Centre MLM de belgique

PCP : Nous sommes les déclencheurs (ILA 80) – 1980

Nous sommes les déclencheurs, ceci nous devons le graver profondément dans notre âme. Cette réunion est historique.

Camarades, nous sommes les déclencheurs, c’est en cette qualité que nous passerons dans l’histoire que le Parti est en train d’écrire en des pages que personne ne pourra détruire...

Nous sommes les déclencheurs.

Cette Première Ecole Militaire du Parti, nous l’avons nommée une clôture et une ouverture, elle clôt et elle ouvre.

Elle clôt les temps de paix, elle ouvre les temps de guerre.

Camarades, s’est achevé notre travail les mains désarmées, s’ouvre aujourd’hui notre parole armée : soulever les masses, soulever les paysans sous les immarcescibles bannières du marxisme-léninisme-pensée maozedong.

Une période s’est terminée, les préparatifs du nouveau ont été menés à bien.

Nous posons notre sceau sur ce qui a été fait jusqu’ici, nous inaugurons le futur, la clef ce sont les actions, l’objectif c’est le pouvoir.

Ceci nous le ferons nous-mêmes, l’histoire le réclame, la classe l’exige, le peuple l’a prévu et le désire ; nous devons l’accomplir et nous l’accomplirons, nous sommes les déclencheurs.

Nous voudrions aborder certains problèmes, je parlerai avec vous le coeur ouvert, avec des paroles de volonté et avec la raison du sentiment ; car cela aussi possède une stricte logique.

1. NOUS ENTRONS DANS L’OFFENSIVE DE LA REVOLUTION MONDIALE

Des siècles de dure exploitation se sont déroulés, les masses ont ployé sous le joug, on les a exploitées, subjuguées, elles ont été opprimées implacablement, mais tout au long des temps les masses exploitées ont toujours combattu, puisqu’elles n’ont d’autre voie que la lutte des classes.

Cependant, dans l’histoire ces masses étaient orphelines, elles n’avaient pas de direction, leurs paroles, leurs protestations, leurs actions, leurs rébellions s’achevaient sur l’échec et l’écrasement ; mais elles n’ont jamais perdu l’espoir, la classe ne le perd jamais.

Les masses sont la lumière même du monde qui surgit, avec leurs mains elles le transforment, elles créent les instruments ; elles sont la fibre même, la palpitation inépuisable de l’histoire. Ainsi sont produits la pensée, la science, ce qui est le plus élevé.

Mais les lois de l’histoire qui se produisent d’elles-mêmes à mesure du développement de la lutte des classes, ont créé une dernière classe, le prolétariat international.

La classe a surgi au milieu d’un système sinistre qui est apparu suant le sang et la boue par tous ses pores, le capitalisme ; un système au sein duquel le prolétariat en combattant a produit des syndicats, des grèves, des résistances et des révolutions.

Tout ceci s’est concrétisé dans le marxisme et la classe s’est dotée d’un Parti, elle est devenue une classe à l’âge adulte, avec ses intérêts propres, et de cette façon les masses du monde tiennent enfin leur libérateur ardemment désiré.

Dans les temps anciens, les masses espéraient un libérateur, plaçant leur espoir dans les mains de rédempteurs supposés, jusqu’au jour où est apparu le prolétariat, puissant, invincible et capable de créer un véritable ordre nouveau.

La classe s’est organisée politiquement et en perspective une autre histoire commence à se tisser, à se matérialiser dans la réalité.

Le prolétariat en cent années de combat, de défaites et de victoires a appris à combattre et à prendre le pouvoir par les armes.

Il l’a pris une première fois de façon éphémère, il fut écrasé par le feu et le sang ; cependant nous nous souvenons de la Commune de Paris et ceux qui furent vilipendés sont aujourd’hui des héros et leur exemple vivra, alors que de leurs bourreaux personne ne se souviendra.

La classe avec Lénine prit le pouvoir en Russie et fit un puissant Etat, continua à combattre, et avec le président Mao Zedong elle nous donna un autre chemin, elle trouva les réponses aux problèmes en suspens et la classe commença à combattre sous les bannières du marxisme-léninisme-pensée mao zedong.

Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, la révolution entra dans l’équilibre stratégique, les saintes alliances réactionnaires, les bourreaux et les ennemis jadis impunis passèrent au second plan.

Le puissant mouvement ouvrier international, les vagues turbulentes du mouvement de libération nationale, le développement des partis communistes, le marxisme élevé jusqu’à la haute cime de la pensée mao zedong nous ont conduit à une nouvelle situation : nous sommes entrés dans l’offensive stratégique de la révolution mondiale, les prochaines 50 à 100 années seront celles du coup de grâce porté à la domination de l’impérialisme et de tous les exploiteurs.

C’est l’histoire, qui ne peut être parcourue à l’envers.

Par les mains de la classe ouvrière, par les directions des partis communistes, par la force de la paysannerie pauvre, qui est le soutien même de la guerre populaire qui grandira de plus en plus jusqu’à démolir le vieil ordre, le monde est entré dans une nouvelle situation : l’offensive stratégique de la révolution mondiale.

