Centre MLM de belgique

PCP : Etre marxiste c’est adhérer au marxisme-léninisme-pensée Mao tsetoung – Octobre 1977

Le Président Mao Tsétoung à partir du marxisme-léninisme a systématisé le développement de la révolution mondiale et a établi des thèses fondamentales qui développent le marxisme et que nous devons avoir bien en tête pour nous orienter dans la compréhension de la actualité internationale.

Dans sa grande œuvre « La Démocratie Nouvelle », il a mis en relief qu’avec la Première Guerre Mondiale et la Révolution d’Octobre, l’histoire était entrée dans une ère nouvelle « de la nouvelle révolution mondiale : la révolution mondiale socialiste prolétarienne » , et que, en conséquence,

« toute révolution qui, dans une colonie ou une semi-colonie, est dirigée contre l’impérialisme, c’est-à-dire contre la bourgeoisie internationale ou le capitalisme international, ne relève plus désormais de la vieille catégorie, celle de la révolution démocratique-bourgeoise mondiale, mais de la nouvelle catégorie. »

Ainsi il conçut que le puissant mouvement révolutionnaire des colonies et semi-colonies faisait partie de la révolution dirigée par le prolétariat international au niveau mondial.

Mettant en relief, après la Deuxième Guerre, que les peuples latino-américains « ne sont pas des esclaves soumis à l’impérialisme nord-américain », que dans toute l’Asie avait surgit « un grand mouvement de libération nationale » et appelant les pays d’Orient à combattre l’impérialisme et les réactionnaires locaux avec comme but l’émancipation des opprimés d’Orient, il disait :

« Nous devons entièrement prendre notre destin en main propre.

Nous devons extirpé de nos rangs toute idée qui soit une expression de faiblesse ou d’impuissance.

Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime celle du peuple est erroné... nous vivons une époque où le capitalisme et l’impérialisme dans le monde entier vont à la ruine et le socialisme et la démocratie populaire dans le monde entier marchent vers la victoire ».

Synthétisant la lutte à venir, il précisa l’époque actuelle :

« L’époque dans laquelle nous entrons et qui s’étendra sur une cinquantaine, voire une centaine d’années, sera une grande époque.

Elle verra un changement radical du système social à l’échelle mondiale ; ce sera une époque de grands bouleversements, une époque sans pareille dans l’histoire.

A une telle époque, nous devons être prêts à engager des luttes grandioses qui, à bien des égards, différeront des formes de lutte qui avaient eu cours dans le passé. »

Analysant cette époque de la révolution prolétarienne, le Président Mao Tsétoung établit sa grande thèse sur les réactionnaires :

« Tous le réactionnaires sont de tigres en papier.

En apparence, ils sont terribles, mais en réalité, ils ne sont pas si puissants.

A envisager les choses du point de vue de l’avenir, c’est le peuple qui est vraiment puissant et non les réactionnaires ».

Dans « Entretien avec A.L. Strong » où se trouve cette dernière citation, analysant les contradictions et la distribution des forces, il propose aussi :

« Une zone très vaste englobant de nombreux pays capitalistes, coloniaux et semi-coloniaux en Europe, en Asie et en Afrique sépare les États-Unis de l’Union Soviétique.

Avant que les réactionnaires américains n’aient assujetti ces pays, une attaque contre l’Union Soviétique est hors de question. »

A ces thèses de 1946 on doit ajouter les analyses suivantes du Président Mao sur les contradictions inter-impérialistes et celles entre l’impérialisme, les nations opprimées et les forces rivales :

« Les contradictions entre les impérialistes, qui se querellent, se disputent les colonies, sont plus aigües que celles qui les opposent à nous.

Pourtant, ils cherchent à les dissimuler au moyen de ces dernières.

A l’heure qu’il est, leur rivalité est axée sur le Moyen-Orient, région d’une haute importance stratégique, et notamment la zone du canal de Suez, en Egypte.

Là-bas, il y a deux types de contradictions et trois forces qui sont en conflit.

Voyons d’abord les deux types de contradictions : celles qui existent entre les pays impérialistes, c’est-à-dire entre les États-Unis et la Grande-Bretagne ou entre les États-Unis et la France ; et celles qui opposent l’impérialisme aux nations opprimées.

