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Robert F. Williams : Discours à Pékin devant les rebelles révolutionnaires − 8 août 1966

Frères, sœurs, patriotes, révolutionnaires :

Une fois encore, je tiens à remercier la président Mao Zedong et nos frères, le grand peuple chinois, pour leur soutien à notre lutte.

Pour commémorer le troisième anniversaire de la déclaration du président Mao Zedong appelant les peuples du monde à s’unir contre la discrimination raciale par l’impérialisme US et à soutenir les Noirs américains dans leur lutte contre la discrimination raciale, la meilleure contribution en hommage à la justesse de ces paroles immortelles consiste en une analyse et une évaluation de développement présent de la lutte en train d’être menée par les Afro-américains.

La déclaration du président Mao du 8 août 1963 donna de l’inspiration à un peuple depuis longtemps brutalement opprimé et déshumanisé, qui se plaça sous les auspices d’une philosophie de style masochiste, le néo-gandhisme. Ses paroles donnèrent de l’élan au mouvement d’auto-défense armée, alors faible et embourbé.

Et aujourd’hui, le monde réactionnaire tout entier est choqué et terrifié par les vents turbulents de la résistance armée toujours plus forte, qui est en train de balayer la puissante forteresse de l’impérialisme sauvage et du racisme bestial.

Dans les grandes villes septentrionales de l’Amérique raciste, dans les petites villes, dans les campagnes, dans les sombres et profondes jungles et étendues sauvages du Sud, d’une côte à l’autre, les Noirs opprimés et déshumanisés font face à la violence oppressive, raciste et terroriste avec la violence révolutionnaire.

Le tonnerre du Pouvoir Noir trouve des échos partout dans le pays. Un feu puissant se répand dans les ghettos, en pleine rébellion. Dans leur paradis fait de richesses volées, ceinturé d’arsenaux massifs plein de terrifiantes armes de mort, les rois tyranniques de l’impérialisme tremblent devant la perspective terrible d’une confrontation avec les esclaves misérables et en colère, armés d’allumettes de cuisine et de bouteilles d’essence.

Quel est le sens de ce cri Pouvoir Noir, dans un pays dominé par le pouvoir impitoyable des intrus blancs qui ont tué jusqu’à l’extermination ses propriétaires légitimes, les Indiens d’Amérique ? Le Pouvoir Noir signifie que les Noirs veulent avoir un contrôle sur leur propres vies, et une voix qui soit respectée dans les affaires publiques qui les concernent.

Nous refusons d’être un peuple colonial, d’être traités comme des citoyens de troisième classe sur notre terre natale. Nous refusons qu’on nous empêche de parler en notre nom, même dans les « ceintures noires » où nous représentons 85% de la population. Nous refusons d’être déformés par le moule de l’homme blanc dans une société suprématiste blanche dégénérée qui ridiculise et méprise notre héritage africain et nous rend honteux de nos caractéristiques ethniques.

Le Pouvoir Noir est le moyen par lequel nous espérons atteindre un stade où nous pourrons être noirs et fiers, sans avoir à nous excuser de nos traits non anglo-saxons. La société dominante dans l’Amérique raciste est réactionnaire, impérialiste, raciste et décadente, et nous voulons nous dissocier de cela.

Le Pouvoir Noir est une force insurgée qui défie la structure raciste du pouvoir blanc, qui extermine si odieusement le peuple du Vietnam et menace le monde d’une destruction nucléaire.

Nous avons été victimes du racisme blanc pendant 400 ans dans le Nouveau Monde. Nous avons été victimes de la barbarie raciste pendant les presque deux siècles d’existence de la forme étatique actuelle. Notre peuple est massacré ignoblement dans les grandes rues de l’Amérique raciste. Nos églises et nos maisons ont été attaquées à l’explosif. Nos femmes ont été violées impunément, nos hommes ont été émasculés.

Nous sommes haïs et tués pour le seul motif que nous sommes nés noirs et que nous refusons de louer et d’aimer nos oppresseurs sauvages, on nous traite de racistes. Nous sommes un peuple opprimé. Notre objectif est de détruire l’étranglement douloureux que nous font subir nos oppresseurs ennemis.

