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PCP : Construire la conquête du pouvoir au cœur de la guerre populaire − 1991

IIème PLÉNUM DU COMITÉ CENTRAL

(Février 1991)
SESSION PRÉPARATOIRE

SALUTATIONS.

Le Président Gonzalo, le Comité Permanent et le Bureau Politique adressent leurs salutations aux membres du Comité Central et à chacun des dirigeants, des cadres et des militants du Parti Communiste du Pérou, aux combattants de l’Armée Populaire de Guérilla et aux masses qui collaborent à notre travail, ainsi qu’au peuple en général pour le résultat victorieux de la IIème Campagne " Impulser le développement des Bases d’Appui ", but importante du Grand Plan de Conquérir le Pouvoir dans tout le pays, but inéluctable vers lequel nous tendons tous par nos efforts et notre sang généreusement versé pour cette perspective radieuse.

RAPPORT SUR LE CALENDRIER ET LE DÉROULEMENT DE LA SESSION.

Introduction.

Préparation et conditions. Le IIème Plénum a exigé un travail de préparation long et ardu de la part du Bureau Politique dirigé par le Président Gonzalo, la garantie de sa réalisation, de sa conduite et de son succès.

Nous avons connu deux mois de travail préparatoire avec une partie du Bureau Politique et ensuite une session préalable avec le Comité Permanent, où se sont exprimées une grande unité et une conviction profonde dans nos objectifs et nos buts. Le IIème Plénum a été mûrement préparé.

Le document de 413 pages est le produit de cette préparation, il a été distribué suffisamment longtemps à l’avance pour que tous l’étudient et puissent donner un meilleur avis ; afin de parvenir lors de cet événement à des conclusions claires et concrètes pour développer davantage la guerre populaire et préparer la conquête du Pouvoir dans tout le pays.

Il est très important de mettre en relief le document car c’est la première fois que nous disposons d’un tel document et nous l’avons achevé malgré les situations concrètes que nous vivons.

Il est pensée gonzalo et a pour guide le mot d’ordre juste et correct " Construire la Conquête du Pouvoir au cours de la Guerre Populaire ".

Même par ironie il est bon de le relever.

Sur le conditions particulières.

Les faits, nous les connaissons, le problème est de les analyser correctement et d’en tirer les leçons. Une fois de plus on a la preuve que le Parti, ses dirigeants et, particulièrement et principalement, le Président Gonzalo savent naviguer et être maîtres de la barque au milieu des tempêtes.

Le Président Mao nous enseigne que tout développement engendre un déséquilibre et comme pour la lutte c’est quelque chose d’absolu, alors nous devons apprendre à maîtriser le déséquilibre ; et que signifie le maîtriser ?

C’est en tirer les lois ; si on comprend les lois qui régissent un processus, qu’il soit simple ou complexe, on le maîtrise et on applique ces lois pour transformer la réalité au profit du prolétariat et du peuple, au service de la révolution.

Notre glorieuse perspective qui est de conquérir le Pouvoir couronnera la révolution démocratique et nous commencerons aussitôt la révolution socialiste, ce moment de sang et de victoire sera d’un profond déséquilibre ; quand nous conquerrons le Pouvoir, nous connaîtrons aussi des déboires et des moments tumultueux.

Mais en même temps ce type de situation nous trempe ; les communistes se forgent au milieu des tempêtes et des difficultés, jamais dans le calme plat.

On dit que celui qui gagne est celui qui résiste une minute de plus et nous pouvons en supporter davantage car nous avons une idéologie vraie : le marxisme-léninisme-maoïsme, pensée gonzalo qui arme de la vérité incontournable nos âmes et nos bras.

Les déséquilibres, qu’ils soient plus légers ou plus profonds, forgent, trempent, endurcissent ; le Président Mao a dit : " Dans des temps difficiles nous devons nous rappeler nos succès, voir notre brillante perspective et redoubler de courage ".

Aujourd’hui le communisme est attaqué dans le monde et ici même, dans notre pays, il est attaqué par les laquais de l’impérialisme et les disciples de leurs maîtres, les révisionnistes étrangers ; que faire ? appliquer le maoïsme, développer la contre-campagne marxiste-léninste-maoïste, pensée gonzalo afin d’écraser cette sinistre contre-offensive contre-révolutionnaire convergente de l’impérialisme et du révisionnisme moderne.

Le Parti, le nôtre, est dans une phase nouvelle de la guerre, plus élevée, plus complexe, plus victorieuse et la circonstance particulière du Plénum exprime cela ; ce que nous affrontons n’est rien d’autre qu’une partie du déséquilibre et cela nous forge pour moments vraiment plus complexes que toute révolution traverse ; le communisme nous enseigne à être prêts même pour les défaites, le Président Mao dit que celui qui ne connaît ni victoires ni revers ne sait rien de la guerre ; il dit aussi que c’est après deux revers et deux victoires que les Chinois ont compris les lois de leur révolution.

Quant à nous, nous n’avons pas encore vécu de grandes défaites, si bien que ces petites circonstances particulières, ce moment nouveau de la guerre et cette attaque convergente sinistre font partie des circonstances plus complexes que nous devrons vivre jusqu’à ce que le communisme brille sur la Terre.

Elles font partie du déséquilibre et mettent à l’épreuve notre responsabilité de communistes ; le Parti démontre qu’il a su engendrer la direction qui correspond à notre réalité, notre nécessité, nous sommes suffisamment forgés.

Le risque ne nous fait pas reculer, les dangers ne nous arrêtent pas ; ce moment n’est qu’une épreuve de plus, qu’elle soit la bienvenue ! Il fait partie du processus révolutionnaire et nous le dominons bien, comme quelque chose qui nous forge davantage.

La vie des communistes est faite de luttes, pas de distractions.

Marx, un jour, répondit à sa fille qui lui demandait : " Qu’est-ce que le bonheur ? " " C’est la lutte ".

Des années après, le Président Mao nous enseigna : " Travailler c’est lutter ".

Nous sommes attachés à tout cela ; nos difficultés peuvent être vaincues parce que nous sommes une force nouvelle et que nous avons un brillant avenir.

Autre conclusion.

Nous avons affronté les circonstances tous ensemble et nous avons manifesté une grande cohésion, qui s’ajoutait à une grande force et tout cela est le produit de la mise en pratique d’une idéologie opposée et différente de celle de la bourgeoisie et de toutes les autres classes.

Nous les communistes, nous sommes et nous serons toujours l’élément le plus avancé de la classe, l’avant-garde du prolétariat et de ce fait, nous avons la responsabilité de réaliser nos buts et nos objectifs, prêts à donner tout ce que la révolution exige, sacrifiant nos vies pour le communisme, guidés par le marxisme-léninisme-maoïsme, pensée gonzalo ; c’est cette idéologie qui nous permet de maîtriser toute situation et aussi d’en tirer le maximum de profit pour transformer une mauvaise condition en une bonne condition.

Qu’avons-nous prouvé ?

Qu’une forte cohésion existe entre nous, que nous avons une totale confiance en notre direction, dans le centre d’unification de notre Parti : le Président Gonzalo, en notre idéologie, nos principes et les objectifs fixés ; ce sont des circonstances qui nous ont offert de meilleures conditions : en partie grâce à notre forge, nous sommes davantage trempés, nous avons un bon document et nous avons affronté cette situation tous ensemble avec une cohésion renforcée ; tirons les leçons, nous sommes plus forts quand nous agissons collectivement ; unis nous sommes invincibles, nous ne nous aguerrissons pas seulement sur les grands champs de bataille mais aussi dans la vie quotidienne.

La IIème Session du Comité Central était nécessaire et nous sommes en train de la réaliser ; ce que le Parti demande, ce dont il a besoin, ce qu’il exige, doit s’accomplir et nous sommes en train de l’accomplir ; c’est une bonne méthode, quelles que soient les circonstances, nous devons accomplir ce que le Parti ordonne, le Parti est le Parti.

La réaction a pour objectif la destruction de la direction, détruire le Parti pour étouffer et écraser la révolution, après avoir coupé le Parti des masses ; anéantir le Parti, c’est ajourner une révolution ce n’est pas en finir avec elle, en effet, tant qu’il y aura des communistes et des masses cela ne pourra pas se faire.

Ce sont des choses très importantes dont il faut tenir compte ; préserver la direction du Parti. Une fois de plus nous avons prouvé que le parti est uni et que, les dangers, nous les affrontons avec fermeté et résolution, sûrs de les vaincre pour réaliser nos tâches et aller toujours de l’avant.

N’importe lequel d’entre nous peut disparaître, le Parti continuera, nos vies immolées animeront ceux qui restent et le chemin sera poursuivi jusqu’à ce que le communisme s’impose sur la terre. Voilà notre conviction.

Bon. Mais il faut voir ce qui en découle et les circonstances spécifiques n’effacent pas les erreurs commises ; il ne s’agit pas de maudire ou de se lamenter mais de voir la réalité objective, la cause, de trouver la racine des faits, de proposer des solutions et d’assumer des responsabilités, la décision de transformer les choses.

Des mesures doivent être prises par ceux qui ont la responsabilité des problèmes ; elles sont nécessaires, elles servent à corriger les erreurs et à fortifier le Parti.

Terminons. Encore une autre conclusion, le temps sert à la réflexion, d’un côté la lutte du Parti, c’est-à-dire la guerre populaire qu’il dirige, et elle n’a pas été arrêtée, pas même une minute ; le Parti ne peut jamais être paralysé parce qu’il est sûr de la direction à suivre, parce que l’unité est faite autour de la sage direction du Président Gonzalo, sur la Base d’Unité du Parti, sur la Guerre Populaire, sur le Plan de Développement Stratégique.

Une fois de plus s’exprime la centralisation stratégique et la décentralisation tactique ; nous avons des plans qui se composent de campagnes et tout se poursuit. Un Parti qui fait son unité autour de tels éléments est fort.

Soulignons la centralisation stratégique et la décentralisation tactique parce que c’est une pratique communiste, c’est notre expérience concrète.

Rappelons-nous sans cesse le glorieux parcours de onze ans de guerre populaire. la guerre populaire ne peut pas être interrompue. Considérer même que la direction pourrait être liquidée, en partie, pas complètement, mais les dirigeants qui resteront, doivent et peuvent poursuivre les plans, la lutte, la guerre populaire ; nous sommes forgés dans l’idée qu’on ne peut pas arrêter la révolution, qu’on ne la paralysera pas ; le Président Mao a enseigné : " Relevons nos morts, soignons les blessés et continuons le combat ".

Il faut donc voir l’ensemble des aspects, tirer le positif du négatif, il en sera toujours ainsi car la contradiction existe et c’est elle qui régit tout. En conclusion, le IIème Plénum est préparé avec succès et il est mûr pour sa réalisation qui en fera un nouveau triomphe du Parti. Au milieu des difficultés, pour la première fois, un document préparatoire est réalisé avec suffisamment de temps pour l’étudier, ceci montre aussi que nous avons poursuivi le travail et que nous accomplissons notre tâche.

Calendrier.

Le Comité Permanent et le Bureau Politique proposent :

I. SUR LA CONSTRUCTION DE LA CONQUÊTE DU POUVOIR AU COEUR DE LA GUERRE POPULAIRE !

II. PLAN STRATÉGIQUE DE CONSTRUCTION.

III. IIIème CAMPAGNE : IMPULSER LE DÉVELOPPEMENT DES BASES D’APPUI !

IV. SUR LA CONSTRUCTION ET LES PROBLÈMES LIÉS AU TRAVAIL SECRET.

V. MESURES POUR L’APPLICATION DES ACCORDS.

Des cinq points la IIIème campagne est le point principal, il faut accorder une attention toute spéciale aux stratégies, aux objectifs et à notre position ; cette campagne est le couronnement du Plan d’Impulser et la base du nouveau plan.

Comment développer la Session.

Depuis le Ier Plénum du Comité Central nous nous sommes mis d’accord pour appliquer de nouvelles formes à tout notre travail, ainsi qu’à la tenue de réunions, élevant les cinq nécessités comme une partie de la construction de la Conquête du Pouvoir, au cours de la guerre populaire.

Bon, la Session Préparatoire s’étant déroulée, le document correspondant ayant été reçu suffisamment tôt pour pouvoir l’étudier ainsi que les points sur lesquels nous devions nous prononcer, nous avons le devoir de préciser quelques questions du calendrier, principalement celles qui concernent la IIIème campagne. Ensuite, chaque dirigeant donnera son avis et avec les éléments du débat nous parviendrons à des accords at à des tâches que nous devrons retransmettre. Les rapports et les notes ont été reçus et seront étudiés au cours des prochaines réunions qui se tiendront par Comités.

DÉROULEMENT DE LA SESSION

RAPPORT CENTRAL DE LA DIRECTION

CONSTRUIRE LA CONQUÊTE DU POUVOIR AU CŒUR DE LA GUERRE POPULAIRE !

I. AU SUJET DU RAPPORT : "CONSTRUIRE LA CONQUÊTE DU POUVOIR AU CŒUR DE LA GUERRE POPULAIRE !"

Le Comité Permanent et le Bureau Politique ont décidé que le rapport serait discuté globalement tout en mettant l’accent sur : 1. Fondements idéologiques et politiques, guide à suivre pour tout le travail du Parti.

Ici l’objectif est d’approuver les fondements idéologiques et politiques qui doivent nous servir de guide pour tout le travail du Parti, tout en mettant l’accent sur les questions fondamentales nouvellement formulées dans les documents remis ; en résumé, approuver tout le document comme guide et définir des politiques spécifiques. Il est capital de l’appliquer et de combattre les déviations qui se présentent.

II. APPROUVER LE PLAN PILOTE DU PLAN STRATÉGIQUE DE CONSTRUCTION. COMMISSION

La construction couvre trois parties du rapport ; de ces trois parties, la question centrale est la suivante : 2. Développer la construction. " Trois bases et trois guides " ; en outre, on doit être attentifs aux deux moments de l’application du Plan Stratégique de Construction et particulièrement à la nécessité de former une Commission qui se charge de la présentation en vue de son approbation définitive future sur la base des accords passés.

Ici l’objectif est d’approuver le Plan Stratégique de Construction comme le Plan Pilote ainsi que la Commission. Dans ce cadre il faut penser à élaborer un document qui permette de débattre des questions centrales de la construction organisationnelle.

III. A PROPOS DE LA IIIème CAMPAGNE D’IMPULSER

1) En ce qui concerne la IIIème Campagne

De toute évidence cette question est primordiale et tout ce qui se réfère aux stratégies, objectifs et ce qui concerne notre position doit susciter de notre part une attention toute particulière afin d’embrasser la IIIème Campagne et la perspective de la guerre populaire.

Ici l’objectif est d’approuver la nouvelle campagne qui couronne le Plan d’Impulser et assoit les bases d’un nouveau plan.

Ce n’est pas encore le Plan de la Conquête du Pouvoir qui viendra plus tard.

Il nous faut approfondir ce point et préciser les questions que nous n’avons pas traitées lors de la Session Préparatoire.

Voyons :

Cette campagne doit couronner le Plan d’Impulser et asseoir les bases d’un nouveau plan. Elle sert le futur grand plan de la conquête du Pouvoir vers lequel elle tend ; elle doit être une expression de la guerre populaire, retentissante, décisive et foudroyante.

Il faut tenir compte du fait qu’elle va développer le Plan Stratégique de Construction.

Dans quelle direction ?

Celle de concrétiser, dans le domaine de la construction, le mot d’ordre : "Conquérir le Pouvoir dans tout le pays" ; elle doit développer la construction d’appareils supérieurs à ceux de la réaction.

La Commission va développer le Plan Stratégique du Parti, le Plan Stratégique de Construction et des appareils supérieurs pour conquérir et défendre le Pouvoir.

Pour la première fois une argumentation approfondie, ouvrant des perspectives extraordinaires, sans précédent, révèlant un autre aspect de l’avancée de notre travail.

Dans la cinquième partie du document, le schéma général de la IIIème Campagne, page 387, nous avons présenté une introduction en 9 points : 1. A propos des campagnes d’encerclement et d’anéantissement et des contre-campagnes ; 2. Guerre d’interpénétration ; 3. Initiative, souplesse et plan d’action en ce qui concerne la stratégie et la tactique de la guerre populaire ; 4. Défensive et offensive stratégiques dans la guerre de guérilla ; 5. Transformation de la guerre de guérilla en guerre de mouvement ; 6. A propos de la dite guerre de faible intensité ; 7. A propos de la guerre. Proverbes ; 8. Stratégies ; 9. Objectifs.

A ce point nous pouvons ajouter " Quelques considérations ", " Notre position " et la chronologie.

Dans le document à la page 411 : " 8. Stratégies ", nous devons souligner que nous incluons aussi pour la première fois une troisième stratégie, une stratégie de construction : " Construire le Pouvoir au cours de la guerre populaire ". Nous avons en outre, une stratégie politique : " Conquérir le Pouvoir " ; et une stratégie militaire : " Guerre populaire.

