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Pour critiquer le révisionnisme, il est nécessaire de lutter contre l’égoïsme – 1967

Editorial du Jiefangjun Bao du 8 octobre 1967

La toute récente directive de notre grand guide, le président Mao : « Lutter contre l’égoïsme et critiquer le révisionnisme », est la synthèse la plus élevée du contenu fondamental de la grande révolution culturelle prolétarienne, le grand programme de la révolution menée sous la dictature du prolétariat.

Lutter contre l’égoïsme et critiquer le révisionnisme sont deux tâches liées l’une à l’autre. Pour critiquer le révisionnisme, il est nécessaire de lutter contre l’égoïsme. Seule sa disparition permettra à la lutte contre le révisionnisme d’être menée avec plus d’efficacité et jusqu’au bout.

Lutter contre l’égoïsme signifie lutter contre le concept de la propriété et de l’intérêt privés qui découle de la base économique du système de la propriété privée, et sert en retour cette base. Ce concept est l’origine idéologique de l’apparition et du développement du révisionnisme.

Dans notre pays, la base économique a changé, la propriété commune socialiste s’étant substituée à la propriété privée. Mais cette dernière notion, qui tient de l’ancienne superstructure, ne peut s’évanouir d’elle-même. Elle existera pendant une longue période et tentera de miner et saboter la nouvelle base économique du socialisme. Si nous ne faisons pas d’inlassables efforts pour la balayer et l’éliminer, la base économique socialiste ne saura se consolider ni se développer, et le danger de la restauration du capitalisme demeurera.

Ce que protègent avec acharnement la poignée des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste et tous les génies malfaisants de la société, ce sont le concept et le système de la propriété privée. Par la suppression des éléments rétrogrades, qu’il s’agisse du système ancien ou de la pensée, de la culture, des mœurs et coutumes anciennes, etc., la grande révolution culturelle prolétarienne vise, en dernière analyse, à détruire l’égoïsme.

La grande révolution culturelle prolétarienne progresse au cours de la lutte acharnée contre l’ennemi de classe, à travers le processus de l’élimination des idées égoïstes et de l’implantation du concept de dévouement à l’intérêt public au sein de nos rangs.

Le président Mao nous a enseigné ceci :

« Ce qui demeure dans nos rangs de l’idéologie petite-bourgeoise, nous devons savoir l’entraîner dans l’orbite de la révolution prolétarienne. C’est une question-clé dont dépend le triomphe de la grande révolution culturelle prolétarienne. »

Cela revient à dire que nous devons détruire radicalement l’égoïsme et enraciner vigoureusement l’idée de dévouement à l’intérêt public. La pratique de la grande révolution culturelle prolétarienne depuis un peu plus d’un an met pleinement en lumière ceci : là où la lutte contre l’égoïsme est menée à bien, le révisionnisme est critiqué à fond, la bonne marche de la grande révolution culturelle prolétarienne est assurée et les résultats en sont meilleurs.

Par contre, là où l’égoïsme se déploie, l’esprit de clan petit-bourgeois gagne du terrain, et l’anarchisme, l’esprit de coterie et l’esprit de clocher n’ont plus de frein, ce qui fait le jeu de notre ennemi et la grande révolution culturelle prolétarienne connaît alors des revers et des vicissitudes.

Si l’égoïsme l’emportait, il serait impossible de critiquer sérieusement le révisionnisme. Et par conséquent, le révisionnisme ne serait pas complètement réfuté.

Si nous critiquons le révisionnisme en gardant le concept de l’intérêt privé, nous nous écarterons de la juste position et le critère du juste et du faux nous échappera. Nous hésiterons, dans ce cas, entre la « gauche » et la droite ; nous serons incapables de distinguer le bon du mauvais, de tracer une ligne de démarcation entre le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Tsé-toung d’une part et le révisionnisme de l’autre, entre la voie socialiste et la voie capitaliste, entre la ligne révolutionnaire prolétarienne et la ligne réactionnaire bourgeoise.

Si nous critiquons le révisionnisme en partant du concept de l’intérêt privé, le servilisme une fois abattu fera place à l’anarchisme ; de même que le sectarisme surmonté, l’esprit de coterie verra le jour, ce qui reviendrait à substituer une forme de l’idéologie bourgeoise à une autre.

Si nous critiquons le révisionnisme sur la base du concept de l’intérêt privé, non seulement nous ne pourrons réfuter le révisionnisme, mais encore nous risquerons de glisser dans la voie révisionniste.

Le concept d’intérêt privé et le révisionnisme sont tous deux du domaine de l’égoïsme ; ils tiennent tous deux de la conception bourgeoise du monde. Il est inconcevable qu’on puisse réfuter complètement et radicalement le révisionnisme, tout en se cramponnant à l’égoïsme.

Tout en visant principalement la poignée des responsables du Parti engagés dans la voie du capitalisme, la grande révolution culturelle prolétarienne doit en même temps résoudre la question de la conception du monde de l’homme, éliminer l’idéologie bourgeoise et extirper le révisionnisme.

C’est une révolution radicale de la conception du monde, une révolution qui vise à transformer l’homme dans ce qu’il a de plus profond, une grande révolution qui vise à éliminer l’égoïsme et à implanter le concept de dévouement à l’intérêt public.

Au cours de cette grande révolution sans précédent dans l’Histoire, chaque révolutionnaire prolétarien doit se considérer comme étant à la fois une parcelle de la force révolutionnaire et une cible de la révolution, utiliser le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Tsé-toung pour lutter contre l’égoïsme dans son esprit et transformer complètement sa conception du monde.

C’est seulement en substituant le concept de dévouement à l’intérêt public au concept d’intérêt privé et la conception prolétarienne du monde à la conception bourgeoise qu’on peut lever haut le grand drapeau rouge de la pensée de Mao Tsé-toung et se tenir ferme dans la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao, qu’on peut placer l’esprit de parti prolétarien et l’intérêt du peuple au-dessus de tout, qu’on peut suivre strictement les grandes dispositions stratégiques du président Mao, saisir fermement l’orientation générale de la lutte révolutionnaire, consolider et développer la grande alliance et la « triple union » révolutionnaires, concentrer le feu sur l’objectif principal pour critiquer et discréditer à fond, mettre hors d’état de nuire et abattre complètement la poignée des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste dont le Khrouchtchev chinois est le chef de file, et bien accomplir dans chaque établissement la tâche de « combat – critique – réforme ».

mercredi 16 janvier 2019


Les documents de 1967