Un opposant qui n’a pas le courage de désigner son ennemi par ses vraies caractéristiques ne pourra l’affronter et le vaincre. Nous proposons d’appeler les ennemis par leur nom. Nous proposons de rallier notre peuple et de combattre sur cette base. Nous ne proposons pas de mâcher nos mots pour le bien de la coexistence pacifique.

C’est une loi naturelle qu’un humble agneau ne peut coexister pacifiquement avec un loup enragé à proximité. Oui, nous avons des Blancs américains avec nous dans notre lutte. Ils sont nos vrais frères.

Ces révolutionnaires comprennent et partagent notre colère. Ils savent qu’elle est justifiée. Leur esprit est une continuation du glorieux esprit du noble combattant anti-esclavagiste John Brown.

Oui, eux aussi forment une minorité haïe et persécutée dans la société de jungle hitlérienne de la clique majoritaire de Johnson. Oui, et comme tous les autres peuples, nous avons des ennemis dans nos rangs. Nous avons des traîtres noirs qui pratiquent la trahison pour 30 pièces d’argent.

Nous avons des Judas noirs, chiens courants insensés au service du gouvernement de Johnson et de sa structure de pouvoir blanc. Comme leurs maîtres, ces marionnettes noires ont leurs jours comptés. Notre colère contre les laquais noirs de nos oppresseurs blancs est aussi intense que notre colère contre les oppresseurs partisans de la suprématie blanche.

Ces Oncle Tom mercenaires sont les plus bruyants des trafiquants de paix, au cœur de la tempête de l’Amérique raciste d’aujourd’hui. Les ghettos sont en flammes, mais ils prêchent la soumission pacifique à la tyrannie et l’oppression continuelles.

Johnson, le grand avocat des droits civils, l’ancien sénateur de l’état raciste du Texas qui en cette qualité vota contre tous les projets de loi favorables aux droits civils des Noirs au Sénat des Etats-Unis, prétendit être un Moïse moderne pour les Noirs américains, à la condition qu’ils se laissent passivement mouler et mutiler par les brutes et les bandits de la suprématie blanche.

Mais maintenant qu’il use brutalement du pouvoir fédéral suprématiste blanc, il menace ceux qui se défendent eux-mêmes, qui défendent leurs maisons et leurs familles.

M. Johnson, le gros bonnet du suprématisme blanc, fait tout pour rappeler à notre peuple que nous sommes une minorité et que les racistes blancs sauvages sont la majorité. Comme ses compères du Ku Klux Klan, il s’efforce de nous effrayer et de nous intimider en montrant le nombre de nos oppresseurs éternels.

De la même façon que M. Johnson voudrait intimider le peuple chinois avec un arsenal massif d’armes nucléaires, il s’efforce d’intimider les Noirs américains en faisant allusion aux grandes hordes de suprématistes blancs qui sont prêts et déterminés à exterminer notre peuple.

Nous disons à M. Johnson que ni l’intimidation, ni la violence, ni la brutalité n’arrêterons les flammes ardentes de la lutte de libération du peuple. La seule force sur terre assez puissante pour éteindre les flammes qui s’engouffrent dans les ghettos et les grandes rues de l’Amérique raciste c’est le fair play, la fraternité, l’égalité et la justice.

Nous donnons au gros bonnet texan Lyndon B. Johnson l’avertissement suivant : il ne pourra pas plus intimider les Afro-américain avec sa menace de lancer à nos trousses ses grandes hordes de racistes fous furieux qu’il ne peut intimider le peuple chinois avec sa menace d’une attaque nucléaire.

Les temps où les impérialistes et oppresseurs racistes brutaux pouvaient effrayer les peuples de couleur et les soumettre par la menace et la violence sauvage sont révolus à jamais !

Nous, révolutionnaires afro-américains, répondons à M. Johnson et à sa fraternité suprématiste blanche du Ku klux Klan avec notre cri : Pouvoir Noir, la liberté maintenant ! Justice ! Nous proclamons notre droit inaliénable de vivre comme des êtres humains et nous soutiendrons cette exigence avec le sang et le feu.