Développer la guerre de mouvement et lancer les préparatifs d’insurrection ". Dans la première partie du document distribué nous expliquons le pourquoi des trois stratégies, pour résumer elles sont indissociablement unies et elles se dégagent du grand mot d’ordre-guide qui est le titre de la Grande Assemblée Plénière " Construire la Conquête du Pouvoir au cours de la guerre populaire " ; des trois : développer, construire et conquérir, l’essentiel est développer, construire est la nécessité et conquérir est l’objectif ; et de la Stratégie militaire, l’essentiel entre " développer " et " impulser " est développer et il faut noter les jalons franchis en passant de la guerre de guérilla à la guerre de mouvement.

Pour ce qui est des " CONSIDÉRATIONS : Au sujet de la guerre populaire et de la IIIème Campagne "

" Guerre populaire. Guerre de masses dirigée par le Parti. La campagne, centre de la guerre populaire et de son déplacement vers la ville pour conquérir le Pouvoir dans tout le pays.

Grand bond dans l’incorporation des masses à la guerre populaire.

Incorporer de façon large et organisée les masses, le peuple à la guerre populaire ; point-clé pour la Conquête du Pouvoir dans tout le pays, spécialement pour l’insurrection et pour la défense de la République Populaire, Futur Grand Plan de la Conquête ".

Ici noter la qualification de point-clé pour la Conquête du Pouvoir dans tout le pays, spécialement pour l’insurrection et pour la défense de la République Populaire ; c’est-à-dire pour la conquête et la défense du Nouveau Pouvoir.

Thèse qui nous vient de Marx : l’armement général du peuple et que nous appliquons et cherchons à concrétiser dans un océan armé de masses ; sans la garantie de cet océan armé de masses, il n’y a ni conquête ni défense du Pouvoir.

N’oublions pas que nous avons plus de dix ans de guerre populaire et le prestige du Parti s’est accru et se développera encore plus, que les masses fondent de grands espoirs sur le Parti et le flambeau de l’espérance embrasé doit refléter l’éclat du marxisme-léninisme-maoïsme, pensée gonzalo, afin que cette idéologie éclaire les esprits des masses et qu’une fois armés leurs esprits elles arment leurs bras et fassent un bond dans le pouvoir organisé des masses.

Engels a montré qu’il y a deux pouvoirs sur la terre : le pouvoir organisé de la réaction et le pouvoir désorganisé des masses ; nous pensons que les masses organisées sont l’unique vrai Pouvoir sur la Terre pourvu quîl soit dirigé par le Parti Communiste ; c’est un fait concret, pas une élucubration ni une chimère, sinon qu’aurait été la Grande Révolution Culturelle du Parti Communiste Chinois ?

A quoi servent un million de petites tiges isolées ? Elles sont fragiles mais 100 mille tiges réunies par le Parti ne peuvent se rompre. C’est un point-clé pour conquérir le Pouvoir, sinon comment réaliserons-nous l’insurrection finale ? C’est un point-clé pour la crise révolutionnaire qui approche ; ainsi que pour la défense du Pouvoir, car notre problème une fois le Pouvoir conquis, sera de le défendre, de ne pas se laisser arracher ce qui a été conquis et pour y parvenir il faut mobiliser les masses armées, sous la direction permanente du Parti Communiste. Cette incorporation ample et organisée des masses est la base de l’océan armé des masses.

La campagne est le centre mais le déplacement doit avoir lieu vers les villes et si nous ne développons pas le travail dans les villes, l’ennemi s’y retranchera, répandra ses idées corrompues et sapera notre triomphe, cela signifie donc que nous devons prendre des mesures pour changer prochainement le centre de la guerre populaire ; nous n’avons pas encore déplacé le centre vers les villes ; cet objectif que nous nous proposons d’atteindre est en même temps un démenti aux élucubrations des " sendérologues ".

Ce point est lié à l’éducation des masses dans la violence révolutionnaire, dans l’idéologie du prolétariat : le marxisme-léninisme-maoïsme, pensée gonzalo, afin qu’elles comprennent les lois qui régissent l’univers, les appliquent et transforment le monde, afin qu’elles prennent leur destin en mains propres ; et il faut les éduquer dans la seule tactique marxiste qui est de se forger dans la violence révolutionnaire et de combattre implacablement, à la fois l’impérialisme et le révisionnisme ; tout en ne se laissant pas détourner du chemin.

Notons bien aussi que le document précise : spécialement pour l’insurrection, et non pas principalement ; cela signifie qu’il faut accorder une attention spéciale à l’incorporation organisée des masses à la guerre dans les villes.

C’est donc un point-clé, sans cela comment parviendrons-nous à la dislocation ; et à la ville, il faut organiser les masses en vue de deux objectifs : l’insurrection et la défense de la révolution dans les villes.

L’autre aspect est que le centre reste la campagne et que nous devons souligner le caractère de masse de la guerre populaire et soutenir le Nouveau Pouvoir au sein des masses qui composent le Front ; elles sont organisées dans l’Armée Populaire de Guérilla, les Organismes Générés par le PCP ou sous sa direction.

Questions de stratégie militaire : " la guerre prolongée et ses trois étapes ". Les trois étapes spécifiques de la guerre populaire prolongée au Pérou. "

L’équilibre stratégique et la préparation de la contre-offensive : pour l’ennemi, récupérer des positions afin de maintenir son système ; pour nous, préparer l’offensive stratégique en Construisant la Conquête du pouvoir.

La réaction se trouve donc dans la nécessité d’anéantir la guerre populaire tandis que pour le Parti et le peuple il s’agit de construire la conquête du Pouvoir ".

Bien noter les étapes de la guerre prolongée. Le Président Mao enseigne que la guerre populaire passe par trois étapes : défensive stratégique, équilibre stratégique et offensive stratégique ; cette thèse ne vient pas seulement de la guerre anti-japonaise mais elle constitue une partie de la théorie de la guerre populaire.

Mais nous devons voir comment ces étapes se précisent dans notre guerre populaire et quelles caractéristiques présente chacune des étapes.

Il est particulièrement important d’avoir défini, prouvé dans les faits et entériné ici que nous nous trouvons dans la deuxième étape de la guerre populaire, c’est une étape nouvelle : l’équilibre stratégique.

Le Président Mao l’a définie comme une étape au cours de laquelle l’ennemi aussi bien que les forces révolutionnaires prennent position et se préparent à affronter les batailles décisives qui se déroulent lors de l’offensive stratégique.

Dans le texte " De la guerre prolongée " point 37, au sujet de l’ennemi il dit qu’" il s’efforcera de consolider à son profit les territoires occupés " et pour ce qui est des forces révolutionnaires " dans la première étape les partisans auront déjà développé largement la guerre de partisans, créé un certain nombre de bases d’appui, ce qui constituera une sérieuse menace pour l’ennemi dans sa tentative de consolider les territoires occupés. C’est pourquoi les opérations militaires continueront à se dérouler sur une vaste échelle au cours de la deuxième étape ".

Il poursuit ainsi : " La durée de cette étape dépendra de l’importance des changements qui surviendront dans le rapport de forces entre l’ennemi et nous, ainsi que des changements dans la situation internationale "... "

La deuxième étape sera une étape de transition dans toute la guerre et aussi l’étape la plus difficile, mais elle marquera un tournant ".

Nous avons précisé : " L’équilibre stratégique est la préparation de la contre-offensive : pour l’ennemi, récupérer des positions afin de maintenir son système ; pour nous, préparer l’offensive stratégique en Construisant la Conquête du Pouvoir.

C’est pourquoi la réaction est face à la nécessité d’anéantir la guerre populaire tandis que pour le Parti et le peuple il s’agit de construire la Conquête du Pouvoir ".

Nous pensons que vu le développement de notre guerre populaire et la situation de la contre-révolution, tels sont les traits qui caractérisent les deux parties belligérantes.

D’une part, pour la réaction péruvienne " récupérer des positions " à tous les niveaux, principalement au niveau politique ; là où nous avons provoqué un vide de pouvoir, nous avons construit le Nouveau Pouvoir, nous allons même jusqu’à décréter une grève armée dans les villes et les masses se rallient à la voix du Parti ; les réactionnaires eux-mêmes se rendent compte que le Vieil État n’atteint pas de nombreux secteurs de la campagne et que dans d’autres il n’exerce aucun pouvoir ; pire encore, les masses profondes, le peuple dans son ensemble sentent chaque jour davantage que le Vieil État ne satisfait pas leurs besoins fondamentaux d’alimentation, de santé, d’éducation et nous devons le signaler encore plus clairement.

Le Vieil État est miné à sa base, il n’accomplit pas les fonctions qui lui sont spécifiques et un État qui ne joue pas son rôle se discrédite aux yeux des masses, se sape lui-même.

Ce régime, le nouveau gouvernement qui dirige ce Vieil État représente la grande bourgeoisie, principalement la bourgeoisie acheteuse, les propriétaires fonciers et c’est le plus effréné pro-impérialiste yankee ; il a pris le pouvoir dans des conditions pires que le précédent ; son discrédit est beaucoup plus grand, il n’a pas la majorité au Parlement, n’a pas de Parti et le groupe auto-dénommé Cambio 90 manque de cohésion. Les pouvoirs du Vieil État par exemple sont soumis au renforcement croissant du pouvoir exécutif, les principales lois sont dictées par décret et ceci depuis le premier gouvernement de Belaunde, abusant de l’article 211 alinéa 20 de la Constitution péruvienne ; le Parlement est agressé dans son rôle qui est de voter les lois et de les contrôler ; Fujimori a attaqué le pouvoir judiciaire dès qu’il est entré au gouvernement ; et la violation des normes, des lois et de la Constitution est flagrante et quotidienne.

Au sein des fractions et des groupes de la grande bourgeoisie, les contradictions s’accentuent dans un climat d’unions et de conflits ; ils ne peuvent ni ne pourront résoudre la crise économique, au contraire elle va s’aggraver.

La guerre antisubversive évolue dans le cadre de leur loi de guerre sans prisonniers, de génocide, d’acharnement contre les masses, les Forces Armées assassinant et ne respectant même pas le plus élémentaire des dits droits de l’homme.

Et, en ce qui concerne le territoire national, les 2/3 du pays sont sous état d’urgence, hormis le fait que le Parti Communiste du Pérou en guerre populaire maintient sous son contrôle et sous son influence de vastes zones principalement paysannes.

Et à tout cela s’ajoute le travail du Parti à l’étranger et le retentissement international de la guerre populaire au Pérou. En résumé, leur État court un grave péril.

Il s’agit donc pour l’ennemi de récupérer des positions politiques et militaires afin de sauver son État, c’est pour cela qu’il cherche à nous anéantir.

En outre, si nous prenons n’importe quelle étude sérieuse sur la guerre populaire au Pérou y compris les commentaires les plus simplistes, comme ceux du député d’Ayacucho, J. Valencia, nous voyons qu’ils font référence soit à l’absence soit à la faiblesse de leur Vieil État, auxquelles s’ajoutent les démissions continuelles des vieilles autorités.

Depuis le Congrès nous nous sommes proposés de construire la conquête du Pouvoir et nous sommes en train de construire cette conquête.

L’équilibre stratégique est un fait politique, ce n’est pas une simple vue de l’esprit ; nous sommes en train de construire la conquête du Pouvoir ; pourquoi cette exigence est-elle devenue si urgente ? Nous avons déjà franchi quatre jalons dans les bonds de la guerre de guérilla à la guerre de mouvement et ces faits montrent comment se développe le processus ; s’ils ne nous anéantissent pas, nous les anéantissons, voilà le problème ; anéantir la guerre populaire devient pour la réaction une nécessité, la nôtre, c’est de construire la conquête du Pouvoir. Le fait que la réaction signale à travers ses plumitifs comme Raúl Gonzalez " il est encore temps ", démontre qu’eux-mêmes reconnaissent les faits ; leurs déclarations figurent dans la revue Gestion qui est sortie les premiers jours de ce mois.

La réaction envisage de nous anéantir mais le doute les ronge, c’est pourquoi l’IDL (Institut de Défense Légale) considère que cette possibilité existe avant la fin du gouvernement de Fujimori ; il y a aussi des généraux (AP) comme Arciniegas, Renjifo et Jarama qui déclarent publiquement que le Parti s’apprête à prendre le Pouvoir ; le fait qu’ils le reconnaissent comme un fait objectif est extrêmement significatif.

Attention, nous ne disons pas que construire cette conquête soit la tâche exclusive du Parti, c’est aussi celle du peuple. Si nous examinons la situation du Parti et celle des masses de plus en plus explosive, ce que nous avons analysé de façon juste et correcte et défini dans notre Programme, elles sont intimement liées, il n’y a pas de discordance entre elles.

Si nous voyons les " trois bases et trois guides ", nous avons une preuve supplémentaire : " Renforcer l’Armée Populaire de Guérilla, stimuler particulièrement les forces principales ", " Développer le Pouvoir Nouveau et construire les Comités Populaires Ouverts " et couronnant l’ensemble, celles qui se réfèrent au Parti " Fortifier la construction et forger des cadres ".

Attachons-nous également à " préparer l’offensive stratégique en Construisant la Conquête du Pouvoir, puisqu’étant dans l’équilibre stratégique, c’est ici que s’établissent les bases de l’étape qui va suivre : l’offensive stratégique, la nôtre.

Tous ces éléments nous permettent de faire la démonstration politique de ce fait. Insistons, c’est un fait matériel, réel, il existe dans la matière, dans la société, dans la lutte de classes du pays, dans la guerre populaire et nos idées en sont le reflet.

Il faut le faire savoir au peuple et en être porteur : nous sommes entrés dans l’étape de l’équilibre stratégique.

" Les trois étapes de la guerre civile révolutionnaire ont des caractéristiques différentes de celles de la guerre de résistance anti-impérialiste : dans celle-ci, la défensive stratégique se prolonge davantage et la guerre de guérilla se transforme en guerre de mouvement, qui est principale ".

Le problème ici est qu’on ne trouve pas les trois étapes de la guerre populaire exclusivement dans la guerre de résistance anti-impérialiste mais dans toutes les formes spécifiques de la guerre populaire, comme par exemple dans notre guerre civile révolutionnaire et dans chaque période de la guerre populaire ; cela fait partie de la théorie générale de la guerre populaire, elle ne régit pas exclusivement la guerre anti-japonaise en Chine.

Ensuite, ces caractéristiques diffèrent suivant les trois étapes, elles existent sous une forme dans la période de la guerre civile puis sous une autre dans la période de résistance anti-impérialiste ; dans la guerre civile, la défensive stratégique de la révolution dure plus longtemps et évolue même pour passer de la guerre de guérilla à la guerre de mouvement, cette dernière étant principale.

Et en troisième lieu, si nous tenons compte de l’enseignement du Président Mao dans " Défense et offensive stratégique dans la guerre de guérilla " que nous avons d’ailleurs traité dans le document de la Session Préparatoire du IIème Plénum, page 390, la défensive et l’offensive existe dans chaque bataille et dans chaque campagne.

Les trois étapes de la guerre prolongée comportent des caractéristiques différentes pour chaque période ; par exemple, la défensive est différente quand il s’agit de guerre anti-impérialiste, ici la défensive est brève ; il n’en est pas de même pour la guerre civile, dans ce cas la défensive dure plus longtemps ; la nôtre est aujourd’hui une guerre civile et nous sommes passés de la défensive stratégique à l’équilibre stratégique.

Cependant s’il y avait aujourd’hui une agression impérialiste directe, la contradiction principale changerait et le caractère de la guerre passerait de guerre civile à guerre anti-impérialiste ; cela deviendrait une guerre nationale, c’est-à-dire que les masses rejoindraient davantage les rangs de la révolution, qu’elles s’uniraient à la majorité ; par exemple si 5 ou 20 mille hommes envahissaient le pays avec tous les moyens dont ils disposent cela représenterait une forte offensive impérialiste, sanglante et cela entraînerait pour nous un recul, nous reviendrions à la défensive, mais cette défensive serait plus courte que celle livrée durant la guerre civile, au début de la guerre populaire ; ce serait de toute façon différent, les circonstances seraient celles de la conquête du Pouvoir avec un niveau plus élevé que lors de l’ILA.

De l’équilibre stratégique, nous passerions à une défensive stratégique distincte, tout en étant dans le cadre de la guerre de résistance anti-impérialiste ; et après des défensives et offensives successives plus développées nous parviendrions à l’offensive stratégique et à la conquête du Pouvoir. Il est possible que l’impérialisme pénètre quand nous serons déjà à l’offensive stratégique, alors il y aura un moment de défensive stratégique, la nôtre, mais il sera bref ; et nous reprendrons nécessairement l’offensive pour conquérir le Pouvoir.

Dans la guerre civile la défensive ne se présente pas de la même manière que dans la guerre anti-impérialiste ; dans la guerre anti-impérialiste, l’offensive de l’impérialisme est destructrice, violente, meurtrière et engendre une défensive stratégique dans le cadre de l’équilibre stratégique ou de l’offensive stratégique ; les défensives stratégiques ne sont pas identiques, chacune recèle sa propre stratégie spécifique, tout en maintenant des opérations offensives ; chacune a ses caractéristiques propres mais la défensive stratégique est plus courte dans la guerre anti-impérialiste parce que , quand la contradiction principale et le caractère de la guerre changent, on rassemble la majorité du peuple de façon plus large et plus profonde tandis que s’accroît et se renforce l’appui international.