Passons ensuite aux trois forces : la première, ces sont les États-Unis, le pays impérialiste le plus puissante ; en second lieu, il y a la Grande Bretagne et la France, pays impérialistes de deuxième ordre ; et troisièmement les nations opprimées. »

En janvier 1964, le Président Mao fit une déclaration pour le peuple de Panama.

Dans celle-ci après avoir mis en évidence que l’impérialisme nord-américain

« a continué d’opprimer les peuples latino-américains, en les saccageant et en réprimant dans ces pays les luttes révolutionnaires démocratiques et nationales » ;

après avoir dénoncé que

« cet impérialisme a mis les parties méridionales de la Corée et du Viêt-nam sous sa domination coloniale, maintient le Japon sous son contrôle et son occupation semi-militaire... qu’il est coupable d’interventions et d’agressions contre d’autres pays asiatiques »

après avoir signalé aussi qu’en Afrique

« l’impérialisme nord-américain continue d’intensifier sa politique néocolonialiste, qu’il essaye par tous les moyens de supplanter les vieux colonialistes, saccage et réduit en esclavage les peuples d’Afrique, mine et étouffe les mouvements de libération nationale » ;

mettant en garde contre la politique d’agression et la guerre yankee qui

« cherche fermement à réaliser sa politique d’évolution pacifique dans les pays socialistes » ; et « y compris avec ses alliés d’Europe de l’Ouest, d’Amérique du Nord et d’Océanie, l’impérialisme nord-américain applique la politique de la loi de la jungle et cherche constamment à les piétiner » ;

il conclut en appelant :

« les peuples du camp socialiste doivent s’unir, ceux des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine doivent s’unir ; les peuples de tous les continents doivent s’unir ; tous les pays épris de paix comme tous les pays victimes de l’agression, de la mainmise, de l’intervention et des vexations des États Unis doivent s’unir, afin de former le front uni le plus large contre la politique d’agression et de guerre de l’impérialisme nord-américain, et pour la défense de la paix mondiale. »

C’est ainsi que l’impérialisme nord-américain était dénoncé, avec un appel à le combattre.

Mais le révisionnisme usurpa le pouvoir en URSS restaurant le capitalisme et le convertissant en un pays social-impérialiste qui comme tel étendit sa pénétration, son travail de sape, son contrôle et sa domination rivalisant pour l’hégémonie mondiale avec l’impérialisme yankee, avec une incidence sur la dite zone intermédiaire.

Le Président Mao dénonça :

« En Union Soviétique, à l’heure actuelle, c’est la dictature de la bourgeoisie, celle de la grande bourgeoisie, une dictature du type fasciste allemand, une dictature du type hitlérien. »

En appelant à la lutte contre les deux superpuissances, il établit les importantes thèses qui suivent :

« Les Etats Unis sont un tigre en papier ; ne vous laissez pas impressionner, on peut le transpercer du premier coup.

L’Union Soviétique révisionniste en est un également.

Le révisionnisme soviétique et l’impérialisme américain ont commis dans leur collusion tant de méfaits et d’infamies que les peuples révolutionnaires du monde ne les laisseront pas impunis.

Les peuples du monde se dressent.

Une nouvelle période historique a d’ores et déjà commencé, celle de la lutte contre l’impérialisme américain et le révisionnisme soviétique.

Peuples du monde entier unissons-nous et opposons-nous à la guerre d’agression que déchaînerait n’importe quel impérialisme ou social-impérialisme, opposons-nous surtout à la guerre d’agression dans laquelle, les bombes atomiques seraient utilisées en tant qu’armes ! Si une telle guerre éclate, les peuples du monde entier nous devons l’éliminer avec la guerre révolutionnaire et nous devons nous y préparer dès maintenant ! »

Cet ainsi que fut précisée la période, de lutte s’est ouverte contre les deux superpuissances, les États-Unis et l’Union Soviétique ; et c’est dans cette perspective, réitérant le rôle des peuples du monde, qu’en mai 1970 il fit connaître sa fameuse affirmation :

« Le peuple d’un petit pays triomphera à coup sûr de l’agression d’un grand pays s’il ose se dresser pour la lutte, recourir aux armes et prendre en main le destin de son pays.

C’est là une loi de l’histoire ».

