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PCP : Contre la dictature génocide et bradeuse de patrie. Persister dans la guerre populaire ! - 1995

Mars 1995

 I. VIVE LE XV ANNIVERSAIRE DE L’INVINCIBLE GUERRE POPULAIRE !

Le 17 mai prochain se seront accompli 15 années de victorieuse et invincible Guerre Populaire au Pérou, ce brasier fulgurant de rébellion armée, qui se maintient contre vent et marée, ouvrant et concrétisant le chemin de libération authentique et définitive de notre cher et héroïque peuple.

Une Guerre Populaire répandue avec le sang d’innombrables martyrs du Parti, de l’Armée Populaire et des masses ; qui se réalise et persiste pour la conquête du pouvoir, pour obtenir une nouvelle et vraie démocratie, pour une République Populaire du Pérou dans une première étape de la révolution et pour la construction du socialisme dans une deuxième étape.

Guerre Populaire qui fut préparée, commencée et dirigée par notre Chef, le Président Gonzalo, toujours appuyée par les masses populaires, déroulée par l’Armée Populaire de Libération et dirigée par le Parti Communiste du Pérou ; qui à l’approche de sa 15ème année de développement à travers des campagnes et contre-campagnes "d’encerclements et d’anéantissements", forme principale de la Guerre Civile ;

Guerre Populaire qui se maintient victorieuse malgré les zigzags ou revers transitoires subis, enfin, celle-ci se déroule nécessairement dans un processus de victoires et revers, mais les revers ont étés transitoires et partiels, comprenons ce que nous enseigne le Président Mao Tsé-toung : "Du point de vue stratégique, seul l’échec complet d’une contre-campagne peut être qualifié d’échec, et même dans ce cas, l’échec n’est que partiel et temporel, puisque seule la destruction totale de l’arme rouge peut être considérée comme un échec complet dans la guerre civile, mais ceci n’a jamais été le cas"… ainsi, les noirs bavardages et sinistres rêves de l’impérialisme, de la réaction et du révisionnisme, partent en fumée face à la persistance de l’héroïque Guerre Populaire qui aujourd’hui sort d’un détour difficile et complexe, mais elle triomphera nécessairement.

 II. LA BASE D’UNITÉ DU PARTI EST LE FONDEMENT DE TOUTE NOTRE ACTION !

Ainsi, partant de notre salutation de ce nouvel anniversaire de l’invincible Guerre Populaire nous voulons nous réaffirmer dans son fondement idéologique et politique, point de départ de toute notre action, la base d’unité du parti avec ces trois éléments :

1- l’idéologie, le Marxisme-Léninisme-Maoïsme, Pensée Gonzalo.

2- Le programme et

3- La ligne politique générale et son centre : la ligne militaire, approuvée par le premier Congrès du Parti, Congrès Marxiste-Léniniste-Maoïste, pensée Gonzalo.

Réaffirmation qu’aujourd’hui est plus nécessaire que jamais puisque nous continuons à affronter, pas seulement dans notre pays mais au niveau mondial, une sinistre offensive contre-révolutionnaire générale commandé par l’impérialisme, la réaction et le révisionnisme ;

puisque concrètement en ce qui concerne notre Parti, a surgi avec rage une nouvelle clique de partisans sans vergogne d’une Ligne Opportuniste de Droite révisionniste et capitularde, qui nie totalement la Base d’Unité du Parti, nourrie et parrainée par les Forces Armées (FF.AA) et la marionnette Fujimori, ils ont criés dans leurs souricières pour la réalisation d’un soi-disant "IIème Congrès...." pour révoquer le premier, en proférant que dans ce " IIème Congrès", il faudrait définir "la lutte" pour un Accord de Paix avec les génocides et bradeurs de patrie en acceptant ainsi les noires tromperies de "reddition" et de "repentir" de ses maîtres en trafiquant avec le nom du Président Gonzalo.

Nous rejetons et condamnons ces rats misérables, des petits caudillos rampants qui ont étés incapables de supporter un accident de travail et encore moins de donner leurs vie pour le Parti et la Révolution. Aujourd’hui ils se vendent pour un plat de lentilles, voulant ainsi ternir le moral de la classe ouvrière et du Parti, mais cela ils ne l’obtiendront jamais.

Ces traîtres ont exprimés avec leur essence révisionniste, leurs désirs de scission, incapables de faire face au débat et de mettre sur table leurs positions dans la lutte interne ; ils ont fuis lâchement et en dehors des rangs du Parti ils ont arborés leurs noires et pourris drapeaux ; pendant que leurs têtes dirigeantes se sont occultées comme des autruches.

