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PCP : La révolution démocratique - 1988

INTRODUCTION

En arborant, défendant et appliquant le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, le Président Gonzalo a établi que la révolution péruvienne dans son cours historique doit être, premièrement, une révolution démocratique, ensuite socialiste et qu’elle devra réaliser des révolutions culturelles pour passer au Communisme, tout ceci en un processus ininterrompu, en appliquant la guerre populaire et en la spécifiant.

Pour arriver à cette conclusion il se base sur ce que Marx enseigna, qu’en Allemagne on devrait refaire les guerres paysannes du XVIème siècle, qu’il faudrait canaliser l’énergie démocratique de la paysannerie.

Postérieurement, Lénine développa cette thèse dans le sens que la bourgeoisie était une classe déjà caduque et que la paysannerie étant décidée à détruire la féodalité, ne pourrait le réaliser que sous la direction du prolétariat.

Après, le Président Mao dans "Sur la Démocratie Nouvelle" établit que cela fait partie de la révolution prolétarienne mondiale, qu’elle propose une dictature conjointe des classes révolutionnaires opposée à la dictature bourgeoise, que c’est une étape de transition qui ne peut s’effectuer que sous la direction du prolétariat.

Et le Président Gonzalo tient compte des conditions spécifiques du Pérou, c’est-à-dire qu’au long de son processus historique il n’y a pas eu de révolution bourgeoise, car il n’existait pas de bourgeoisie capable de la conduire et que, par conséquent, le problème de la terre et le problème national sont des problèmes qui restent encore à résoudre.

Il établit que nous vivons à l’époque de l’impérialisme et de la révolution prolétarienne mondiale et que, c’est donc, le prolétariat, comme classe qui assume la destruction de l’impérialisme, du capitalisme bureaucratique et de la semi-féodalité.

Cela ne s’effectue pas au bénéfice de la bourgeoisie, mais du prolétariat, de la paysannerie, principalement pauvre, de la petite bourgeoisie et de la bourgeoisie moyenne.

Il considère que le prolétariat péruvien a mûri comme Parti Communiste de nouveau type capable de diriger la révolution.

Il n’y a plus lieu de faire la révolution démocratique d’ancien type mais une révolution bourgeoise de nouveau type, ce type de révolution et toutes les révolutions aujourd’hui ne peuvent se réaliser qu’à travers la guerre populaire - principale forme de lutte - et les forces armées révolutionnaires, forme principale d’organisation.

Le Président Gonzalo établit ainsi le caractère de la société péruvienne, semi-coloniale, semi-féodale dans laquelle se développe le capitalisme bureaucratique, il fixe les cibles de la révolution, les tâches à entreprendre ; il définit les classes sociales et expose l’essence de la révolution démocratique et aussi la façon dont se concrétise, aujourd’hui, et quelle est sa perspective.

 I. CARACTERE DE LA SOCIETE PERUVIENNE CONTEMPORAINE

Le Président Gonzalo analyse le processus péruvien en se basant sur le matérialisme historique et démontre que, dans l’ancienne société, se développa un ordre agraire basé sur l’Ayllu.

C’était un ordre communautaire agraire au sein duquel commençait à peine à se développer une forme esclavagiste, l’empire incaïque, qui s’était constitué à travers des guerres de conquête.

Puis, au XVIème siècle, les Espagnols apportèrent un système féodal caduc et l’imposèrent par les armes malgré la résistance des autochtones et le Pérou devint féodal et colonial.

Postérieurement, avec l’émancipation, on se libère de la domination espagnole mais pas du système féodal, car les émancipateurs étaient des propriétaires terriens et les paysans n’arrivèrent pas à conquérir la terre.

Durant le XIXème siècle, l’Angleterre et la France luttent intensément pour nous dominer.

Et vers la moitié de ce siècle apparaissent des formes de capitalisme qui se développent sur la base féodale existante.

Tout ce processus au Pérou signifia un changement : le passage de l’état féodal à la semi-féodalité et de l’état de colonie à celui de semi-colonie.

Ensuite, le Président Gonzalo caractérise la société péruvienne contemporaine en disant : "....le Pérou contemporain est une société semi-féodale et semi-coloniale dans laquelle se développe un capitalisme bureaucratique ".

Ce caractère, s’il est vrai que Mariátegui l’avait défini dans le point 3 du Programme de la Constitution du Parti, c’est à la lumière du marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, que le Président Gonzalo ha démontré comment le caractère semi-féodal et semi-colonial se maintient et comment se développent de nouvelles modalités, particulièrement de quelle façon s’est développé sur cette base le capitalisme bureaucratique au long de tout le processus de la société contemporaine, problème transcendant pour la compréhension du caractère de la société et de la révolution péruviennes.

Le capitalisme bureaucratique représente l’une des thèses fondamentales du Président Mao qui n’est pas encore comprise ni acceptée par tous les marxistes dans le monde.

Naturellement, pour des raisons historiques Mariátegui ne la connut pas, mais le Président Gonzalo l’applique aux conditions concrètes de notre Pays.

Il soutient que pour analyser le processus social contemporain il faut partir de trois questions intimement liées les unes aux autres : les moments que traverse le capitalisme bureaucratique ; le processus du prolétariat qui se concrétise dans son expression la plus élevée, le Parti Communiste ; et le chemin que doit suivre la révolution. Ainsi donc ils nous enseigne que, dans la société péruvienne contemporaine à partir de 1895 on peut différencier trois moments :

Premier moment.