C’est un fait d’une importance transcendante.

Le Président Mao a dit : « lorsque la tempête approche, le vent gonfle le pavillon ».

Ainsi, l’oeil du cyclone s’approche, le cyclone a commencé, les flammes invincibles de la révolution se transforment en plomb, en acier, et du fracas des batailles avec son feu inextinguible sortira la lumière, des ténèbres sortira la luminosité et il y aura un nouveau monde.

Le vieil ordre de la réaction craque, sa veille embarcation prend l’eau, elle coule désespérément ; mais camarades, rien ne doit nous laisser espérer qu’elle se retire avec bienveillance.

Marx nous a averti ; en coulant, ils sont encore capables de donner des gifles de noyés, des coups de griffes pour tenter de nous faire couler avec eux.

Cela est impossible.

La réaction fait des rêves de sang, des rêves agités troublent leurs sombres nuits, leur coeur machine de sinistres hécatombes ; ils s’arment jusqu’au dents mais ils ne pourront l’emporter, leur destin est pesé et mesuré.

L’heure est venue de leur régler leur compte.

Les superpuissances impérialistes, les USA, l’URSS, et les autres puissances envahissent, pénètrent, sapent, détruisent, cherchent à tout faire sombrer dans l’effroi.

Mais, comme dit le président Mao, en attaquant, en agressant, en lançant des offensives, il s’éparpillent et entrent dans les entrailles puissantes du peuple ; et le peuple se cabre, s’arme et se soulevant en rébellion, il passe la corde autour du cou de l’impérialisme et des réactionnaires, il les prend à la gorge, les tient sous son étreinte ; et nécessairement il les étranglera, nécessairement.

Les chairs réactionnaires il les effrangera, il en fera du fil, et ces noirs rebuts il les jettera dans la fange, et le restant il l’incinèrera, et ses cendres il les dispersera aux quatre vents de la terre pour que ne reste pas même le souvenir sinistre de ce qui ne doit jamais revenir parce qu’il ne peut ni ne doit revenir.

Camarades, tel est le monde d’aujourd’hui.

Il nous a été donné de vivre une époque extraordinaire.

Jamais auparavant les hommes n’ont eu destin si héroïque, ainsi cela est écrit.

Aux hommes d’aujourd’hui, à ces hommes qui respirent, qui luttent, qui combattent, il leur a été donné de rayer la réaction de la face de la Terre, c’est la mission la plus lumineuse et la plus grandiose qui puisse être accordée à une génération.

Nous nous trouvons dans cette situation.

La révolution mondiale entre dans l’offensive stratégique, rien ne peut l’emporter face à elle ; des légions de fer innombrables se lèvent et se lèveront de plus en plus, et en se multipliant inépuisablement elles encercleront et anéantiront la réaction.

La réaction en déchirant les chairs du peuple, en étendant ses griffes sanglantes ne fait que s’emmêler et s’embrouiller ; elle cherche à étancher sa soif dans le sang du peuple, mais ce sang se lève comme des ailes furieuses et ces chairs frappées se transforment en de puissants fouets vengeurs et ses muscles et son action se transforment en un bélier d’acier pour briser les oppresseurs, qu’il écrasera irrémédiablement.

La réaction camarades ne pourra l’emporter de quelque façon que ce soit.

La révolution triomphera, l’heure a sonné.

La lutte sera dure, ardue, cruelle ; longue et difficile.

Le triomphe nous appartient, la masse s’imposera, la paysannerie se soulèvera, la classe la dirigera ; les Partis Communistes commanderont et les drapeaux rouges seront hissés pour toujours.

La réaction a ouvert son dernier chapitre, c’est dans ce monde que nous nous déployons.

2. NOTRE PEUPLE ENTAME LA PRISE DU POUVOIR PAR LES ARMES

Dans cette grande épopée de l’histoire mondiale, notre peuple joint aux frères de classe de l’Amérique Latine, joint aux masses latino-américaines a un rôle à jouer, il l’accomplit et l’accomplira plus encore.

Notre peuple entame la prise du pouvoir par les armes.

Il a des centaines d’années de lutte ; les mouvements paysans ont ébranlé les racines de l’exploitation, mais n’ont pas réussi à les démolir.

Dans ce pays s’est forgé le parti Communiste, acier pur, qui a engendré la lumière en s’abreuvant au marxisme-léninisme-pensée maozedong.

Camarades, au milieu de ce peuple, dorénavant nous entrons dans une troisième étape ; cette troisième étape est celle de l’affrontement armé.

La révolution et la contre-révolution s’apprêtent à la violence.

Eux s’apprêtent à répéter leur vieille et sanglante violence, leur paix des baïonnettes, leur guerre maudite qui liquide dans les prisons, dans les écoles, dans les usines, dans les champs, qui assassine jusque dans les ventres maternels.

Cette sinistre violence trouve aujourd’hui un adversaire à sa mesure.

La violence de la révolution s’apprête à définir son affrontement armé.

Notre peuple qui a une riche histoire s’achemine enfin à la phase finale, au sommet de l’étape démocratique de la révolution ; les masses s’ébranlent, l’essor grandit, la tempête se rapproche.

