Centre MLM de belgique

Sur l’inéluctabilité du communisme

La ligne de démarcation face au révisionnisme est la reconnaissance de la dialectique de la nature à l’échelle de l’univers lui-même

L’idéologie communiste n’est pas simplement une « ligne politique », une stratégie, et elle est encore moins une méthode. L’idéologie communiste est une science, que Lénine a notamment caractérisée ainsi :

« La théorie de Marx est toute-puissante parce qu’elle est vraie. »

Le révisionnisme nie la toute puissance de l’idéologie communiste, il commence par la relativiser en tant que science, pour la nier finalement totalement.

Logiquement, ce qui va avec cela est la réduction de l’idéologie communiste à une philosophie historique, d’ailleurs cernée de manière mécanique : au féodalisme suit le capitalisme, au capitalisme le socialisme. Si en apparence et formellement cela se déroule ainsi, le fait est qu’il s’agit d’un saut qualitatif entre deux modes de productions, il ne s’agit pas d’un passage mécanique où il s’agirait simplement de « gérer » mieux la réalité.

Le matérialisme historique n’existe pas de manière abstraite, indépendante ; il est une conséquence du matérialisme dialectique. Un matérialisme dialectique que nie les révisionnistes.

Le révisionnisme nie qu’il y ait des lois scientifiques du mouvement de la matière ; il nie l’inéluctabilité du communisme, il nie que sa base est le mouvement même de la matière, et que par conséquent le communisme est universel : l’univers lui-même tend au communisme.

Cette thèse, si compliquée soit-elle, est à la base du marxisme-léninisme-maoïsme ; on ne peut pas comprendre en rien Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao Zedong sans saisir cette question fondamentale.

Dans « De la contradiction » Mao Zedong nous rappelle bien cela :

« Dans toutes les choses et tous les phénomènes, l’interdépendance et la lutte des aspects contradictoires qui leur sont propres déterminent leur vie et animent leur développement. Il n’est rien qui ne contienne des contradictions.

Sans contradictions, pas d’univers.

La contradiction est la base des formes simples du mouvement (par exemple, le mouvement mécanique) et à plus forte raison des formes complexes du mouvement. »

L’univers devient de plus en plus complexe, son mouvement interne est celui de la matière, et la résolution des contradictions amène un saut qualitatif. Le communisme est inéluctable ; comme il est dit dans l’idéologie allemande :

« Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses. »

Le révisionnisme ne pose jamais la question de la dimension universelle du communisme, de la résolution des contradictions. Ce qui prouve dans cette période le caractère non révisionniste du maoïsme, c’est que justement est posé la dimension du communisme à l’échelle de la planète mais également à l’échelle de la galaxie elle-même.

Cela est incompréhensible pour le révisionnisme, qui lui se focalise sur le monde existant aujourd’hui, sur des détails, des événements divers, sans jamais voir la tendance de fond, la dynamique globale du communisme.

Là où le doigt montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ; c’est une question de classe : le révisionnisme représente le passé, l’ancien, il est incapable de porter le nouveau, d’en saisir la dimension.

Selon l’idéologie communiste, que le révisionnisme réfute, la dialectique est universelle, le communisme est par conséquent universel comme tendance de fond et loi du mouvement, ou alors on a rien compris à ce qu’est le communisme.

Le communisme n’est pas une « morale » ou un système de répartition ; le communisme est le mouvement de fond de l’univers, la dynamique de la matière elle-même.

Si nous sommes « communistes », c’est parce que notre pensée est de la matière grise exprimant ce mouvement ; comme l’a enseigné Mao Zedong :

« La loi de la contradiction inhérente aux choses et aux phénomènes, c’est-à-dire la loi de l’unité des contraires, est la loi fondamentale de la nature et de la société, et partant la loi fondamentale de la pensée. »

Les révisionnistes ne sont pas des communistes, car leur pensée n’est pas façonnée par le mouvement dialectique de la matière. Ils sont l’expression de l’ancien, qui pousse à empêcher l’émergence du nouveau, en prétendant qu’il va « trop loin », qu’il faut être « réaliste. » Ils doivent être démasqués et rejetés !

mardi 21 mai 2019


Déclarations et communiqués du Centre MLM [B]