Ils ont agi ainsi, ils agissent en essayant de surprendre des naïfs, mais nous devons bien les reconnaître, puisque des opportunistes et révisionnistes ont existé au long des années de vie du Parti mais, il semble bien, comme ceux-là jamais, aussi traîtres, reptiles et perfides, jusqu’à l’extrême de commettre un crime aussi monstrueux d’avoir facilité la détention de notre Chef, le Président Gonzalo, de la Camarade Miriam et d’autres importants dirigeants, cadres, militants, combattants et masses, beaucoup d’entre eux ont étés assassinés sur le champ après leurs arrestation.

Mais nous affirmons maintenant, que tout le mal fait à la révolution ne restera pas impuni, il faut qu’ils sachent qu’en même temps que leurs maîtres, ils vont payer pour tous les crimes commis.

Finalement, quelques éléments de plus sur cette espèce, déjà dans le Troisième Plénum le Président Gonzalo nous avait averti sur le danger de l’apparition d’une ligne révisionniste, il existait des indices de leur apparition ; ligne opportuniste qui serait opposée à la Conquête du Pouvoir ; le Président Gonzalo nous disait que si pour le début de la lutte armée (ILA) on a dû lutter durement contre la LOD à ce moment, avec plus de raison pour un bond plus grand comme celui de la Conquête du Pouvoir, une lutte plus forte, bouleversante.

Les faits ont donné au Président Gonzalo une fois de plus raison, mais ce qu’on a vécu a été une fausse couche, puisque cet avorton révisionniste a été incapable de soutenir des positions idéologiques et politiques dans la lutte interne et simplement ont scindé le Parti avec l’aide de la réaction et des probables agents infiltrés, qui se sont débridés de manière galopante après l’arrestation du président Gonzalo.

 III. LA SITUATION ACTUELLE ET LES TACHES DU PARTI

Se confirme une fois de plus, que la révolution est la tendance principale dans le monde, mais ceci se concrétise à travers des tours et détours.

La fin de la nommée "guerre froide" par l’écroulement du social-impérialisme Russe n’a pas signifié comme prétend l’impérialisme principalement yankee le "début" d’une nouvelle ère de paix et de stabilité", en répétant ce qu’ils signalaient les révisionnistes chinois auparavant, et c’est-ce que répètent servilement dans notre pays la réaction et les révisionnistes de la LOD ;

au contraire cela prouve constamment qu’il n’existe pas de stabilité économique, ni politique nulle part. C’est au milieu des guerres de tout genre et d’une militarisation croissante qu’on assiste à la fin du XXème siècle.

Il n’y a pas de paix, même en Europe, où continue à se désintégrer la Yougoslavie avec plus de 200 000 morts en moins de trois ans de guerre, pendant qu’en Tchétchénie l’impérialisme Russe continue à dérouler un génocide barbare ; que pouvons-nous dire de Rwanda, pays arriéré où il y a eu plus de 500 000 morts en trois mois seulement.

Que s’est-il passé avec la "Paix" signée entre Israël et L’OLP avec l’accord de l’impérialisme yankee ? Ceci sans parler des problèmes qui explosent au Mexique, a côté même du "gendarme international" ou de la guerre entre Pérou et l’Equateur, etc.

Au fond, comme disait le Président Mao et le P.C.C., dans les années 60 : Il y a un grand désordre sous les cieux encore une fois, une Nouvelle Vague de la Révolution Mondiale a commencé à se dérouler et les Partis Communistes doivent se militariser et accomplir leurs tâches, imposant le Maoïsme au commandement en appliquant la Guerre Populaire aux conditions de ses propres pays.

En ce qui concerne la situation de notre pays : famine, misère, répression, génocide, vente de la souveraineté nationale, etc. ; ce sont quelques-unes des profondes calamités de la dictature génocide et bradeuse de patrie dirigée en réalité par Hermoza Ríos, l’apprenti de Pinochet, la marionnette Fujimori n’est qu’une vulgaire mascarade de foire.

Problème qui exprime d’un côté une situation révolutionnaire en développement potentiel c’est à dire de meilleures conditions révolutionnaires qu’en 1980, pour le développement de la Guerre Populaire, d’autre part l’accomplissement total de ce qui a été signalé par le Président Gonzalo et le Parti dans la Ligne Politique Générale, en particulier à propos de la crise générale du capitalisme bureaucratique et son processus de décomposition inexorable ; question d’une grande importance surtout maintenant que l’on rentre dans la deuxième moitié de la décennie dans laquelle, comme celles d’avant, son état critique sera nécessairement plus grave.