La réaction de ce pays tout comme la réaction mondiale rêve de paysages de fer et de sang, elle cherche à inonder la révolution, à la noyer dans le sang, à l’écraser.

Ce ne sont des rêves, vieux, noirs et violents.

La situation n’est plus celle d’hier.

De l’eau a coulé sous les ponts, le capitalisme bureaucratique a fait mûrir la révolution, les lois agraires les unes après les autres ne donnent que frustration et la paysannerie a compris la leçon : rien ne lui sera donné, rien ne peut être attendu d’une loi, la terre elle devra la conquérir de ses propres mains armées.

La classe ouvrière est de plus en plus puissante, plus mûre, sa conscience est de plus en plus élevée, ses effectifs de plus en plus nombreux, elle est plus forte en politique, plus forte qu’hier.

Les masses populaires grandissent dans notre pays. La petite-bourgeoise se prolétarise, elle n’a d’autre destin que de servir la révolution et se mettre à la disposition du prolétariat ; elle n’a pas d’autre destin, elle n’a d’autre route que celle de servir la révolution, suivant les ordres de la classe ouvrière, et lutter opiniâtrement pour suivre le chemin du Parti.

Il est bon de rappeler cela, parce que dans cette classe nous devons gagner l’intelligentsia, ce qui exige d’agiter les masses comme l’a dèjà enseigné Mariategui ; c’est seulement ainsi qu’elle accomplira son rôle et pourra servir dans la plus grande bataille que l’histoire porte dans ses flancs.

Camarades, nous avons conclu que nous entrions dans la troisième étape de la société péruvienne contemporaine.

Mais comme hier, quand nous affirmions les deux moments de la société péruvienne contemporaine, en tant que parties du processus de développement du capitalisme bureaucratique dans le pays, certains nous condamnaient, rejetaient notre thèse, nos idées, jusqu’à les taxer avec une insolence ignorante et méprisante d’infantilisme ; ce que nous affirmons aujourd’hui avec une vision historique claire et précise : que notre pays entre dans une troisième étape, sera aussi l’objet de leur incompréhension mais il ne leur sera plus possible désormais de nous condamner sous l’étiquette puérile d’infantilisme, puisque les faits nous ont donné raison sur de multiples aspects, et eux aussi en tireront la leçon.

Cependant il ne va pas leur être facile d’accepter, de comprendre, cela demandera des faits frappants, des actions concrètes qui martèleront leurs têtes de bois, qui feront voler en pièces leurs spéculations, pour que dans leurs âmes aussi habite la réalité de cette patrie qui est la nôtre.

La compréhension de la troisième étape est capitale pour que notre peuple avance.

Qu’est-ce qu’implique cette troisième étape ?

Elle implique que la révolution, que le peuple à mains armées commence à prendre le pouvoir, et que la réaction, avec ses 400 ans d’exploitation, qui s’ajoute à l’exploitation antérieure, puisqu’elle a existé elle aussi (camarades, nous devons y penser attentivement, 400 ans d’oppression étrangère, un vil système d’esclavage qui existe encore, un Etat qui certes n’est pas solide, mais qui a de la force actuellement), elle implique que la réaction tentera de nous endiguer, elle tentera de s’opposer à l’avancée de la révolution.

C’est que, comme nous les matérialistes le savons bien, ce qui existe refuse de mourir et la réaction existe et pour cela refuse de mourir, c’est un cadavre non-enseveli, mais il nie les faits, il résiste et attaque avec furie et désespoir, il ne veut pas qu’on le mette dans son cercueil, il ne veut pas qu’on l’enterre.

Ainsi nous devons comprendre que la lutte révolutionnaire sera dure, violente, cruellement disputée par la réaction, et elle enverra ses troupes noires nous combattre, armées jusqu’aux dents, elles chargeront la classe ouvrière, la paysannerie, les masses populaires, elles étendront leurs griffes sinistres, sanglantes, il en sera ainsi : ils nous tendront des pièges, ils chercheront à nous encercler et nous isoler, nous écraser, nous effacer, mais nous sommes le futur, nous sommes la force, nous sommes l’histoire.

Camarades, révolution et contre-révolution s’affrontent aussi dans notre pays, nous sommes les deux parties d’une unité liées et en lutte croissante.

Les réactionnaires concentrés, armés, défendus dans les villes, dans les capitales ; nous, nous prendrons racine à la campagne, dans les petits villages, avec les masses, avec la paysannerie pauvre en général, avec la force, avec le pouvoir désorganisé pour l’organiser en une puissante armée.

Mais cela ne sera pas facile : leurs troupes noires et sinistres iront au contact contre nous, ils monteront de puissantes agressions, de grandes offensives.

Nous répondrons, nous les disloquerons, nous transformerons leurs offensives en une multitude de petites offensives que nous lancerons contre eux, et les encercleurs seront encerclés et les soi-disant anéantisseurs seront anéantis et les soi-disant triomphateurs seront vaincus et la bête sera finalement désarçonnée, et comme on nous l’a appris, le tonnerre de nos voix armées les fera trembler d’épouvante et ils finiront morts de peur, devenant quelques petits tas de cendres noires.