Un autre des changements actuels, c’est le passage de la guerre de guérilla à la guerre de mouvement ; cette dernière deviendra principale, mais pas exclusive, puisque la guerre de guérilla continuera de se développer en restant fondamentale dans l’immédiat.

" Caractère prolongé issu de la corrélation de 3 situations : 1) la nôtre 2) celle de l’ennemi et 3) la situation internationale. Cette dernière est celle qui aujourd’hui et dans une perspective proche pose problèmes, même si la tendance principale, stimulée par la contre-révolution, est manifestement la révolution ; l’essentiel est de compter sur ses propres forces et en conquérant le Pouvoir, de servir au développement de la révolution mondiale, pour continuer simultanément à développer notre propre révolution socialiste en construisant le socialisme et la dictature du prolétariat ".

Des trois situations, la situation internationale est celle qui pose problème, mais l’essentiel dépend de nous ; conquérir le Pouvoir dans tout le pays est entre nos mains et cette conquête sera la contribution qu’apportera le Parti à la révolution prolétarienne mondiale ; il nous appartiendra aussi d’enchaîner immédiatement avec la révolution socialiste, de la construire, la développer, d’instaurer et de défendre la dictature du prolétariat jusqu’au communisme en passant par des révolutions culturelles successives.

Le facteur international tout en n’étant pas principal, est fondamental et nous devons être bien conscients que s’il présente aujourd’hui un caractère décisif, la situation internationale en sera nécessairement stimulée.

Dans la guerre du Golfe, l’impérialisme yankee tend à être une superpuissance hégémonique ; le social-impérialisme soviétique malgré ses problèmes n’en reste pas moins une superpuissance qui d’ailleurs utilise la guerre pour récupérer des positions au niveau national et international.

La situation est semblable à celle des années 60, les États-Unis cherchent à être la seule superpuissance hégémonique, à tenir le rôle de gendarme ; nous devons la combattre comme ennemi principal sans oublier toutefois l’autre ennemi principal : l’URSS, qui serait en quelque sorte le chien maigre ; les États-Unis étant le chien gras, enragé auquel il faut asséner les coups les plus durs. Il ne faut pas oublier que l’URSS cherche à profiter du conflit pour mettre de l’ordre à l’intérieur et gagner des positions à l’extérieur.

Collusion et lutte continuent d’être le jeu des super-puissances et des puissances ; c’est la collusion qui s’exprime comme principale mais la lutte est sous-jacente et s’exprime aussi ; par exemple, l’URSS a proposé " un plan de paix " pour la guerre du Golfe, selon lequel l’Irak pourrait se retirer du Koweit sans conditions préalables ; elle est pour le maintient des structures d’État et des frontières, s’oppose à " toute sanction " contre l’Irak et toute action punitive contre Sadam Hussein.

La Maison Blanche a annoncé qu’elle étudierait la proposition de façon méticuleuse et enverrait sa réponse à Moscou mais que la guerre continuait ; le lendemain Bush repoussa la proposition la qualifiant d’" absolument inefficace " et déclara : " Il n’y aura ni négociation ni concession ". On peut aussi voir se manifester la position des puissances impérialistes : l’Angleterre espérait que l’URSS continuerait d’appuyer les forces multinationales et les accords de l’ONU mais elle a aussi repoussé la proposition de l’URSS ; pour le Canada la proposition soviétique correspondait aux accords de l’ONU tandis que Kohl déclarait qu’il réexaminerait la proposition et que la guerre pouvait encore être arrêtée par des négociations.

Israël voyait un double danger : la conservation de la machine de guerre et le maintient de Saddam Hussein.

La consigne de soutien au peuple arabe que nous avons diffusé est bonne ; à aucun moment nous n’avons porté Hussein aux nues, il est passé d’agresseur à agressé et l’impérialisme principalement nord-américain a agi en envahisseur arrogant s’abritant derrière l’ONU ; l’Irak est une nation opprimée, il faut faire la différence entre les désirs hégémoniques d’Hussein et l’agression impérialiste ; qu’ont fait les États-Unis ?

Ils ont occupé le peuple arabe, ils rasent les peuples et agissent en gendarme ; il faut traiter l’impérialisme de grand gendarme car c’en est un, en outre nous semons ainsi les conditions qui seront nécessaires quand notre révolution changera de contradictions.

Il est très bon d’appuyer le peuple arabe contre l’impérialisme yankee ; nous le faisons avec les masses : dans la capitale du pays, 56 drapeaux avec la faucille et le marteau à l’Université de San Marcos ; dans un quartier populaire, un autre drapeau énorme, flottant de 5 heures à 16 heures, sans que personne ne l’enlève ; le quartier populaire est le peuple profond : c’est ici que nous semons l’anti-impérialisme.

(Le MRTA fait grand bruit, plus encore quand le tonneau est vide, il cherche à tirer profit des actions que nous montons, voilà une preuve supplémentaire de son caractère parasitaire).

Notre critère est de faire répercuter les actions dans les esprits des masses profondes afin de les politiser et de leur permettre de prendre consciemment leur destin en main ; pour nous, le Parti ne fait pas la révolution, le Parti la dirige, ce sont les masses qui font l’histoire.

Nous réalisons des actions armées liées aux masses dans tout le pays, surtout à la campagne ; nous semons et nous gagnons les consciences des paysans pauvres principalement ; nous sommes avec les masses inférieures dans le nuage de poussière qui envahit les poumons, nous les éduquons politiquement, martelant avec des actions les idées que nous semons.

Des camarades donnent leur vie, se sacrifiant héroïquement en combattant l’impérialisme yankee, le gendarme qui anéantit les peuples, et en appuyant le peuple arabe ; ils ont signé de leur vie ces mots d’ordre : " Yankees hors du Moyen Orient ! Soutenons le peuple arabe ! "

Ce sont de magnifiques paroles du prolétariat et du peuple.

Nous ne détruisons pas de poulets morts, comme la fait le MRTA qui se lance exclusivement dans des actions de terrorisme.

Qu’ont-ils fait depuis leur " cavale " ? Rien et ils continuent de s’accrocher comme des parasites à la guerre populaire dirigée par le Parti Communiste. Cassinello dit que les groupes armés se développent en suivant ce processus : de " terroristes " qu’ils sont au début, ils deviennent guérilleros puis soldats ; en effet, c’est le chemin que nous suivons mais ce n’est pas celui du MRTA : eux n’appliquent pas l’anéantissement sélectif mais un terrorisme étroit et dépassé ; ils se déguisent en soldats pour rivaliser et faire leur propagande.

Quel est l’essentiel ?

Des masses politisées ou des grenades offensives ?

Évidemment des masses ; aller vers les masses et agir avec elles est décisif ; notre guerre n’est pas une guerre imposée mais enracinée au sein des masses profondes. Julio C. Guerrero dit : le soldat est un soldat parce qu’il a un uniforme, le guérillero l’est parce qu’il a une idéologie ; c’est là que repose notre point fort, l’Armée Populaire de Guérilla est une armée dirigée de manière absolue par le Parti, nous n’acceptons pas qu’une autre classe la dirige, elle assume les tâches politiques exigées par le Parti et les exécute les armes à la main ; nous n’avons pas besoin de commandants arrogants, nous sommes des combattants et des commandants, un point c’est tout.

Nous ne nous appuyons pas sur les armes mais sur les hommes et sur l’idéologie qui pousse les hommes à agir ; cette guerre aussi le confirme ; c’est pourquoi nous disons qu’elle démontre la validité du maoïsme, son actualité.

L’impérialisme yankee avec un matériel de guerre puissant et hautement sophistiqué a rêvé d’écraser l’Irak en deux ou trois jours, nous sommes en février, la guerre continue et il tremble même à l’idée d’une offensive terrestre ; répétons-le ici, une fois de plus la validité du marxisme est prouvée, l’arme n’est pas l’essentiel, il faut plutôt se demander quelle est l’idée qui arme le bras, l’idéologie est une arme de victoire comme nous l’a enseigné Lénine reprenant Marx, nous avons en effet une position marxiste-léniniste-maoïste rigoureuse. Chez les révisionnistes du MRTA, l’habit fait le moine, l’arme est l’essentiel.

Voilà la preuve aussi que la contradiction principale dans le monde est bien nations opprimées-superpuissances et puissances impérialistes ; il est bien clair qu’elles sont en train de combattre un peuple opprimé, qu’elles veulent se partager le pétrole et renverser Hussein pour le remplacer par un réactionnaire plus fidèle à leurs intérêts, cela aussi est bien clair, mais jusqu’à maintenant ils n’y parviennent pas.

" Campagne d’encerclement et d’anéantissement et contre-campagne. Forme principale.

Nous sommes parvenus à l’équilibre stratégique à travers ces campagnes, en les amplifiant et en les développant, surtout en gardant l’initiative.

Nous n’avons connu aucune grande défaite, nous devons nous préparer pour que cela n’arrive pas, mais si cela arrivait (ce qui signifierait une action plus importante de l’impérialisme yankee, directe ou indirecte) ce ne serait qu’une défaite partielle et relative, si l’on considère la perspective du développement de la guerre populaire en marche contre l’impérialisme yankee et ses marionnettes, face à la polarisation des forces dans le pays jusqu’à la Conquête du Pouvoir.

En outre la situation internationale et surtout l’internationalisme prolétarien et le soutien des peuples du monde s’exprimeront d’une façon plus large et plus ferme ".

En dix années de guerre populaire nous avons avancé dans ce cadre de campagnes d’encerclement et d’anéantissement et de contre-campagnes d’encerclement et d’anéantissement, ce que nous devons voir ici c’est la spécificité de notre cas ; ce processus nous a conduit à une étape nouvelle, nous sommes passés à travers les campagnes et les contre-campagnes d’encerclement et d’anéantissement, de la défensive stratégique à l’étape de l’équilibre stratégique.

Du point de vue militaire, le fait d’avoir maintenu l’initiative a été un point clé pour nous ; dès le début de la lutte armée nous nous sommes dotés de plans politiques et militaires que nous avons éxecutés ; personne ne peut prétendre que nous n’ayons pas atteint nos objectifs, que le Pouvoir Nouveau n’existe pas, sous ses aspects divers de Comités Populaires, depuis les Comités Organisateurs jusqu’aux Comités Populaires Ouverts ; c’est tellement évident que les commissaires eux-mêmes sont la cible de nos ennemis qui veulent les anéantir, cherchant ainsi à détruire le Pouvoir Nouveau.

L’existence d’une Armée Populaire de Guérilla, constituée de pelotons, de compagnies et de bataillons, est si réelle que les journaux la reconnaissent, sinon pourquoi écriraient-ils " 300 guérilleros frappent à un endroit ou attaquent telle ou telle caserne " ?

De la même manière on voit qu’il y a des forces principales, locales et de base, enracinées dans les masses, ou alors contre qui se battraient-ils et pourquoi raseraient-ils des villages en les qualifiant de " sendéristes " ?

Et qui dirige tout cela ? Le Parti.

Qui soutient ces appareils ?

Les masses.

Ou serait-ce des fantômes ? Que tel ou tel plumitif de l’impérialisme yankee et de la réaction péruvienne soit payé pour nier la vérité est une chose si courante dans les vieux systèmes bourgeois pourris que cela ne doit pas nous étonner.

Aujourd’hui alors que nous entrons dans l’étape de l’équilibre stratégique, ils vont dire : " cela ne peut pas être !, c’est impossible ! ", etc, etc ; mais le processus continuera de se dérouler et ce n’est pas parce que quelques crapules braillent affolées et se creusent les méninges pour le nier, qu’ils vont l’arrêter.

Notons que " nous n’avons connu aucune grande défaite, nous devons nous préparer pour que rien de tel n’arrive " ; jusqu’à maintenant notre processus a avancé, avec des succès et des revers ; nous avons vécu de durs moments, comme dans les années 83 et 84 mais pas une seule grande défaite.

Nous pensons cependant que de même que la révolution et tout en se développant se fortifie, la contre-révolution tire des leçons puisqu’elle met en ouvre des plans, des tactiques, etc.

Nous savons bien que se mijote en ce moment l’entrée de l’impérialisme yankee : au Pérou on sème la plus importante quantité de coca du monde (avec la Bolivie nous détenons 90% de la culture de coca), le plus grand consommateur de pâte-base de cocaïne c’est l’impérialisme yankee et le trafic de drogue est un problème qu’il traite comme une action militaire, selon son intérêt général.

Si nous ajoutons à cela le fait qu’au Pérou se déroule une guerre populaire marxiste-léniniste-maoïste, pensée gonzalo, dont l’objectif final est le communisme, le problème est alors de plus grande envergure et le danger encore plus grand pour l’impérialisme.

Le fond du problème c’est qu’ici révolution et contre-révolution s’affrontent, qu’ici l’enjeu est le marxisme, la révolution mondiale ; que la guerre populaire péruvienne porte le flambeau de l’espérance pour les communistes, les prolétaires et les peuples du monde.

Il est donc extrêmement important de nous renfoncer le mieux possible du point de vue idéologique et politique et d’être préparés sur tous les plans, surtout au niveau militaire, dans le cas où l’impérialisme yankee interviendrait directement ou indirectement.

Si l’impérialisme nous envahit directement, ce sera l’impérialisme yankee, notre ennemi principal sera alors la superpuissance qui veut l’hégémonie, le grand gendarme, nous le savons et nous ne le craignons ; mais cela ne veut pas dire que nous oublions l’autre superpuissance impérialiste, l’URSS, c’est le chien maigre qui doit aussi être notre cible, car ce n’est pas parce qu’il est en difficultés aujourd’hui qu’il cesse d’être aussi l’ennemi principal ; sans oublier bien sûr les puissances impérialistes et en tenant toujours compte des contradictions dans le camp de l’impérialisme et surtout en les utilisant, spécialement dans le cadre d’une guerre nationale anti-impérialiste.

Un jour nous avons promis solennellement de ne jamais lâcher les armes jusqu’au communisme, de persister dans la lutte pour le communisme, même si les superpuissances ou les puissances viennent armées jusqu’aux dents avec les armes les plus sophistiquées ; nous, les communistes, nous savons ce que nous voulons et pourquoi nous luttons, personne ne doit ni ne peut nous arrêter dans l’accomplissement des objectifs du Parti au service du peuple, du prolétariat et de la révolution mondiale.

Enseignons aux masses que l’impérialisme yankee et les réactionnaires sont des tigres en papier, qu’elles ne doivent pas craindre l’impérialisme, qu’elles doivent être préparées tant du point de vue idéologique que du point de vue militaire.

Nous savons creuser des tunnels ; en Chine ce fut une grande expérience, appliquée ensuite de façon tout aussi victorieuse au Vietnam ; il y a même lieu de développer " une guerre de tunnels " et le Président Mao nous a aussi enseigné que leur construction est un guide stratégique ; et nous en construisons depuis 83, aujourd’hui nous devons développer cette construction, c’est un point-clé.

La pénétration de l’impérialisme serait accompagnée d’une énorme propagande, justifiant son occupation, l’anéantissement de villages, sous prétexte d’en finir avec le trafic de drogue ou d’écraser le communisme et défendre la " démocratie ", mais en fait ce serait une agression impérialiste, une guerre injuste, un grand massacre et une sinistre et sanglante destruction. Nous devons dénoncer tout cela dès aujourd’hui mais cela ne nous intimide pas, au contraire cela nous fortifie.

Ce qu’ils sont en train de faire dans le Golfe, l’arrogance avec laquelle ils agissent, envahissent et assassinent, allant même jusqu’au génocide et avec un grand cynisme (ils ont bombardé un peuple opprimé comme jamais auparavant dans l’histoire) c’est une preuve de la barbarie monstrueuse inhérente à l’impérialisme, surtout l’impérialisme yankee.

Si nous étions dans l’offensive stratégique et que l’impérialisme yankee intervenait directement avec toute la cruauté sanguinaire que lui confère son caractère monopoliste, parasitaire et agonisant, nous passerions alors à une situation de défensive, mais cela ne modifierait pas l’étape de l’offensive stratégique.

Notre défensive nous obligerait à adopter une retraite stratégique pour contre-attaquer, évidemment ils nous frapperaient durement, nous et les masses, mais nous effectuerions un repli pour nous regrouper à nouveau, contourner les forces ennemies, concentrer nos forces sur leurs points faibles et les anéantir une par une pour les mettre en déroute et les expulser ; ce serait un processus ardu et sanglant mais il nous offrirait de magnifiques conditions pour concentrer les immenses masses populaires et diriger une guerre de libération nationale contre l’impérialisme, prélude à la conquête du Pouvoir dans tout le pays, ce qui signifierait aussi la faillite du régime fantoche qu’ils ont mis en place.