Oui, M. Johnson, nous sommes une minorité, mais en plus de cela nous sommes une minorité opprimée déterminée coûte que coûte à être libre, et nous sommes résolus à payer le prix le plus haut, à accomplir toutes les tâches, et aller aussi loin que possible pour notre liberté.

Oui, nous sommes une minorité, mais nous sommes une minorité qui détient le pouvoir d’avoir une cause juste et la justice de notre côté. Nous sommes une minorité tenant notre place dans les rangs innombrables des grandes masses multiraciales formant les forces anti-impérialistes et anti-racistes qui marchent invincibles dans le monde.

Pour instruire M. Johnson, qui fait si confiance aux nombres, nous lui rappelons une fois encore, en citant les paroles d’un grand dirigeant des peuples, un libérateur dont les paroles, la pensée et les enseignements se dressent parmi les tempêtes du temps comme le puissant rocher de Gibraltar, oui, nous allons lui rappeler encore une fois ce qu’a dit notre grand dirigeant et professeur, le président Mao :

« Nous sommes ma majorité et ils sont la minorité. Au plus, ils forment moins de 10% de la population mondiale qui en compte 3 milliards. Je suis fermement convaincu qu’avec le soutien de plus de 90% des peuples du monde, les Noirs américains remporteront sûrement la victoire dans leur juste lutte. Le funeste système du colonialisme et de l’impérialisme a grandi et prospéré avec l’esclavage des Noirs et la traite des Noirs, et il prendra sûrement fin avec l’émancipation complète des Noirs. »

Aujourd’hui, dans la jungle sociale de l’Amérique raciste, les droits des gens de couleur sont moins respectés que ceux des chiens. La loi et les tribunaux du soi-disant monde libre de la démocratie « chrétienne » protègent les droits des chiens et d’autres animaux, mais il n’y a aucune cour qui dispense sans biaiser une justice élémentaire et des droits constitutionnels et humains aux américains de couleur.

Le sort, long, brutal et misérable qui a été fait notre peuple à travers l’histoire de l’Amérique barbare représente l’un des chapitres les plus sauvages et honteux dans l’histoire de l’esclavage et de l’injustice faite à l’homme par l’homme.

La classe dominante de l’Amérique raciste est l’une des plus hypocrites que le monde connaisse. Elle a capturé les Africains en Afrique, leur a arraché leur culture, les a violé, s’est reproduite à leurs dépens, les a totalement déshumanisés, les a réduits à l’état de bête de somme et les a stigmatisés du nom de « nègres », façon pour l’homme blanc de saluer sa création et son invention d’une nouvelle main d’œuvre pour l’agriculture, d’un nouvel instrument de travail.

Ce faisant, il a promu cet esclavage brutal, et s’est proclamé architecte de la démocratie et d’une société chrétienne. Ce faisant, il a brutalement et sauvagement exterminé les Indiens d’Amérique et a pieusement remercié son Seigneur blanc d’avoir été généreux avec lui au point de lui offrir les bontés du paradis des riches terres indiennes.

Il a construit une prison impérialiste brutale dont les murs encerclent l’Amérique latine, et l’a pieusement nommée la doctrine Monroe. Il a étendu sa main sanglante sur l’Asie et l’a nommée avec arrogance« la politique de la porte ouverte ».

Ces mêmes bandits qui ont exterminé par la violence et la famine les Indiens d’Amérique sur leur propre terre natale proclament aujourd’hui pieusement qu’ils pratiquent la charité envers la nation de l’Inde, façon hypocrite d’ accompagner sa campagne visant à soumettre à l’esclavage les peuples d’Asie.

Quelle est la nature de cette démocratie ? Que connaissent ces sauvages impérialistes racistes et bestiaux à la démocratie ? La démocratie, comme la charité, ne devrait-elle pas commencer par soi-même, dans son propre pays, avant d’être étendue au¬dehors ?

Quelle est la démocratie pour les Noirs Américains captifs dans les ghettos misérables, dans les champs de coton du Mississippi, sous les coups de matraque des policiers sauvages de Washington D.C. ?

