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Qu’est-ce donc que ce « bien-être du peuple tout entier » tant vanté par les révisionnistes soviétiques ? − 1967

Renmin Ribao, 5 décembre 1967

Tout en exerçant oppression et exploitation sur la large masse des travailleurs soviétiques, la clique de renégats révisionnistes soviétiques se vantent de leur État du « bien­ être du peuple tout entier » en se donnant l’apparence de bienfaiteurs.

Mais les mensonges restent toujours des mensonges, et nous devons les dévoiler.

Si la clique révisionniste soviétique affiche son « bien ­être du peuple tout entier », c’est dans le seul but de cacher les agissements criminels de la couche de privilégiés bourgeois qui opprime et exploite le peuple travailleur.

Cette clique révisionniste a fait grand bruit autour de « l’augmentation des salaires », mais, en réalité, cette augmentation est loin d’être proportionnée à la montée des prix des biens de consommation.

D’après les statistiques, les prix de 15 sortes d’articles de consommation principaux dont la farine, les cotonnades, les chaussures, etc... ont monté de 42 % entre 1959 et 1965 en U.R.S.S., tandis que le salaire des ouvriers et employés n’a été augmenté que de 18,9 % entre 1959 et fin 1964.

Alors que la large masse des travailleurs fait face à des conditions de vie difficiles, les éléments bourgeois, porteurs des titres d’« académicien », de « directeur d’usine », d’« administrateur » se fixent eux-mêmes de gros salaires. Certains membres de l’Académie des sciences touchent des salaires mensuels s’élevant jusqu’à 6.500 roubles. Par contre, il ne manque pas d’ouvriers qui n’en touchent que 60 à 70 par mois. Un ingénieur en chef d’une fabrique d’articles de plastique « a fixé » son salaire à 1.400 roubles par mois contre 70 à 80 roubles pour des techniciens ordinaires.

Comme les rayons des magasins « d’État » sont pratiquement vides, et que les marchandises sur le marché libre sont hors de prix, cela crée une situation très difficile pour les masses de travailleurs de l’U.R.S.S.

Récemment, le journal Commerce soviétique a dû avouer que beaucoup de clients ne cachent pas leur mécontentement du fait qu’ils n’arrivent pas à trouver des vêtements de demi-­saison et d’hiver « bon marché », car tout ce qu’on peut leur offrir sont des habits « chers ». Un tel état de choses ne va pas sans soulever l’indignation des masses.

« Aujourd’hui, dit un ouvrier, nous vivons les plus mauvais moments depuis la Révolution d’Octobre. C’est une vie de chien ! »

La clique révisionniste soviétique fait une large publicité autour de la prétendue « réduction » de la semaine de travail. A l’occasion du 50ème anniversaire de la Révolution d’Octobre, cette clique a mis en pratique en grande fanfare le soi-disant système de « La semaine de cinq jours », disant qu’il s’agit là d’une des mesures les plus importantes pour « le passage au communisme », pour « l’élévation du bien­ être matériel du peuple ». Qu’en est-­il donc en réalité ?

Ce système de « La semaine de cinq jours » ne réduit au fond en rien les heures de travail fixées par le règlement initial. La « condition indispensable » pour pratiquer ce système, fixée par la clique révisionniste, est que l’on doit « garantir l’accomplissement du total des heures de travail d’une année exactement comme avec la semaine de six jours ».

« La semaine de cinq jours » crée, de plus, de grosses difficultés pour les ouvriers. Dans les usines où ce régime est appliqué, les arrêts pour les repas et le repos sont généralement réduits à 20 ou 30 minutes par équipe.

Quant à l’équipe de nuit, elle doit effectuer un travail continu, sans repos aucun, pendant 7 ou 8 heures d’affilée.

Par exemple, à l’Usine de roulements à billes N° 15 de Volgagrad, la pause pour le déjeuner était d’une heure ; à présent, la première équipe fait 8 heures avec 25 minutes de pause pour le déjeuner, la seconde fait 8 heures avec une pause de 20 minutes, la troisième fait 7 heures 15 d’affilée sans aucun repos.

Les ouvriers ont du mal à manger en 20 à 30 minutes dans un réfectoire bondé de gens qui ont à faire de longues queues. Un ouvrier de cette usine s’écria un jour avec colère : « C’est ça qu’on a l’audace d’appeler la semaine de cinq jours ! » D’après le Troud, dans une usine textile où ce système est appliqué, voici les plaintes formulées par une ouvrière :

« Je n’arrive plus à déjeuner ».

« Avec ces queues interminables qu’il faut faire au réfectoire, il n’est même plus possible de prendre une tasse de thé ! »

La loi économique bourgeoise qu’applique la clique révisionniste soviétique, et où le « principe du profit » régit tout, engendre des conséquences désastreuses pour la grande masse des travailleurs.

Le Troud nous rapporte encore que le directeur d’une usine de matériaux de construction à Kirovograd, dont le seul souci était le chiffre de production et le profit, se moquait complètement de la sécurité des ouvriers ; les conditions de travail étaient lamentables : dans certains ateliers, « l’air est terriblement chargé de poussière », dans d’autres, « la teneur en gaz dans l’air est telle que cela constitue un sérieux danger » et même ainsi on refuse de les doter de système de purification de l’air.

De graves accidents de travail se sont produits plus d’une fois dans cette usine : un ajusteur d’une équipe de nuit fut grièvement blessé en se heurtant contre une machine en marche dépourvue de dispositif de sécurité.

Étant donné que ses dirigeants n’ont en vue que le profit, l’industrie des machines agricoles soviétique sort aujourd’hui des produits de fabrication extrêmement grossière. C’est ainsi qu’ »il arrive souvent, et un peu partout dans le pays, que des tracteurs se renversent, blessant grièvement leurs conducteurs dans la chute ».

Cependant, avides de profit, les usines ne continuent pas moins d’en fabriquer en quantité, faisant la sourde oreille « aux critiques formulées au sujet des défauts dans leur conception » par les ouvriers.

D’après des journaux révisionnistes soviétiques, les dirigeants du charbonnage « Komsolmol » relevant de la Compagnie des Houillères « Lénine » ont enfreint délibérément les règlements sur la sécurité du travail pour gagner des primes.

Depuis avril 1967, on a abandonné dans cette mine la pulvérisation d’eau dans les fronts de taille avant l’abattage, mesure destinée à réduire la quantité de poussière. Il en résulte que les mineurs travaillent dans une atmosphère chargée de poussière pendant de longues journées, et les contrôleurs pour l’aération qui devraient normalement intervenir ferment les yeux sur ce qui se passe, car une production dépassant le plan leur rapporte des primes. Selon les révélations faites par quelques dizaines de mineurs des Houillères du Donets, la teneur en poussière dans l’air s’accroît de plus en plus dans les puits depuis l’installation de haveuses­-chargeuses à haut rendement et d’autres équipements ; « dans beaucoup de puits, la teneur en poussière dépasse la limite autorisée », les cas de silicose et les accidents augmentent sans cesse parmi les ouvriers.

mardi 5 décembre 1967


Les documents de 1967