Développement du capitalisme bureaucratique. Constitution du PCP. Etablissement et ébauche de chemin d’encercler les villes par les campagnes ; IIème moment.

Approfondissement du capitalisme bureaucratique.

Reconstitution du PCP. Définition de l’encerclement des villes par les campagnes ; et, IIIème moment. Crise générale du capitalisme bureaucratique.

Le PCP dirige la guerre populaire. Application et développement du chemin d’encercler les villes par les campagnes.

En même temps il démontre que la société péruvienne contemporaine traverse une crise généralisée, qu’elle est gravement malade, incurable et qu’on ne peut la transformer qu’au moyen de la lutte armée, comme est en train de le faire le Parti Communiste du Pérou qui dirige le peuple, et qu’il n’y a pas d’autre solution.

Pourquoi la société est-elle semi-féodale ?

Le Président Gonzalo expose : "Le système semi-féodal caduc subsiste et marque le pays depuis ses fondements jusqu’à ses idées les plus élaborées, tout en conservant, en essence, le persistant problème de la terre, moteur de la lutte de classes de la paysannerie, spécialement la plus pauvre qui représente l’immense majorité".

Il souligne que le problème de la terre subsiste car les relations semi-féodales d’exploitation se maintiennent -bien que la semi-féodalité évolue- mais reste le problème fondamental de la société qui s’exprime par la terre, le servage et le gamonalisme, condition que nous devons visualiser sous tous ses aspects : économique, politique et idéologique de la base et de la superstructure.

Il démontre comment la paysannerie, qui représente environ 60% de la population, a travaillé la terre durant des siècles mais liée à la grande propriété et au servage.

Il nous enseigne qu’il existe de grandes concentrations de terre en peu de mains sous des formes associatives et non associatives et, que l’immense majorité de la paysannerie est une paysannerie pauvre qui ne possède pas de terre, ou bien très peu, ce qui donne lieu à la petite propriété soumise à la voracité des latifundia.

Cette condition soumet la paysannerie à un système de servitude qui, comme Lénine le disait, se présente sous mille formes mais en ayant toujours comme essence l’assujettissement personnel.

Ainsi l’on distingue dans notre pays, des formes qui se centrent sur les relations serviles, tels que le travail gratuit dans les SAIS, les CAPS, les Groupes paysans, dans Coopération Populaire, le PAIT, le PROEM etc..

De plus, on ne sait que trop bien que, dans les campagnes, sur trois paysans aptes au travail, seulement un travaille et l’Etat prétend canaliser la main d’oeuvre sans travail au bénéfice du travail gratuit.

L’on observe également, particulièrement dans les Andes, l’existence d’une économie d’autarcie en marge de l’économie nationale.

En réaffirmant le marxisme-léninisme-maoïsme, le Président Gonzalo arbore le principe de la réforme agraire comme destruction de la propriété foncière féodale et la distribution de la terre, individuellement, aux paysans selon la consigne de "La terre pour celui qui la travaille" réalisée par la guerre populaire et le Pouvoir nouveau, dirigé par le Parti Communiste.

Souvenons-nous aussi de la thèse de Lénine, qu’il existe deux chemins dans l’agriculture : celui du propriétaire terrien, qui est réactionnaire, d’une féodalité qui évolue et qui mène au vieil Etat et, celui de la paysannerie qui est celui de l’avancée, qui détruit la féodalité et mène à L’Etat nouveau.

Puis, le Président Gonzalo, définit très justement le caractère et le résultat des lois agraires du vieil Etat, prouvant que la semi-féodalité subsiste, bien qu’aujourd’hui, on veuille la nier ; il caractérise la Loi-cadre de Pérez Godoy de 1962, la Loi 15037 de 1964, et la Loi 17716 de 1969 (essentiellement corporative et qui fomente la grande propriété associative), démontrant que ce sont trois lois d’achat-vente produites par l’appareil bureaucratique de l’Etat afin de développer le capitalisme bureaucratique.

Il souligne que la Loi d’Encouragement de l’agro-alimentaire de 1980 considère la question de la terre résolue et, en même temps, protège la propriété associative et le retour des gamonales pour favoriser la capitalisme bureaucratique, également sous contrôle des grands banquiers et avec la participation directe de l’impérialisme yankee.

Le gouvernement apriste fasciste et corporatif poursuit le même chemin en reprenant la "réforme agraire" fasciste et corporative de Velasco, tout en lançant des appels pour "révolutionner l’agriculture" de façon à fortifier le gamonalisme.

Et lui aussi, déclare résolu le problème de la terre et se centre sur la productivité, en promulguant des lois comme celles des communautés et des Rondes paysannes dans le but d’approfondir le capitalisme bureaucratique et de l’installer dans tous les recoins du pays, lançant des appels aux masses pour qu’elles se corporatisent, visant les communautés paysannes comme futures bases de leurs plans corporatifs. C’est pour cela, également, qu’ont été créées les Régions, CORDES et autres avortons fascistes et corporatifs.

Tout cela ne signifie que de nouvelles modalités de concentration de l’ancienne propriété du latifundium qui n’a pas été détruite et c’est le vieux chemin propriétaires-terriens que le Pérou contemporain a suivi à partir des années 20, qui se consolida dans les années 50 et spécialement dans la décennie de 1960 et qui se prolonge jusqu’à maintenant dans de nouvelles conditions.