Il en sera ainsi, camarades, il en sera ainsi.

Cependant la lutte sera dure, longue, difficile et cruelle ; il faut se faire une âme d’acier, être forts, vigoureux, ne pas avoir peur et être sûr de la victoire ; que la confiance en elle habite notre cœur, puisque nous servons le peuple et la classe.

Avec détermination et fermeté, nous déclencherons la lutte armée, nous la déploierons et ses drapeaux peupleront notre terre, avec des actions franches que l’histoire enregistrera.

Camarades, notre peuple entame la prise du pouvoir par les armes ; elle est en marche, la geste la plus grandiose que notre patrie ait jamais vue.

Une chose pareille, elle ne la verra plus jamais, cela va être grandiose.

Et c’est nous qui allons le faire ! C’est au service de cela que nous sommes et que nous serons, le peuple et la classe, le prolétariat le commandent.

Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas faillir.

3. LE PARTI COMMENCE A SE DEVELOPPER AU TRAVERS DE LA LUTTE ARMEE

Quatre-vingt et quelques années d’existence de la classe ouvrière, cinquante deux ans pour le Parti, qu’un groupe mit à peu près dix ans à fonder, mené par Mariategui, dont le nom restera pour toujours gravé dans nos rangs, dans ceux de notre peuple et des peuples du monde, et dans la classe ouvrière internationale.

Le temps a passé, nous avons été nombreux à lutter, nous continuons à lutter jusqu’à ce que l’exploitation soit balayée ; cela est notre destin.

Nous sommes un torrent grandissant contre lequel on lance le feu, la pierre et la boue ; mais notre pouvoir est grand, tout cela nous le transformerons en notre feu, le feu noir nous le transformerons en feu rouge, et le rouge est lumière.

C’est ce que nous sommes camarades, c’est la reconstitution. Camarades, nous sommes reconstitués.

Le Parti est un parti de type nouveau.

Ce Parti de type nouveau est fait pour prendre le pouvoir pour la classe ouvrière et pour le peuple dans cette patrie.

Le Parti ne pourra plus se développer autrement qu’à travers les armes, au travers de la lutte armée.

En 50 ans, nous avons appris de dures leçons, une grande leçon que nous n’oublierons jamais : nous n’avons pas le pouvoir parce que nous n’avons pas de fusils.

Comme le Président Mao l’a écrit : qui a le plus de fusils a le plus de pouvoir et qui veut prendre le pouvoir, qu’il forge une armée, et qui veut le maintenir, qu’il compte sur une puissante armée.

C’est ce que nous ferons.

Le Parti commence à se développer au travers de la lutte armée, c’est historiquement le pas que nous avons franchi, nous ne pourrons plus revenir en arrière.

Camarades, nous pouvons désormais dire : le développement a été victorieux, la destruction possible, comme ça devait arriver, n’a pas eu lieu ; le Parti n’est pas détruit, c’est une conclusion que nous pouvons tirer de notre IIe Session plénière du Comité Central et de cette Ecole Militaire.

Nous avons commencé un travail dont bientôt nous allons voir les dimensions

Nous nous disions : comment développer le Parti ?

A travers la lutte armée, simple et sobre réponse.

Nous nous disions : aux époques critiques la situation entre dans un grave affrontement et d’après la loi de la contradiction, des circonstances déterminées peuvent mener au développement ou à la destruction, transitoire bien sûr, mais destruction quand même, qui aurait pu nous couvrir de boue ou nous nous obliger à marcher au travers d’un bourbier.

Mais le Parti a vaincu comme ça devait arriver.

La destruction ne peut pas se produire.

Le Parti entre, ferme, décidé, volontaire et énergique dans son développement.

Camarades, c’est ce qu’on peut conclure de ces réunions.

Cependant, de quelles contradictions débattons-nous ?

Le fait d’entamer la lutte armée nous pose une contradiction : l’ancien et le nouveau ; le développement du Parti au travers de la lutte armée est le nouveau, l’ancien est ce qui a été fait jusqu’ici, y compris les bonnes choses, y compris les meilleures choses que nous ayons faites ont commencé à être l’ancien, et pour cette raison s’ajouteront à cette tradition, à cette grande poubelle qu’engendrent les partis et les classes au long des décennies, sur ce point nous devons être très clairs.

Il n’y a qu’une chose nouvelle : le développement du Parti au travers de la lutte armée.

C’est notre contradiction d’aujourd’hui.

De même qu’à l’échelle internationale c’est la contradiction entre l’offensive stratégique et la défense stratégique qu’entame la réaction, de même à l’échelle nationale la contradiction est entre le peuple armé et la réaction armée, contradiction à trancher au travers de la guerre populaire pour parvenir au triomphe inévitable de la classe par lequel doivent être balayés 400 années d’oppression, ainsi de la même manière camarades, il y a dans le Parti une contradiction, qui n’appelle aucun doute, qui appelle au contraire une réflexion sérieuse.

Les communistes aujourd’hui doivent être on ne peut plus clairs au sujet de ce qui est l’ancien et ce qui est le nouveau.