Une situation objective qui fait voler en éclats non seulement les élucubrations de la clique génocide sur le "nouveau tigre d’Asie" ou du "miracle péruvien", mais aussi celles des partisans sans vergogne de la LOD révisionniste et capitularde qui crient sur la "viabilité du capitalisme bureaucratique", comme toujours en confondant l’apparence avec l’essence, en voulant tromper ainsi notre peuple, en exaltant les fluorescences transitoires dans le processus d’écroulement inévitable du capitalisme bureaucratique.

Un autre aspect de la situation actuelle est la réalisation des élections prochaines, qui de nouveau deviennent cruciales pour la réaction vue qu’elle se trouve criblé de contradictions et particulièrement dû à la situation dans laquelle se trouvent ses trois tâches, elles stagnent ; au niveau économique elles continueront leurs déroulements dans la plus grande crise générale de la république malgré ses récupérations transitoires et circonscrites qui n’impliquent pas de solution à la récession ni à l’inflation, sans parler du chômage, que selon eux-mêmes : "a atteint des niveaux historiques".

Voyons comme l’industrie continue en décroissance et le coût de la vie continue à monter malgré ce que disent les prestidigitateurs des chiffres ; pendant que l’agriculture continue dans un extrême abandon situation qui a empiré avec des négoces milliardaires d’importation d’aliments fait par l’entourage de la clique au pouvoir, de plus nous savons tous que la dette extérieure a augmentée avec ce gouvernement de 19 000 milliards de dollars, cette dette est passée aujourd’hui à plus de 25 000 milliards de dollars.

Cette clique au pouvoir signale souvent que "l’économie est en croissance" ; mais tout ce qu’ils affirment est archi faux.

Ce gouvernement utilise de façons cynique le mensonge comme norme d’action, la croissance ne signifie pas de mal construire de façon démagogique des écoles avec des objectifs électorales pour des étudiants et enseignants qui ont des estomacs vides, sans parler des pourcentages très élevés pendant ce gouvernement de désertions scolaires, la croissance ne signifie pas de réparer des autoroutes ni d’ouvrir des routes avec des dollars empruntés, que l’on devra rembourser à l’impérialisme avec des intérêts élevés ; la croissance ne signifie pas de dépeupler la mer péruvienne au bénéfice de quelques acolytes de cette clique vorace ; la croissance ne signifie pas non plus de solder les entreprises d’état, pratiquement les leurs donner au capital impérialiste, en jetant a la rue des milliers d’ouvriers et travailleurs, de plus que cette clique au pouvoir ne rendent jamais des comptes de cette vente.

Quant à la restructuration du vieil Etat, vers la fin des années 90 le Président Gonzalo et le Comité Central du Parti signalaient que le gouvernement déroulait un processus de centralisation absolu et d’absolutisme présidentiel, obligé par la guerre populaire en consonance avec sa guerre anti-subversive ; centralisation et absolutisme, qui aujourd’hui tout le monde clame comme si c’était une découverte en "oubliant" ce que signalait le Parti en 1990.

Le 5 avril 1992 eu lieu un coup d’état, comme partie de ce processus réactionnaire spécifiquement en réponse à l’Equilibre Stratégique réussi par la Guerre Populaire mettant en exécution un plan sinistre monté par l’impérialisme principalement yankee et ses laquais ;

coup d’état dirigé par une clique militaire avec en tête Hermoza Ríos, exécuté par les FF.AA (Forces armées) génocides et bradeuses de patrie. Nous avons remarqué une fois de plus comment ils sont violé leur propre constitution et leur ordre légal pour mieux servir sa guerre contre-révolutionnaire ; en adoptant d’autant plus des positions fascistes.

En même temps nous assistons pour la ènième fois à une fraude électoral sans vergogne monté par la dictature pour pouvoir approuver une des constitutions la plus réactionnaires et rétrogrades de l’histoire de l’état péruvien, l’antérieur était déjà mise en question par les uns et les autres, la constitution actuel encore plus, déjà dans la confrontation pré-électoral nous voyons les déclarations des représentants des différents groupes et factions de la grande bourgeoisie ; ceux-ci signalent que s’ils arrivent au pouvoir ils vont sans aucune doute la modifier.