Quelle est la démocratie pour les Porto-Ricains, pour les Mexicains et tous les indiens d’Amérique dans l’Amérique raciste ? Seuls les plus grands naïfs peuvent croire ces mots creux et ces promesses de charlatans en faillite morale.

La tromperie yankee suprématiste blanche est incarnée par des hypocrites comme Bobby Kennedy, un trafiquant et un charlatan sophistiqué de première classe qui se pavane et fricote dans les cercles de la suprématie blanche et du colonialisme en Afrique, mais embrasse les bébés noirs en Amérique, adoptant le masque du grand protecteur blanc et du sauveur des Africains noirs.

Les actions de M. Kennedy dans l’Amérique raciste contrastent fort avec sa conduite trompeuse en Afrique. Quand M. Kennedy était ministre de la justice des USA, il avait juré que la loi protégerait également tout le monde, cependant qu’il collaborait avec les racistes les plus barbares du pays. Il fit un pacte avec le raciste notable Ross Barnett, gouverneur du Mississippi.

Des femmes et des enfants noirs sans défense ni soutien furent attaqués à l’explosif, gazés, frappés, violés et assassinés dans les rues del’ Amérique raciste, et M. Kennedy n’a pas encore puni un seul de ces barbares criminels suprématistes blancs.

En tant que ministre de la justice, il n’a rien dit contre le fait que des Africains soient frappés dans les rues des Etats-Unis, y compris des diplomates travaillant aux Nations Unies.

Il est certes étonnant de voir comment M. Kennedy peut à la fois se mettre au diapason de ceux qui hurlent leurs slogans de haine, de mépris et de déshumanisation envers les Noirs aux Etats-Unis et en même temps l’entendre proclamer son grand amour pour l’humanité noire en Afrique. Telle est la nature de Yankee trompeur et barbare.

Aux Etats-Unis, M. Kennedy dit être opposé au nationalisme noir. Dans sa logique de suprématiste blanc , il l’appelle un racisme à l’envers. Le nationalisme noir est une réaction de survie face au nationalisme blanc. Celui-ci dépasse les limites de classe, les limites politiques, sociales et religieuses.

La raison qui fait qu’il n’y a pas d’unité populaire massive entre Noirs et Blancs est que la classe dominante suprématiste blanche a empoisonné les esprits des ouvriers blancs. La plupart d’entre eux s’identifient à leurs maîtres impérialistes. Les libéraux blancs s’appuient sur le paternalisme vis-à-vis des Noirs. Même les pseudos-socialistes d’esprit bourgeois se reconnaissent et se regroupent de plus en plus sur une base raciale et non sur une base de classe.

Nous les révolutionnaires Afro-américains avons découvert que certains de soi-disant socialistes, que nous pensions être nos camarades et frères de classe avaient rejoint la fraternité internationale du Ku Klux Klan pour la suprématie blanche et la domination mondiale.

A notre grande consternation, nous avons découvert que la structure de pouvoir à direction bourgeoise de certains pays socialistes, même ceux dont la population est noire et blanche, préfèrent que soit conservé le pouvoir anticommuniste dans l’Amérique raciste, leur ennemi national naturel, plutôt que de voir un État socialiste juste, démocratique et fraternel être forgé par l’action révolutionnaire des Noirs opprimés, État qui servirait comme il se doit les intérêts de tous les peuple set de toutes les races.

Comme leurs contrepartie yankee qu’ils aiment tant imiter, jusqu’au point de les concurrencer en racisme, ils s’efforcent de bloquer et de défaire les mouvements révolutionnaires des peuples opprimés à travers le monde.

Nous, le mouvement de libération Afro-américain, nous condamnons résolument et nous nous opposons à tous les contre-révolutionnaires qui refourguent la camelote de la suprématie blanche, qu’ils vomissent leur trahison dans l’habit de la phraséologie marxiste-léniniste, ou qu’elle vienne de dessous les draps hideux du Ku Klux Klan et de sa doctrine faussement chrétienne.