Cette voie des propriétaires terriens s’exprime politiquement dans l’ancien Etat à travers le gamonalisme.

Comme Mariátegui disait, le gamonalisme ne désigne pas seulement une catégorie sociale et économique, mais l’ensemble d’un phénomène qui est représenté non seulement pas les gamonales, proprement dits, mais qui comprend, également, une ample hiérarchie de fonctionnaires, d’intermédiaires d’agents de parasites, etc., soulignant que le facteur central du phénomène est l’hégémonie de la grande propriété semi-féodale dans la politique et dans le mécanisme de l’Etat et qu’on doit l’attaquer à sa racine.

Et le Président Gonzalo. relève expressément les manifestations de la semi-féodalité dans la politique et dans le mécanisme de l’Etat.

En effet, il considère que le gamonalisme est la manifestation politique de la semi-féodalité qui sert de soutien à ce régime de servitude dans lequel agissent les grands manitous et les laquais, (ces représentants de l’ancien Etat) jusque dans les recoins les plus perdus du pays, même s’ils changent de manteau selon le gouvernement en place.

C’est contre ce facteur central que la révolution démocratique pointe son fer de lance quant à la guerre agraire.

Pourquoi le pays est-il semi-colonial ?

Le Président Gonzalo nous enseigne que l’économie péruvienne moderne est dominée, dès sa naissance, par l’impérialisme, phase ultime du capitalisme, magistralement caractérisée de monopoliste, parasitaire et agonisante.

Cet impérialisme, tout en consentant à notre indépendance politique, si elle sert ses intérêts, contrôle tout le processus économique péruvien, nos richesses naturelles, nos produits d’exportation, l’industrie, les banques et les finances.

En synthèse, l’impérialisme suce le sang de notre peuple, il dévore les énergies de notre nation en formation et, actuellement, (cela saute aux yeux) il nous pressure au moyen de la dette extérieure comme il le fait avec d’autres nations opprimées.

En premier lieu, le Président Gonzalo réaffirme la thèse de Lénine, que le Président Mao a développée avec sagacité, pour définir le caractère semi-colonial de notre société.

Lénine, en synthèse, a exposé qu’il existe de multiples formes de domination impérialiste, mais que deux de ces formes sont typiques : la colonie, c’est-à-dire la complète domination du pays impérialiste sur la (ou les) nation opprimée et une forme intermédiaire, la semi-colonie, c’est-à-dire un pays qui est politiquement indépendant mais économiquement soumis, une République indépendante mais dominée et attrapée par la confusion idéologique, politique, économique et militaire de l’impérialisme, malgré le fait d’avoir un gouvernement propre.

Ainsi il réfute le concept de "néo-colonie" employé par le révisionnisme dans les années 60 et qui signifie que l’impérialisme applique une forme de domination plus douce, ce qui mena le révisionnisme jusqu’à la caractérisation de : "pays dépendant".

Ensuite, en appliquant la thèse du Président Mao : une période de lutte s’ouvre entre les deux superpuissances qui bataillent pour le partage du monde et il faut spécifier quel est l’ennemi principal du moment, le Président Gonzalo définit que c’est l’impérialisme yankee qui nous domine principalement, mais il affirme qu’il faut conjurer le social-impérialisme russe, qui pénètre chaque jour davantage dans notre pays, ainsi que l’action des puissances impérialistes qui ne sont pas des superpuissances.

Ainsi le prolétariat, en dirigeant la révolution démocratique, ne se lie à aucune superpuissance, ni puissance impérialiste et maintient son indépendance idéologique, politique et organisative.

Pour conclure, Le Président Gonzalo démontre que la société péruvienne continue à être une nation en formation et que son caractère semi-colonial subsiste, ce que l’on peut constater dans tous les domaines et dans les nouvelles conditions.

Quant au capitalisme bureaucratique, il nous dit qu’il est déterminant et substantif de le comprendre pour saisir la société péruvienne. S’appuyant sur les thèses du Président Mao il nous dit que le capitalisme bureaucratique a cinq caractères :

1) C’est le capitalisme bureaucratique c’est le capitalisme que l’impérialisme développe dans les pays arriérés et qui comprend les capitaux des grands propriétaires terriens, des grands banquiers et des magnats de la grande bourgeoisie.

2) Il exploite le prolétariat, la paysannerie et la petite bourgeoisie et limite la bourgeoisie moyenne.

3) Il passe par un processus qui fait que le capitalisme bureaucratique se combine avec le pouvoir de l’Etat et devient capitalisme monopoliste étatique, compradore et féodal ; il en découle qu’en un premier moment il se développe comme grand capital monopoliste non étatique, et en un deuxième moment - quand il se combine avec le pouvoir de l’Etat - il se développe comme capitalisme étatique.

4) Etant arrivé au plus haut degré de son développement, il fait mûrir les conditions pour la révolution démocratique ; et

5) Confisquer le capitalisme bureaucratique est la clé pour mener à bonne fin la révolution démocratique, et décisif pour passer à la révolution socialiste.

Le Président Gonzalo voit que le capitalisme bureaucratique est le capitalisme qui engendre l’impérialisme dans les pays arriérés, qu’il est lié à la féodalité caduque et soumis à l’impérialisme, phase supérieure du capitalisme ; qu’il n’est pas au service des majorités, mais à celui des impérialistes, de la grande bourgeoisie et des propriétaires terriens.

