre le nom du Parti, le protégé méticuleusement, et avec lui nous allons triomphé dans la révolution et gagné le futur !

Nous sommes fiers de ton nom, honorés avec ton parti, et éclairés par tes enseignements !

Honneur et gloire à celles et ceux qui marchent derrière ce nom ! Honneur et gloire à celles et ceux qui forment les rangs autour de ce parti ! Honneur et gloire à celles et ceux qui continuent la marche révolutionnaire avec ses enseignements !

LE CAMARADE IBRAHIM KAYPAKKAYA EST IMMORTEL !
LONGUE VIE A LA GUERRE POPULAIRE !

Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste
Bureau International

samedi 18 mai 2013


International