Nous qui sommes engages dans le lutte pour la libération et la survie, nous condamnons de façon véhémente l’envoi de troupes noires déshumanisées comme chair à canon pour la guerre impérialiste de l’homme blanc au Vietnam. Nous nous opposons à la croisade funeste de Johnson qui vise à déshumaniser, émasculer et réduire à l’esclavage le grand peuple vietnamien.

Les hommes noirs, venant des taudis des ghettos noirs, éduqués de travers ans des écoles pratiquant la ségrégation, émasculés et déshumanisés par la brutalité policière et les structures de pouvoir blanc, oui ces Noirs qui ne peuvent pas trouver d’emploi, ces Noirs victimes des racistes blancs qui les haïssent pour leur couleur de peau, ces Noirs dont les mères, les sœurs et les êtres chers ont été sauvagement matraqués, gazés, violées, blessés, lynchés et conduits en prison par de fausses cours de justice pour avoir simplement quémandé et prié pour une justice élémentaire, ces Noirs sont forcés de partager les mêmes trous de tirailleurs et de verser leur sang en compagnie de racistes haïssant les Noirs au Vietnam, qui comme en Amérique raciste refusent de fraterniser avec eux dans les lieux de divertissement de Tokyo et Saïgon.

Dans des proportions qui semblent même trop grandes pour la « race des maîtres », un vaste nombre de soldats noirs sont forcés de souffrir et de mourir dans ce vain effort pour prolonger et étendre l’impérialisme brutal et raciste de l’homme blanc. Ils sont forcés de souffrir et de mourir pour la cause du pouvoir raciste qui est autant l’ennemi des noirs en Amérique que du peuple vietnamien ami de la paix et de la liberté.

Et pourquoi appelons nous cette action kukluxklanesque massive au Vietnam une guerre impérialiste de l’homme blanc, alors que tant de Noirs y participent les armes à la main ? C’est parce qu’aucun Noir ne fait partie de la clique qui dirige la politique de Johnson dans l’Amérique raciste.

Les Etats-Unis sont dirigés par le pouvoir blanc. Le pentagone est une arme répressive dominée par les Blancs, aux mains de l’élite impitoyable du pouvoir blanc. Wall Street est un club fermé appartenant aux gros bonnets blancs des affaires et de l’industrie. Les Noirs américains sont en train de résister à cette structure de pouvoir blanche comme le lys, raciste et impérialiste.

Comment un peuple qui se bat et qui affronte la mort simplement pour arracher des droits humains élémentaires à un pouvoir intransigeant et tyrannique, pourrait-il être qualifié de partenaire de cette structure de pouvoir et de participant actif à ses menées racistes et impérialistes, à ses crimes contre l’humanité ?

Les Etats-Unis d’aujourd’hui sont une société fasciste, plus brutale que n’importe quelle autre dans le monde. Elle a exterminé tout un peuple. Elle a cambriolé et violé un continent entier impunément. Elle a divisé les peuples du monde en corps nationaux distincts et les a fait se combattre entre eux et contre leurs frères. Sans aucune autre autorité que celle d’un geste de sa main impérialiste et sanglante, elle a aboli le droit à l’autodétermination des petites nations.

Les Etats-Unis se sont couronnés eux-mêmes rois et adoubés chevaliers en armure de l’univers tout entier. Ils menacent le monde entier d’anéantissement. C’est un pouvoir super-colonial qui recolonise les colonies.

Le fameux et brillant philosophe Bertrand Russel a établi faits à l’appui que l’Amérique raciste a exterminé plus de Noirs qu’Hitler a exterminé de Juifs en Europe. Russel et d’autres humanistes à l’esprit équitable ont montré faits à l’appui que l’agression militaire au Vietnam se perpètre d’une manière plus barbare et cruelle encore que les terrifiantes campagnes d’agression, de génocide et de conquête menées par l’Allemagne fasciste de Hitler.

Cependant, il y a une tendance puissante, promue par le diable américain lui-même, qui mène à accorder plus de sympathie et de fraternité aux prétendus « bon américains raisonnables » qu’aux victimes malheureuses de l’impérialisme US, funeste et brutal. Les Etats-Unis constituent une des plus grandes menaces fascistes de toute l’histoire, étendant leur ombre sinistre sur la face de la terre.