Mariátegui avait déjà établi que les bourgeois, en créant des banques, par exemple, engendraient un capitalisme inféodé à l’impérialisme et lié au féodalisme.

Le Président Gonzalo établit magistralement que le capitalisme qui se développe au Pérou est un capitalisme bureaucratique, entravé par les chaînes de la semi-féodalité qui subsistent encore et, d’autre part, subjugué par l’impérialisme qui interdit le développement de l’économie nationale.

C’est donc un capitalisme bureaucratique qui opprime et exploite le prolétariat, la paysannerie et la petite bourgeoisie, et qui freine la bourgeoisie moyenne.

Et pourquoi ? Parce que le capitalisme qui se développe chez nous a connu un processus tardif qui ne permet que l’existence d’une économie soumise aux intérêts impérialistes.

C’est un capitalisme qui représente la grande bourgeoisie, les propriétaires-terriens et la paysannerie riche d’ancien type, classes qui constituent une minorité qui exploite et opprime les grandes majorités, les masses.

Le Président Gonzalo analyse le processus du capitalisme bureaucratique au Pérou de 1895 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, premier moment de son développement au cours duquel, dans les années 20, la bourgeoisie compradore assume le contrôle de l’Etat, déplace les propriétaires terriens tout en respectant leurs intérêts.

Le deuxième moment, de la Seconde Guerre mondiale à 1980, est celui de l’élargissement du capitalisme bureaucratique au cours duquel une branche de la grande bourgeoisie devient bourgeoisie bureaucratique ; ceci se produit en 1939, lors du premier gouvernement de Prado quand l’Etat commence à participer au processus de l’économie.

Cette participation, qui ira en augmentant, est due au fait que la grande bourgeoisie est incapable - par manque de capitaux - de développer la capitalisme bureaucratique.

C’est ainsi que les deux factions de la grande bourgeoisie, la bourgeoisie bureaucratique et la compradore, entrent en lutte.

En 1968, la bourgeoisie bureaucratique prendra la direction de l’Etat à travers les forces armées et par le coup d’Etat du Général Velasco provoquant une forte croissance de l’économie d’Etat.

Ainsi par exemple, les entreprises de l’Etat passèrent de 18 à 180.

L’Etat, dirigé par la bourgeoisie bureaucratique, devient donc le moteur de l’économie, mais c’est durant ce moment de l’histoire que l’économie entre dans une grave crise.

Et le troisième moment, qui s’ouvre à partir de 1980 et qui se poursuit est celui du début de la crise généralisée du capitalisme bureaucratique et de sa destruction finale ; ce moment s’amorce avec la guerre populaire.

Ce capitalisme qui est né, malade, en état critique, pourri, lié à la féodalité et soumis à l’impérialisme, entre en une crise générale en ce troisième moment et court à sa destruction sans que rient ne puisse le sauver.

Tout au plus, pourrait-on allonger son agonie et, d’autre part, il se défendra, comme une bête mourante en cherchant à écraser la révolution.

Si nous considérons ce processus en partant du chemin du peuple, dans le premier moment, le PCP se constitua avec Mariátegui en 1928, et l’histoire du pays se divisa en deux. Dans le deuxième moment, le PCP est reconstitué comme Parti de nouveau type avec le Président Gonzalo et l’on épura le révisionnisme.

Le troisième moment est marqué par le début de la guerre populaire, sous la direction du PCP , jalon transcendant de l’histoire et qui la change radicalement par le bond qualitatif supérieur que représente la prise du Pouvoir au moyen de la force armée et de la guerre populaire.

Tout cela prouve l’aspect politique du capitalisme bureaucratique, qui apparaît à peine, et que le Président Gonzalo considère comme un aspect clé, car le capitalisme bureaucratique fait mûrir les conditions pour la révolution et, aujourd’hui, quant il entre dans son étape finale, il fait mûrir les conditions pour le développement et le triomphe de la révolution.

La vision que le Président Gonzalo a du capitalisme bureaucratique est aussi très importante ; il le voit conformé par le capitalisme monopoliste non étatique et par le capitalisme monopoliste étatique, en s’appuyant sur la différenciation qu’il a établi entre les deux factions de la grande bourgeoisie : la bureaucratique et la compradore, afin de ne se mettre à la remorque d’aucune des deux, problème qui mena notre Parti à une tactique erronée durant 30 années.

Il est important d’avoir cette conception car c’est de la confiscation du capitalisme bureaucratique par le Pouvoir Nouveau que découlera le triomphe de la révolution démocratique et l’avance vers la révolution socialiste.

Si l’on ne visait que le capitalisme monopoliste de l’Etat on laisserait la voie libre à l’autre partie, le capitalisme monopoliste non étatique ; ainsi, la grande bourgeoisie compradore se maintiendrait économiquement et pourrait reprendre le dessus pour s’emparer de la direction de la révolution et frustrer son passage à la révolution socialiste.

Mais, de plus, le Président Gonzalo perçoit que le capitalisme bureaucratique n’est pas un processus particulier, propre à la Chine ou au Pérou, mais général qui correspond aux conditions tardives au sein desquelles les impérialismes assujettissent les nations opprimées d’Asie, d’Afrique et de l’Amérique latine et quand celles-ci n’ont pas encore détruit la féodalité qui subsiste et moins encore développé le capitalisme.