Le Président Mao Tsétoung a toujours prêté beaucoup d’attention aux principes tactiques ; son œuvre « Sur notre politique » est de grande importance à ce propos ; c’est ici qu’il fixe la politique fondamentale :

« Dans les rapports avec les différentes classes du pays, la politique fondamentale est de développer les forces progressistes, de gagner les forces intermédiaires et d’isoler les forces irréductibles anticommunistes » ;

d’avoir une double politique révolutionnaire contre les récalcitrantes et pour les combattre, appliquer :

« Dans la lutte contre les irréductibles anticommunistes exploiter les contradictions, gagner à soi la majorité, s’opposer é la minorité, écraser les adversaires un à un ; avoir le bon droit de son côté, s’assurer l’avantage et garder la mesure ».

Ces critères établis tout d’abord pour la lutte en Chine, sont valables pour lutter contre les impérialistes.

En 1957, le Président Mao synthétisa des concepts stratégiques et tactiques pour lutter contre l’ennemi :

« Pour combattre l’ennemi nous avons formé, au cours d’une longue période, ce concept, à savoir que du point de vue stratégique, nous devons mépriser tous les ennemis, et du point de vue tactique, en tenir pleinement compte. En d’autres termes, nous devons mépriser l’ennemi dans son ensemble, mais en tenir sérieusement compte en ce qui concerne chaque question concrète.

Si nous ne méprisons pas l’ennemi dans son ensemble, nous tomberons dans l’opportunisme.

Marx et Engels n’étaient que deux, pourtant, ils déclaraient déjà que le capitalisme serait renversé dans le monde entier. Mais sur les questions concrètes et sur les questions se rapportant à chaque ennemi en particulier, si nous ne tenons pas suffisamment compte de l’ennemi, nous tomberons dans l’aventurisme.

Dans la guerre, les batailles ne peuvent être livrées qu’une à une et les forces ennemies ne peuvent être anéanties qu’unité par unité. Les usines ne peuvent être bâties qu’une par une.

Un paysan ne peut labourer la terre que parcelle par parcelle. Il en est de même pour les repas. Stratégiquement, prendre un repas ne nous fait pas peur : nous pourrons en venir à bout. Pratiquement, nous mangeons bouchée par bouchée. Il nous serait impossible d’avaler le repas entier d’un seul coup. C’est ce qu’on appelle la solution un par un. Et en langage militaire cela s’appelle écraser l’ennemi unité par unité. »

Jusqu’ici nous avons vu les questions fondamentales sur la période historique que nous traversons, les contradictions, les forces en développement et tous les problèmes essentiels de stratégie et de tactique ; mais le Président Mao Tsétoung œuvra pour synthétiser l’expérience de la révolution socialiste, établissant sa grande théorie et pratique de la poursuite de la révolution, sous la dictature du prolétariat, rencontrant la forme adéquate pour la développer avec la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne.

Au commencement et pendant le développement de cette grande révolution il établit les thèses suivantes :

« Un grand désordre sous les cieux conduit à un grand ordre sous les cieux et ceci se reproduit tous les sept ou huit ans.

Les monstres et les démons entreront en lice d’eux-mêmes.

Comme leur propre nature de classe le détermine, ils ne peuvent pas agir différemment.

Dans le passé, nous avons mené la lutte dans les campagnes, les usines et les milieux culturels, entrepris le mouvement d’éducation socialiste, sans parvenir pour autant à résoudre le problème parce que nous n’avions pas trouvé une forme, une méthode permettant de mobiliser les larges masses ouvertement, dans tous les domaines à partir de la base pour qu’elles dénoncent notre côté sombre.

En réalité, ces responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste, qui soutiennent les savants despotes bourgeois, ces représentants de la bourgeoisie infiltrés dans le Parti, qui protègent les savants despotes bourgeois, ne sont, les uns et les autres que de grands despotes du Parti qui ne lisent ni livres ni journaux, qui n’ont aucun contact avec les masses, et sont dépourvus de toute connaissance, mais, usurpant le nom du Parti, l’usent d’arbitraire et s’imposent aux autres.

Les représentants de la bourgeoisie qui se sont infiltrés dans le Parti, dans le gouvernement, dans l’armée et dans les différents secteurs du domaine culturel constituent un ramassis de révisionnistes contre-révolutionnaires. Si l’occasion s’en présentait, ils arracheraient le pouvoir et transformeraient la dictature du prolétariat en dictature de la bourgeoisie. Certains de ces gens-là ont été mis à nu par nous, d’autres ne le sont pas encore.

