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Proposition en cinq points pour le règlement des divergences et la réalisation de l’unité contenue dans la réponse du Comité central du P.C.C. a la lettre d’information du Comité central du P.C.U.S. - 1960

10 septembre 1960

Proposition en cinq points pour le règlement des divergencesEn vue de régler heureusement les divergences et de parvenir à l’unité, nous présentons sincèrement la proposition suivante :

I. Les principes fondamentaux du marxisme-léninisme et les principes de la Déclaration et du Manifeste de la Paix de la Conférence de Moscou de 1957 constituent la base idéologique de l’unité de nos deux Partis et de celle de tous les partis frères.

Nous devons rester absolument fidèles, dans toutes nos paroles et dans tous nos actes, aux principes fondamentaux du marxisme-léninisme et aux principes de la Déclaration de Moscou, et les prendre comme critère permettant de distinguer le vrai du faux.

II. Les rapports entre pays socialistes et entre partis frères doivent se conformer strictement aux principes de l’égalité, de la camaraderie et de l’internationalisme, tels qu’ils sont définis dans la Déclaration de Moscou.

III. Toutes les controverses surgies dans les rapports entre pays socialistes et entre partis frères doivent être réglées, comme il est indiqué dans la Déclaration de Moscou, par des discussions menées en toute camaraderie et sans précipitation, assumant de grandes responsabilités dans la situation interna-et le mouvement communiste international, l’Union soviétique et la Chine et leurs Partis doivent, sur tous les problèmes importants d’intérêt commun, procéder à d’amples consultations et discuter sans précipitation en vue d’aboutir à une unité d’action.

Au cas où la controverse entre le P.C.C et le P.C.U.S. ne pourrait être réglée, pour le moment, dans le cadre des entretiens bipartis, il faudra poursuivre les discussions en prenant tout son temps.

En cas de nécessité, on soumettra d’une façon toute objective les opinions des deux parties à tous les partis communistes et ouvriers pour qu’ils puissent, après un examen sérieux, y porter un jugement juste à la lumière des principes du marxisme-léninisme et de la Déclaration de Moscou.

IV. Le plus important pour les communistes, c’est de faire une distinction bien nette entre l’ennemi et nous, entre le vrai et le faux.

Nos deux Partis doivent avoir à cœur leur amitié et mener en commun la lutte contre l’ennemi ; et ils doivent s’abstenir de tout propos et de tout acte susceptibles de compromettre l’unité entre nos deux Partis, entre nos deux pays et de donner prise à l’ennemi.

V. Nos deux Partis doivent, sur la base susmentionnée, de concert avec tous les autres partis communistes et ouvriers et après des préparations suffisantes et d’amples consultations, contribuer au succès de la conférence des représentants des partis communistes et ouvriers qui aura lieu au mois de novembre à Moscou et élaborer, au cours de cette conférence, un document conforme aux principes fondamentaux du marxisme-léninisme et aux principes de la Déclaration de Moscou de 1957, qui deviendra un programme de combat à observer en commun et autour duquel nous pourrons réaliser notre unité pour lutter contre l’ennemi.