En synthèse, la question clé pour comprendre le processus de la société péruvienne contemporaine et le caractère de la révolution, c’est cette thèse marxiste-léniniste-maoïste, pensée Gonzalo sur le capitalisme bureaucratique et qui représente un apport à la révolution mondiale et que nous, les marxistes-léninistes-maoïstes, pensée Gonzalo, nous assumons.

Quel type d’Etat soutient cette société semi-féodale et semi-coloniale sur laquelle se développe un capitalisme bureaucratique ?

A partir de l’analyse de la société péruvienne contemporaine que le Président Gonzalo réalise en se basant sur la magistrale thèse maoïste "Sur la Démocratie Nouvelle", qui pose que les multiples systèmes de l’Etat dans le monde peuvent être réduits selon leur caractère de classe à trois types fondamentaux :

1) République sous la dictature de la bourgeoisie qui comprend aussi les Etats d’ancienne démocratie et peuvent inclure les Etats sous la dictature conjointe des propriétaires-terriens et de la grande bourgeoisie.

2) République sous la dictature du prolétariat et

3) République sous la dictature conjointe des classes révolutionnaires.

Le Président Gonzalo établit que le caractère de l’ancien Etat réactionnaire au Pérou appartient au premier type, c’est-à-dire à la dictature conjointe de propriétaires-terriens et de grands bourgeois -bureaucratiques ou compradores- qui sont en collusion et qui en même temps, luttent pour s’emparer de la direction de l’Etat.

Il définit que la tendance historique au Pérou est que la bourgeoisie bureaucratique s’impose, ce qui, nécessairement implique une lutte longue et très dure, la bourgeoisie bureaucratique étant, actuellement, aux commandes de l’ancien Etat propriétaire-terrien-bureaucratique.

En même temps, il établit une différence entre système de l’Etat et système de gouvernement qui sont les deux parties d’une unité ; le premier représente la place qu’occupent les classes à l’intérieur de l’Etat et le deuxième la façon selon laquelle s’organise le Pouvoir, comme nous l’a enseigné le Président Mao, qui souligne que l’essentiel est de définir le caractère de classe d’un Etat, car les formes de gouvernement que l’on introduit peuvent être civiles ou militaires, avec des élections ou de facto, démocrate-libérales ou fascistes et que toutes représenteront toujours la dictature des classes réactionnaires.

Si l’on ne considère pas ainsi l’ancien Etat on commet l’erreur d’identifier dictature avec régime militaire et de penser qu’un gouvernement civil n’est pas une dictature ; ainsi, l’on se met à la traîne de l’une des factions de la grande bourgeoisie sous prétexte de "défendre la démocratie", ou bien de "prendre garde au coup d’Etat militaire".

Ces positions au lieu de détruire l’ancien Etat le soutiennent et le défendent, comme dans le cas des révisionnistes et des opportunistes de IU (la Gauche Unie).

Ancien Etat soumis à l’impérialisme, principalement yankee dans notre cas, soutenu par sa colonne vertébrale, les forces armées réactionnaires, et qui comprend une bureaucratie qui croît constamment. Les forces armées ont le même caractère que l’Etat qu’elles soutiennent et défendent.

Le Président Gonzalo nous le dit clairement : "Et c’est ce système social dont jouissent les classes dominantes (et qu’elles défendent à feu et à sang) et leur maître l’impérialisme yankee, au moyen de leur Etat propriétaires-terriens-bureaucratique qui s’appuie sur sa force armée réactionnaire.

Cet Etat exerce constamment sa dictature de classe (de la grande bourgeoisie et des propriétaires terriens), soit au moyen d’un gouvernement militaire de facto... ou de gouvernements issus d’élections appelées constitutionnelles..." et "... système caduc d’exploitation dominante, qui détruit et freine les puissantes forces créatrices du peuple, les uniques forces capables de la plus profonde de transformations révolutionnaires.."

 2. LES CIBLES DE LA REVOLUTION DEMOCRATIQUE

Le Président Gonzalo nous enseigne que la révolution démocratique a trois cibles : l’impérialisme, le capitalisme bureaucratique et la semi-féodalité, l’un d’entre eux devenant la cible principale, selon le moment que traverse la révolution. Actuellement, dans cette période de guerre agraire, la cible principale est la semi-féodalité.

Pour nous, l’impérialisme est principalement l’impérialisme yankee, car c’est l’impérialisme principal qui nous domine et qui affirme toujours davantage sa domination et renforce notre situation de pays semi-colonial.

Mais il faut aussi conjurer la pénétration du social-impérialisme russe et des autres puissances impérialistes.

Il faut utiliser les différentes factions du vieil Etat pour exacerber ses contradictions et isoler l’ennemi principal afin de lui porter des coups.

Le capitalisme bureaucratique est une montagne permanente dans la révolution démocratique qui sert de soutien et qui maintient la semi-féodalité et le semi-colonialisme au service de l’impérialisme.

Et puis, il y a la semi-féodalité qui subsiste sous de nouvelles modalités mais qui représente le problème fondamental du pays.

 3. LES TACHES DE LA REVOLUTION DEMOCRATIQUE

1° Détruire la domination impérialiste - pour nous principalement l’impérialisme yankee - conjurer l’action de l’autre superpuissance, le social-impérialisme russe, et celle des autres puissances impérialistes.

2° Détruire le capitalisme bureaucratique en confisquant le grand capital monopoliste étatique et non étatique.