D’aucuns bénéficient maintenant de notre confiance et sont formés pour être nos successeurs, par exemple les individus du genre Khrouchtchev ; ils se trouvent à présent au milieu de nous.

La cible principale du moment actuel ce sont ces éléments ayant du pouvoir, continuateurs de la voie capitaliste dans le Parti.

Que ferez-vous si le révisionnisme apparaît au CC ? c’est très probable, c’est le danger majeur.

Le prolétariat doit exercer une dictature absolue sur la bourgeoisie dans la superstructure et compris les divers domaines de la culture.

La grande révolution culturelle prolétarienne en cours est tout à fait indispensable et on ne peut plus opportune pour consolider la dictature du prolétariat, prévenir la restauration du capitalisme et édifier le socialisme.

Réaliser la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne est indispensable.

L’actuelle Grande Révolution Culturelle n’est que la première et dans l’avenir il y en aura sans doute beaucoup d’autres. Dans la Révolution le problème de qui vaincra ne sera résolu qu’à travers, une longue période historique.

Si ces questions ne sont pas résolues de façon correcte, à n’importe quel moment une restauration capitaliste pourra avoir lieu.

On a raison de se révolter contre les réactionnaires.

Révolutionnaires, prolétariens, unissez-vous pour arracher le pouvoir à la poignée de responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste ! »

La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne frappa le fief bourgeois contre-révolutionnaire avec à sa tête Liou Chao-Chi, le Khrouchtchev chinois, de qui Teng Siao-ping fut lieutenant, « un autre important élément qui détenait le pouvoir, continuateur de la voie capitaliste dans le Parti » ; il écrase aussi le fief contre-révolutionnaire conspirateur avec à sa tête Lin Piao.

Ainsi, se développe la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne pour consolider la dictature du prolétariat, prévenir la restauration du capitalisme et construire le socialisme ; et sa synthèse fut réalisée au IX congrès du PCC, c’est un grand jalon de l’histoire du PCC et du Mouvement Communiste International.

Le développement de la lutte de classe en Chine, la lutte entre capitalisme et socialisme, entre bourgeoisie et prolétariat et entre marxisme-léninsme-pensée Mao Tsétoung et le révisionnisme contre-révolutionnaire et capitulationniste, se matérialisa dans la grande campagne de critique à Confucius et Lin Piao qui élucida la question de la restauration et la contre-restauration, le long processus et consolidation d’une classe au pouvoir, qui implique prévenir sa reprise par les réactionnaires et la restauration qui en résulte et qui implique se battre pour le reconquérir si on le perdre. Question qui fut pose au début de la polémique contre le révisionnisme de Khroutchev-Brejnev.

Ultérieurement, la lutte se centre sur la question décisive et l’essence même du pouvoir, le problème de la dictature du prolétariat. Le Président Mao dit :

« Pourquoi Lénine parlait de la nécessité d’exercer la dictature sur la bourgeoisie ?

Il est nécessaire d’être clair sur cette question.

Un manque de clarté à ce sujet conduira au révisionnisme.

Il faut le faire connaître à toute la nation.

En un mot, la Chine est un pays socialiste.

Avant la libération, elle ne se différenciait guère du capitalisme. Aujourd’hui elle utilise encore un système salarial en huit catégories, la distribution à chaque un selon son travail et l’échange avec la monnaie, tout cela est un peu différent de la vieille société. La différence est que le système de propriété a changé.

Notre pays pratique à l’heure actuelle le système marchand, et le système de salaires est inégal, il y a les salaires à huit échelons, etc.

Tout cela, on ne peut que le restreindre sous la dictature du prolétariat.

C’est pourquoi, si des gens comme Lin Piao accèdent au pouvoir, il leur est très facile d’instaurer le régime capitaliste. Nous devons donc lire davantage les œuvres marxistes-léninistes.

Lénine a dit que :

’La petite production engendre capitalisme et la bourgeoisie constamment, chaque jour, à chaque heure, d’une manière spontanée et dans de vastes proportions.’

De même, ils apparaissent chez une partie de la classe ouvrière, une partie des communistes.