La polarisation s’exprimerait dans toute son envergure : d’un côté, l’impérialisme et les pro-impérialistes, toute la grande bourgeoisie et leurs acolytes, les propriétaires fonciers féodaux et leurs laquais, de l’autre, toutes les classes qui forment le peuple, les patriotes et tous les anti-impérialistes. Nous reprendrions notre développement au moyen d’offensives d’un plus haut niveau et grâce à une succession de campagnes et de contre-campagnes plus élevées nous passerions finalement à l’insurrection et à la conquête du Pouvoir dans tout le pays.

Nous devons également examiner les différentes formes d’intervention de l’impérialisme, directe ou indirecte, par l’intermédiaire d’autres pays ou au moyen de leur " guerre de faible intensité " ; ils accumuleraient des forces, viendraient comme " conseillers ", offrant " des aides ", ripostant " à l’agression des terroristes " ; ils pourraient même agir après notre prise de Pouvoir par des accions systématiques de sape au moyen d’éléments pro-impérialistes et d’organisations armées dans l’attente du moment opportun pour renverser la situation et réaliser un coup contre-révolutionnaire.

Voilà pourquoi nous devons nous préparer à conquérir et défendre le Pouvoir avec la guerre populaire.

Les Yankees n’ont pas intérêt à s’engager dans une guerre du type Vietnam, ils ne sont pas pour une guerre prolongée, cela ne leur convient pas, ils préféreraient une action de décision rapide pour " rétablir l’ordre " et " aider " leurs laquais dans la pacification. Nous devons donc réfléchir aux modalités et aux variantes de l’agression impérialiste, principalement yankee.

Ils pourraient nous déloger de zones et même de régions fondamentales pour notre lutte mais ils n’écraseraient pas la guerre populaire ; en apparence ce serait une grande défaite, mais en fait ce ne serait que le cours logique de l’agression impérialiste. Nous tirerions de grandes leçons et nous continuerions d’appliquer les principes de la guerre populaire, nous procèderions à un repli vers d’autres régions et d’autres zones et nous commencerions à récupérer ce que nous avons perdu mais bien plus aguerris, plus expérimentés et plus proches de la conquête et de la défense du Pouvoir dans tout le pays.

Cette défaite ne serait alors que partielle et relative vu la perspective de développement de la guerre populaire, prenant pour cible l’impérialisme principalement yankee et ses marionnettes, dans le cadre de polarisation nationale et de marche vers la conquête du Pouvoir dans tout le pays.

Nous avancerions donc dans l’offensive stratégique.

Pour ce qui est du prix à payer nous sommes comme toujours disposés à payer le prix fort mais nous luttons pour qu’il soit le plus faible possible en appliquant les principes de la guerre populaire.

Face à l’impérialisme, comme pour tout, il faut maintenir une ligne stratégique ferme et appliquer avec souplesse comme il en est de la tactique, selon les conditions spécifiques du moment.

D’autre part dans ces conditions, l’internationalisme prolétarien et le soutien des peuples du monde sera plus large et plus résolu ; l’action contre-révolutionnaire de l’impérialisme engendre une action anti-impérialiste du prolétariat et des peuples du monde.

" La guerre d’interpénétration se développe et se développera en notre faveur ; et si nous maintenons et plus encore si nous développons une ligne idéologique et politique juste et correcte, nous appliquerons le mot d’ordre : Développer, Construire et Conquérir ! ".

Pour le moment nous devons réaffirmer notre attachement à l’ordre des tâches de cette consigne.

" Guerre populaire. Deux collines. Guerre de mouvement. " Guerre de faible intensité ". Plan stratégique général et Plan pour chaque Comité et organisme ".

Ceci est aussi traité dans le document et sera le sujet des réunions avec les Comités. " Deux collines " montre comment appliquer la contradiction à la guerre.

Il faut considérer que nous avons défini 4 jalons dans la guerre de mouvement.

Nous comprenons de mieux en mieux ce que signifie la dite " guerre de faible intensité ". Très important : les plans globaux de chaque Comité dans le cadre de la guerre de mouvement et de la ligne militaire du Parti. Le Plan stratégique de développement de la guerre est bon mais nous devons le développer ; il est d’ailleurs nécessaire de développer celui de chaque Comité ou organisme.

Si nous ne prévoyons pas de plan de conquête du Pouvoir nous ne pourrons le conquérir, mais ce n’est pas un plan pour l’immédiat ; nous devons toutefois continuer à le préparer, tout doit être fait en fonction du futur plan de conquête du Pouvoir, il en va de même de la construction d’un escalier pour accéder à l’étage supérieur.

" IIIème CAMPAGNE D’IMPULSER ET COMBATTRE LE NOUVEAU GOUVERNEMENT, SON PROGRAMME, SES PLANS ET POLITIQUES " Trois tâches : appliquer l’anéantissement sélectif contre ceux qui les réalisent au plus haut niveau possible, qu’ils soient Péruviens ou étrangers, dans tous les domaines de leur activité, frappant d’abord ceux qui dirigent la tâche de réimpulser puis ceux qui se chargent d’anéantir (tâche principale) tout en passant par ceux qui participent à la restructuration ; accordant une attention spéciale à ceux qui agissent pour réimpulser, particulièrement les hauts représentants étrangers, car cela minerait sérieusement leurs plans.

Le sabotage , comme on le voit, sert aussi les mêmes buts ; le problème est de bien cerner politiquement l’objectif et d’exécuter l’action avec assurance et décision ; il faut viser leurs plans les meilleurs, chercher surtout à causer le plus grand préjudice possible, leur paralysie et même leur destruction.

Évidémment l’agitation et la propagande ainsi que les combats de guérilla, comme tous les contenus politiques des campagnes, remplissent leurs fonctions : l’agitation et la propagande servent à démasquer les " trois tâches " de la réaction au cour de son programme, son plan et ses politiques concrètes, tout en poussant particulièrement les masses à exprimer les griefs subis.

Les combats de guérilla (la principale des quatre formes de lutte) s’attaquent fermement et résolument à toutes les actions antisubversives que met en place l’ennemi pour la réalisation de ses " trois tâches " ; avec pour point de mire priviligié les Forces Armées.

On doit mener la IIIème Campagne de façon ferme et décidée en développant la construction et en élevant la combativité de l’Arme Populaire de Guérilla et des masses pour battre implacablement l’ennemi et finalement le réduire à néant.

Il est fondamental de saper, d’entraver, de frapper et de détruire ses programmes, ses plans et ses politiques réactionnaires pour faire échouer ses " trois tâches " et avancer dans l’application du mot d’ordre : Développer, construire et Conquérir !.

Nous avons aussi ajouté " NOTRE POSITION " :

Notre centre, c’est combattre.

Notre base, c’est le prolétariat et le peuple.

Notre chemin, c’est la guerre populaire.

Notre objectif, c’est la République Populaire de Pérou.

Notre idéologie, c’est le marxisme-léninisme-maoïsme, pensée gonzalo.

Notre but final, c’est la révolution prolétarienne mondiale et le communisme.

L’axe de tout cela, c’est le Parti Communiste du Pérou, sa direction et son chef, le Président Gonzalo.

Dans le point " 9. Objectifs ", tout est bien clair et concret, les objectifs servent de mots d’ordre spécifiques.

Nous sommes partis ici des objectifs politiques de la IIIème Campagne, des " trois tâches " et des formes de lutte dans ce cadre pour s’opposer au programme, aux plans et à la politique du nouveau gouvernement réactionnaire, déjà démasqué dans le document de mai 1990 (voir son caractère et les intérêts qu’il sert) et Impulser le Développement des Bases d’Appui.

Que cette IIIème Campagne couronne le plan d’Impulser et assoie les bases d’un nouveau plan du Grand Plan de Développement des Bases en vue de la Conquête du Pouvoir ; grand couronnement qui par des actions d’un plus haut niveau entraînera un bouleversement décisif.

Nous disons qu’il est fondamental de saper et même de détruire pour faire échouer leurs " trois tâches " et avancer dans l’application de notre mot d’ordre : " Développer, Construire et Conquérir ! " ; nous en voyons les deux aspects : détruire l’ancien et construire le nouveau, la contre-révolution et la révolution.

Pour finir, nous proposons les Programme et Chronologie de la IIIème Campagne d’Impulser...

Menons cette campagne contre l’impérialisme et contre ce gouvernement, le plus effréné pro-impérialiste, pour développer la guerre de mouvement.

Dans chaque Comité, en fonction des conditions spécifiques, on doit planifier des offensives : contre les Forces Armées, anéantissement et désintégration ; pour le XI ème Anniversaire de la guerre populaire ; contre l’impérialisme, les superpuissances et les puissances, principalement l’impérialisme yankee et le gouvernement pro-impérialiste de Fujimori ; pour la lutte de classes des masses et leurs revendications spécifiques liées à la conquête du Pouvoir ; contre le génocide d’hier et d’aujourd’hui et pour le Jour de l’Héroïsme : V ème Anniversaire. Séries d’offensives spéciales : anti-impérialistes et contre le gouvernement le plus effréné pro-impérialiste jusqu’à maintenant. Utiliser les symboles des trois armes.

2) Dans la Campagne de Rectification.

Transmissions et idées à combattre. Vous devez vous efforcer de bien la mener, de ne pas rester superficiel, d’approfondir et de vous efforcer de faire connaître tous les principes de base de notre politique.

Ne pas rabaisser le marxisme, on n’éduque pas les masses avec des clichés, il est nécessaire de nous soucier de rehausser davantage le niveau politique du Parti et de tous les appareils qu’il dirige, ainsi que celui des masses. Si nous ne propageons pas l’idée de la conquête du Pouvoir dans l’opinion publique, les masses n’auront pas pleine conscience de sa nécessité.

Elles aiment la politique, elles demandent même à apprendre la politique du Parti, domaine dans lequel notre Parti s’est toujours distingué.

Rehausser le niveau et populariser, une riche expérience du Parti comme trois en un.

Documents du Parti. Lutter pour que tous les militants les possèdent ; il y a de nombreuses façons de les reproduire sans rien en changer, des photocopies aux copies manuscrites.

Les imprimés doivent être remis aux amis et aux personnes qui ont la possibilité de les commenter ; nous ne perdons rien à les envoyer à toutes les agences de presse.

" Élections, non ! Guerre populaire, oui ! " est un document-clé et essentiel pour la Campagne de Rectification du Parti, de l’Armée Populaire de Guérilla et pour les masses ; il faut l’étudier à fond, c’est le grand bilan de 10 années de guerre populaire.

Écoles de cadres. Très nécessaires car nous sommes en train de forger des cadres, mais ne pas oublier qu’un cadre se forge dans la lutte de classes, dans la guerre populaire, jamais en marge d’elle.

Faire la différence entre ce qu’est une campagne de rectification avec les transmissions, et ce qu’est la formation politique des débutants, des intermédiaires et des avancés.

Une campagne de rectification (une façon de développer la lutte de deux lignes) n’est pas la même chose que des écoles régulières de nouveaux membres actifs qui commencent tout juste à connaître la politique du Parti ; toutes les deux sont des tâches importantes mais différentes et doivent être menées avec rigueur.

Pour les écoles populaires, élaborer avec les participants eux-mêmes, des plans d’étude, des expositions et des débats sur la Base d’Unité du Parti.

Pour les réunions de transmissions appliquer la règle : Premièrement. transmission générale, comprenant : I. Déroulement de l’événement et les contradictions qui se sont présentées, c’est-à-dire les différentes parties, la loi qui s’en dégage et comment s’est développée la lutte. II. Analyse du contenu général des rapports. III. Conclusions adoptées. IV. Prise de position.

Ensuite, transmettre point par point ; les rapports doivent être clairs et avoir une base solide ; donner la priorité à la partie principale et ouvrir le débat sur chacune des parties ; que la base donne son avis, questionne, discute, si les eaux sont calmes, on ne parviendra pas à faire la cohésion d’un groupe. Insistons sur le principe maoïste : le facteur idéologique et politique d’un groupe décide de tout, appliquons-le avec fermeté car nous construisons la conquête du Pouvoir et nous devons toujours voir plus loin ; le problème est de conquérir et de défendre ce qui est conquis ; si nous ne veillons pas à mettre la politique au poste de commandement, nous ne pourrons pas résoudre les problèmes complexes qui se présentent. Nous accordons une attention toute spéciale à notre formation solidement enracinée dans l’idéologie toute puissante du marxisme-léninisme-maoïsme, pensée gonzalo car c’est l’unique façon de bannir l’égoïsme, source du révisionnisme ; que cette idéologie se concrétise dans la politique, avec la lutte de classes pour fil conducteur, en veillant à ne pas s’en éloigner ; qu’elle se concrétise en outre dans la construction organisationnelle sinon nous ne construiront pas de formes nouvelles.

La campagne de rectification est une façon de mener la lutte, soyons-en convaincus et efforçons-nous de l’appliquer ; rappelons-nous que son objectif est d’unir, de différencier et de diriger, en nous conformant davantage à la Base d’Unité du Parti, en n’oubliant pas dans notre application que s’écarter même très légèrement de la pensée gonzalo nous mènerait sur le terrain glissant du révisionnisme ; conjurons la structuration d’une ligne opportuniste de droite dans le Parti qui serait révisionniste et entraînerait quatre changements : changement de Parti, de ligne, de direction et de guerre populaire.

Dominons bien les documents du Parti dont il a été convenu, cessons les libres interprétations et l’étude non-pertinente, appliquons ici aussi, comme dans tout notre travail, la centralisation stratégique et la décentralisation tactique.

Prenons exemple sur l’expérience acquise au cours de la campagne de rectification programmée lors du Ier Plénum du Comité Central.

Aujourd’hui le document de mai avec ses quatre parties est fondamental ; la quatrième est la partie principale, elle est d’une importance extrême pour notre travail en vue de la conquête et la défense du Pouvoir et c’est un apport pour la révolution mondiale puisqu’elle contribue à la contre-campagne marxiste-léniniste-maoïste, pensée gonzalo menée par le Parti.

Se garder d’opposer étude et action armée, c’est du droitisme dont se nourrit le révisionnisme. Sachons la maîtriser, la mener partie par partie, d’une façon ample et profonde.

Célébrations. Dans le document nous avons inscrit : le prolétariat, la guerre populaire et le marxisme-léninisme-maoïsme, pensée gonzalo ! comme un thème à traiter lors de la célébration du jour du prolétariat international. Construisons la conquête du Pouvoir au cours de la guerre populaire ! pour célébrer le XIème Anniversaire de la guerre populaire !

Aujourd’hui nous ajoutons : célébrons le jour du Parti avec : Le Parti est le garant de la trajectoire de la révolution !

3) Quelques questions politiques.

Dans son nouveau plan, le gouvernement met en ouvre les trois tâches contre-révolutionnaires, en commençant selon les priorités par relancer le capitalisme bureaucratique en essayant de conjurer l’inflation et d’obtenir sa " réinsertion " dans le système financier international, ce qui signifie se soumettre à toutes les conditions du système impérialiste.

En deuxième lieu, anéantir la guerre populaire en pratiquant davantage le génocide, les actions de prévention, les actions de représailles, la guerre sans prisonniers et les disparitions ; cette dite " nouvelle stratégie " différente n’est que démagogie de la part du perfide Fujimori et sera rapidement démantelée ; concrètement il n’a défini jusqu’à maintenant aucune " nouvelle stratégie ".

Et en troisième lieu, il cherche à restructurer l’État et commence à utiliser des critères et des positions fondamentalement fascistes, par exemple " la participation populaire ", " la démocratie intégrale ", etc.. Derrière Fujimori, comme hier aussi derrière García, il y a l’Institut Liberté et Démocratie (ILD) dirigé par Hernando de Soto, bureaucrate international, agent de l’impérialisme yankee et conseiller principal de Fujimori ; cet ILD adopte chaque jour davantage de positions d’État, d’ordre économique et diplomatique ; ce sont eux qui ont élaboré la fameuse " doctrine Fujimori " ; ainsi que le décret sur l’Autorité Autonome de Développement Alternatif. L’ILD est à l’origine des lois qui sont la négation de sa propre démocratie bourgeoise. Il propose de " passer à la pleine démocratie avec participation des citoyens... " dans l’objectif d’incorporer les masses à ses plans.

Ils préparent de nouveaux décrets importants, avec l’idée qu’ils sont en train de réaliser une " révolution ", la modernisation et la libéralisation de l’économie péruvienne tant vantées.

Pour cela ils ont besoin de restructrer leur État même s’ils progressent moins vite.

De plus ils ont besoin de faire du zèle pour que l’impérialisme, principalement yankee, les soutienne dans leur dite " réinsertion ".

Entre autres ils préparent un décret contre la stabilité de l’emploi et d’autres sur le problème agraire, la simplification administrative,etc...

Nous voyons davantage d’idées et de positions d’origine fasciste, nous ne disons pas que le gouvernement soit fasciste.

En autre il ne faut pas oublier que la grande bourgeoisie cherche à remodeler un substitut à la vieille démocratie bourgeoise, à mettre en place un nouveau fascisme ; il n’aurait plus les caractères du vieux fascisme, l’essence serait la même, seules les formes seraient différentes, ils doivent s’adapter aux nouvelles conditions de la lutte de classes. Nous le répétons : il nous faut envisager un nouveau fascisme et être attentifs à ce qu’ils vont mettre en place.