3° Détruire la propriété terrienne féodale en confisquant la grande propriété associative et non associative ; distribution individuelle de la terre, principalement aux paysans pauvres en premier lieu, avec la consigne : "La terre à celui qui la travaille".

4° Appuyer le capital moyen auquel l’on permet de travailler sous certaines conditions. Tout cela implique la destruction de l’ancien Etat à travers la guerre populaire, avec une force armée révolutionnaire, sous la direction du Parti Communiste du Pérou, qui construisent l’Etat nouveau.

 4. LES CLASSES SOCIALES DANS LA REVOLUTION DEMOCRATIQUE

Le Président Gonzalo définit les classes sociales qu’il faut unir : le prolétariat, la paysannerie - principalement la pauvre - la petite bourgeoisie et la bourgeoisie moyenne, selon les conditions de la révolution.

Et les classes qu’il faut viser : propriétaires terriens d’ancien ou de nouveau type et la grande bourgeoisie bureaucratique ou compradore.

Le Président Gonzalo nous dit : "...la paysannerie, force motrice principale.... avec sa séculaire et fondamentale revendication : ’La Terre pour celui qui la travaille’ qu’il n’arrive pas à satisfaire, malgré une lutte acharnée" ;

"...le prolétariat... classe dirigeante de notre révolution qui, grâce à une longue lutte persistante, arrache des bouchées de pain ainsi que des conquêtes sociales à ses exploiteurs, pour les perdre au cours de chacune des crises économiques dont souffre la société ; ce prolétariat qui se débat, pris dans un sinistre étau d’acier... ;

"une petite bourgeoisie aux larges strates comme il en va dans les pays arriérés et qui voit s’effondrer ses rêves au rythme de l’appauvrissement inexorable que l’ordre social régnant lui impose" ; et "une bourgeoisie moyenne, une bourgeoisie nationale faible et manquant de capital qui oscille entre révolution et contre-révolution, aux prises avec sa dualité...".

Quatre classes qui, historiquement, composent le peuple, mais parmi elles c’est la paysannerie - principalement la pauvre - qui représente la force motrice principale".

Le Président Gonzalo attribue une importance particulière à l’organisation scientifique de la pauvreté, principe qui nous vient de Marx, et qui signifie, pour nous, organiser la paysannerie,- principalement la pauvre - et les masses les plus pauvres des villes en Parti Communiste, Armée Populaire de Guérilla et en Etat Nouveau qui se concrétise en Comités Populaires.

Il établit la relation suivante : parler du problème paysan c’est parler du problème de la terre, et parler du problème de la terre c’est parler du problème militaire, et parler du problème militaire c’est parler du problème du Pouvoir, de l’Etat Nouveau auquel nous arrivons par la révolution démocratique que dirige le prolétariat à travers son Parti, le Parti Communiste.

Il établit aussi que, dans la guerre populaire, le problème paysan est la base et le militaire le guide.

De plus, sans paysannerie en armes il n’y a pas d’hégémonie dans le Front ; il est donc extrêmement important de comprendre que le problème paysan est fondamental et, qu’il représente la base de toute l’action dans la révolution démocratique et qu’il est important même dans la révolution socialiste.

Le Prolétariat est la classe dirigeante et le Président Gonzalo nous enseigne que c’est la classe qui garantit l’orientation communiste de la révolution et qui, conjointement avec la paysannerie, conforme l’alliance ouvrière-paysanne, base du Front.

Ce prolétariat se concentre surtout dans la capitale et, proportionnellement, il est plus nombreux qu’en Chine ; pourtant au Pérou son pourcentage décroît de jour en jour.

C’est une situation spécifique qui se présente à nous en appliquant la révolution démocratique et c’est pourquoi nous faisons la guerre populaire dans les villes comme complément.

Le prolétariat, cette classe qui est arrivée aujourd’hui à concrétiser un Parti Communiste, marxiste-léniniste-maoïste, pensée Gonzalo, Parti qui a engendre une Armée Populaire de Guérillas qu’il dirige absolument et un Etat Nouveau qu’il dirige par une dictature conjointe laquelle, en près de 20 années de reconstitution et 7 années de direction de la guerre populaire, a fait faire au peuple un grand bond historique ; il est vital de comprendre le rôle dirigeant du Parti dans la révolution démocratique, car il garantit l’orientation correcte de la marche vers le communisme.

Sans la direction du prolétariat la révolution démocratique dégénérerait en action armée sous la direction de la bourgeoisie et tomberait sous la tutelle d’une superpuissance, ou d’une puissance impérialiste.

A ces deux classes, la classe prolétarienne et la paysannerie, se joint la petite bourgeoisie et, ensemble, elles constituent le tronc permanent du Front révolutionnaire qui n’est autre qu’un Front pour la guerre populaire et la charpente des classes qui constituent l’Etat nouveau, les Comités Populaires dans la campagne et le Mouvement Révolutionnaire de Défense du Peuple dans les villes.

Quant à la bourgeoisie moyenne, actuellement elle ne participe pas à la révolution mais ses intérêts sont respectés et ce n’est pas une cible de la révolution démocratique.

C’est une classe qui souffre des croissantes restrictions que lui impose la réaction, mais elle est en proie à la dualité ; au cours de la révolution démocratique, elle peut se situer à certains moments aux côtés de la révolution.

Si l’on ne tient pas compte des intérêts de la bourgeoisie moyenne, alors la révolution change de caractère, elle n’est plus démocratique mais socialiste.