Je le répète, le nouveau c’est la lutte armée, ce sont les flammes ardentes et immarcescibles de la guerre populaire, c’est l’acier qui doit s’affiner, fine épée, lance piquante pour blesser les entrailles de la réaction, cela c’est le nouveau, le reste c’est l’ancien, c’est le passé et de lui il faut se garder car le passé veut toujours se rétablir de mille manière au sein du nouveau.

Camarades, n’oublions pas que pour en garantir et consolider 100, il faut en faire avancer 200, avancer à 200 aujourd’hui, cela veut dire déclencher la lutte armée ; commencer les actions c’est la garantie de semer le nouveau profondément, avec du plomb, en faisant s’effondrer les vieux murs, cela c’est le nouveau, le reste c’est l’ancien camarades.

Cela nous devons le comprendre et être absolument clairs.

Le Parti est entré dans son développement à travers les armes, c’est une situation fondamentale.

En disant cela, nous tenons trois choses.

La première, c’est que nous entrons dans l’offensive stratégique de la révolution mondiale, c’est notre contexte. La marée puissante est de notre côté.

La deuxième, c’est que le peuple entame la prise du pouvoir par les armes.

Le futur se décidera avec la guerre populaire que nous mettons en marche.

La troisième, c’est que le parti commence à se développer eu travers de la lutte armée.

Ainsi le Parti deviendra le puissant Parti dont la révolution a besoin et comme c’est nécessaire il doit être forgé.

Camarades, le processus mondial, le processus du pays et le processus du Parti sont reliés.

Pour cette raison, le futur est garanti, il est en train de palpiter dans les actions de guerre que nous commencerons à mener, il est vert et tendre, il faut le couver avec le tumulte des armes, il faut le développer avec la guerre de guérillas, il faut le fortifier avec la guerre populaire ; il faut prendre soin de lui comme la pousse verte d’une armée naissante en détachements armés, il faut le déployer comme une armée de guérilla et le former pour qu’il devienne une puissante armée.

Camarades, ces trois conditions déterminent le Parti à conduire la lutte de masses armées, et dans notre esprit, dans notre coeur, dans notre volonté vit déjà le pouvoir populaire, nous le portons avec nous.

Ne rechignons pas au commencement, ou notre âme sera petite, faible, fragile et variable.

Camarades, n’oublions pas le pouvoir populaire, l’Etat dela classe ouvrière ; l’Etat des ouvriers et paysans marche avec nous, nous l’emmenons au bout des canons de nos fusils, il habite dans notre esprit, il palpite dans nos mains et sera toujours brûlant dans notre coeur.

Ne l’oublions jamais, c’est la première chose qui doit être dans notre esprit.

Camarades, il naîtra fragile et faible parce qu’il sera nouveau mais son destin sera de se développer à travers le changement, la variation de la fragilité, comme une pousse verte.

Les racines que nous planterons dès le départ seront le futur d’un Etat vigoureux.

Tout ceci camarades, commence à naître à partir des actions les plus simples et modestes que demain nous devrons commencer.

Ce sont trois choses reliées : l’histoire mondiale, l’histoire de notre patrie et l’histoire de notre Parti, ce sont trois convergences, trois réalités, trois conjonctions avec une seule conclusion finale, une seule vérité invariable, un seul futur.

La révolution habitera dans notre pays, nous répondons de cela.

4. NOUS COMMENCONS A DEVELOPPER LA MILITARISATION DU PARTI AU TRAVERS DES ACTIONS ET A APPLIQUER LE PLAN DU DECLENCHEMENT

C’est une conclusion des trois questions antérieures.

C’est une conclusion logique, nécessaire, irréfutable et irréversible, frappante.

A partir des trois questions abordées, le Parti dans la IIe Session Plénière du Comité Central a défini « Développer la Militarisation du Parti au travers des actions » ; ceci sanctionne le fait qu’au travers d’actions de guerre le Parti deviendra l’avant-garde puissante et reconnue de la classe ouvrière du Pérou, le centre reconnu de la révolution péruvienne.

La IIe Session Plénière a sanctionné un « plan de déclenchement de la lutte armée » qui résout un problème en suspens jusqu’à aujourd’hui : le déclenchement de la lutte armée ; cela camarades, ce n’est pas pour en tirer vanité, c’est pour comprendre notre immense responsabilité, c’est seulement pour cela.

La vanité ne doit jamais exister en aucune manière parmi nous ; la modestie et la simplicité doivent nous accompagner ; et plus nous agissons, plus nous devons être modestes et simples, parce que fidèles serviteurs de la classe et du peuple.

C’est ainsi que nous devons apprendre à être. Beaucoup de choses changeront plus profondément, même en nous.

Nous avons camarades, grâce à l’action de l’histoire universelle, du marxisme-léninisme-pensée mao zedong, grâce à l’action de notre peuple qui commence à définir son histoire avec les armes, grâce à l’action des cinquante années de lutte du Parti et de celle d’innombrables communistes, et comme conséquence de ce que notre propre fondateur mit en branle, nous avons résolu le problème du déclenchement de la lutte armée.

Nous avons résolu le premier problème militaire fondamental, comment déclencher la lutte armée.