4) Sur le style de travail dit " des 3-8 ". A diffuser dans l’Armée Populaire de Guérilla.

Ce sont les règles qui régissaient l’Armée chinoise et elles peuvent nous être aujourd’hui de grande utilité ; nous les avons déjà utilisées.

" Trois points et huit caractères.

Trois points : 1) Orientation politique ferme et correcte.

2) S’en tenir à un style de travail fait d’assiduité et de simplicité.

3) Faire preuve de souplesse en stratégie et en tactique.

Huit caractères : 1) Unité 2) Dynamisme 3) Sérieux et 4) Entrain ".

5) A propos de la campagne contre le Parti et l’utilisation de films vidéos par la réaction.

Le soi-disant triomphe. Dans son entrevue à " Gestion " Raúl Gonzalez déclare : " l’utilisation politique de la cassette aggravera la lutte interne au sein de SL ".

Cet individu souligne l’utilisation politique de la cassette, voilà en quoi consisterait l’élément nouveau de la stratégie ; il cherche à diviser, il claironne sans cesse la même chose.

Mais il affirme que Fujimori n’a pas parlé de nouvelle stratégie, c’est un mensonge, on peut ici voir clairement la nature de cet individu ; tout le peuple en est témoin. Il dit que c’est un autre style et que cela signifie " passer à l’offensive en cherchant à créer des problèmes à l’intérieur de Sendero " ; il prétend que nous allons échouer, notre réunion dément cette absurdité ; il passe son temps à ce genre de trafic et cherche à obtenir un contrat comme conseiller. Cette " offensive ", au contraire, était vouée à l’échec dès sa mise en place ; toutes ces falsifications et ces infamies de Fujimori et de ses acolytes se brisent contre le Parti, elles servent à renforcer sa cohésion et à rejeter l’ennemi, comme preuve flagrante, l’action armée qui s’intensifie et les vivats au Président Gonzalo. Le fameux " sendérologue " n’est qu’un cynique ramasse-miettes habitué à recueillir ce qu’on lui jette par terre.

Il ajoute : " La population doit apporter son concours à cette offensive " ; il propose de " légitimer l’État ", autre élément de la dite guerre de faible intensité, ce n’est en fait qu’un minable bonimenteur de la guerre antisubversive ; et il ajoute encore : il faut mettre en place des plans de santé, d’éducation, de transport, etc.

Mais la réaction et son gouvernement ne s’occuperont jamais réellement des besoins du peuple, cela va à l’encontre de leurs intérêts de classe, de leurs profits ; et même l’action civique indispensable à leur guerre antisubversive ne peut pas être mise en place sans " l’aide " de l’impérialisme.

L’épidémie de choléra qui affecte des centaines de milliers de Péruviens et en menace des millions d’autres parmi les masses les plus pauvres du pays, est aujourd’hui la preuve la plus criante et la plus douloureuse de la famine, de la misère et de l’abandon dans lequel la société péruvienne corrompue et malfaisante plonge le peuple, ainsi que de la caducité du Vieil État dont l’incapacité à affronter les problèmes élémentaires comme le choléra confirme chaque jour davantage la nécessité de le démolir.

La dénommé " légitimation " est donc une voie sans issue.

D’autre part il conseille : " il faut voir comment résoudre les problèmes de la police ", par exemple celui des salaires.

Nous devons toucher leur conscience en leur montrant qu’ils touchent des salaires de misère, qu’on les utilise comme des chiens féroces, qu’ont les fait marcher à coups de pied et qu’ont les écrase. De la même façon il conseille au gouvernement de rendre " la direction aux civils ", " qu’ils reprennent leur rôle dans les zones d’urgence ", ce que demandent le révisionnisme et l’opportunisme depuis longtemps.

Ensuite il avoue : " Si aujourd’hui les Forces Armées quittaient Ayacucho, très certainement Sendero l’investirait " ; c’est bien cela : SL va mal mais il va bien. Il dit : " je crois qu’il n’a absolument pas avancé " mais " il étend sa domination sur le territoire ", " je pense qu’il n’absolument pas avancé " mais " il étend sa domination sur le territoire ", " je pense que nous devons vivre avec Sendero pour un bon moment ", c’est-à-dire, il va être difficile d’enrayer la violence qui dure depuis onze ans et il ajoute : " même si on tue Guzmán demain, nous aurons encore une longue période de violence politique dans le pays " ; il reconnaît, même s’il ne le veut pas, que la guerre populaire avance. Si la guerre populaire s’est enraciné, comment ne serait-ce pas un succès, c’est un succès de se maintenir.

Mais si elle s’enracine dans les masses et avance, c’est un succès total. Nous sommes dans l’équilibre stratégique ; cela découle de ses propres paroles ; mais ce " sendérologue " comme bien d’autres, manque de cohérence, tout ce qui le guide c’est gagner sa pitance à tout prix même en léchant les bottes.

Il dit " le pays a encore le temps de le vaincre et il reste encore de grandes possibilités ", parce que selon lui, même s’il affirme sans preuves comme d’habitude, Sendero Luminoso n’est pas en train d’atteindre ses objectifs stratégiques, il dit dans le même temps que nous sommes en train d’étendre notre territoire.

En conclusion aujourd’hui cet individu appuie la campagne dont le but est d’obtenir une " aide " économique de l’impérialisme, principalement yankee afin de combattre la guerre populaire.

6) Pour comprendre les questions politiques actuelles, voyons les commentaires suivants du Président Gonzalo, extraits des " Résumés Journalistiques ", (nous transcrivons ceux qui ont paru avant le mois d’avril pour utilisation).

EN ÉCONOMIE

" LA LUTTE CONTINUE ET CONTINUERA ". Ceci à propos de la critique d’Expreso quant aux opinions de l’économiste Gonzales de Valle opposé à l’importante réduction des droits de douane et favorable à l’augmentation du prix du dollar ; le 30/1/91.

" LE CONFLIT S’AGGRAVE ENTRE LES EXPORTATEURS NON TRADITIONNELS ET LES EXPORTATEURS TRADITIONNELS AU SEIN DE LA GRANDE BOURGEOISIE DANS SON ENSEMBLE ET SPÉCIFIQUEMENT DE LA BOURGEOISIE ACHETEUSE ". Ceci à la suite des déclarations de S. Majluf, président de la Société Nationale des Industries (SNI), faites au journal El Comercio du 1/2/91 ainsi que celles de J. F. Raffo, président de la Société Nationale des Exportateurs (SNE), publiées par Expreso.

" LE PROBLÈME C’EST ADEX AVEC LA SOCIÉTÉ NATIONALE DES EXPORTATEURS QUE DIRIGE RAFFO, UNE DES GRANDES BÉNÉFICIAIRES DU GOUVERNEMENT ACTUEL ".

Ceci quand le vice-président de CONFIEP M. Sotomayor, ex-président de la Société Nationale de Pêche, nia l’affirmation d’ADEX selon laquelle un secteur des exportateurs cherchait à provoquer la disparition du secteur industriel au moyen d’une demande démesurée de devises ; 23/2/91.

EN POLITIQUE

" ON VALORISE LE MRTA ; LES ’SUCCÈS’ DU GOUVERNEMENT ET LES ’ÉCHECS’ DE SENDERO SONT CRIÉS SUR TOUS LES TOITS ! ".

Ceci, au moment où l’Expreso publie en première page " la cachette d’Abimaël Guzman est investie " ; le 3/1/91.

" DÉNONCER : LE CHOLÉRA EST L’EXPRESSION DE LA PAUVRETÉ PROFONDE DU PAYS ET DES DURES CONDITIONS D’HYGIÈNE QUE LE VIEIL ÉTAT ET SES GOUVERNEMENTS CONSÉCUTIFS ONT ENGENDRÉES.

TOUT D’ABORD LE GOUVERNEMENT DE FUJIMORI N’A PAS SOUHAITÉ QUE LE PROBLÈME SOIT DIVULGUÉ, ENSUITE IL L’A MINIMISÉ. QUE FAIT-IL AUJOURD’HUI POUR LE RÉSOUDRE ? RIEN " ; 5/3/91.

" ENCORE UN TOURNANT DANS LA LUTTE AU SEIN DE LA GRANDE BOURGEOISIE ET DE SES FACTIONS ET GROUPES ".

Ceci à la suite de la démission du ministre Pennano que Fujimori a refusé ; 6/3/91.

" EN ARRONDISSANT LES CHIFFRES, L’ÉGLISE CATHOLIQUE S’APPUIERAIT SUR 0,01% DE LA POPULATION MONDIALE, COMME FORCE DIRECTEMENT ORGANISÉE POUR DIRIGER LES CATHOLIQUES ; SL, SI ON N’ESTIME QU’A 20’000 LES FORCES DIRECTEMENT ORGANISÉES, S’APPUIERAIT SUR 0,1% DE LA POPULATION POUR DIRIGER LE PROCESSUS RÉVOLUTIONNAIRE ; SI ON TIENT COMPTE DU FAIT QUE LES FORCES DE SL ONT ETE EVALUÉES AU MINIMUM ET QUE L’ÉGLISE A 2’000 ANS D’EXISTENCE.

COMMENT FUJIMORI ET LES AUTRES PEUVENT-ILS PARLER DE FORCES INSIGNIFIANTES POUR SL ? " Ceci à propos des catholiques et des religieux ainsi que des propositions entre Parti, Armée et masses, mentionnées par Fujimori lors de la présentation de la vidéo ; 8/3/91.

" C’EST DANS LE CADRE DE LA RESTRUCTURATION DE L’ÉTAT ET IL VEUT AVANCER DANS CETTE TÂCHE, REMETTANT EN CAUSE L’ORDRE DÉMOCRATICO-BOURGEOIS PARLAMENTAIRE : ILD SOURCE DE LOIS (REGISTRES RURAUX ET DE QUARTIERS, TRAVAILLEURS AMBULANTS, AUTORITÉS AUTONOMES -DOCTRINE FUJIMORI-, SIMPLIFICATION ADMINISTRATIVE, etc...) ; ’DÉMOCRATIE DIRECTE’ (PARTICIPATION, ’DÉMOCRATIE INTÉGRALE’).

CE PROCESSUS CONTINUERA ET IL EST DIRECTEMENT LIÉ A L’IMPÉRIALISME YANKEE A TRAVERS L’ILD (DE SOTO) QUI ASSUME DES FONCTIONS D’ÉTAT, COMME L’ÉCONOMIE ET LA DIPLOMATIE AINSI QUE DES POSITIONS D’ESSENCE FASCISTE ; NOUVEAU FASCISME : NOUVELLES PROPOSITIONS DE SUBSTITUTS DE LA VIEILLE DÉMOCRATIE BOURGEOISE ".

Ceci à l’issue de la réglementation des Décrets Suprêmes ; 10/3/91.

" VOIR LES PROPOSITIONS DU PUM (AINSI QUE CELLES DE LA IU ET DES AUTRES) DANS LE CADRE DE LA TACTIQUE DU FRONTISME ET DE L’OPPORTUNISME DE DROITE : SE METTRE A LA REMORQUE D’UNE FACTION DE LA GRANDE BOURGEOISIE EN L’APPELANT BOURGEOISIE NATIONALE, SECTION ’PROGRESSISTE’ ’FAVORABLE A L’INDUSTRIALISATION DU PAYS’. CETTE VIEILLE TACTIQUE OPPORTUNISTE SE RENOUVELLE ET S’AFFICHE ".

Ceci à l’issue de " La proposition de Pennano et le plan Amaru ", article de J. Diez Canseco dans l’éditorial de " Gestion ". Il rappelle son adhésion au plan " Amaru " et ses divergences avec celui de Pennano parce que cela signifie " un ensemble de hausses " et " la fixation du salaire minimum à 45 dollars ".

" La priorité nationale est de stopper l’inflation, d’améliorer les revenus des travailleurs, de redistribuer les richesses de manière plus équitable et de retrouver un contrôle souverain de l’économie du pays. Pour cette raison ... il faut indexer simultanément le taux de change et les salaires au regard de l’inflation du mois précédent et en même temps geler en intis les prix actuels des services publiques " ; " le Pérou a un des coûts de production les plus élevés du monde, en raison du décalage entre les taux de change et les prix publics " ; " il est indispensable de corriger cette distorsion, tout en stimulant la capacité de consommation grâce à l’amélioration des revenus ", " réglementer les droits de douane et donner la priorité aux importations... " ; " le programme doit être accompagné d’une limitation du paiement de la dette, puisque comme l’a signalé lui-même le président de la Société Nationale des Industries, rien ne sert de continuer d’insister pour notre ’réinsertion’ si nous n’en tirons rien en échange ". " Ces propositions ne sont pas nouvelles... il est temps de changer d’orientation et pour le Président Fujimori d’être pour une fois conséquent avec sa promesse électorale de ’non au shock’.

Nous espérons que cette fois on ne laissera pas passer une autre chance... ". Ceci d’après le discours du Premier Ministre ; hier " Gestion " a publié un article de S. Majluf et un autre de J. Diez Canseco proposant un changement de programme économique ; 15/3/91.