Le style de vie bourgeois se manifeste au sein du prolétariat comme parmi le personnel des organismes d’État et autres.

Lénine parla d’un État bourgeois sans capitalistes construit pour protéger le droit bourgeois. Nous-mêmes nous avons construit un État comme celui-ci, dans lequel les choses ne diffèrent guère de celles de la société ancienne, puisque existe la hiérarchie et qu’il est régi par un système salarial en huit catégories, la distribution selon le travail et l’échange à valeur égale.

Ces thèses et les thèses antérieures sont, évidemment, la continuation et le développement des énoncés fondamentaux du marxisme-léninisme. »

Le Président Mao Tsétoung insiste sur la validité des énoncés de Marx et Lénine sur la longue transformation révolutionnaire dé la vieille société ; la nécessité de la dictature du prolétariat et de son renforcement ; l’incessante lutte de classes dans le socialisme, ainsi que son extrême intensification dans certaines circonstances ; la subsistance du droit bourgeois et sa restriction nécessaire ; la reproduction constante du capitalisme et de bourgeoisie et la possibilité de restaurer le capitalisme en donnant l’assaut au Pouvoir ; la persistance d’un ’droit bourgeois’ et d’un ’État bourgeois’ qui le protège. Établissant aussi, la nécessité d’atteindre ceux qui empruntent la voie capitaliste au sein du Parti et de continuer la révolution sous la dictature du prolétariat au moyen de la révolution culturelle.

En janvier 1975 Teng Siao-ping devint Vice-président du Comité Central, où il s’était incorporé lors du Xème Congrès.

En septembre de la même année un appel est lancé pour « déployer la critique au roman ’Au bord de l’eau’. »

Le Président Mao appelle à être attentif à la capitulation, une question essentielle du révisionnisme ; il dit :

« Le mérite du roman ’Au bord de l’eau’ est qu’il sert de matière d’enseignement par l’exemple négatif, pour que tout le peuple sache ce que sont les capitulards.

’Au bord de l’eau’ s’oppose uniquement au fonctionnaires corrompus, mais non à l’empereur. Il exclut Chao Kai des 108 [1].

Sung Chiang capitule, pratique le révisionnisme ; change le nom de Sala Chü Yi, donné par Chao Kai, par celui de Sala Chung Yi et accepte l’offre d’amnistie et d’enrôlement. La lutte entre Sung Chiang et Kao Chiu est une lutte livrée entre deux fractions au sein de la classe des propriétaires fonciers, Sung Chiang capitule et ensuite va combattre Fang La. Insistons sur le fait que capitulationnisme implique capitulation de classe face à la bourgeoisie dans le pays et capitulation de la nation face à l’impérialisme au plan international et que capitulationnisme c’est révisionnisme. »

Dans ces circonstances se développe la lutte contre le vent de droit révocatoire, anti-Révolution Culturelle, au sein de laquelle le Président Mao signale :

« Après la révolution démocratique, les ouvriers, les paysans pauvres et les paysans moyens-pauvres, ne se sont pas arrêtés et ils veulent faire la révolution.

Par contre, une partie des militants du Parti se montre récalcitrante à aller toujours de l’avant, certains ont reculé et se sont mis contre la révolution. Pourquoi ? Parce que ceux, qui sont parvenus à être des hauts fonctionnaires, recherchent les intérêts des hauts fonctionnaires.

Ce qui arrive, c’est que la révolution socialiste retombe sur leur propre tête, et ainsi durant la coopérativisation agricole déjà il y eut dans le Parti ceux qui s’opposèrent, et quand se fait la critique du droit bourgeois, leur sentiment est de la refuser.

La révolution socialiste est en train de se réaliser, cependant un problème de compréhension demeure pour définir où se trouve la bourgeoisie. Justement elle est à l’intérieur du Parti Communiste, et ce sont les dirigeants qui suivent la voie capitaliste dans le Parti. Les continuateurs de la voie capitaliste poursuivent encore leur chemin.

Révoquer des décisions justes va à l’encontre de la volonté du peuple.

Sans lutte il est impossible d’avancer.

Etant 800 millions pouvons-nous nous passer de la lutte ?!

