Centre MLM de belgique

PCMLB : Vive le Parti révolutionnaire prolétarien − 1976

PARTI COMMUNISTE MARXISTE-LÉNINISTE DE BELGIQUE
CAHIER ROUGE N° 3
« CLARTÉ-L’EXPLOITÉ »
SUPPLÉMENT

UNE MAGNIFIQUE JOURNÉE DE COMBAT PROLÉTARIEN

N’est-ce pas, camarades, que cette journée du Premier Mai 1976 a été belle, fraternelle, exaltante ? Elle a commencé le matin déjà où, tandis que les uns apportaient de multiples préparatifs à une salle magnifiquement décorée, d’autres vendaient notre journal dans des quartiers populaires de nos régions industrielles.

Et si, partout, cette vente a été un succès, il nous plaît de souligner particulièrement, la réussite exceptionnelle de la vente de « Rode Waarheid » dans la région anversoise.

Puis, il y a eu cet après-midi enthousiasmant à Jumet, près de Charleroi où nous nous sommes retrouvés de toutes les régions du pays pour le meilleur Premier Mai que nous ayons vécu depuis de nombreuses années. Dans la salle, les portraits de Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao Tsé-toung, Enver Hodja ; des grands communistes qui sont l’honneur de notre combat : Joseph Jacquemotte, Julien Lahaut, Jef van Extergem ; les mots d’ordre du Parti, des citations de Marx, Lénine, Mao, les panneaux consacrés aux luttes de nos régionales, les librairies, les stands exaltant les victoires de la République Populaire de Chine, de la République Populaire d’Albanie, la solidarité avec les peuples du Vietnam, du Laos, du Cambodge, de Palestine, les grandes luttes anti-impérialistes fascistes dans le monde.

La séance est présidée avec entrain par un camarade de la régionale de Charleroi. Il souligne l’importance de deux films qui seront projetés, de films consacrés aux grandes luttes du passé et qui montrent ce que certains aujourd’hui s’obstinent à nier, le Parti communiste a existé, il a été glorieux, il a mené de grandes luttes et c’est ce Parti que nous continuons. (Applaudissements)

La liaison des combats du passé et des combats du présent

Le premier film est un film d’amateur, remarquablement réalisé intitulé : « La Commémoration Tayenne ».

En 1932, durant la grande grève conduite par le Parti Communiste, un militant de la Jeunesse Communiste tombe à Marchienne, sous les balles de la gendarmerie. C’est le jeune camarade Tayenne. L’année suivante, dans sa commune, à Roux, le Parti communiste et le Secours Rouge International organisent la commémoration. Dans le dur décor des usines gigantesques, nombreux sont les ouvriers venus rendre hommage à leur frère de classe assassiné.

Le cortège est impressionnant. Le meeting commence. Parmi les orateurs, il y en a encore qui sont aujourd’hui parmi nous. Il y a aussi l’avocat Lejour qui pendant la guerre, va diriger la Brigade Spéciale des Partisans, Brigade Spéciale qui va frapper l’ennemi de terreur. Capturé, Lejour, devant le tribunal hitlérien, fera une défense héroïque ; il sera assassiné la veille de la libération. Mais voici que la salle éclate en applaudissements interminables car sur l’écran est apparu, magnifique d’enthousiasme, notre grand Julien Lahaut.

Un petit film d’amateur. Un grand film pour nous, communistes.

Le second film projeté, c’est « Borinage », réalisé par Joris Ivens et Henri Storck. La grande crise des années ’30, les batailles de classe, la grève dure, brutale au Borinage. La répression sauvage de l’Etat bourgeois. La misère, l’angoisse. Le peuple meurt de faim, vit dans des baraques de bois et pendant ce temps-là, les prêtres construisent une luxueuse église à Quaregnon.