" LA REMISE EN CAUSE DU PARLEMENT EST UN POINT DE VUE FONDAMENTAL DU FASCISME QUI S’ATTAQUE A LA STRUCTURE DE L’ÉTAT DÉMOCRATIQUE-BOURGEOIS TRADITIONNEL, S’APPUYANT SUR LE REJET DES PRINCIPES, DES LIBERTÉS ET DES DROITS ÉTABLIS AU XVIIIème SIÈCLE, PRÉCONISANT L’ORGANISATION CORPORATISTE ET RENFORÇANT AU MAXIMUM LA VIOLENCE RÉACTIONNAIRE, LE TOUT POUR SERVIR LA PLUS EFFRÉNÉE DES DICTATURES DE CLASSE DE LA BOURGEOISIE (POUR NOUS LA GRANDE BOURGEOISIE) ET AUSSI L’IMPÉRIALISME. HISTORIQUEMENT, LE FASCISME S’EST DÉVELOPPÉ DAVANTAGE DANS DES MOMENTS CRITIQUES POUR LE VIEIL ÉTAT, PRINCIPALEMENT QUAND LA RÉVOLUTION MENAÇAIT L’ORDRE DOMINANT CADUC. MAIS LE FASCISME POSTERIEUR A LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE NE PEUT PAS, JUSQU’A AUJOURD’HUI, SE DÉVELOPPER OUVERTEMENT TEL QUEL, ENCORE MOINS RÉUSSIR A METTRE EN PLACE LE CORPORATISME, MALGRÉ SES MULTIPLES TENTATIVES ET " THÉORISATIONS " : ’CORPORATISME DÉMOCRATIQUE’ ’DÉMOCRATIE DE PLEINE PARTICIPATION’ ’DÉMOCRATIE SOCIALE’, ETC. DANS LE PAYS, DANS LES ANNÉES 70, LE CORPORATISME DE VELASCO A ÉCHOUÉ ET DANS LES ANNÉES 80, CELUI DE GARCIA PÉREZ N’EST MÊME PAS PARVENU AU ’CONGRÈS ÉCONOMIQUE’. AUJOURD’HUI LA TENDANCE DE L’ÉTAT PÉRUVIEN EST DE DEVENIR DE PLUS EN PLUS RÉACTIONNAIRE ET IL A BESOIN DE RESTRUCTURER A NOUVEAU LE VIEIL ÉTAT, SA TACHE ACTUELLE (UNE DES TROIS, INTIMEMENT LIÉES QUI CONSISTENT A REIMPULSER, RESTRUCTURER ET ANÉANTIR), CELA LUI POSE UNE FOIS DE PLUS LE PROBLÈME DU FASCISME ET DE SA CONFRONTATION AVEC LA " DÉMOCRATIE BOURGEOISIE " POURRIE. C’EST DANS LE CADRE DE CE PROCESSUS ET CETTE SITUATION QUE NOUS DEVONS PLACER FUJIMORI ET SON GOUVERNEMENT POUR EXTIRPER SES POSITIONS FASCISTES DE PLUS EN PLUS ÉVIDENTES, CECI, SANS OUBLIER : 1) LA CRISE DE LA DÉMOCRATIE BOURGEOISE QUI SILLONNE TOUT LE SIÈCLE ET N’EST PAS ENCORE ACHEVÉE. ILS CHERCHENT MÊME A PRÉSENTER LA DÉMOCRATIE BOURGEOISE, RAJEUNIE ET VICTORIEUSE, OU PIRE ENCORE, COMME LA SEULE ISSUE POSSIBLE. 2) POUR EN FINIR AVEC LA DÉMOCRATIE BOURGEOISE, AVEC LA DICTATURE DE CLASSE DE LA BOURGEOISIE, IL FAUT LA DÉMOLIR DE FOND EN COMBLE AU MOYEN DE LA VIOLENCE RÉVOLUTIONNAIRE DONT LA PLUS PURE EXPRESSION PROLÉTARIENNE EST LA GUERRE POPULAIRE, ET CONSTRUIRE UN ÉTAT NOUVEAU, UNE SOCIÉTÉ NOUVELLE, DANS NOTRE CAS UNE DÉMOCRATIE NOUVELLE QUI UNE FOIS LA RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE ACHEVÉE SE DÉVELOPPERA COMME DICTATURE DU PROLÉTARIAT. 3) IL N’Y A PAS DE SOI-DISANT ÉCHEC DE LA DICTATURE DU PROLÉTARIAT ; LE PROBLÈME QUI S’EST POSÉ, C’EST L’USURPATION DU POUVOIR PAR LE RÉVISIONNISME QUI A ENGENDRÉ LA RESTAURATION DU CAPITALISME ; AU CONTRAIRE, LA DICTATURE DU PROLÉTARIAT AVEC QUELQUES ANNÉES D’EXERCICE A DIRIGÉ LES TRANSFORMATIONS LES PLUS GRANDES ET LES PLUS PROFONDES JAMAIS ENREGISTRÉES PAR L’HISTOIRE ; PAR CONSÉQUENT, LE PROBLÈME EST DE DÉFENDRE LA DICTATURE DU PROLÉTARIAT ET DE LA POURSUIVRE SANS RELÂCHE PUISQU’IL S’AGIT DE L’ESSENCE MEME DU TRIOMPHE DU COMMUNISME. 4) LA VIEILLE SOCIETE ENGENDRE LE FASCISME, UNE EXPRESSION DE SA RÉACTIONNARISATION (PAS LA SEULE, PUISQUE L’AUTRE C’EST LA PROPRE ÉVOLUTION RÉACTIONNAIRE DU SYSTÈME DÉMOCRATIQUE BOURGEOIS PARLEMENTAIRE : ÉTATS-UNIS, GRANDE-BRETAGNE, FRANCE, PAR EXEMPLE), UTILISÉ PRINCIPALEMENT COMME UNE ARME QUAND LA RÉVOLUTION MENACE DE LA DÉMOLIR. 5) LE FASCISME A CONNU DES PRÉCÉDENTS SPÉCIALEMENT DANS LES ANNÉES 30 AU PÉROU, MAIS SANS POSSIBILITÉ DE PROGRESSER ; SON ÉCHEC LE PLUS IMPORTANT A ÉTÉ SOUS VELASCO, BIEN QUE CE FUT LA PLUS IMPORTANTE AVANCÉE FASCISTE DANS LE PAYS JUSQU’A AUJOURD’HUI. 6) LE FASCISME SE REMET EN MARCHE, IL EST LANCÉ COMME UNE NÉCÉSSITÉ DE L’IMPÉRIALISME, PRINCIPALEMENT YANKEE, ET DE LA RÉACTION PÉRUVIENNE FACE A LA CONQUÊTE DU POUVOIR DANS TOUT LE PAYS ; IL TIRERA CERTAINEMENT LES LEÇONS DE SON EXPÉRIENCE PASSÉE DANS LE PAYS, CHERCHANT A PRÉSENTER UN " NOUVEAU VISAGE POPULAIRE, RÉVOLUTIONNAIRE ET DÉMOCRATIQUE " MAIS SON ESSENCE EST ET RESTERA LA MÊME : " VIEUX VIN, NOUVELLES OUTRES " ; CE PROCESSUS AURA LIEU (ON PEUT DÉJA L’ENTREVOIR ENTRE LUTTE AIGUE ET COLLUSIONS AU SEIN DE LA GRANDE BOURGEOISIE, ENTRE SES FACTIONS, ACHETEUSE ET BUREAUCRATIQUE, ET ENTRE LEURS GROUPES, LUTTE COMPLEXE AU SEIN DE LA RÉACTION AVEC SES CONTRADICTIONS QUE NOUS DEVONS UTILISER EN VUE DU TRIOMPHE DE LA RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE. 7) NOUS DEVONS TENIR COMPTE DE CETTE SITUATION ET DES PERSPECTIVES QU’ELLE OFFRE POUR DÉVELOPPER LA GUERRE POPULAIRE, CONSTRUIRE LA CONQUÊTE DU POUVOIR ET CONQUÉRIR LE POUVOIR DANS TOUT LE PAYS ". Ceci à l’issue de l’accusation lancée par Oiga sur l’origine fasciste de la " participation ", dans son numéro 523 ; 25/2/91.

" CECI PERMET D’ÉTABLIR UNE DIFFÉRENCE ENTRE LA RÉACTIONNARISATION DE L’ÉTAT QUE DÉFEND LA FACTION DE LA BOURGEOISIE BUREAUCRATIQUE (CORPORATIVISATION BASÉE SUR LA PARTICIPATION ORGANISÉE SYNDICALEMENT ET INSTITUTIONNELLEMENT) ET CELLE DÉFENDUE PAR LA BOURGEOISIE ACHETEUSE ; CELLE-CI NE POSE PAS LE PROBLÈME DE LA CORPORATIVISATION MAIS ELLE SOUHAITE UN PLUS GRAND RENFORCEMENT DU POUVOIR PRÉSIDENTIEL, L’AXE DE L’EXÉCUTIF QUI PERMET AU POUVOIR ÉCONOMIQUE MONOPOLISTE , ESSENTIELLEMENT L’IMPÉRIALISME, D’EXERCER DIRECTEMENT DES FONCTIONS DE LÉGISLATION ET D’ADMINISTRATION DE L’ÉTAT. BIEN SUR ELLE VISE LA RESTRICTION CROISSANTE DU POUVOIR LÉGISLATIF ET LA MAÎTRISE DIRECTE DU POUVOIR EXÉCUTIF JUSQU’A LA CONCENTRATION ABSOLUE DES FONCTIONS ; DES PROBLÈMES QUI SAPENT LA STRUCTURE DE L’ÉTAT ET LES RAPPORTS DE POUVOIRS AU SEIN DE L’ÉTAT DÉMOCRATIQUE BOURGEOIS TRADITIONNEL ".

Ceci à propos du point de vue de El Comercio sur " La proposition originale de l’ILD ", publié dans El Persan et ensuite commenté dans " Sans confirmer " (El Comercio) ; 6/3/91.

" POINT DE VUE DE LA GRANDE BOURGEOISIE, PRINCIPALEMENT ACHETEUSE : ’MAINTENANT NOUS AVONS UN GENDARME, NOUS POUVONS DORMIR TRANQUILLES’.

HORMIS LE FAIT D’EXPRIMER SERVILITÉ ET SOUMISSION ABSOLUE, SOULIGNONS :

1) ÊTRE ’GENDARME DU MONDE’ OUVRE LA PERSPECTIVE POUR LES ÉTATS-UNIS DE S’AFFRONTER A TOUS, SURTOUT AUX NATIONS OPPRIMÉES ; CELA L’OBLIGE A TIRER LES LEÇONS DES ANNÉES 60, DÉCENNIE ÉBRANLÉE PAR LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE MONDIALE.

2) LES ÉTATS-UNIS N’ONT JAMAIS ÉTÉ AUSSI PUISSANTS ET N’ONT JAMAIS JOUI D’UN TEL PRESTIGE QU’AU LENDEMAIN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE ; RAPPELONS-NOUS COMMENT TOUT S’EST VOLATILISÉ DANS LA LUTTE CONTRE LE MOUVEMENT DE LIBÉRATION NATIONALE.

3) LA DITE ’VICTOIRE TOTALE DES ÉTATS-UNIS’ POSE PLUS DE PROBLÈMES A L’IMPÉRIALISME SPÉCIALEMENT YANKEE AT A SES LAQUAIS QU’ELLE EN RÉSOUT, CECI N’EST PAS UNE PERSPECTIVE STRATÉGIQUE, MAIS UNE RÉALITÉ BOILLINNANTE ; PAR EXEMPLE AU MOYEN ORIENT.

4) ’REDUIRE DE SUITE EN POUSSIÈRE’ LA RÉVOLUTION AU MOMENT DE LA CONQUÊTE DU POUVOIR EST LE RÊVE DE TOUT REACTIONNAIRE. C’EST LA RESTAURATION RÊVÉE A LAQUELLE ILS NE RENONCERONT JAMAIS ; AUJOURD’HUI PLUS ET SÛRS ET PLUS CONFIANTS, ILS S’APPUIENT SUR LE SOI-DISANT ÉCHEC DU SOCIALISME ET LA CADUCITÉ DU MARXISME, SUR LA ’GUERRE DE FAIBLE INTENSITÉ’ (DANS SA FORME RÉVISÉE DANS CE CAS), SUR LA ’VICTOIRE TOTALE CONTRE L’IRAK’ ET SUR LA FOI AVEUGLE DANS LA POURRITURE RENAISSANTE DE ’L’INVINCIBILITÉ DE L’IMPÉRIALISME YANKEE’. RIEN DE TOUT CELA N’EST NOUVEAU NI ÉTRANGE, EXCEPTÉ LE TRIOMPHALISME DÉLIRANT DU GOUVERNEMENT DE BUSH ET SA CLIQUE (DONT LA NOUVEAUTÉ SE REFLÉTE DANS LE GRAND MANQUE DE RÉALISME QUI LE SOUS-TEND).

NOUS, NOUS NOUS BASONS FERMEMENT SUR LE MARXISME-LÉNINISME-MAOÏSME, PENSÉE GONZALO, SÛRS ET CONVAINCUS DU TRIOMPHE DE LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE MONDIALE, DE LA MARCHE INÉLUCTABLE DE L’HUMANITÉ VERS LE COMMUNISME ET DE L’EXTRÊME IMPORTANCE DE LA VICTOIRE DE LA RÉVOLUTION PÉRUVIENNE ; NOUS DEVONS ÊTRE CHAQUE FOIS PLUS DÉCIDÉS A ASSUMER LA CONQUÊTE DU POUVOIR DANS TOUT LE PAYS ET COMBATTRE AVEC COURAGE ET SANS RELÂCHE POUR LE TRIOMPHE TOTAL ET COMPLET DU NOUVEL ORDRE SOCIAL, LE SOCIALISME JUSQU’AU COMMUNISME, NOUS DEVONS TENIR COMPTE DE TOUTE L’EXPÉRIENCE DE LA RÉVOLUTION MONDIALE ET PRINCIPALEMENT DE LA NÔTRE, DES RÉSOLUTIONS DU PARTI SUR LES ’HUIT POSSIBILITÉS’ ET L’INTERVENTION DE L’IMPÉRIALISME YANKEE, QU’ELLE SOIT DIRECTE OU INDIRECTE, AVEC OU SANS ALLIÉS ET NOUS PRÉPARER A TOUS LES NIVEAUX POUR L’AFFRONTATION A N’IMPORTE QUEL MOMENT ET DANS N’IMPORTE QUELLES CIRCONSTANCES, ARBORANT NOTRE IDÉOLOGIE PROLÉTARIENNE INVAINCUE EN DÉVELOPPANT L’INVINCIBLE GUERRE POPULAIRE, TOUJOURS ET EN TOUT SOUS LA DIRECTION DU PARTI, FERMEMENT DÉCIDÉS A OPPOSER TOUJOURS A L’IMPÉRIALISME ET A LA RÉACTION UN OCÉAN ARMÉ DE MASSES POUR LA CONQUÊTE DU POUVOIR, POUR LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DU PÉROU ET SA DÉFENSE ET POUR LE BUT FUTUR ET IMMARCESCIBLE DU COMMUNISME.

D’AUTRE PART NOUS DEVONS ÉTRIPER ET ÉCRASER DES AVORTONS COMME LE PLUMITIF D’ORNELLAS ET TOUTES LES ATTAQUES DE CE STYLE, CAR ILS NE FONT QUE SERVIR LA GUERRE PSYCHOLOGIQUE DE L’ENNEMI QUI CHERCHE A`SAPER LES RANGS RÉVOLUTIONNAIRES ET FAIRE CROIRE AU PEUPLE QUE LE TIOMPHE EST IMPOSSIBLE OU INUTILE ; TOUTEFOIS CE QU’ILS DISENT EUX-MÊMES MONTRE QUE LA GUERRE POPULAIRE MENACE DÉJA DÉMOLIR TOTALEMENT LE VIEIL ÉTAT. COMME L’A DIT LE PRÉSIDENT MAO : LE CHEMIN EST SINUEUX MAIS LE FUTUR ÉCLATANT, NOUS DEVONS DONC OSER CONQUÉRIR LE POUVOIR ET OSER LE DÉFENDRE, ASSUMONS NOTRE DESTIN DE NOS PROPRES MAINS ! ". Ceci à propos du " Requiem pour Abimaël ", (Titre de l’article de D’Ornellas) ; 7/3/91.

" CETTE MESURE RÉCENTE, COMME LES AUTRES, DICTÉE PAR BALONA, ENTRE DANS LE CADRE DE LA TÂCHE DE RÉIMPULSER LE CAPITALISME BUREAUCRATIQUE.

VOICI CE QU’A RÉALISÉ LE GOUVERNEMENT DE FUJIMORI JUSQU’A MAINTENANT :

1) LES GRANDES LIGNES DE JUILLET, 2) LES MESURES DE RÉAJUSTEMENT D’AOÛT ET LA PROPAGANDE D’HURTADO, AUXQUELLES S’AJOUTENT LES RÉAJUSTEMENTS DE DÉCEMBRE.

3) LES MESURES DE BOLONA QUI DEVRAIENT S’INSÉRER DANS LE PROGRAMME PRÉSENTÉ PAR LE PREMIER MINISTRE, DES MESURES RÉCENTES QUI REPRÉSENTENT DES TRANSACTIONS ENTRE DES FACTIONSS DE LA GRANDE BOURGEOISIE COMME EST BIEN ENTENDU, MAIS PROFITENT SURTOUT A LA BOURGEOISIE ACHETEUSE, SPÉCIALEMENT AUX GROUPES FINANCIERS ET AUX GRANDS EXPORTATEURS ; LE GROUPE MANUFACTURIER EXPORTATEUR LUI-MÊME ET L’INDUSTRIE EN GÉNÉRAL EN SUBISSENT LES CONSÉQUENCES ; BIEN SÛR CELA FRAPPE LA BOURGEOISIE NATIONALE ET RETOMBE AVEC VILENCE SUR LES MASSES POPULAIRES, PARTICULIÈREMENT SUR LA CLASSE DIRECTEMENT FRAPPÉE.

LES MESURES DE MARS, L’EXPRESSION CONCENTRÉE DE LA SOUMISSION LA PLUS SERVILE A L’IMPÉRIALISME YANKEE, MIS A PART LE REJET ET LA RÉSISTANCE QU’ELLES SUSCITENT, RENCONTRENT DES DIFFICULTÉS DANS LE CADRE DE LA DITE RÉINSERTION QUI EST LA PRUNELLE DE LEURS YEUX.

IL EN EST DE MÊME POUR LA SIGNATURE DE L’ACCORD SUR LE TRAFIC DE DROGUE A NOUVEAU REPORTÉE.

TOUS LES PLANS ET PROGRAMME DE LA GRANDE BOURGEOISIE, ACHETEUSE PRINCIPALEMENT QU’ILS METTENT EN MARCHE , ACCUSENT D’UNE PART UN RETARD EXTRÊME (ILS AURAIENT DÛ LES APPLIQUER DÈS BELAUNDE) ET D’AUTRE PART, ILS DOIVENT LES METTRE EN OEUVRE DANS LES PIRES CONDITIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES AVEC UNE SITUATION CRITIQUE GÉNÉRALE QUI SE PROLONGE ET S’AGRAVE ; CECI S’AJOUTANT A LA SITUATION DE MISÈRE DES MASSES QUI S’ACCENTUE SANS CESSE, LA LUTTE DE CLASSES QUI S’ORIENTE VERS UNE CRISE RÉVOLUTIONNAIRE ET SURTOUT LE DÉVELOPPEMENT DE LA GUERRE POPULAIRE ET DU NOUVEAU POUVOIR. LES NOUVEAUX PLANS ET MESURES OFFRENT DONC UNE PERSPECTIVE DIFFICILE ET HASARDEUSE ET VONT MÊME JUSQU’A AGGRAVER LA RÉCESSION, N’AYANT AUCUN PROGRAMME SUR LEQUEL S’APPUYER (AUCUN ACCORD, DU MOINS JUSQU’A AUJOURD’HUI), CECI, AU SEIN MÊME DE LA GRANDE BOURGEOISIE.