Mais qu’est-ce-qui se cache derrière ’prendre les trois instructions comme clé’ ! La stabilité et l’unité ne signifient pas renoncer à la lutte de classes. La lutte de classes est noeud central d’un filet et le reste sont les mailles.

Cette personne ne s’engage pas dans la lutte de classes, elle n’a jamais mentionné cette clé.

Elle continue encore avec son chat blanc ou chat noir, sans faire de distinction entre l’impérialisme et le marxisme. »

Ainsi la lutte fut centrée sur Teng Siao-ping.

Sur celui qui suivant Liou Chao-Chi, le Khrouchtchev chinois, défendit la théorie de l’extinction de la lutte de classes, et sur celui qui, au cours de l’année 1956, dans son rapport sur la modification des status dans le VIIIème Congrès du PCC défendit que les classes étaient en extinction, spécialement la bourgeoisie, que la révolution socialiste avait déjà accompli la majeure partie de ses tâches et qu’il ne fallait pas insister sur la lutte de classes, mais sur les tâches de la construction ; sur celui qui, dans le même rapport, suivit la théorie de masses de Liu-Chao-Chi pour s’opposer à la thèse du Président Mao sur le Parti, et sur celui qui, magnifia le XXème Congrès du Parti de l’Union Soviétique, dans lequel il a attaqué la dictature du prolétariat en se couvrant derrière la dite lutte contre le « culte de la personnalité », en le considérant comme « grands mérites », précisément pour lui, « un des plus importants » c’est cette « lutte contre la divinisation » qu’il utilisa pour combattre le Président Mao Tsétoung.

La campagne pour contre-attaquer le courant révisionniste révocatoire de la Grande Révolution Culturelle fut centrée sur Teng Siao-ping.

Sur le tenace défenseur de Peng Tejuai, le caudillo militaire arriviste et conspirateur sanctionné en 1959 et soutenu par Liou Chao-Chi et son fief réactionnaire ; elle fut centrée sur Teng qui faisait bande avec le Khrouchtchev chinois, dans les années de difficultés de 1959-61, attaqua les trois drapeaux rouges : la ligne générale, le grand bond en avant et la commune populaire.

Sur celui qui défendit l’accroissement des terres à usage privé, des marchés libres, des entreprises responsables de leurs pertes et profits et pour des quotes-parts de production agricole en fonction de chaque famille, cherchant un courant révisionniste du travail agricole individuel.

Sur celui qui soutint :

« Peu importe qu’un chat soit blanc ou noir, s’il attrape les souris, c’est un bon chat ».

Voici le Teng Siao-Ping des années 50 et 60, un autre élément important ayant du pouvoir, continuateur du chemin capitaliste à l’intérieur du Parti, lieutenant de Liou Chao-Chi qui remplit les fonctions de secrétaire général et fut renversé par la grande révolution culturelle prolétarienne.

La lutte que le Président Mao dirigea pour contre-attaquer le courant révocatoire révisionniste, visa Teng Siao-Ping qui, depuis les années 50 soutenait un programme contre-révolutionnaire et qui, comme d’autres, à peine revenu aux responsabilités dirigeantes, continua son ancien chemin déployant à nouveau un programme contraire basé sur « prendre les trois instructions comme clé », visant à « conquérir la position idéologique, moyen de former l’opinion publique », « s’occuper avant tout des corps dirigeants » pour prendre des positions d’organisation « ils rectifièrent dans tous les aspects ».

Programme orienté pour repousser la GRCP , pour usurper la direction afin de promouvoir la restauration, saper la dictature prolétarienne, propager l’extinction de la lutte de classes et centrer sur le développement des forces productives.

Programme qui combattit la GRCP, en l’imputant d’avoir « blessé des cadres expérimentés et servit à faire tomber les bons cadres du Parti », la qualifiant « d’ultra-gauchiste » pour combattre ceux qui suivent la voie capitaliste. Cette lutte à contrecoup du courant révocatoire provoqua la « destitution de Teng Siao-Ping de toutes des responsabilités à l’intérieur et à l’extérieur du Parti », résolution prise « en accord avec la proposition du grand dirigeant Président Mao Tsétoung ».