Les communistes organisent la lutte et de là vient la conviction profonde que la victoire ira au peuple, à la classe ouvrière, à la révolution. Dans Wasmes, malgré l’interdiction, malgré les gendarmes, les Jeunes Communistes défilent, célèbrent le centenaire de Karl Marx. Déjà, les communistes conduisent la lutte …

Toute la salle éclate en applaudissements. Par ces films émouvants, la liaison est faite entre les combats du passé et les combats du présent.

Le président de la séance souligne cette continuité, cette présence du Parti Communiste qui a pu faire des erreurs (mais tout le monde en fait), mais qui a dirigé les grands combats de la classe ouvrière avant la guerre et la résistance durant la guerre. Ce Parti nous le continuons. (Applaudissements).

UN MILITANT DES COMITÉS DE LUTTE SYNDICALE

Le président de séance

A l’époque actuelle, la classe ouvrière a été déçue, a été trahie à de multiples reprises par les partis, les partis qui se disent les partis des travailleurs, le parti social-démocrate, le parti révisionniste. Mais les travailleurs sont également trahis et ils le sont de plus en plus et ils le sont chaque jour par les syndicats qui, de syndicats de lutte de classe, sont devenus des syndicats de collaboration de classe.

Un grand problème s’est posé au cours des dernières années, c’est celui non seulement de dénoncer, d’ébranler l’édifice de la collaboration syndicale mais aussi de remplacer les syndicats de collaboration de classe par quelque chose d’autre. C’est à cette tâche que de nombreux militants ouvriers se sont attachés ; ils ont essayé de trouver des formules, pour combattre la trahison, pour rendre confiance à la classe ouvrière, pour l’organiser non seulement au sein d’une avant-garde révolutionnaire mais également pour organiser l’ensemble des travailleurs dans des syndicats pour la lutte classe contre classe de tous les jours.

Au cours des recherches qui ont été faites par tous ces militants, communistes et non-communistes, pour trouver les méthodes, pour trouver les moyens d’organiser la classe ouvrière, un certain nombre sont arrivés à l’idée, à la conception des Comités de Lutte Syndicale, ces Comités de Lutte Syndicale qui ne sont pas une conception nouvelle puisqu’ils ont existé pendant la guerre, mais qu’on l’essaye de reconstruire dans les conditions d’aujourd’hui.

Parmi les camarades qui se sont attachés à ces conceptions, il y a des communistes. Il y a notre Parti qui en a fait un de ses principaux mots d’ordre, et nous sommes heureux d’ailleurs de constater qu’une organisation comme « Lutte Communiste » a repris également cette conception et en a fait une étude fort sérieuse dans une brochure parue récemment. Mais il y a également, et très nombreux des camarades non-communistes, des camarades qui veulent simplement pratiquer un syndicalisme révolutionnaire. C’est un des ces camarades non-communiste, militant des Comités de Lutte Syndicale qui va vous dire ce qu’est l’action entreprise et quels sont les premiers résultats acquis.

Le militant des Comités de Lutte Syndicale

Camarades,

Certains pourraient se demander pourquoi des représentants des C.L.S. sont ici présents à cette manifestation. Je crois qu’il faut essayer de répondre à cette question. Ce qui me paraît fondamental, c’est que l’organisation d’avant-garde toute seule ne fera pas la révolution et ne prendra pas le pouvoir mais il est évident que la masse non plus, sans l’organisation d’avant-garde, ne prendra jamais le pouvoir. Ce qui fait qu’il y a une unité qui est discutée par les circonstances et qui n’a rien à voir avec certaines considérations sentimentales. C’est sur cette base-là, d’une nécessité stratégique que sont nés les C.L.S. et les C.L.S. ne sont pas des membres d’une organisation d’avant-garde. Je crois que l’expérience qui n’est pas tellement longue de ces dernières années peut laisser présager des résultats assez importants.