Se tout cela il découle que l’Etat nouveau, que nous constituons au cours de la révolution démocratique, est une dictature conjointe, l’alliance de quatre classes dirigées par le prolétariat à travers son Parti, le Parti Communiste ; dictature composée d’ouvriers, de paysans, de petits bourgeois et, à certaines conditions, de la bourgeoisie nationale, ou moyenne.

Aujourd’hui c’est une dictature de trois classes, car la bourgeoisie moyenne ne participe pas à la révolution, mais ses intérêts sont respectés.

Ces classes conforment la dictature de Démocratie Nouvelle quant au système de l’Etat, et en Assemblé Populaire en tant que système de gouvernement.

 5. LES CONTRADICTIONS FONDAMENTALES DANS LA REVOLUTION DEMOCRATIQUE.

Le Président Gonzalo établit que, dans la révolution démocratique, il existe trois contradictions fondamentales :

La contradiction nation-impérialisme ;
La contradiction peuple-capitalisme bureaucratique et
La contradiction masses-féodalité ;

N’importe laquelle de ces contradictions peut être la contradiction principale selon les périodes de la révolution. Vu, qu’actuellement, nous nous développons dans une guerre agraire la contradiction principale (bien que nous visions les trois) est celle de masses-féodalité qui connaît un processus de développement dans les différentes phases de la guerre.

Ainsi, dans notre cas, la contradiction principale masses-féodalité s’est développée comme masses-gouvernement ; postérieurement comme Etat nouveau-ancien-Etat et sa perspective est : Parti Communiste-forces armées réactionnaires.

 6. LES ETAPES DE LA REVOLUTION

Le Président Gonzalo nous enseigne que la révolution démocratique est l’indispensable première étape pour les nations opprimées et qu’elle traversera diverses périodes, selon la façon donc se résoudront les contradictions.

Il conçoit une relation indissociable et un chemin ininterrompu entre révolution démocratique et la deuxième étape, celle de la révolution socialiste qui a, en perspective, une série de révolutions culturelles pour arriver au Communisme en servant la révolution mondiale.

Par conséquent, nous accomplissons un programme maximum et un programme minimum ; le programme minimum est celui de la révolution démocratique qui est spécifiée à chaque période et qui implique une nouvelle politique : la dictature conjointe de quatre classes ;

une économie nouvelle : la confiscation du grand capital impérialiste, du capitalisme bureaucratique et de la grande propriété terrienne féodale et distribution individuelle de la terre aux paysans -principalement les paysans pauvres- ;

une culture nouvelle : nationale, c’est-a-dire anti-impérialiste, démocratique, c’est-à-dire pour le peuple et scientifique, c’est-à-dire basée sur l’idéologie marxiste-léniniste-maoïste, pensée Gonzalo.

Le programme maximum implique de tenir compte du fait que, en tant que communistes, nous tendons à éliminer les trois inégalités : entre la ville et la campagne ; entre le travail intellectuel et le travail manuel et entre ouvriers et paysans.

Deux programmes pour lesquels nous donnons notre vie malgré toute sorte d’injures, de brimades et d’abjections ; et seulement nous, les communistes, pourrons lutter afin que la révolution conserve son orientation.

Le Président Gonzalo nous pose le problème en ces termes : "Quelle est l’essence de cette révolution démocratique ?"

C’est une guerre paysanne dirigée par le Parti Communiste, elle entend créer un Etat nouveau constitué de quatre classes pour écraser l’impérialisme, la grande bourgeoisie, les propriétaires terriens et, ce faisant, accomplir ses quatre tâches.

C’est ainsi que la révolution démocratique a une forme principale de lutte : la guerre populaire et une forme principale d’organisation : la force armée ;

cela représente, donc, la solution du problème de la terre, du problème national, de la destruction de l’Etat propriétaire terrien bureaucratique, des forces armées réactionnaires -cette colonne qui le soutient- pour réaliser l’objectif politique de construire un Etat nouveau, un Etat de Démocratie Nouvelle et de créer la République Populaire de Démocratie Nouvelle, pour ensuite, avancer immédiatement vers la révolution socialiste.

En synthèse : la révolution démocratique se concrétise dans la guerre paysanne dirigée par le Parti Communiste ; toute autre modalité ne représente rien d’autre qu’un service à l’Etat propriétaire terrien bureaucratique".

En synthèse, le Président Gonzalo démontre l’actualité des deux étapes de la révolution dans les nations opprimées et établit que la révolution prolétarienne mondiale a trois types de révolutions et que, par conséquent, en réalisant la révolution démocratique, le Parti Communiste du Pérou sert la révolution mondiale et que le Président Gonzalo donne son apport à la révolution mondiale.

Nous, les marxistes-léninistes-maoïstes, pensée Gonzalo, nous assumons la ligne sur la révolution démocratique établie par le Président Gonzalo.

 7. COMMENT APPLIQUE-T-ON AUJOURD’HUI LA REVOLUTION DEMOCRATIQUE ?

Plus de sept années de guerre populaire au Pérou ont démontre la justesse et la correction de la pensée Gonzalo et nous voyons que le Parti Communiste du Pérou, avec son chef le Président Gonzalo dirige la paysannerie en armes - principalement la pauvre -, qu’il concrétise une dictature conjointe d’ouvriers, de paysans et de petits bourgeois sous l’hégémonie du prolétariat, en respectant les intérêts de la bourgeoisie moyenne et en détruisant treize siècles d’Etat réactionnaire.