Qu’ont-ils fait de leur "pouvoir de justice" et de leur ordre juridique ?

En désespoir et effrayés face au développement de la Guerre Populaire, ils ont fait table rase de leurs propres principes juridiques dits "universels", ils ont même nié le droit de défense et annulé par décret le caractère non rétroactif de ses lois ; ils ont approuvé la condamnation des mineurs, condamné la liberté d’opinion et de pensée sous la sanction d’apologie du "terrorisme", etc. ;

ceci sans mentionner les draconiens tribunaux militaires ou les génocides se font des juges et parties, des magistrats obscurs en uniforme qui connaissent autant de lois comme un boucher pourrai connaître la sculpture, où la norme consiste à condamner a "perpétuité" celui qui tombe dans ses mains. Telle est la gravité de la violation de son ordre juridique que même l’ONU, cette entremetteuse de l’impérialisme principalement yankee a dû recommander de modérer un peu ses atroces barbaries.

Ainsi, en voyant les questions du problème de la restructuration nous pouvons dire sans peur de nous tromper, que cette tâche de la réaction stagne.

Quant à la troisième tâche de la réaction, celle d’anéantir la Guerre Populaire, avec ce présomptueux triomphalisme qui les caractérise ils ont chanté victoire trop tôt et même ils ont donné la date de décès : mais dans ce point comme dans d’autres ils se sont trompés depuis le début jusqu’ à la fin, puisque la Guerre Populaire continue sa marche irrépressible après avoir résisté à une sinistre offensive réalisée dans tout le pays.

Offensive développé à partir du coup d’état du 5 avril 1992, conçu et planifié par l’impérialisme yankee à l’intérieur de sa stratégie dite "Guerre de Basse Intensité", en réponse à l’Equilibre Stratégique, jouant une de ses dernières cartes, avant d’intervenir plus directement ;

offensive exécuté par les FF.AA (forces armées) génocides et bradeuses de patrie, c’est de cette façon qu’ils disposent la mobilisation des milliers de soldats des troupes cantonnées dans les frontières, mettant un grand risque la souveraineté nationale, pour lancer des campagnes d’ "Encerclement et d’Anéantissement" contre les Bases d’Appui et les Zones de Guérilla en utilisant non seulement des mortiers jusqu’à 120mm et d’hélicoptères artillés mais aussi de l’artillerie légère propre de la guerre conventionnelle comme les canons d’une puissance de 12 Km et des bombes lancés depuis des avions de combat, en parallèle dans les villes ils déroulaient une féroce chasse répressive en incarcérant des centaines de fils du peuple, en les torturants et les brimant.

C’est ainsi qu’ils ont vomis une fois de plus toutes leurs entrailles génocides en s’acharnant sur les Prisonniers de Guerre le 9 mai 1992, accomplissant des assassinats lâches ;

les fosses communes et les disparitions, comme celle du cas "la Cantuta", dans la capitale même démontrent clairement que cette dictature est plus génocide que celle de Bélaunde et García Pérez.

Mais de plus, ils ont accompagné ce génocide avec des tromperies de "guerre psychologiques", en promouvant la capitulation, vieille ruse de l’impérialisme principalement yankee en montant des farces grotesques qui ont éclatés dans leurs visages, comme a été démontré en décembre 1993 avec la contondant et éclatante célébration du centenaire du Président Mao Tsé-toung ; nous disons uniquement comme preuve qu’à Lima furent détonées 16 voitures piégées dans ce mois.

Tout ceci sans parler des actions de contrôle de la population à travers la formation des comités anti subversives, avec plus de mouchardage, dite "intelligence" et d’activités "d’action civique" qui se déroulaient déjà et se sont intensifiés.

Ainsi, contre toute cette sinistre offensive et contre tout ce bavardage de noires augures, la Guerre Populaire et l’Equilibre Stratégique suit son cours, autrement nous devons nous poser la question de pourquoi il ne manque une occasion où l’apprenti de Pinochet ou la marionnette Fujimori ainsi que les "senderologues", les réactionnaires, les révisionnistes, les opportunistes, les plumitifs et même les curés mouchards promoteurs du génocide comme Cipriani, Durand ou Vargas Alzamora entre autres parlent du dite "terrorisme" ou de la "pacification".

Mais, en plus maintenant qu’ils parlent "d’avoir pacifié le pays" Pourquoi alors maintiennent-ils l’état d’urgence en plus du 50% du territoire national ?

