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Réfutons Simonov − 1966

par Lieou Lou, 30 mai 1966

Aujourd’hui, au moment où la grande révolution culturelle prolétarienne bat son plein et au moment où nous attaquons énergiquement la ligne réactionnaire bourgeoise, nous rendons hommage au grand combattant communiste Lou Sin. Cette commémoration a une profonde signification pour nous, car elle nous encourage à mener jusqu’à la victoire finale la grande révolution culturelle prolétarienne.

La vie de Lou Sin fut une vie de lutte, une vie révolutionnaire. Il se consacra entièrement à la cause révolutionnaire du peuple chinois. Notre grand dirigeant, le président Mao, a donné une très haute appréciation de Lou Sin.

En commémorant Lou Sin, nous devons, nous, les gardes rouges, prendre exemple sur son esprit révolutionnaire, nous devons comme lui nous rebeller contre l’impérialisme, contre la bourgeoisie, contre le révisionnisme.

Nous devons imiter son attitude :

« Le sourcil hautain, je défie froidement les milliers qui pointent le doigt sur moi,

La tête baissée, je me fais volontiers le mufle de l’enfant. »

Tandis que nous commémorons Lou Sin, les révisionnistes modernes, ayant pour centre la direction du P.C.U.S., profitent de l’occasion pour le calomnier sur tous les tons et attaquer perfidement la grande révolution culturelle prolétarienne chinoise. Il y a en Union soviétique un individu nommé Simonov. C’est un traître notoire, un célèbre renégat de la révolution soviétique. A la mort de Staline, il écrivait : « ....aucun mot ne peut exprimer ma douleur, camarade Staline... »

Mais l’encre était à peine sèche que, sur les talons de Khrouchtchev, il se joignait aux calomnies, aux injures, aux attaques contre Staline, salissait la dictature du prolétariat en Union soviétique en écrivant à la chaîne des œuvres révisionnistes longues et putrides qui insultaient Staline et le peuple soviétique. Simonov se plaça ainsi à l’avant-garde de la campagne contre Staline.

C’est cet individu, ce représentant des « Princes du régime », ce parvenu de la bourgeoisie soviétique qui, sous prétexte de commémorer Lou Sin, a écrit le 18 octobre 1966 un article dans la Literatournaïa Gazeta, article qui ne fait que calomnier Lou Sin, ce ferme combattant communiste, et attaquer la grande révolution culturelle prolétarienne chinoise. Nous ne tolérerons jamais qu’un traître comme Simonov souille le nom lumineux de Lou Sin.

Dans son article, Simonov-le-parvenu clame que

« tout ce qui arrive actuellement en Chine et qui est désigné par révolution culturelle est un phénomène transitoire et tout à fait étranger au peuple. »

Le président Mao nous a enseigné :

« ...L’absence d’attaques de l’ennemi contre nous est une mauvaise chose, car elle signifie nécessairement que nous faisons cause commune avec l’ennemi. Si nous sommes attaqués par l’ennemi, c’est une bonne chose, car cela prouve que nous avons tracé une ligue de démarcation bien nette entre l’ennemi et nous.

Et si celui-ci nous attaque avec violence, nous peignant sous les couleurs les plus sombres et dénigrant tout ce que nous faisons, c’est encore mieux, car cela prouve non seulement que nous avons établi une ligne de démarcation nette entre l’ennemi et nous, mais encore que nous avons remporté des succès remarquables dans notre travail. »

Simonov-le-parvenu et sa bande prétendent que notre révolution culturelle est un « phénomène étranger au peuple ». Bien sûr, notre grande révolution culturelle prolétarienne paraît un « phénomène étranger au peuple » à des gens tels que vous, valets de l’impérialisme, fils dévoués des révisionnistes. C’est contre vous que nous nous rebellons. Comment pourriez-vous apprécier ce que nous faisons ? Le torrent de la grand révolution culturelle prolétarienne vous emporte et vous anéantit, vous qui n’êtes rien d’autre que des immondices puants.

Bien sûr, vous n’êtes que peur et haine lorsque vous l’entendez gronder.

Oseriez-vous comme nous mobiliser le peuple du pays tout entier pour coller des dazibaos, organiser de larges et francs exposés d’opinion et de vastes échanges d’expériences révolutionnaires ? Oseriez-vous créer une Garde rouge ?

Non.

Vous auriez trop peur.

Car si vous osiez agir comme nous, vous ne resteriez pas un seul jour en place.

Tout ce que vous savez faire, c’est placer le peuple sous votre férule et le saigner à blanc.

Etre attaqué par l’ennemi n’est pas une mauvaise chose mais une bonne chose. Si des gens comme Simonov-le-parvenu et sa bande nous louaient, cela ne signifierait-¬il pas que nous faisons cause commune avec eux ?

Vous, les parvenus, vous êtes aussi sots que des ânes : Espérer que notre « révolution sera transitoire » !

Renoncez à cette idée, cela vaut mieux !