EN EFFET DANS LE CAMP POPULAIRE CELA NE PEUT QUE SEMER LE VENT ET RÉCOLTER LA TEMPÊTE. LA BOURGEOISIE ACHETEUSE N’EST ENCORE JAMAIS PARVENUE A METTRE EN PLACE UN PROGRAMME ET DES PLANS COMME A L’ÉPOQUE DE VELAZCO AVEC LA BOURGEOISIE BUREAUCRATIQUE, ELLE N’A PAS NON PLUS L’APPAREIL POLITIQUE NI LE SOUTIEN POUR L’APPLIQUER, C’EST DANS CES CIRCONSTANCES QUE LA RÉACTION ET L’IMPÉRIALISME MENENT LEURS TÂCHES DE RÉIMPULSER AVEC LES MESURES DE BOLONA SANS PARVENIR MÊME A ASSAINIR LA SITUATION FINANCIÈRE, SURTOUT CELLE DE L’ÉTAT, CE QUE LE GOUVERNEMENT FASCISTE MILITAIRE AVIT COMMENCÉ PAR FAIRE AVANT D’APPLIQUER SON PROGRAMME. EN CE QUI CONCERNE LA QUESTION AGRAIRE, IL FAUT TENIR COMPTE DE CE QUE NOUS AVONS VU LORS DE LA RÉUNION D’OCTOBRE ". Ceci à la suite du DS. 009-91, sur les terres ; 1/4/91.

" IL VEUT GÉNÉRALISER AU MAXIMUM LA VENTE ET LE FERMAGE DES TERRES ET BIEN SÛR LE PILLAGE DE LA PAYSANNERIE PAUVRE ".

Ceci à propos des observations d’ILD au DS. 009-91-AG ; 9/4/91.

INTERNATIONAL

" LE TERRAIN S’ÉCLAIRCIT ! LES ’CENT PARTIS MARXISTES-LÉNINISTES’ ENTIÈREMENT DÉMASQUÉS SE DÉCLARENT BOURGEOIS ET SE RENIENT IMPUDEMMENT ".

Ceci à la suite du changement de nom du Parti Communiste Italien ; 6/2/91.

" VOILA CE QUE PENSENT LES ÉTATS-UNIS, EXPRIMÉ A TRAVERS CETTE CAISSE DE RÉSONNANCE, BIEN SÛR FAVORABLE A LEUR HÉGÉMONIE SANS PARTAGE ".

Ceci à propos de ce qu’à déclaré Israël suite à la plainte des États-UNis après la destruction en grand nombre des puits koweitiens ; 23/2/91.

" ÉVIDEMENT LES ÉTATS-UNIS ET LEURS ALLIÉS CHERCHENT A RENVERSER SADAM HUSSEIN ET A RÉDUIRE LE PLUS POSSIBLE LA PUISSANCE MILITAIRE DE L’IRAK AINSI QUE SON POIDS POLITIQUE ".

A la suite des complications des négotiations diplomatiques.

Deux propositions : celle des U.S.A., en 8 points et celle de l’U.R.S.S., en 6 points (acceptée par l’Irak) ; 23/2/91.

" SUCCÈS DES ÉTATS-UNIS ET DE L’OTAN ; DE GRANDES DIVERGENCES SE FONT JOUR A L’INTÉRIEUR DE L’OTAN, RÉEXAMEN GÉNÉRAL DE LA SITUATION PAR LES DEUX PARTIES, SURTOUT LES SOVIÉTIQUES ".

Ceci quand les ministres des Relations Extérieures et de la Défense bulgares, tchèques, hongrois, polonais, roumains et soviétiques se mettent d’accord pour dissoudre le Pacte de Varsovie ; 26/2/91.

" SI LES CHOSES SE SONT PASSÉS AINSI, COMME TOUT LE LAISSE A PENSER, CE FUT ALORS UNE REMARQUABLE OPÉRATION MILITAIRE DE RETRAITE, CE TYPE D’OPÉRATIONS N’EST PAS SIMPLE DU TOUT, BIEN AU CONTRAIRE SI ON CONSIDÉRE LES CONDITIONS DANS LESQUELLES ELLE S’EST DÉROULÉE ". Quand l’Irak s’est retiré du territoire koweitien ; 28/2/91.

" POUR ANALYSER LA GUERRE DU GOLFE IL FAUT TENIR COMPTE DE CE QUE NOUS AVONS TRAITÉ LORS DE LA SESSION D’OCTOBRE ET CONSIDÉRER : 1) LES CONDITIONS DANS LESQUELLES LA GUERRE A COMMENCÉ, SURTOUT LA MISE SUR PIED DES PRÉPARATIFS DE LA FORCE ALLIÉE DIRIGÉE PAR L’IMPÉRIALISME YANKEE, PRINCIPAL GENDARME DE LA CONTRE-RÉVOLUTION MONDIALE, AUHOURD’HUI ENHARDI.

2). LE DÉVELOPPEMENT DE LA GUERRE, EN SOULIGNANT : a) LES DÉBUTS ET LE BOMBARDEMENT AÉRIEN IMPÉRIALISTE DÉVASTATEUR, PREUVE DE LA GRANDE CAPACITÉ DE RÉSISTANCE IRAKIENNE, PRINCIPALEMENT DE SON PEUPLE, ET LES DIFFICULTÉS RENCONTRÉES PAR LES IMPÉRIALISTES POUR ASSERVIR UNE NATION ALORS QU’ILS CROYAIENT OBTENIR SA REDDITION EN QUELQUES JOURS ; B) FRAGILITÉ DES TRAITÉS DIPLOMATIQUES QUI PLACENT L’IRAK ENTRE LA PRESSION MILITAIRE IMPÉRIALISTE CROISSANTE, PRINCIPALEMENT YANKEE, ET LES APPELS HYPOCRITES ET INTÉRESSÉS DES SOVIÉTIQUES A LA CAPITULATION ; C’EST AINSI QUE LA RÉSISTANCE ANTI-IMPÉRIALISTE S’EST TROUVÉE MINÉE ; c) L’OFFENSIVE TERRESTRE, VASTE ATTAQUE PRINCIPALEMENT DE BLINDÉS ET DE FORCES AÉROTRANSPORTÉES DES ALLIÉS MAIS AUSSI DES ÉTATS ARABES SOUS LEUR COUPE TANDIS QUE DU CÔTÉ DE L’IRAK, LE FAIT DE NE PAS S’ENGAGER DANS UNE RÉSISTANCE FERME ET AVISÉE NI AU KOWEIT NI EN IRAK (POUR PROVOQUER DES CHANGEMENTS POLITIQUES, PRINCIPALEMENT AU SEIN DU PEUPLE ARABE, ET ACCENTUER LES CONTRADICTIONS ENTRE LES IMPÉRIALISTES) ET FINALEMENT ACCEPTANT TOUTES LES RÉSOLUTIONS DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU.

3) SITUATION ACTUELLE, RÉSULTATS ET PERSPECTIVES QUI DÉCOULENT DE LA GUERRE DU GOLFE POUR : a) HUSSEIN ET L’IRAK, b) LE MOYEN-ORIENT, c) LES PUISSANCES IMPÉRIALISTES, d) LES SUPERPUISSANCES IMPÉRIALISTES SPÉCIALEMENT LES ÉTATS-UNIS QUI TENDENT A DEVENIR UNE PUISSANCE HÉGÉMONIQUE UNIQUE, e) LES NATIONS OPPRIMÉES, f) VERS UN NOUVEAU SYSTÈME STRATÉGIQUE MONDIAL : CORRÉLATION DE FORCES ET CONTRADICTION (LA PRINCIPALE RESTANT LA MÉME ET SON IMPORTANCE S’ACCROISSANT MALGRÉ LA PERSPECTIVE D’UNE COLLUSION ET D’UNE LUTTE PLUS ACCENTUÉ DES SUPERPUISSANCES ET DES PUISSANCES).

4) LEÇONS, SPÉCIALEMENT POUR LES NATIONS OPPRIMÉES ET PRINCIPALEMENT POUR LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE MONDIALE ". Suite à la retransmission par la radio irakienne du message : " Bagdad ne pliera pas " ; 28/2/91.

" PREMIÈREMENT, CELA MONTRE UNE CONFIANCE EN L’ONU ; DEUXIÈMEMENT, C’EUT ÉTÉ UNE ERREUR DE LES ÉCOUTER, COMME LE DEMONTRE LE FAIT D’AVOIR PRÊTÉ ATTENTION A L’URSS ; TROISIÈMEMENT, LE PROBLÈME EST DE N’AVOIR PAS ENGAGÉ LES FORCES ARMÉES IRAKIENNES DANS UNE RÉSISTANCE FERME ET AVISÉE. SUR CE DERNIER POINT, ILS PORTENT AUX NUÉS ’L’INVINCIBLE PUISSANCE MILITAIRE NORD-AMERICAINE’, ’APPUYÉE SUR LA TECHNOLOGIE LA PLUS HAUTE ET LA PLUS MODERNE’. C’EST UNE RÉÉDITION DE : ’LES ARMES SONT L’ESSENTIEL’, ’LA PUISSANCE RÉSIDE DANS LES ARMES LES PLUS MODERNES’, ’AVEC LES ARMES ON PEUT TOUT’, ALORS QUE PRÉCISÉMENT LA PREMIÈRE GRANDE LEÇON QUE NOUS DEVONS TIRER DE LA GUERRE DU GOLFE EST QUE LE PRINCIPAL DANS LA GUERRE C’EST L’HOMME, L’IDÉOLOGIE QUI L’ANIME, LA CLASSE QUI DIRIGE, LES INTÉRÊTS QU’ELLE DÉFEND ET LA CAUSE QU’ELLE SERT ".

Ceci à propos de S.Hussein, les commentaires disent ceci : Premièrement, il a cru que l’ONU n’avaliserait pas les États-Unis ; deuxièmement, il n’a pas écouté les conseils des Arabes ; troisièmement, il a pensé que son armée, la quatrième du monde, causerait des dégâts importants dans une guerre terrestre ; 1/3/91.

" GAGNER DU TEMPS POUR SE METTRE D’ACCORD SUR ’L’ENCLAVE KURDE’.

" Ceci quand l’ONU remit à plus tard la déclaration de l’arrêt ’effectif ’ des hostilités ; 10/4/91.

" EXACTEMENT CE QUE DISAIT KHROUCHTHEV, C’EST-A-DIRE LES VIEUX ARGUMENTS DU PACIFISME BOURGEOIS. " Commentaire à propos de " l’holocauste chimique " de Martha Meier sur la guerre et les armes, El Comercio ; 12/3/91.

IDÉOLOGIE

" VOICI LA BASE IDÉOLOGIQUE, SURTOUT PHILOSOPHIQUE D’UN FASCISTE AU PÉROU ; BIEN SÛR IL EST AUSSI IGNORANT, BÊTE ET PRETENTIEUX, QU’ARROGANT, TOUT CE QUI EST L’APANAGE DE CES FAUX INTELLECTUELS RÉACTIONNAIRES.

QUE L’ÉDITORIAL DE EL COMERCIO, QUI S’AUTOPROCLAME ’CONSCIENCE NATIONALE ET TRIBUNE DE L’INTELLECTUALISME’ S’EXPRIME AINSI, EST TRÈS SIGNIFICATIF MAIS PAS SI ÉTRANGE. " A la suite de l’article de Luis Herrera, dans l’éditorial de El Comercio, intitulé " Hegel " ; 8/3/91.

" CE QUI A ÉTÉ APPÈLÉ ’ÉCHEC DU SOCIALISME’ S’INSCRIT DANS LE CADRE DE LA DITE ’DÉROUTE DU MARXISME’ ET ’L’INUTILITÉ DE LA DICTATURE TOTALITAIRE DU PROLÉTARIAT’. CETTE ABSURDITÉ EST AUSSI CLAIRONNÉE DANS LE PAYS, LIÉE CONCRÈTEMENT AUJOURD’HUI AU GOUVERNEMENT DE FUJIMORI (’QUI ASSUME MAINTENANT LA RESPONSABILITÉ DU PASSÉ’).

IL EST INDISPENSABLE DE COMBATTRE A FOND CETTE POURRITURE COLPORTÉE PAR LES RÉACTIONNAIRES, AUCUN ÉVÉNEMENT SURVENU NE CONTREDIT LE MARXISME, LA NÉCESSITÉ ET L’IMPORTANCE SUPRÊME DU SOCIALISME, PAS NON PLUS LA MARCHE INÉXORABLE VERS LE COMMUNISME : BUT INCONTOURNABLE. LE PROBLÈME EST, NOUS LE RÉPÉTONS : UNE CONNAISSANCE INSUFFISANTE DES LOIS DU SOCIALISME A CAUSE DE SON TEMPS DE DÉVELOPPEMENT TROP COURT ; LA LUTTE INÉVITABLE ENTRE RESTAURATION ET CONTRE-RESTAURATION ; ET LA SINISTRE ACTION DU RÉVISIONNISME NOURRI PAR L’IMPÉRIALISME ET EN COLLUSION AVEC CE DERNIER. LE PROBLÈME EST, EN RESUMÉ, DE POURSUIVRE LA RÉVOLUTION SOUS LA DICTATURE DU PROLÉTARIAT. FACE A LA CAMPAGNE DE L’IMPÉRIALISME ET DU RÉVISIONNISME CONTRE LE SOCIALISME, NOUS DEVONS : 1) RÉAFFIRMER NOTRE ATTACHEMENT INÉBRANLABLE AU MARXISME-LÉNINISME-MAOÏSME, PENSÉE GONZALO (’ÉLECTIONS, NON !, GUERRE POPULAIRE, OUI !’ SERT CET OBJECTIF) ; 2) SOULIGNER ET DIFFUSER LES GRANDES CONQUÊTES DU SOCIALISME ET SA GRANDIOSE CONSTRUCTION : JAMAIS, A AUCUN MOMENT DE L’HISTOIRE, AUCUN MODE DE PRODUCTION N’A AUTANT DONNÉ QUE LE SOCIALISME, EN SI PEU DE TEMPS ET POUR DES MASSES EXPLOITÉES SI NOMBREUSES ET LES PLUS PAUVRES ! L’HISTOIRE CONTEMPORAINE ET LES PEUPLES DU MONDE EN SONT LES TÉMOINS IRRÉFUTABLES ; 3) DÉMASQUER INLASSABLEMENT TOUTE L’EXPLOITATION ET L’OPPRESSION MONSTRUEUSE DE L’IMPÉRIALISME, PRINCIPALEMENT YANKEE, ET DU RÉVISIONNISME ; MONTRER QU’ILS NAVIGUENT SUR UN OCÉAN DE SANG DU PROLÉTARIAT INTERNATIONAL ET DES PEUPLES DU MONDE ; 4) QUI NOUS A AMENES JUSQUE LA ? QUI PLONGE LE PEUPLE PÉRUVIEN DANS LA CRISE LA PLUS GRAVE DE SON HISTOIRE ? QUI SONT LES RESPONSABLES ? LES TROIS MONTAGNES QUI EXPLOITENT ET OPPRIMENT LE PEUPLE : L’IMPÉRIALISME, LE CAPITALISME BUREAUCRATIQUE ET LA SEMI-FÉODALITÉ ; DES MONTAGNES QUI AU MOYEN DE LA VIOLENCE RÉACTIONNAIRE ORGANISÉE QU’EST L’ÉTAT PÉRUVIEN, ÉTAT SOUTENU PAR LA FORCE ARMÉE, SON ÉPINE DORSALE, ET LA BUREAUCRATIE, MAINTIENNENT L’ORDRE D’OPPRESSION ET D’EXPLOITATION QUI PERDURE ; ORDRE ET ÉTAT AVEC SA TÊTE LA GRANDE BOURGEOISIE, PRINCIPALEMENT LA BOURGEOISIE ACHETEUSE, AVEC L’APPUI DU RÉVISIONNISME ET DE L’OPPORTUNISME DE TOUT ACABIT ET LA PROTECTION DE LEUR MAÎTRE IMPÉRIALISTE ; 5) ’SE SACRIFIER AUJOURD’HUI POUR DES LENDEMAINS MEILLEURS’ EST UNE VIEILLE HISTOIRE TOUJOURS RESSASSÉE COMME ELLE LE FUT PAR LEGUIA, VELAZCO, BELAUNDE ET GARCÍA PÉREZ, ENTRE AUTRES, LA DÉNONCER EN DÉMASQUANT LA " NOUVELLE " IMPOSTURE DE FUJIMORI ; ET 6) FAIRE CONNAÎTRE LA NOUVELLE SOCIÉTÉ QUE LA GUERRE POPULAIRE EST EN TRAIN DE CONSTRUIRE VÉRITABLEMENT POUR LE PEUPLE ET L’UNIQUE PERSPECTIVE QUI EST DE CONQUÉRIR LE POUVOIR DANS TOUT LE PAYS. " Commentaires relatifs à l’article de Luis Garcia Miro dans l’éditorial de El Comercio " Le Capital et le Travail " ; 10/4/91.

MILITAIRE

" APPRENDRE DE LA GUERRE POPULAIRE ; ’APPRENDRE DE HUAYHUACO’. AIDE AUX FORCES REPRESSIVES ? NON.

" Ceci à la suite de l’éditorial d’Expreso " Changer de Stratégie " ; 25/1/91.

" LIER CETTE ’DÉCOUVERTE’ A CELLE DES ARMES ENVOYÉES AU HUALLAGA AU MILIEU DE LA SITUATION ET DES CRITIQUES FAITES AU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR. " Ceci à la suite de la nouvelle : " ils abandonnent une voiture pleine d’armes " dans le centre de Lima, 1/2/91.