Pourquoi des milliers d’éléments de ses FF.AA continuent a stagné dans "les bases anti-subversives" ? Pourquoi ils ont enrôlé et continuent a enrôler donnant des armes sous la menace de mort a des milliers de paysans dans les dites comités anti-subversifs ?

A quoi doit-on le fait que des centaines de fils du peuple remplissent des prisons pour les simples soupçons d’être un "terroriste" ?

C’est que la Guerre Populaire persiste et persistera malgré les revers transitoires et partielles, elle arrivera à ses glorieux objectifs en déroutant la stratégie yankee de la dite "Guerre de Basse Intensité" et à toute autre stratégie qui la confronte puisqu’elle est basée sur la plus grande idéologie qu’a vu la terre, le Marxisme-Léninisme-Maoïsme, Pensée Gonzalo, puisque il y a un Parti qui la dirige et l’anime avec une ligne politique juste et correcte, puisque les masses de notre peuple l’appuient, qui l’étend avec leur sang et leur sueur, c’est une continuation de leur lutte avec les armes à la main.

Pour tout ce que nous venons de dire nous pouvons affirmer que la troisième tâche de la réaction, ainsi que les autres deux se trouvent stagnés.

En synthèse nous pouvons voir que le capitalisme bureaucratique n’a pas d’issue, il poursuivra son inexorable enfoncement et sera totalement démoli au milieu du génocide dans lequel ils se défendent comme des fauves blessés à mort, c’est pour cela que les prochaines élections deviendront cruciales pour la réaction, en particulier la clique au pouvoir qui se trouve désespérée pour se maintenir au pouvoir, celle-ci ayant fait approuver la "re-élection" par tous les moyens, déroulant maintenant une insolente fraude en utilisant même le conflit avec l’Equateur pour réussir ses objectifs bâtards.

Quant à la dite "UPP", elle ne réduit pas non plus le cadre des intérêts de la grande bourgeoisie compradore, le petit individu qui la dirige est reconnu comme un pantin de l’impérialisme principalement yankee, la preuve il suffit de rappeler le rôle néfaste dans l’ONU contre les Nations Opprimés, en avalant le monstrueux génocide contre Irak et le peuple palestinien.

Un problème qui a besoin d’être analysé, depuis la position du prolétariat c’est le problème de la frontière de notre pays, puisque le conflit avec l’Equateur est seulement une partie d’une situation très délicate et traitée d’une mauvaise manière par les différents gouvernements réactionnaires. D’autre part les FF.AA réactionnaires n’ont jamais défendu l’intégrité, ni la souveraineté nationale ;

ils ont toujours été des spécialistes en déroutes comme le prouve la perte d’Arica et Tarapacá dans la guerre avec le Chili ou l’enlèvement du Trapèze de Leticia de la part de la Colombie, c’est toujours les masses populaires les réelles défenseurs de notre territoire, cette vérité nous devons la tenir présente, puisque aujourd’hui une fois de plus elle se confirme.

Un facteur qui est systématiquement évité dans ce problème est le néfaste rôle de l’impérialisme en générale et de l’impérialisme yankee spécialement dans l’incitation d’un tel ou tel conflit selon leurs intérêts, l’impérialisme est présent ici aussi complotant derrière des rideaux, comme marionnettiste.

Concernant cela, mise à part ,qu’à chaque fois la domination est chaque fois majeure exercé a travers la dette extérieure par le FMI, BID, BM, etc. ; il faut tenir compte de l’assistance des forces armées yankee qui à chaque moment envoient ses hauts dignitaires comme ce fat chef du Commando Sud, qui est arrivé en novembre 1994, pour contrôler ses laquais et "préparer" des hordes génocides de manière permanente ; ainsi que l’intervention insolente de leur ambassadeur dans toutes les affaires internes péruviennes ou de l’insolence de ce petit individu effronté d’Alexander Watson, secrétaire des Affaires interaméricaines des Etats Unis qui avec désinvolture disait : "Fujimori est un bon vendeur du produit péruvien" ceci fut pris pour une éloge par la marionnette Fujimori.

Aujourd’hui le Pérou risque de perdre encore une fois, une partie de son territoire à cause de la dictature au pouvoir puisqu’elle est la plus génocide et bradeuse de patrie que l’on ai jamais vu auparavant.