Nous savons quoi faire, comment nous armer, et le principal, comment soulever la paysannerie pour réussir, dans une lutte ardue, à faire démarrer une guérilla de cette terre puissante qu’est la paysannerie ; nous avons comment affronter les encerclements et aussi comment les briser.

Camarades, le problème du déclenchement de la lutte armée au Pérou est résolu, que personne n’en doute plus.

Nous n’avons plus aucune raison de douter. Le problème est résolu.

Prenons le pour ce qu’il est, la conséquence du marxisme-léninisme-pensée mao zedong, prenons le pour ce qu’il est, la conséquence du fait que notre peuple entame la prise du pouvoir par les armes ; prenons le pour ce qu’il est, la conséquence des cinquante années de notre Parti.

Ainsi nous tiendrons sa signification historique, ainsi nous le comprendrons et ainsi nous saurons où nous devons aller et où nous devons débarquer à bon port.

5. NOUS ARMER THEORIQUEMENT ET PRATIQUEMENT POUR DECLENCHER LA LUTTE ARMEE

Nous nous armons théoriquement et pratiquement avec la Ligne Militaire et avec la mobilisation politique générale, en formant des détachements et en menant des actions nous déclenchons la lutte armée. C’est ce que nous devons enregistrer de façon indélébile.

Cette Ière Ecole Militaire est historique.

Nous nous demandions de qu’est cette Ecole ?

Si la IIe Session du Comité Central est une « Sonnerie de Gloire », qu’est donc cette école ?

Nous allons le redire : « Clôture et Ouverture », puisqu’elle ferme et qu’elle ouvre.

Elle clôt le chapitre de notre vie non armée et ouvre notre guerre populaire. Camarades, voilà ce qu’est cette Ecole.

Ici nous avions à appliquer les accords de la IIè Session Plénière du Comité Central, nous l’avons accompli avec succès, et avons résolu les problèmes que le Comité Central doit sanctionner très bientôt, lorsque le remaniement du Parti sera accompli et les actions commencées.

Ainsi, le Parti au travers de ses organisations centrales, de ses dirigeants et cadres s’arme de sa ligne militaire, en théorie et en pratique.

La réunion finale elle-même, camarades, est une démonstration de distributions de forces : une démonstration d’encerclement et d’anéantissement du pessimisme et de l’opposition ; a été anéanti ce qui restait d’opposition parmi nous et en nous, a été arboré l’optimisme et a débordé l’enthousiasme, les victoires à venir se sont déployées.

C’est ainsi qu’il faut le comprendre. Nous avons vu marcher les combattants : nous avons vu des combattants avancés, dirigeants la tête de l’assaut, ouvrant la brèche ; nous avons vu passer les files qui suivaient pour maintenir l’action et la soutenir ; nous avons vu au final l’action décisive, passionnée, ardente de foi, qui finit par prendre la colline.

Ce que nous avons fait aujourd’hui est une démonstration de la façon d’agir militairement ; c’est pour cela que nous disons que nous sommes en train de nous armer théoriquement et pratiquement, et en armant ainsi les cadres et les dirigeants, les effectifs fondamentaux, nous engageons évidemment la mobilisation politique générale.

Rappelons-nous les paroles du Président Mao : la clef, c’est de mettre en mouvement les cadres ; ceci est accompli.

La mobilisation a donc commencé, et ce qui a été fait ici se répercutera demain sous forme d’échos plus puissants, parce qu les masses du Parti rêvent d’entendre que nous devons déclencher les actions et elles veulent savoir comment le faire.

Camarades, nous allons aux bases comme porteurs de bonne nouvelle, il faut appliquer le plan de déclenchement et nous devons le faire pas plus tard que demain, c’est ce que les cœurs battants des militants et des masses qui travaillent avec nous brûlent d’entendre, rêvent de réaliser.

Camarades, la mobilisation politique générale du Parti a été mise en branle, en formant des détachements armés et en menant des actions militaires nous déclencherons la lutte armée.

Ceci est la conséquence de ce qui se passe ici, pour cette raison cette réunion est une clôture et une ouverture.

6. NOUS SOMMES LES DECLENCHEURS

Nous sommes les déclencheurs.

Nous avons commencé en le disant, nous terminons en le disant, nous sommes les déclencheurs.

Déclencheurs de quoi ?

De la guerre populaire, de la lutte armée qui est entre nos mains, qui brille dans notre esprit, qui palpite dans notre coeur, qui s’agite irrésistible dans nos volontés.

C’est ce que nous sommes.

« Une poignée d’hommes, de communistes, observant le mandat du Parti, du prolétariat et du peuple, en ce 19 avril, dira l’histoire, ils se sont mis debout et ont fait leur profession de foi révolutionnaire, avec le cœur brûlant d’une passion inextinguible, d’une volonté ferme et résolue, avec un esprit clair et audacieux ont assumé leur obligation historique d’être LES DECLENCHEURS, et ce qu’ils décidèrent un 19 avril ils le matérialisèrent en automne au moment du boycott et de la moisson, ils le poursuivirent sous forme d’actions contre le pouvoir réactionnaire, visant le pouvoir local, ils le continuèrent avec des invasions de terres et avec les masses paysannes ils firent démarrer les guérillas, et les guérillas engendrèrent la puissante armée que nous sommes aujourd’hui et l’Etat qui s’appuie sur elle.