Cette dictature fonctionne dans les Comités Populaires - actuellement clandestins - expression de l’Etat Nouveau qui exercent le Pouvoir à travers des Assemblées Populaires dans lesquelles tous donnent leur opinion, jugent ou sanctionnent, appliquant ainsi la véritable démocratie ; et on n’hésite pas à user de la dictature, de la coercition pour maintenir le Pouvoir et le défendre des classes exploiteuses, des oppresseurs, propriétaires terriens, ou des laquais.

Ainsi ces Assemblées Populaires spécifient une politique nouvelle et une avance dans la prise du Pouvoir depuis le bas.
On est en train de détruire la base même de la société, la semi-féodalité, et on introduit de nouvelles relations sociales de production en appliquant une économie nouvelle.

L’on tient compte de la tactique agraire de combattre l’évolution de la semi-féodalité en visant la propriété associative et en conjurant la non associative.

L’on neutralise la paysannerie riche, on gagne à la cause la paysannerie moyenne et l’on s’appuie sur la paysannerie pauvre.

Le programme agraire repose sur : "La terre pour celui qui la travaille", au moyen de confiscations et de distributions individuelles à travers un processus qui comprend des plans de destruction dont l’objectif concret consiste à éliminer les relations semi-féodales pour désarticuler le processus productif, en pointant le fer de lance sur le pouvoir gamonal afin de le démembrer par des actions armées.

L’on effectue des semailles et des récoltes collectives alors que nous ne sommes pas encore au Pouvoir et que le EGP (Armée Populaire de Guérilla) n’est pas encore suffisamment développé.

Tous les paysans travaillent la terre de tous et collectivement, en favorisant toujours le paysan pauvre - principalement - ; quand il y a des excédents on fixe une espèce de tribut et on distribue les produits, ou les semences, aux paysans pauvres ou moyens.

L’on ne touche pas aux terres des paysans riches, à moins qu’il n’en manque, mais on leur pose des conditions.

Cette politique à donné des résultats hautement positifs ; on fait bénéficier les plus pauvres, on élève la qualité du produit et, surtout, on se défend mieux.

Cette politique a en perspective l’invasion des terres et leur distribution individuelle.

Nous avons réalisé des invasions de terres et des distributions individuelles également dans de nouvelles zones paysannes, en particulier, déchaînant la lutte dans les campagnes, bouleversant ainsi les plans de l’ancien Etat du gouvernement en place, dans une conjoncture spécifique, en organisant la défense armée.

Actuellement, nous avons généralisé les invasions de terres dans tout le pays.

De plus, on organise la production de toute une population : échange de produits ou de semences, ramassage de bois ou de cochenille, par exemple ; on organise des magasins communaux, le commerce, le transport à dos d’animaux.

A ce processus contribuent les actions réalisées dans les villes, les sabotages contre des organismes de l’Etat démocrate-bourgeois, ou fascistes corporatistes, contre des banques de l’Etat, ou particulières et impérialistes, contre des centres impérialistes des superpuissances, ou des puissances, centre manufacturiers ou d’"investigation", sabotages des entreprises du capitalisme bureaucratique, comme par exemple Centromin Pérou ; également les éliminations sélectives et les campagnes d’agitation et propagande armées.

Et sur cette nouvelle politique et cette nouvelle économie on édifie une culture nouvelle qui palpite dans les paysans - principalement les pauvres - . L’éducation de base est un problème fondamental qui retient toute notre attention ; elle se développe sous forme de coéducation, éducation et de travail, et avec un programme de base pour les enfants, les adultes et les masses en général ; c’est réellement important.

Les problèmes de santé et des loisirs des masses sont aussi d’une importance vitale.

De cette façon les masses sont organisées et leur mobilisation, leur politisation et leur organisation et armement se concrétisent et tendent à constituer une armée de masses, basées sur l’idéologie : le marxisme-léninisme-maoïsme, pensée Gonzalo, sous la direction du Parti ;

elles possèdent l’expérience de la guerre populaire et surtout - et principalement - l’expérience du Pouvoir Nouveau, car elles l’exercent, le conquièrent, le défendent et le développent sous formes de Comités Populaires, de Bases d’appui et en avançant dans la formation de la République Populaire de Démocratie Nouvelle.

C’est cette révolution au caractère spécifique que le Parti est en train de lui donner, qui se déroule dans la société péruvienne, abattant l’impérialisme, le capitalisme bureaucratique et la semi-féodalité à travers une guerre populaire unitaire, la campagne étant le principal et la ville le complément.

Il ne s’agit pas de la "révolution démocratique" que prône faussement l’actuel gouvernement apriste, fasciste et corporatif qui nie le caractère de la société péruvienne, les classe et la lutte de classes et spécialement, le caractère de dictature propriétaire terrien bureaucratique de l’ancien Etat, ainsi que la nécessité de la violence pour l’abattre.

Révolution démocratique marxiste-léniniste-maoïste, pensée Gonzalo, flamme ardente qui se propage en servant la révolution prolétarienne mondiale et garantie par la magistrale direction du Président Gonzalo.

A BAS L’ETAT PROPRIETAIRE TERRIEN BUREAUCRATIQUE !

POUR LA REPUBLIQUE POPULAIRE DE DEMOCRATIE NOUVELLE !


VIVE LA REVOLUTION PERUVIENNE !

mercredi 29 juin 1988


Documents du Parti Communiste du Pérou