Cependant, pour que les résultats soient importants dans la perspective qui est celle de participer à l’activité qui doit déboucher sur la révolution, il y a une chose qui est fondamentale, c’est que les C.L.S. ne doivent pas devenir un instrument d’amélioration des syndicats. Il est impossible d’améliorer les syndicats. Les syndicats dans le système actuel constituent une partie du système lui-même, du système d’Etat sous toutes ses formes, collaboration, participation à des commissions, un tas d’organismes d’Etat, et ils ne sont pas là, ils ne sont plus là pour mener la lutte des classes. Par conséquent, considérer que par le canal des syndicats, on pourrait en revenir à une lutte de classe conséquente, ce serait une erreur monumentale. Les C.L.S. ne sont pas disposés à commettre cette erreur.

Cela étant dit, il en découle une série de conséquences. ; s’il est nécessaire d’être présents dans les syndicats, il est aussi nécessaire de s’organiser en dehors des syndicats. Tout le monde sait bien, et il n’est pas besoin d’en faire la démonstration, qu’un militant ouvrier dans n’importe quelle entreprise, lorsqu’il défend des positions de classe, il est victime en tout premier lieu des directions syndicales, que ce soit la C.S.C ou la F.G.T.B. Par conséquent, il faut tirer un enseignement de cette situation-là : c’est le syndicat qui, actuellement, est un rempart de la bourgeoisie pour barrer la route à la révolution. Il est indispensable par conséquent que l’organisation de tous ceux qui veulent arriver à un changement de société se fasse en dehors des syndicats, et en dehors des syndicats ne signifie pas ne pas participer à l’activité des syndicats.

Cette situation de fait, implique des formes d’organisation que je ne dois pas développer ici. Il est nécessaire de s’organiser pour mener le combat de classe contre classe. Et sur ce plan-là, il y a un élément absolument indispensable : c’est que tous les centres d’intérêts des travailleurs au sein d’une entreprise, doivent être repris par les C.L.S. comme base de combat. Mais il ne faut pas se limiter à utiliser toutes les sources de revendications des travailleurs pour mener le combat, sinon ce serait du réformisme pur et simple, et de l’opportunisme pur et simple.

Il est indispensable que les C.L.S. contribuent à aider la classe ouvrière à déboucher sur la révolution en conduisant à un changement idéologique au sein de la classe ouvrière. C’est cela la question fondamentale. Aujourd’hui, on peut considérer – et cela c’est la faute de toutes les organisations prétendument révolutionnaires qui ont existé jusqu’ici – on peut prétendre que la classe ouvrière aujourd’hui est encore dans son immense majorité pour des revendications de nature économiste. Si on ne gagne pas le combat au sein de la classe ouvrière sur le plan idéologique réformiste ou l’idéologie économiste, et bien, cela ne servirait à rien d’avoir une activité C.L.S. en dehors ou dedans les syndicats.

Je crois que c’est fondamental et cela rejoint aussi l’organisation d’avant-garde dont la base d’activité est l’idéologique révolutionnaire. Il serait impensable que les C.L.S. ne mènent pas un combat idéologique pour contribuer aussi au développement de la prise de conscience révolutionnaire parmi la classe ouvrière dans toutes les entreprises. Ce sont là des éléments fondamentaux, et si on les perd de vue, ce serait une expérience absolument inutile ; non seulement inutile, mais comportant un danger, parce qu’au stade actuel la classe ouvrière attend quelque chose.

Et si la classe ouvrière est déçue par les expériences qu’on lui présente, et bien, cela ne peut que retarder l’issue et les perspectives révolutionnaires. Par conséquent, on a une tâche absolument écrasante à remplir et on doit la mener parallèlement à l’organisation d’avant-garde. C’est absolument fondamental et indispensable si l’on veut arriver dans quelque temps à une situation révolutionnaire.

J’en terminerai par là : la situation révolutionnaire n’est peut-être pas tellement éloignée que certains puissent l’imaginer. Nous entrons dans une crise qui apparemment pourrait être caractérisée « de stabilisation ». Mais je crois que ce n’est pas comme cela qu’il faut voir le phénomène. Si l’on voit ce que l’on a appelé la période du « boom » économique depuis la fin de la guerre, elle s’est échelonnée, disons depuis 1944 jusqu’en 1974, pendant une période de trente années. Et cette période de « boom » n’a pas été continue non plus, elle a suivi des zig-zags, des avances et des reculs.