Notre patrie est libre... »

C’est ce qu’on dira camarades, c’est ce qu’on dira.

Cela concrétise notre décision de Parti apparemment simple, mais de grande dimension historique.

Camarades, est-ce que ces trois questions finales soulèvent des contradictions ? Oui, elles aussi soulèvent des contradictions.

Ici, dans le Parti, se concentre notre accord de « Développer la Militarisation du Parti au travers des actions » et d’appliquer le Plan de Déclenchement, l’essence du nouveau, le nouveau en ce monde qui ne pourra être arrêté parce qu’il surgit aujourd’hui de mains armées, qui seront plus nombreuses demain ; se concentre le nouveau en ce pays, qui se décidera à main armée, et se concentre le passage du Parti à son développement à travers les armes, à travers la lutte armée.

Ainsi, sur la question de développer et appliquer le plan du déclenchement, se concentre le nouveau qui s’affronte à l’ancien.

L’ancien fera tous ses efforts sur la voie opposée, mais il est déjà défait, c’est une grande défaite du droitisme.

La destruction [du Parti] est déjà conjurée, le développement a triomphé, matérialisons-le avec du tonnerre, écrivons-le avec du plomb, qu’il soit écrit pour toujours en pages d’acier sur le dos des montagnes, mais que jamais il ne puisse s’effacer ni s’écrire d’une autre façon.

Là est la contradiction.

Tout débouche à la dernière heure sur la quintessence du problème.

La contradiction concerne le problème des armes, de la guerre, de la lutte armée, de son déclenchement.

Si jusqu’à aujourd’hui nous avons agi comme des gens non armés, le problème est que nous entrons dans une action à mains armées ; nous passons des temps de paix aux temps de guerre et les temps de guerre ont d’autres exigences, d’autres exigences péremptoires.

Camarades, les contradictions s’entrechoquent mais nous savons les manier.

Nous avons appris à nous y retrouver en histoire, à saisir ses lois, ses contradictions.

Il dépend de nous de les résoudre toutes en les matérialisant par des faits d’armes ; rien ne nous arrêtera.

Nous passerons aux temps de guerre irréversiblement, la contradiction se développera, le nouveau triomphera, il nous mènera jusqu’au bout.

Nous sommes les déclencheurs, quelle contradiction se pose à nous ?

Nous-mêmes et les autres communistes des bases qui sont nous aussi, présents ou non, eux qui battent en nous, nous tous attendons avec ardeur ce qui est décidé ici.

Nous tous avons un problème, une contradiction : la grande rupture.

Le temps est venu camarades, le temps est venu.

Le temps de la grande rupture.

Nous romprons tout ce qui nous attache à ce vieil ordre pourri pour le détruire de fond en comble, donc si en ce monde caduc nous avons un quelconque intérêt, nous pouvons le détruire.

Pris individuellement, les hommes peuvent être faibles, chacun doit s’en convaincre, en tant que personne on peut être fragile et faible ; mais la révolution est toute-puissante et la révolution armée plus encore puisqu’elle est fondée sur les masses qui sont la force de la terre, puisqu’elle est dirigée par le Parti qui est la lumière de l’univers.

Camarades, nous entamons la grande rupture.

Nous avons dit de nombreuses fois que nous entamons la rupture et que nous avons à rompre de nombreux liens puisqu’ils nous attachent au vieil ordre pourri et que si nous ne le faisons pas nous ne pourrons pas le détruire.

Camarades, l’heure est venue, il n’y a rien à discuter, le débat a été consommé.

Il est temps d’agir, c’est le moment de la rupture, et nous ne l’accomplirons pas en une lente et tardive méditation, ni dans des couloirs ou des chambres silencieuses, mais nous le ferons dans le fracas des actions de guerre, telle sera la façon de le faire, la façon adéquate et correcte, la seule façon de le faire.

Là dans les actions, comme nous l’avons étudié, la capacité consciente des hommes s’intensifie, la volonté est plus tendue, la volonté est plus tendue, la passion plus puissante, l’énergie endiablée.

Camarades, là nous rencontrerons l’énergie, la force, la capacité suffisante pour la grande rupture.

C’est là que nous sommes entrés.

Les trompettes commencent à sonner, la rumeur des masses grandit et grandit encore, elle va nous ensorceler, elle va nous attirer dans l’oeil puissant du cyclone, avec une seule note : nous serons protagonistes de l’histoire, conscients, organisés, armés, et ainsi aura lieu la grande rupture, et nous serons les bâtisseurs de l’aurore définitive.

C’est là que nous sommes entrés camarades.

Je veux conclure : cette école, cette Ière Ecole Militaire du Parti est une clôture et une ouverture, elle clôt ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui, elle ouvre le lendemain.

Ce que nous avons fait jusqu’ici est positif, a donné de bons fruits.

Par leurs œuvres tu les connaîtras comme on dit ; les oeuvres ont été faites, face à nous, il n’y a plus rien à prouver ; ce qui a été fait jusqu’ici a été bon.