D’abord, ils ont commencé par mettre en vente la nationalité péruvienne contre quelques miséreux dollars ; plus tard à la Corée du Sud on leur a offert une franche du territoire au nord de Lima ; ensuite à la Bolivie ils ont donné une part du sol dans la province d’Ilo.

De plus, ils ont offert au Chili une série des concessions dans la dite "Convention de Lima" laquelle ne fut signée puisqu’elle fut empêchée par la protestation du peuple ; en plus avec la dite "privatisation" ils ont soldé une série d’entreprises d’état au prix dérisoire sans se préoccuper que quelques-unes soient dites "stratégiques" comme celles du pétrole ou d’énergie électrique, cette dernière vendue au capitaux chiliens, etc.

Qui fait tout ça ?

L’impérialisme derrière les coulisses et les forces armées génocides et bradeuses de patrie plus directement avec la clique de Hermoza Ríos en tête puisque ce sont elles qui gouvernent le pays depuis le coup d’état du 5 avril 1992 et ceci sans disculper la marionnette Fujimori puisqu’il danse selon la musique que lui mettent ses maîtres.

Dans le cas de l’Equateur nous savons tous que les classes dominantes de ce pays ont développé une politique systématique de négation du "Protocole de 1942", cette situation ne date pas d’aujourd’hui, déjà en 1981 pendant le deuxième gouvernement de Bélaunde se produisit l’incident du "Falso Paquisha" où ils furent délogés du territoire péruvien mais le vice-roi loin d’exiger la démarcation de 78 Km de frontière qui reste en attente,

il optait pour jouer a celui qui ne voit rien, utilisât une carte pour l’avenir qui donnerai le prétexte à l’impérialisme yankee et à la réaction péruvienne pour créer des problèmes à un gouvernement populaire qui puisse prendre le Pouvoir à travers la Guerre Populaire, mais c’est pendant l’actuel gouvernement que les génocides et bradeurs de patrie ont consentis en 1991 que l’Equateur envahit le territoire péruvien donnant comme seul réponse accorder un "Pacte de Chevaliers" profité par les voisins.

En plus, la marionnette fut commissionné par les croques mort pour aller à l’Equateur et offrir une sortie "souveraine" vers l’Amazones, comme l’a dit l’ex-dictateur Équatorien Rodríguez Borja menaçant même son complice de faire publier les lettres reçus qui n’ont pas été démenties jusqu’à maintenant par le reptile Fujimori,

pire encore en 1992 ils sont déplacés des troupes stationnées dans les frontières pour pouvoir déchaîner leur sinistre offensive génocide contre la Guerre Populaire mais ils ont échouées, en laissant les frontières sans protection à la merci de quiconque agresseur ou envahisseur,

c’est ce que représente les entrailles de ces bradeurs de patrie, pour eux c’est mille fois préférable de voir en morceaux notre pays avant de perdre sa condition d’abcès et oppresseurs du peuple, en disant ceci nous nous referons pas seulement aux chiens de garde des forces répressives mais aussi a son maître impérialiste principalement yankee, à la grand bourgeoisie et les propriétaires fonciers.

C’est ainsi qu’en arrivant en janvier 1995 les forces armées de l’Equateur ils étaient là déjà depuis un bon moment occupant une partie du territoire péruvien et ils s’étaient préparés à l’avance pour affronter n’importe quel essai de délogement.

Mais Pourquoi seulement à ce moment la dictature génocide et bradeuse de patrie pense à déclencher le conflit ?

Puisque la clique militaire veut la "réélection" à tout prix à travers la marionnette Fujimori, mais il n’est pas sûr de réussir, puisque ses problèmes ont grandi et s’aggravent, comme nous avons remarqué au paravent, pire encore si nous nous rappelons le résultat du referendum ou ils ont manqué de faire un faux pas malgré la fraude sans vergogne de faire "voter" une fois de plus les forces armées et forces policières avec des milliers de carnets électorales expédiés par le Jurée Nationale d’Élections, en tenant compte de plus,

les problèmes de corruption grandissante à l’intérieur, même la clique au pouvoir avec des centaines d’officiers mêlée au trafic de drogue faisant face au procès pour ce délit, en ajoutant les problèmes de la marionnette avec son ex-femme laquelle à publiquement lavée son linge sale, tenant compte de ces fait et d’autres questions, nous pouvons comprendre les raisons de ses empressement.

