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PCP : Vers la guerre de guérilla − 1980

La première partie de cette session nous apporte des conclusions fondamentales :

1. Le plan du déclenchement, son application et le couronnement des premières actions sont un succès brillant et catégorique, de grande transcendance et impact, qui a allumé dans notre patrie les flammes toujours vivantes de la guerre populaire.

2. En résumant les expériences dans le Bilan Général des premières actions, on a développé mieux la ligne militaire du Parti et on a avancé vers sa consolidation, en écrasant le droitisme concrétisé dans des positions militaristes qui ébauchent une ligne visant à se développer en une ligne militariste bourgeoise.

3. Le Parti renforcé dans la forge des premières actions est sur le pied de guerre, prêt à marcher vers le déclenchement de la guerre de guérillas.

La première souligne le succès brillant et catégorique que le Parti a obtenu, de grand impact historique.

La deuxième signale que dans le bilan des premières actions, la ligne militaire du Parti s’est développée, et qu’il a avancé vers a consolidation en combattant les positions militaristes qui cherchent à se développer en ligne militariste bourgeoise.

Ainsi nous nous sommes développés et avons avancés vers la consolidation, mais la ligne militaire, comme toute ligne, ne se développe et ne se consolide que par la lutte.

La troisième établit et souligne que le Parti est préparé à marcher vers la déclenchement de la guerre de guérillas.

Nous avons achevé le première partie, qui est le fondement et la base de cette session du Comité Central amplifié. Sur ces bases solides, nous pouvons ébaucher le contexte national et international et établir le plan pour déclencher la guerre de guerillas.

Nous devons être très conscients du succès brillant et catégorique de l’application du Plan de Déclenchement de la la lutte armée, plan qui a une transcendance historique et qui a ébranlé le pays en plaçant le Parti au centre de la lutte des classes, au centre de l’affrontement politique.

La lutte constante des militants communistes, comme expression de la lutte de classes du prolétariat, des masses de notre peuple, s’est matérialisée historiquement en définissant des camps ; nous sommes entrés dans la forme supérieure de lutte, la lutte armée pour détruire le vieil ordre et construire la société nouvelle.

A présent et pour l’avenir, la guerre populaire demeure entre nous et habite dans le pays, et ses flammes attiseront et donneront de l’ardeur à notre peuple ; ce seront des flammes invincibles, qui ébranleront et détruiront la société pourrie dominante, des flammes du coeur desquelles émergera le foyer le plus puissant du futur.

La mission historique qui nous incombe est de déclencher la lutte armée dans notre patrie et de la développer comme partie et contribution à la lutte de l’Amérique Latine, du prolétariat international, des peuples du monde et de la révolution mondiale au service de laquelle nous sommes, c’est ce que commande l’internationalisme prolétarien.

Elle sera longue, mais féconde, cruelle mais brillante, elle sera dure mais vigoureuse et omnipotente.

Il a été dit que c’est avec les fusils que l’on transforme le monde, c’est ce que nous sommes en train de faire. Tout sortira du canon des fusils, nous sommes en train de le voir et nous le verrons plus encore à mesure que se développe la guerre populaire.

Les communistes qui militent dans ce Parti, dans ce pays, qui ont rompu le sortilège qui a duré plus de 50 ans, ne peuvent pas ne pas sentir vibrer leur âme aujourd’hui que nous faisons ce grand bilan qui vérifie et soupèse ce qui a été accompli, comptant, mesurant et pesant le futur.

Nous sommes très conscients et reponsables de ce que nous faisons ; nous n’avons à nous ennorgueillir de rien d’autre que de bien remplir notre devoir et nous n’avons à tirer vanité de rien, puisque la gloire appartient à la classe, au peuple et au Parti.

Cependant, nous devons déborder d’optimisme, sûrs que les pierres du nouvel ordre commencent à être posées. Le futur commence à être écrit, nous écrirons l’histoire nouvelle avec des fleurs de pierre, sur le bronze et pour toujours ; nous dompterons les collines, nous écrirons la nouvelle histoire avec des pointes d’épées, avec la lumière du feu, en dévastant l’inégalité, en faisant naître le futur.

Pour tout Parti Communiste il vient un moment où, assumant sa condition d’avant-garde du prolétariat en armes, il déchire les siècles ; il lance son franc cri de guerre et lorsqu’il prend d’assaut les cieux, les ombres et la nuit, les vieux murs pourris de la réaction commencent à céder, ils commencent à crépiter et à bruire comme de fragiles feuilles à l’approche de tendres et nouvelles flammes, à l’approche des jeunes mais bruissants brasiers.

La guerre populaire commence à balayer le vieil ordre pour le détruire inévitablement, et de l’ancien naîtra le nouveau, et à la fin, comme l’oiseau Phénix, limpide, glorieux, naîtra le communisme vivant pour toujours.

Nous devons arborer l’optimisme et déborder d’enthousiasme, plus encore en sachant que nous sommes au service d’une oeuvre qui doit durer pour toujours.

Nous les hommes, nous sommes des morceaux de temps, des palpitations, mais notre oeuvre restera debout pour les siècles, imprimée de générations en générations.

Les hommes vont à leur fin inévitablement, mais l’humanité et la classe ouvrière et leurs créations n’auront pas de fin, jamais. Nous peuplerons la Terre de lumière et de joie.

Avec nous, avec notre lutte armée, commence à naître l’authentique liberté, la seule véritable. Nous sommes les trompettes du futur, du feu inextinguible qui bruit dans le présent tempétueux.

VIVE LA MARCHE IRRESISTIBLE
VERS LA GUERRE DE GUERILLAS !

24 août 1980

COMITE CENTRAL ELARGI

PARTI COMMUNISTE DU PEROU

mercredi 20 août 1980


Documents du Parti Communiste du Pérou