Mais on peut considérer que 1974, début 1975 a été le sommet de l’activité économique et des perspectives économiques du système capitaliste et qu’on amorce la descente. Cela peut constituer le ferment d’une situation révolutionnaire ; si l’on prend un seul aspect, le problème de l’emploi, les capitalistes ont profité de la crise pour opérer des super-concentrations capitalistes. Même s’il y a une reprise de l’économie, cette reprise se fera avec un nombre de travailleurs beaucoup moins grand.

Cela signifie qu’une reprise économique ne mettra pas fin au chômage notamment et qu’il y aura encore des conséquences incalculables à terme. C’est une perspective intéressante pour l’activité des C.L.S. parce qu’elle peut se situer dans le cadre d’une activité à terme et non plus se limiter à une activité au jour le jour, en partant des revendications concrètes et précises des travailleurs.

Voilà, camarades, ce qui est mon avis à moi qui suis parmi vous comme simple militant C.L.S. Je crois que je ne dois pas en dire plus aujourd’hui et que le problème consiste à consolider ce qui existe maintenant sur la base d’activité des C.L.S., de procéder à des échanges avec tous ceux qui sont à la recherche d’une méthode, de voies et de moyens pour renforcer le mouvement ouvrier. Les CL.S. sont à la disposition de tous ceux qui désirent s’engager dans cette voie. Cette voie connaîtra encore des succès plus importants que ceux qu’on a connus ces derniers temps. (Applaudissements)

LA PARTICIPATION DES ORGANISATIONS DE TRAVAILLEURS ET D’ÉTUDIANTS IMMIGRES EN BELGIQUE

Le président de séance

Camarades, parmi les travailleurs, surtout dans les régions industrielles, il y a une forte proportion de travailleurs immigrés. Il est évident que ces travailleurs immigrés sont l’objet de toute la sollicitude, de toute la camaraderie des communistes. Il y a en faveur, dit-on, de ces travailleurs immigrés d’innombrables initiatives, il y a accueil et promotion, il y a les semaines des immigrés organisées par les administrations social-démocrates pour faire croire qu’elles s’intéressent à ces travailleurs, pour redorer leur blason auprès de cette partie de la population. Camarades, les communistes doivent faire savoir à la population pourquoi ces immigrés sont chez nous, montrer quelles sont les conditions dans lesquelles ils sont exploités chez eux et chez nous.

Parmi ces immigrés, venus notamment en raison des conditions particulièrement pénibles qu’ils connaissent dans leur pays, il y a des camarades depuis quarante ans sous la botte fasciste : ce sont les camarades espagnols. Depuis quarante ans, le peuple espagnol ne baisse pas la tête. Depuis quarante ans, il lutte et même, dans les années d’après-guerre il y a eu des révoltes, il y a eu des maquis en Espagne et il y a eu en tout cas une magnifique résistance. Sur tout cela l’ennemi a fait la conspiration du silence.

A l’heure actuelle il existe une organisation en Espagne dans laquelle se trouvent nos camarades marxistes-léninistes qui mènent une lutte héroïque pour la libération et contre le fascisme, c’est le Front Révolutionnaire Anti-fasciste et Patriote. Le Comité du F.R.A.P. en Belgique nous a adressé un message dont un camarade va donner lecture.

Message du F.R.A.P.

Le Comité du F.R.A.P. de Belgique salue tous les assistants et spécialement le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique qui a organisé ce meeting. A travers le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique, le Comité du F.R.A.P. s’unit en Belgique à la célébration du Premier Mai du mouvement marxiste-léniniste mondial, avec à sa tête la Chine et l’Albanie. Le F.R.A.P. est fier de compter parmi ses organisations le Parti Communiste d’Espagne (marxiste-léniniste) qui a été un des grands organisateurs du F.R.A.P.