De telle façon que les génocides et bradeurs de patrie en pensant qu’ils pouvaient élevés leurs bonus ont montré ce qu’ils ne sont pas, se sont lancé dans l’arène en rêvant a une victoire facile et dans le pire des cas s’il n’arrivaient pas, essayer de monter une nouvelle tromperie pour duper le peuple, mais en étant des spécialistes en défaites, des tireurs dans le vide la tromperie n’a convaincu personne en plus le problème s’est aggravé et maintenant ils sont dans un imbroglio duquel ils ne pourront pas se débarrasser facilement puisque notre peuple aujourd’hui est plus conscient qu’ hier, il ne se laissera pas surprendre ni tromper.

Pour traiter ce problème nous devons tenir présent les paroles du Président Gonzalo dans le Discours de septembre 1992 depuis la prison :

"Nous disons clairement, aujourd’hui est entré à se dérouler le chemin démocratique comme un chemin de libération, comme un Chemin Populaire de Libération !".

"Pensons que le XVIII siècle fut une leçon très claire. Retenons ceci, nous étions sous la domination de l’Espagne, une domination qui suçait le sang.

Où nous a-t-elle menée ?

A une crise très profonde, par conséquence le Pérou, qui était une vice-royauté aujourd’hui notre patrie, fut divisé, du côté de l’actuel Bolivie. Ce ne sont pas nos idées, ce sont des faits."

"Le siècle passé, la domination anglaise, son conflit avec la France où nous a-t-elle amenée ?

A une autre grande crise : celle des années 70 du siècle passé, en conséquence : Guerre avec le Chili, Il ne faut l’oublier, il ne faut pas l’oublier !

Que s’est-il passé ? Nous avons perdu du territoire, notre patrie soufre un schisme, malgré le sang versé par les héros et le peuple Il faut en tirer la leçon !

"Au XXème siècle, où en sommes-nous ? En ce XXème siècle un impérialisme nous domine, principalement le nord-américain, c’est une réalité le monde le sait, nous ne pouvons pas le taire.

Où nous a-t-il menés ? Sans parler des années 20, nous nous trouvons aujourd’hui dans la pire des crises de toute l’histoire de l’État péruvien.

En tirant la leçon du siècle antérieur qu’est-ce que nous pouvons en penser ?

Encore une fois la nation est en risque, encore une fois la république est en risque, encore une fois le territoire est en risque il peut être perdu facilement par des intérêts. Il faut en tenir compte ! Telle est la situation !

Mais nous avons un fait, une révolution péruvienne, une guerre populaire qui brûle puissante, que continue et continuera à avancer. Où nous a-t-elle amenée ? A un Équilibre Stratégique ! Il faut bien l’entendre ! C’est l’Équilibre Stratégique !

Qui se concrétise en une situation essentielle. Ces douze années ont servi à quoi ? A démontrer clairement au tiers monde, principalement face au peuple péruvien que l’état péruvien, que le vieil état péruvien est un tigre en papier, qu’il est pourrie jusqu’à la moelle, toutes ces années nous l’a démontré."

"Vu cette situation pensons au danger que la nation, que le pays, peut être divisé, la nation est en risque, ils veulent la mettre en morceaux, la diviser, qui veut faire cela ? Comme toujours l’impérialisme, ceux qui exploitent, ceux qui dominent. Que devons-nous faire ? Il nous faut impulser le mouvement populaire de libération, en le développant dirigé en Guerre Populaire, puisque le peuple, le peuple a toujours été celui qui a défendu la patrie, et qui a défendu la nation".

"Il nous faut former un Front Populaire de Libération, former et développer à partir de l’Armée Populaire de Guérilla ........."

Tout ceci s’accomplit, aujourd’hui concrètement, les forces équatoriennes empiètent encore le territoire péruvien ils doivent en être délogés. D’autres frontières sont aussi en danger. Notre peuple doit rester en alerte.

La patrie est en risque, la seule solution est de la défendre avec les armes à la main, précisément c’est pour cela que l’impérialisme et la réaction veulent anéantir la Guerre Populaire, puisqu’elle est une réelle barrière de leurs désirs et noires appétits.

Notre peuple sait que son unique chemin est la Guerre Populaire pour la Conquête de la République Populaire du Pérou ; plus encore dans les circonstances actuelles où ils prétendent vendre notre pays au capital impérialiste et à ses laquais, en ouvrant une noire mais réelle possibilité de dépeçage de notre territoire, seulement au bénéfice d’une clique et de ses acolytes, qui n’ont aucun esprit patriotique. Tout cela nous confirme que nous marchons en déroulant un chemin de libération populaire pour la défense et la libération de notre patrie.