L’ouverture, ce que nous venons de faire, sera quelque chose d’encore plus grand, et en définitive, ce sera la seule grande chose que nous ayons faite.

Elle sortira des armes, du canon des fusils, elle sortira de l’action directe du Parti sur les masses.

Elle sortira de la guerre populaire.

Camarades, cette réunion est simplement historique, la dimension qui est la sienne, on ne peut la comprendre, la soupeser comme il convient, sans lancer notre regard des décennies en avant.

Voilà l’Ecole des Déclencheurs, c’est le nom que lui a donné le Comité Central, c’est en un mot ILA 80.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Initier la Lutte Armée en 1980, voilà ce que ça veut dire.

C’est un engagement, c’est un défi ; nous sommes en place, nous le dépasserons ; je ne dis pas nous l’accomplirons, mais nous le dépasserons, parce que telle est l’exigence et la nécessité historique, et personne ne peut dire le contraire.

Camarades, l’Ecole des Déclencheurs, ILA 80, c’est cela aujourd’hui : initier la lutte armée en 80.

Des décennies plus tard, dans le futur, il en sera ainsi : ILA 80 on le traduira ainsi : on a déclenché la lutte armée en 80.

C’est ce que nous avons fait aujourd’hui. Ce mot est très beau, elle a un double sens et si nous regardons bien elle en a encore une autre.

C’est la concrétisation de tout ce qui a été fait jusqu’ici, elle matérialise tout le passé.

Qu’est-ce qui nous guidait, camarades ?

C’est le déclenchement de la lutte armée, n’est-ce pas ce que dit le IX Plénum ?

Camarades, ce n’est pas seulement le passé qui se concrétise, dans le présent qui s’ouvre c’est l’avenir qui devra s’accomplir irrémédiablement.

C’est tout cela ILA 80.

Concrétisation de ce qui fut notre accord de départ, c’est cela ILA 80 ; la concrétisation de l’accord passé pour déclencher la lutte armée, dans le présent le déclenchement aujourd’hui de la lutte armée, et cette année comme à l’avenir, la lutte armée a commencé en 1980.

Camarades, tout ce qui a été accompli par nous pendant ces journées complexes, ces moments difficiles, mais qui ont été finalement des jours satisfaisants, fructueux, bons, sains, pleins de vitalité, tout se concrétise dans « l’Ecole des Déclencheurs, ILA 80. »

Le Comité Central, le Bureau Politique du Comité Central félicite les présents, félicite tout le monde, parce que par votre action vous avez contribué à ce que se concrétise cette réalité ; il félicite le Parti parce que par son action il a concrétisé cette réalité.

Il félicite la classe ouvrière du monde, le prolétariat international, les peuples du monde parce que leur action a porté ses fruits ici.

Il s’incline, comme il aura toujours à le faire, les immarcescibles bannières du marxisme-léninisme-pensée mao zedong, parce que tout ces choses grandioses et qui vivront toujours se sont concrétisées ici.

Habite parmi nous le marxisme-léninisme-pensée mao zedong, habite parmi nous la classe ouvrière internationale et les peuples du monde, habite ici le Parti, notre peuple, notre classe habite ici, et l’esprit de la révolution.

Je suis arivé à la fin ! Toute notre lutte a été validée.

Pour finir camarades c’est arrivé : Déclencher la lutte armée maintenant.

Tout ce qui a été fait, y compris les erreurs qui ont servi d’expériences, sont validées en ce lieu, telle est l’essence de cette école.

Le Comité Central, le Bureau Politique du Comité Central ressentent et expriment, au travers de celui qui s’exprime, une immense joie parce que nous avons accompli une tâche simple et grandiose : que la lutte armée, que le déclenchement de la lutte armée, ILA 80 habite ici, et définisse le passé en le concluant, et que s’ouvre le futur, que s’ouvre la promesse, l’espoir ; souvenons-nous de la parole d’un vieux sage : « Ce que la vie te promet, accomplis-le pour elle ».

Le marxisme-léninisme-pensée mao zedong, le prolétariat international et les peuples du monde, la classe ouvrière et le peuple du pays, le Parti avec ses bases, cadres et dirigeants, toute cette grandiose action conjointe des siècles s’est concrétisée ici.

La promesse éclot, le futur se déploie : ILA 80.

Notre obligation est de la tenir. Ce qui nous a été donné comme futur, nous devons l’accomplir par égard pour la vie, pour le peuple, pour le prolétariat, pour le marxisme-léninisme-pensée mao zedong.

Camarades, l’effort fourni trouve son couronnement, il se réjouit de l’oeuvre réalisée, il se plaît à ce qui a été réalisé, il ne recherche aucune récompense.

Le futur est dans le canon des fusils ! La révolution armée a commencé !

Gloire au marxisme-léninisme-pensée mao zedong !

Vive le Parti Communiste du Pérou !

Déclenchons la lutte armée !

ECOLE MILITAIRE

PARTI COMMUNISTE DU PEROU, 19 avril 1980

samedi 19 avril 1980


Documents du Parti Communiste du Pérou