" DANS LE CADRE DE CE MÊME PLAN POLICIER, IL DIT COMME TOUJOURS, SERVIR LES INTÉRÊTS YANKEES EN COMBATTANT LE TRAFIC DE DROGUE ET EN AYANT POUR CIBLE LA GUERRE POPULAIRE AFIN D’EN TIRER DES INTÉRÊTS ÉCONOMIQUES ; VOILA SON BUT CONCRÈTEMENT AUJOURD’HUI. " Ceci à propos de " Ils trouvent une autre voiture avec tout un arsenal " ; 5/2/91.

" IL SE FAIT L’ÉCHO DE FUJIMORI.

" Ceci à la suite du point de vue de C.Barrera Bazan sur le discours de Fujimori (" Discours présidentiel au sujet du terrorisme ") ; El Comercio,9/2/91.

" ILS METTENT EN AVANT LE MRTA ET CLAIRONNENT ’LES SUCCÈS’ DU GOUVERNEMENT ET ’LES REVERS’ DE SENDERO. " Ceci à propos du titre de la première page d’Expreso : " Ils pénètrent la cachette d’Abimaël Guzman " ; 3/2/91.

" COMME TOUJOURS EXPRESO JETANT LA BOUE. " Ceci à la suite du titre d’Expresso : " L’assassinat de Persiles fut une ’vendetta’ de la mafia ", après l’avoir imputé au Parti ; 23/2/91.

" AUTRE ’ÉVASION’ OPPORTUNE, DANS LE BUT DE GÊNER LES DÉMARCHES SUR LA SORTIE DE POLAY ET SES ACOLYTES ; CELA FAIT PARTIE DE LEUR LUTTE DE METTRE CELA SUR LE TAPIS. " Ceci quand le MRTA " récupère " M.L.Cumpa ; 12/3/91.

" ÉTAIT-CE UNE MINE ? C’EST LE PLUS PROBABLE.

" Ceci à la suite de la nouvelle parue dans El Comercio : " Trois militaires meurent dans un accident " ; 12/3/91.

" ACTION IMPORTANTE. PREUVES A L’APPUI :

1) COUP FRAPPANT A LA POLITIQUE DE MILICES DE FERME ;

2) LA COMÉDIE DE LA SOI-DISANT ’PACIFICATION D’AYACUCHO’ ; 3) LA IIIème CAMPAGNE (DONT FONT PARTIE CETTE ACTION ET D’AUTRES QUI ÉBRANLENT LE PAYS) A DÉBUTÉ VICTORIEUSEMENT A UN NIVEAU TRÈS ÉLEVÉ POUR ATTEINDRE SES OBJECTIFS AVEC FERMETÉ, RÉSOLUTION ET FORCE. " Ceci à la suite de la nouvelle parue dans El Peruano : " Des subversifs assassinent 20 paysans à Urpay. " 10/4/91.

" CELA FAIT PARTIE DES OPÉRATIONS PSYCHOLOGIQUES DE LA GUERRE CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRE, D’UN CÔTÉ NOUS DISCRÉDITER FACE AU PEUPLE ET DE L’AUTRE METTRE EN AVANT ET PROMOUVOIR LE MRTA.

EL PERUANO C’EST COMME L’EXPRESO. C’EST LA MÊME CAMPAGNE ORCHESTRÉE PAR LA RÉACTION EN GÉNÉRAL ET SES MÉDIAS. " Ceci à la suite de la nouvelle parue dans El Peruano : " Tout un arsenal sentiériste est découvert à Huaraz " ; 10/4/91.

" TRÈS BIEN ! VOICI UNE PREUVE MANIFESTE ET ÉCLATANTE DU RÔLE DE L’ÉGLISE : LA PLUS HAUTE HIÉRARCHIE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE AU PÉROU ATTAQUE SOURNOISEMENT LA GUERRE POPULAIRE TOUT EN PLAÇANT SES ESPÉRANCES DANS L’IMPÉRIALISME.

C’EST UN EXEMPLE NÉGATIF SIGNIFICATIF QUI COMME LES AUTRES DOIT ÊTRE EXPLIQUÉ AUX MASSES. " Ceci quand l’archêveque Vargas Alzamora " dénonça la mort de 12 personnes le jour de la coupure de courant. " 12/4/91.

" VOILA L’INFORMATION QUE DONNA LE PRÉFET DE LA RÉGION CHAVIN, ET QUE PUBLIA EL PERUANO METTANT AU COMPTE DU MRTA LES ACTIONS DANS CETTE ZONE.

CE QUE NOUS AVONS DIT DANS UNE NOTE PRÉCEDENTE SE CONFIRME : METTRE EN AVANT LE MRTA FAIT PARTIE DE SA CAMPAGNE ET LES MENSONGES, BIEN SÛR COMME L’INVENTION, SONT DES MOYENS UTILISÉS PAR LA RÉACTION CONTRE LE PARTI COMMUNISTE ET LA GUERRE POPULAIRE. " Ceci à propos de la publication d’El Comercio " SL attaque le village d’Ancash. " 12/4/91.

" TRÈS BIEN ! NOUS N’AVONS ABSOLUMENT RIEN A VOIR AVEC LE RÉVISIONNISME SOVIÉTIQUE, CHINOIS NI AUCUN AUTRE RÉVISIONNISME ! LES AMBITIONS DE FUJIMORI CONCOURENT AUSSI A FAIRE ÉCLATER UNE FOIS DE PLUS CETTE GRANDE VÉRITÉ ; ET AU PASSAGE A REJETER TOUTE TENTATIVE CHERCHANT A NOUS LIER AU RÉVISIONNISME SOVIÉTIQUE COMME ILS ESSAYENT DE LE FAIRE EN NOUS ACCUSANT A TORT D’AVOIR RECU L’AIDE DE L’ALLEMAGNE DE L’EST A TRAVERS LA STASI, SA POLICE SECRÈTE ( CE N’EST QU’UNE AUTRE INVENTION YANKEE QUI SERT AUSSI LA RÉACTION PÉRUVIENNE ; LA DECLARATION DE L’EX-MINISTRE DE L’INTÉRIEUR DE CE PAYS N’EST QUE PURE INVENTION DU RÉVISIONNISME POURRI DE L’AGENT YANKEE POUR OFFRIR SES SERVICES A SON NOUVEAU MAÎTRE). " Ceci à l’occasion du retour de Fujimori de sa visite en Chine qui déclarait que " SL est différent du socialisme chinois. " 13/4/91.

IV. AU SUJET DE LA CONSTRUCTION ET DES PROBLÈMES LIÉS AU TRAVAIL SECRET.

Nous vous demandons votre avis sur la nécessité de développer de nouvelles manières de tenir les réunions, tout en mettant en avant les cinq nécessités, dans le cadre de la construction de la conquête du Pouvoir ; avoir bien en tête : de même que nous luttons pour la destruction totale et en profondeur du Vieil État, celui-ci cherche à détruire le Parti pour freiner et écraser la révolution et en finir avec la guerre populaire ; considérer aussi le problème du prix à payer, la concrétisation du principe fondamental de la guerre, non seulement dans la guerre mais sur tous les fronts du travail du Parti. Ici nous devons nous arrêter sur quelques points.

En ce qui concerne la construction, il faut partir des principes et des règles de la construction, notre travail dans ce domaine se développe selon le grand principe marxiste-léniniste-maoïste, pensée gonzalo de construction " Développer la construction idéologique et politique comme base tout en développant la construction organisationnelle, au cours de la lutte de deux lignes et de la guerre populaire. " Nous appliquons cette règle : la question organique suit et sert la question politique, tout bond politique exige un bond organique et nous savons bien ce que cela signifie : " régler la question organique au niveau de la direction politique ".

Finalement nous suivons l’orientation politique actuelle de " Développer, Construire et Conquérir ! ", nous devons comprendre la nécessité de développer la guerre populaire pour conquérir le Pouvoir et pour cela construire des appareils supérieurs à ceux de l’ennemi.

Alors, il faut voir qu’en dix ans de guerre populaire, nous sommes entrés dans une nouvelle étape : l’équilibre stratégique, qui va préparer l’offensive stratégique pour conquérir le Pouvoir dans tout le pays ; nous sommes dans la construction de cette conquête et nombre de choses qui, hier, étaient bonnes, ne le sont plus aujourd’hui ; d’autres ont besoin de se développer davantage et il y aussi des questions nouvelles qui vont surgir.

Notre bond politique est de Conquérir le Pouvoir dans tout le pays ! et ceci se concrétise dans la construction. C’est pour cette raison que nous sommes en train de construire la conquête du Pouvoir et que nous avons besoin d’appareils supérieurs à ceux de l’ennemi, des appareils plus souples et plus hautement politiques, ainsi que d’un contingent plus aguerri ; que chaque militant soit comme un rempart de la forteresse qu’est le Parti, nous devons épouser davantage le bond politique et régler la construction organisationnelle sur le bond politique ; pour cette raison nous comptons sur la Campagne de Rectification.

Dans l’expérience du Parti.

Le travail de construction se déroule en application des principes marxistes-léninistes-maoïstes, pensée gonzalo qui guident la construction, mais ceci se concrétise au fur et à mesure que se développe la révolution, par exemple : en 80, Plan de Construction pour ILA, en 85, la construction est réajustée et maintenant en 90, nous avons le Plan stratégique de construction de la conquête du Pouvoir.

C’est comme un enfant qui grandit, ses habits deviennent petits. La question organique fait suite à la question politique, on a besoin d’élever la question organique au niveau de la direction politique.

Le fait de ne pas développer la construction révèle des limitations dans l’appareil et c’est ce qui permet à la réaction de frapper ; n’oublions pas qu’une des trois tâches de la réaction est d’anéantir la guerre populaire ; elle cherche donc a atteindre le Parti, sa direction et à séparer la guérilla des masses.

Nous devons développer notre travail de construction, il est donc absolument décisif d’approuver le Plan Stratégique de Construction et de l’appliquer immédiatement comme plan pilote ; notre problème est précisément aujourd’hui de construire la conquête du Pouvoir.

Le document de la Commission doit examiner des problèmes de construction et le travail ouvert et secret. Appliquer de nouvelles formes et renforcer la clandestinité.

Nous devons appliquer le Plan Stratégique de Construction au cours de la IIIème Campagne comme plan pilote.

V). MESURES POUR L’APPLICATION DES DÉCISIONS

(Non diffusé).

RAPPORT " SUR LE BILAN DE LA IIème CAMPAGNE D’IMPULSER "

Réaffirmer ce qui est présenté dans le document de la Session préparatoire du IIème Plénum, p. 248 points a, b, c, ch ; ainsi que ce qui a été vu à la page 3 du Schéma de la Session préparatoire.

Mettre en place un nouveau schéma des bilans et maîtriser de mieux en mieux " deux collines ".

Souligner :

1) L’agitation et la propagande ont une importance fondamentale et concourent à la formation de l’opinion publique afin de conquérir le Pouvoir dans tout le pays ; encourager l’expression de griefs et former des propagandistes. Le sabotage sape l’économie critique du Vieil État : élever son niveau et le renforcer. Les combats de guérilla, les embuscades et les assauts qui sont les deux formes principales de combat, se développent sur tous les champs d’action de la guerre : les développer, les renforcer et surtout les intensifier. L’anéantissement sélectif doit atteindre un plus haut niveau et viser ceux qui dirigent les " trois tâches " de la réaction : s’efforcer de sélectionner les cibles pour développer le Front de la révolution.

2) Notre travail de masses développe l’incorporation des masses à la guerre populaire dans deux directions : nous intensifions les actions de soutien aux luttes revendicatives mais aussi, ce qui est principal, les masses utilisent des formes de lutte plus élevées, les grèves en sont un exemple. Nous devons persister et renforcer davantage notre action, car les conditions d’explosivité s’accroissent ; étendre notre travail de masses, nous pouvons compter sur des politiques spécifiques en tout et le but est d’avancer vers la crise révolutionnaire ; utiliser toutes les formes de lutte que nous pouvons, surtout la principale : la guerre populaire ; diriger les masses, le reste, elles le feront elles-mêmes.

Outre l’avancée au niveau du contingent, mettre l’accent sur les avancées dans le domaine de l’opinion publique nationale et internationale et les multiplier.

3) Montrer que la guerre de mouvement se déroule en marquant quatre jalons et aujourd’hui nous avons atteint le suivant : développer la guerre de mouvement et impulser les préparatifs d’insurrection.

4)L’essentiel : la guerre populaire et la réalisation de cette IIème Campagne nous ont conduit à l’ÉQUILIBRE STRATÉGIQUE, deuxième étape de la guerre prolongée.

Voilà les quatre éléments à relever en plus de ceux signalés précédemment ; en outre cela nous mène à la IIIème Campagne d’Impulser le développement des Bases d’Appui, qui couronnera le Plan d’Impulser ; et assoit les bases d’un nouveau plan qui n’est pas encore le Plan de la Conquête du Pouvoir ; campagne au cours de laquelle va se développer le plan Stratégique de Construction (PSC) approuvé comme plan pilote qui entrera dans le plan suivant lors de l’approbation définitive.

Il sert ce plan et il faut de cette façon : Développer cette nouvelle campagne contre l’impérialisme et contre ce gouvernement le plus pro-impérialiste pour développer la guerre de mouvement et impulser les préparatifs d’insurrection ! Nous sommes dans ce mouvement le plus important de la guerre populaire, du développement de l’équilibre stratégique en vue de la conquête du Pouvoir dans tout le pays.

Noter :

1) La grande vague de septembre et une nouvelle vague plus haute encore en décembre et en janvier 1991.

2) La construction. Dans la IIème Campagne se développait aussi la construction en même temps que se développait la guerre.

Il y a des grands bonds, le cinquième bond, celui des masses, nous a permis une avancée notoire dans les " trois bases et trois guides ", surtout dans l’Armée Populaire de Guérilla et le Pouvoir Nouveau ; les organisations dirigées par le Parti s’accroissent et se renforcent. A propos de la disproportion entre le Parti et l’Armée Populaire de Guérilla, entre le Parti et le Pouvoir Nouveau, nous devons maîtriser davantage et mieux le déséquilibre, la disproportion, sans oublier qu’ils sont l’expression du développement.

3) La Campagne de Rectification continue de se développer et est plus que nécessaire pour épouser davantage la politique du Parti.

Veiller à structurer davantage et mieux l’Armée Populaire de Guérilla, à exercer des fonctions dans le Pouvoir Nouveau et forger de nouveaux cadres du Parti.

4) Étudier les actions principales et celles qui nous posent le plus de problèmes afin d’en tirer les leçons en nous efforçant d’étudier, d’incarner et d’appliquer la ligne militaire du Parti.

5) En ce qui concerne le problème de la guerre que ce soit les actions, les batailles ou les campagnes, il s’agit de définir des politiques et des guides que nous devons concrétiser dans des actions belliqueuses ; aujourd’hui tout est lié à la conquête du Pouvoir dans tout le pays. Définir le prolongement de la IIème Campagne a été une très bonne chose.

Conclusions :

La IIème Campagne d’Impulser et son prolongement est une grande victoire du Parti et du peuple, c’est un jalon de la guerre populaire car elle a permis de concrétiser l’équilibre stratégique.

Saluons les masses, l’Armée Populaire de Guérilla et les militants pour ce succès si éclatant et d’aussi grande portée.

DÉCISIONS

I) APPROUVONS LE DOCUMENT, CONSTRUIRE LA CONQUÊTE DU POUVOIR AU COEUR DE LA GUERRE POPULAIRE "

II) LA IIème CAMPAGNE D’IMPULSER ET SON PROLONGEMENT EST UNE GRANDE VICTOIRE DU PARTI ET DU PEUPLE, CAR C’EST AUSSI UN JALON DE LA GUERRE POPULAIRE CAR ELLE A PERMIS DE CONCRÉTISER L’ÉQUILIBRE STRATÉGIQUE. SALUONS LES MASSES, L’ARMÉE POPULAIRE DE GUÉRILLA ET LES MILITANTS POUR CE SUCCÈS SI ÉCLATANT ET D’AUSSI GRANDE PORTÉE.

III) APPROUVONS LE PLAN STRATÉGIQUE DE CONSTRUCTION ET APPLIQUONS-LE IMMÉDIATEMENT COMME PLAN PILOTE EN VUE DE SA FUTURE APPROBATION DÉFINITIVE.

IV) DÉVELOPPONS LA IIIème CAMPAGNE DE COURONNEMENT DU PLAN D’IMPULSER, EN AYANT POUR CIBLE L’IMPÉRIALISME, PRINCIPALEMENT YANKEE, ET LE GOUVERNEMENT DE FUJIMORI, LE PLUS EFFRÉNÉ PRO-IMPERIALISTE JUSQU’A AUJOURD’HUI.

V) CÉLÉBRONS AVEC FERVEUR RÉVOLUTIONNAIRE LE Vème ANNIVERSAIRE DU JOUR DE L’HÉROÏSME, UN JALON DE VICTOIRE IMPÉRISSABLE.

Pérou, février 91.

mardi 5 décembre 2017


Documents du Parti Communiste du Pérou