Actuellement, le peuple espagnol lutte contre la monarchie de Juan Carlos, digne successeur de l’assassin Franco. Certaines personnes trompées par la confusion que sèment parmi elles, les traîtres dirigeants de certaines organisations comme le groupe de Santiago Carillo ont cru qu’à la mort de Franco, le régime allait changer et que le peuple retrouverait les libertés qu’il a connues durant la République. Mais aujourd’hui, chaque jour plus d’Espagnols se rendent compte que ce que le F.R.A.P. disait c’était la vérité. Il n’y a pas de libération possible en Espagne sous le franquisme ni sous une continuation du franquisme. La liberté ne sera conquise que par le peuple, détruisant le régime par la violence.

Dans ce but, un ample mouvement pour la République et contre la monarchie se développe dans toute l’Espagne et dans les pays de l’immigration. Ce mouvement sera impulsé par la prochaine Convention républicaine des peuples d’Espagne.

Notre lutte pour la liberté, la République Populaire est intimement liée à la lutte pour l’indépendance nationale. L’oligarchie espagnole, incapable de continuer sa domination, après l’échec des puissances de l’axe, a vendu sa souveraineté nationale à l’impérialisme américain, véritable maître de notre patrie. Aujourd’hui, d’autres impérialismes tels les réactionnaires européens et tout spécialement le social-impérialisme russe veulent un nouveau partage de l’Espagne. Notre peuple se solidarise avec tous les peuples qui luttent pour l’indépendance nationale et contre l’hégémonie des deux super-puissances ! Vive la solidarité anti-fasciste de tous les peuples du monde ! Vive l’indépendance nationale ! (Applaudissements)

Le président de séance

Camarades, parmi les peuples opprimés dont nous voyons des représentants travailler dans nos usines et nos charbonnages, il y a le peuple marocain. Je dois avouer que, personnellement, il y a quelques années d’ici, je ne savais pas exactement ce qui se passait au Maroc. Je savais que c’était une monarchie, et cela ne devait pas être fort joli, mais disons qu’avant d’avoir rencontré les camarades marocains qui se trouvent dans notre région, et bien, je ne savais pas exactement, et je crois que nous sommes à peu près tous dans le même cas, ce qu’était la répression d’Hassan II.

Les camarades marocains ont eu le mérite de nous faire toucher du doigt cette répression, les conditions dans lesquelles ils vivent et c’est à la suite des contacts que nous avons eus avec ces travailleurs, qu’un grand nombre de personnes dans la région de Charleroi ont créé le Comité contre la Répression au Maroc, qui s’est développé de façon assez extraordinaire au cours de ces deux dernières années. Nous estimons que nous devons apporter notre aide maximum aux camarades marocains en lutte contre le régime réactionnaire d’Hassan II et nous sommes heureux aujourd’hui de voir des travailleurs marocains prendre la parole à notre tribune pour dire ce qu’ils pensent de leurs luttes, de leur position face aux problèmes du monde et face aux problèmes de leur pays.

Message lu par un ouvrier marocain au nom du Mouvement des Travailleurs et Etudiants Marocains de Charleroi

Camarades,

Je tiens de prime abord, au nom du Mouvement des Travailleurs et Etudiants Marocains de la région de Charleroi, à saluer votre présence, à saluer le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique.

Notre mouvement des travailleurs et étudiants marocains de Charleroi tient à participer aujourd’hui, avec vous, à la célébration du Premier Mai.

Ce jour représente pour le peuple marocain opprimé, un grand jour, comme pour tous les peuples du monde entier. En effet, la lutte de tous les progressistes marocains à l’étranger est une continuation de la lutte du peuple marocain souffrant du joug de l’impérialisme et de son valet, porte-parole de la bourgeoisie compradore.

Ainsi le trio Hassan-Abdellah-Dlimi, en ce jour même, augmente le nombre de crimes en bombardant au napalm le peuple arabe du Sahara. Les crimes de la bourgeoisie compradore ne se limitent pas ici. En effet, le peuple marocain connaît en permanence des enlèvements et des assassinats. L’exemple des camarades Manouzi et Zeroual (dont le sort est toujours ignoré) le prouve.