Nous, les gardes rouges révolutionnaires, sommes justement décidés à mener jusqu’au bout la grande révolution culturelle prolétarienne.

Nous sommes justement décidés à nous révolter contre tout ce qui ne correspond pas à la pensée de Mao Tsé-toung, à extirper radicalement les racines vénéneuses de l’impérialisme et du révisionnisme.

Nous sommes déterminés à lutter jusqu’à la fin, jusqu’à ce que les êtres néfastes du monde entier soient définitivement balayés et nous ne nous arrêterons pas avant la victoire totale ! Simonov-le-parvenu crie avec extravagance que nous entonnons un « chœur dissonant et mensonger de hurlements antisoviétiques. »

Or, en réalité, qui sont les vrais soviétiques ?

Quels sont ceux qui utilisent une plume ignominieuse pour salir la glorieuse histoire du peuple soviétique ?

Personne d’autre que des révisionnistes comme Simonov et ses semblables.

Ils ont écrit des romans, fait des films, monté des pièces et composé des poèmes qui ne sont qu’insultes contre Staline, contre l’Armée rouge soviétique et contre le peuple soviétique, qui présentent la société socialiste soviétique sous la direction de Staline comme un vaste chaos.

Est-ce que cela n’est pas une vaste campagne antisoviétique ? Est-ce que cela n’est pas la plus vile des campagnes antisoviétiques ? A l’heure actuelle, il y a en effet un « chœur dissonant et mensonger de hurlements » : c’est celui des parvenus soviétiques qui aboient contre la Chine.

Vous marchez sur les talons de l’impérialisme américain, vous hurlez jusqu’à vous égosiller, vous mordez tout ce qui vous tombe sous la dent, comme des chiens enragés.

Si l’impérialisme américain dit « est », vous n’osez pas dire « ouest » ; si l’impérialisme américain dit « le soleil est noir », vous n’osez pas dire « le soleil est rouge ».

Vous mentez à tort et à travers, vous répandez des faux bruits dans tous les coins, vous vous enfoncez jusqu’au cou dans les calomnies et les insultes, propageant à cor et à cri votre philosophie de la survivance, bradant la révolution, la vérité et tout ce qui peut servir à vous sauver, vous qui n’êtes que de la vermine.

Pour toute chose, vous êtes de mèche avec l’impérialisme américain, vous l’aidez en essayant de trahir la révolution du peuple vietnamien.

Il y a quelque temps, vous avez interdit la manifestation organisée par des révolutionnaires de plusieurs pays qui étudiaient en Union soviétique, et vous avez provoqué de graves et sanglants incidents. Récemment, vous êtes allés encore plus loin en renvoyant nos étudiants.

Par vos paroles et par vos actes vous avez montré clairement qui dirige le chœur antichinois.

Le « chœur dissonant et mensonger de hurlements », c’est vous qui le faites, contre la Chine.

Simonov parle aussi avec extravagance de Lou Sin dont le nom « sonne haut et clair ».

Le nom de Lou Sin sonne haut et clair parce qu’il était un combattant d’avant-garde sur le front culturel prolétarien, le plus ferme des rebelles révolutionnaires, un homme d’une absolue intégrité, qui prenait position et qui exprimait ses haines et ses affections de la manière la plus ferme et la plus claire. Un renégat abject tel que vous, Simonov, n’a pas le droit de mentionner le nom de Lou Sin !

Nous, les gardes rouges, nous vous avertissons que votre tentative est vouée à l’échec : vous ne parviendrez pas à calomnier le peuple chinois et à vous faire valoir en profitant de l’occasion. Ecoutez-vous : vous ne faites que braire !

Les peuples révolutionnaires ne peuvent que vous vomir. A côté de Lou Sin, vous, les traîtres, n’êtes que honte et l’on ne voit même pas votre visage.

Nous sommes les jeunes soldats rouges du président Mao, nous sommes des rebelles rouges.

Tenant haut levé la grande bannière rouge de la pensée de Mao Tsé-toung, utilisant la pensée de Mao Tsé-toung comme arme acérée, et avec Lou Sin comme modèle, nous mènerons la révolution culturelle jusqu’au bout !

Nous devons répandre dans le ciel et sur la terre la pensée de Mao Tsé-toung et nous devons donner à tous les peuples cette arme invincible.

Nous voulons planter partout dans le monde la grande bannière rouge de la pensée de Mao Tsé-toung ! Nous voulons faire la révolution jusqu’au bout ! Nous voulons donner notre jeunesse et notre sang pour la révolution prolétarienne mondiale !

Nous jurons de poursuivre jusqu’au bout la grande révolution culturelle prolétarienne !

Nous serons éternellement loyaux envers le président Mao ! Nous serons éternellement loyaux envers la pensée de Mao Tsé-toung !

Vivre le grand Parti communiste chinois !

Vive notre grand dirigeant, le président Mao, qu’il vive longtemps, très longtemps !

lundi 30 mai 1966


Les documents de 1966