Dans cette complexe situation nationale et internationale, c’est le prolétariat péruvien qui comme hier doit diriger la révolution et garantira son sentier à travers le Parti Communiste du Pérou, puisque le Parti est le détachement d’avant-garde, c’est l’avant-garde consciente et organisée, c’est la direction de la révolution, de la Guerre Populaire.

Quelques dirigeants, des cadres, des militants peuvent même manquer disparaître, mais avec l’immense douleur et consternation qu’implique, le devoir et l’obligation du Parti est de continuer sa lutte irrépressible, même s’il en reste seulement une fraction ou même s’il reste un seul communiste au dernier moment, il devra accomplir son rôle en luttant afin de tout relever de nouveau, plus encore en ayant l’idéologie invincible et toute puissante, le prolétariat et masses génératrices de tout, la révolution nécessairement avancera et triomphera.

Ce ne sont pas des nouvelles questions, ce sont des vieilles vérités déjà connu par le Mouvement Communiste International qui aujourd’hui le révisionnisme pourri de la LOD veulent déformer et occulter pour trafiquer et se reproduire sous les pattes de l’impérialisme et de la réaction ; en utilisant sournoisement les problèmes passés, ils ont même nié la capacité et le rôle du Parti comme direction de la révolution. Pour cela le Comité Central se réaffirme : Le Parti Communiste du Pérou en se guidant par le marxisme-léninisme-maoïsme, pensée Gonzalo, c’est l’héroïque combattant qui garantisse le sentier de la révolution !

C’est dans ce cadre que les tâches du Parti s’accomplissent, selon les Accords du I Congrès, du Ier, du IIème et IIIème Plénum, et des deux Sessions du Travail du Comité Central.

Etant le problème de la lutte interne une question d’importance cardinale dans la vie du Parti, c’est important d’ajouter la question suivante : le révisionnisme est le danger principal pour le Parti et la Révolution, pour cela il doit être combattu sans merci et écrasé.

Notre Parti s’est purgé mais la lutte doit continuer, en fin de compte jamais on aurait débuté ni développé la Lutte Armée dans notre pays, sans avoir balayé d’abord la LOD à cette époque, aujourd’hui nous pouvons dire que sans balayer complètement la LOD révisionniste et capitularde nous ne pourrions pas conquérir le Pouvoir dans tout le pays.

Nous savons que ce qui définit c’est la question interne et pour cela doit être très clair, que si la réaction a pu faire quelques dégâts à la révolution dans notre pays depuis 1992, ce fut avec l’aide du révisionnisme puisque il les a servi et a facilité les choses ; c’est une très sérieuse leçon que nous ne devons jamais oublier.

Pourtant si nous rayons totalement le révisionnisme et terminons de dépurer nos rangs incarnant à fond la Base d’Unité du Parti au milieu de la Guerre Populaire, nous nous fortifierons, nous serons invincibles.

La Guerre Populaire ne s’est pas arrêté un seul instant quoi qu’en disent les impérialistes, les réactionnaires, les révisionnistes et les traîtres.

Déjà dans la Célébration du Centenaire du Président Mao pendant toute l’année 1993, spécialement en décembre, la célébration coordonné avec le MRI, fut bouleversante et contondante, réalisé avec des actions armés réussites, la réaction a rêvé de la conjurer en montant la tromperie d’un soi-disant "reddition" qui leurs a éclaté en plein visage.

Postérieurement a continué à se développer avec succès la 2ème et 3ème campagne du 6ème Plan Militaire.

Pour tout ce qui a été signalé le Comité Central appelle le Parti, les combattants de l’Armée Populaire de Libération et les masses du Nouvel Etat et à tout notre peuple à célébrer comme il convient le XV anniversaire de l’invincible Guerre Populaire.

Finalement, face aux prochaines élections réactionnaires, la seule juste et correcte politique face à ce processus de fraude est de répudier en appliquant la tactique du boycott.

VIVE LE PRÉSIDENT GONZALO !

VIVE LE PARTI COMMUNISTE DU PÉROU !

VIVE LES COMITÉS POPULAIRES OUVERTS !

CONSTRUIRE LA CONQUÊTE DU POUVOIR !

ÉLECTIONS, NON ! GUERRE POPULAIRE, OUI !

Mars 1995
COMITÉ CENTRAL PARTI COMMUNISTE DU PÉROU

jeudi 9 mars 1995


Documents du Parti Communiste du Pérou