Lorsque les bouchers nazis opéraient leur pillage, le cri mondial a été « Ecraser le nazisme ! » « Écraser le pouvoir fasciste ! » « Écraser l’Allemagne ! » La guerre totale fut déchaînée sans aucun égard pour ceux qui auraient pu être considérés comme de « bons allemands » dans l’Allemagne nazie.

Aucune personne saine opposée au fascisme n’a plaidé pour une politique clémente envers l’Allemagne nazie, ou attendu la délivrance des actes bienveillants des « bons travailleurs et progressistes allemands ».

L’Amérique raciste s’est bien moquée du souci d’épargner les bons Japonais lorsqu’ils jetèrent leur terrifiantes et dévastatrices bombes atomiques. Quel motif pousse ceux qui plaident la cause des « liberals » américains, dont le libéralisme est une fiction servant de bouche d’égout et de bouclier pour le pouvoir nu, sauvage et raciste de l’impérialisme US ?

Les temps approchent où les prétendus bons américains raisonnables devront se décider, soit à se tenir ouvertement du côté du chauvinisme américain et du nationalisme, soit à prendre des positions résolument anti-impérialistes et anti-racistes comme base pour une paix juste dans le monde.

Nous qui sommes brutalement opprimés et attaqués, nous ne pouvons nous permettre le luxe d’épargner la forteresse de la réaction et de la tyrannie, sous prétexte qu’il y aurait des dissidents silencieux dans ses murs. Ceux qui ne partagent pas la juste cause des opprimés doivent se préparer à subir les conséquences de la tempête qui se forme à partir des vents violents et turbulents de la justice.

Un homme bon qui reste silencieux et inactif à une époque de grande injustice et d’oppression n’est pas une homme bon. Il n’est pas un allié de la liberté et de la justice, mais un partenaire silencieux de la tyrannie et donc de sa condamnation. Il ne mérite pas d’être exempté de la condamnation et de la vengeance de ceux que son silence a permis d’être frappés.

Le mythe du bon Américain raisonnable, qu’on n’a pas fini d’entendre, est une ruse de guerre psychologique ourdie par les forces impérialistes de la tyrannie. Il ne reste qu’une minute au compte à rebours de l’Amérique raciste. Quatre cent ans, sanglants et lugubres, ont passé. Pendant 400 ans, nos bons et silencieux partenaires sont restés silencieux et inactifs.

Les temps s’accélèrent et ces gens se tiennent sur la ligne de démarcation à encore implorer la patience, à encore implorer l’esclave de livrer sa destinée entre les mains de ses amis silencieux, toujours infectés par l’inertie. Ils plaident pour la clémence, en vertu de l’existence de bonnes gens qui se trouvent encore dans l’autre camp. Nous les appelons à se séparer des légions du diable.

Nous les informons qu’ils n’ont pas 400 ans pour se décider, mais seulement une minute avant l’heure zéro, avant l’ Armageddon entre le maître et l’esclave.

Encore une fois, pour finir, permettez-moi de remercier notre grand dirigeant et enseignant, l’architecte de la guerre populaire, le président Mao Zedong, pour sa grande et stimulante déclaration en soutien à notre lutte.

Et à nos frères chinois et à tous les vrais révolutionnaires du monde, je promets que les révolutionnaires Afro-américains s’empareront du flambeau de la liberté et de la justice jusque dans les rues de l’Amérique raciste et que nous mettrons en flammes le dernier bastion de l’impérialisme yankee avec notre cri de bataille Black Power !

Liberté, liberté, liberté maintenant ou la mort !

Au nom de notre peuple, de notre pays, et de nos compatriotes dans le monde, nous réclamons que soit anoblie la révolution américaine.

Nous allons hisser notre drapeau avec honneur, avec des sentiments pacifiques véritables et avec fraternité devant les yeux du monde entier !

Vive la République Populaire de Chine !

Vive le président Mao !

Vive la résistance populaire à l’impérialisme, au racisme et à la tyrannie !

Vive l’amitié militante entre les Chinois et les révolutionnaires américains !