Le décès du Président Mao Tsétoung comme la mort de tous les grands dirigeants du prolétariat, donna lieu à de profondes commotions et d’amples répercussions en Chine et dans le monde ; et, dans les conditions où se développait la lutte en Chine, la conjoncture fut propice à la droite pour usurper par un coup d’état le pouvoir de la dictature du prolétariat, saper les conquêtes de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne et ouvrir les portes à la restauration capitaliste, à la capitulation et au révisionnisme.

La lutte de classes en Chine entre révolution et contre-révolution, entre marxisme-léninisme-pensée Mao Tsétoung et révisionnisme, entre la ligne prolétarienne du Président Mao et la ligne bourgeoise révisionniste, contre-révolutionnaire et capitulationniste avec à sa tête Teng Siao-Ping, est entrée dans des moments cruciaux, complexes et difficiles ; ils ont recours à des méthodes étranges et inattendues, pour le traitement des problèmes et de la lutte.

Des changements importants et amples se produisent dans la direction et dans les organisations, principalement celles du Parti, alors qu’en même temps la campagne de critique contre le courant révocatoire révisionniste de Teng Siao-Ping est suspendue. La Grande Révolution Culturelle est remise en question ouvertement.

La capitulation se développe spécialement au niveau national et le programme contre-révolutionnaire de Teng arbore comme un drapeau. Tout cela n’est qu’un coup de droite dans la lutte aiguë de deux lignes pour la période de la continuation de la révolution profitant de la conjoncture et des répercussions de la mort du Président Mao Tsétoung.

La situation qui a surgi en Chine n’est pas un problème sans importance.

C’est au contraire, un problème de transcendance pour les révolutionnaires et les communistes du monde et nous tous, devons lui prêter une attention toute spéciale, parce que, de l’usurpation du pouvoir découle le changement général de la ligne aussi bien dans le développement du socialisme que dans la politique internationale.

La question clé du marxisme c’est la dictature du prolétariat, c’est son essence, et un coup de droite et son usurpation, constituent un problème d’extrême gravité et d’importance ; et ce n’est pas seulement le problème de la Chine, c’est le problème de tous les communistes, dans la mesure où ses répercussions sont liées à la révolution mondiale.

L’expérience de restauration et d’usurpation du pouvoir en URSS sont des leçons que nous ne pouvons pas oublier.

Mariàtegui nous enseigne :

« Il n’est pas possible d’ignorer le destin d’une nation qui occupe une place prépondérante dans l’espace et dans le temps.

La Chine pèse trop dans l’histoire humaine pour que ses événements et ses hommes ne nous touchent pas. »

Cette grande vérité continue d’être valable aujourd’hui plus que jamais pour tous les communistes et les révolutionnaires du pays.

Mais si effectivement les événements en Chine spécialement après le décès du Président Mao Tsétoung, nous préoccupe à juste titre et nous oblige à défendre les drapeaux du marxisme, précisément pour les défendre guidons-nous sur ses propres prévisions.

« Si la droite fait un coup d’état anticommuniste en Chine, je suis sûr qu’elle ne connaîtra pas non plus la paix, et très probablement sa domination sera de courte durée, parce que ce ne sera toléré par aucun révolutionnaire, qui représente les intérêts du peuple, soit plus de 90% de la population.

En un mot, que ce soit en Chine ou dans les autres pays du monde, plus de 90 pour cent de la population en viendront à soutenir le marxisme-léninisme.

Dans le monde, il y a encore, maintenant un grand nombre de gens qui trompés par la social-démocratie, le révisionnisme, l’impérialisme et toute la réaction n’ont toujours pas pris conscience. Mais, en fin de compte, ils prendront conscience et soutiendront le marxisme-léninisme.

Cette vérité qu’est le marxisme-léninisme est irrésistible. Les masses populaires en viendront tôt ou tard à faire la révolution.

La révolution mondiale finira par triompher. »

[rouge](B. R. 47/48, Octobre 1977)[/rouge]


[1Chao Kai : fondateur de l’armée rebelle paysanne, dans le roman ; les 108 : les capitaines rebelles ; Sung Chiang : personnage qui va usurper la direction de l’armée rebelle ; Sala Chü Yi, signifie s’unir et se soulever et ainsi le chef rebelle changea le nom de la salle où ils se rassemblaient ; Sala Chung Yi, signifie vouer loyauté à l’empereur, dénomination utilisée par l’usurpateur.

samedi 22 octobre 1977


Documents du Parti Communiste du Pérou