Dans le cadre de la répression, fruit de l’impérialisme mondial, le peuple marocain entre en lutte pour son indépendance nationale.

Cette lutte s’inscrit dans le cadre de la lutte des peuples opprimés pour arracher leurs libertés et pour établir un socialisme international. Le mouvement des travailleurs et étudiants marocains de Charleroi salue en ce jour cette lutte dans laquelle s’inscrit celle du peuple belge, dont le porte-parole est le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique.

Vive la lutte du Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique !

Vive la lutte du peuple marocain !

Vive la lutte du peuple belge pour réaliser les revendications exprimées par le P.C.M.L.B. !

Vive la lutte de tous les peuples du monde entier !

Les Communistes Marxistes-Léninistes du monde entier ont repoussé les voies du compromis et l’accord avec les exploiteurs. Ils ont écarté les méthodes électorales bourgeoises, car nous ne sommes pas disposés à faire le jeu des oligarques, des régimes réactionnaires. Nous n’avons pas voulu lancer les masses désarmées dans les luttes, pas plus, dans les campagnes que dans les villes, car nous ne voulons pas davantage que le sang ouvrier et paysan soit versé impunément par les sicaires des régimes réactionnaires.

La révolution s’élève des paysans, des ouvriers, des intellectuels, et des éléments progressistes et patriotiques, sous la direction du parti révolutionnaire qui doit se forger par la lutte…

Vive la lutte socialiste !

Vive la dictature du prolétariat !

Vive la lutte du peuple belge !

Vive la lutte du peuple marocain et de tous les peuples opprimés.
(Applaudissements)

Le président de séance

Nous avons également reçu un message de l’U.N.E.M., l’Union Nationale des Etudiants du Maroc, section de Mons-Charleroi. Je vous en donne lecture :

Message adressé par l’Union Nationale des Etudiants du Maroc, Section Mons-Charleroi

Chers Camarades,

Nous sommes très honorés par l’invitation faite à notre organisation en ce jour mémorable qui est le Premier Mai. Nous vous en remercions.

Comme vous le savez, l’Union Nationale des Etudiants du Maroc, organisation progressiste, a toujours montré sa sympathie et son appui, aussi minimes soient-ils, à tous les Marxistes-Léninistes du monde entier.

Permettez-nous, chers camarades marxistes-léninistes de Belgique, de vous dire que nous vous soutenons et appuyons pleinement et inconditionnellement tant que vous suivez la voie révolutionnaire tracée par Marx et Lénine et nous condamnons tout régime réformiste car la voie du progrès, de la démocratie et de la justice reste toujours une et seulement une.

Camardes, nous appuyons vos mots d’ordre proposés pour le meeting, néanmoins, nous vous demandons d’excuser notre participation limitée. Vu la nature de notre organisation et les marges d’action qui lui sont restreintes par la législation belge, nous ne pouvons participer comme nous le souhaitons.

C’est le drame de l’U.N.E.M., d’être dissoute et réprimée comme le reste du peuple marocain par le régime réactionnaire et expansionniste de Hassan II, sans toutefois bénéficier à l’étranger d’une liberté d’expression sous peine de poursuites. Mais cela ne nous décourage nullement pour poursuivre notre fin progressiste et révolutionnaire.

Le régime féodal de Hassan II, comme tout régime fasciste, n’hésite pas à poursuivre les militants révolutionnaires au-delà des frontières nationales, c’est ainsi que l’ambassade de Hassan II à Bruxelles crée des amicales pour travailleurs marocains afin d’injecter en eux le virus du fascisme et du totalitarisme féodal et quand le travailleur conscient ne s’y prête pas, la police parallèle marocaine s’en charge et tous les moyens sont bons : intimidations, enlèvements, etc…

Il nous reste à vous dire, chers camarades :

Vive le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique !

Vive la lutte du peuple marocain et vive l’U.N.E.M. !

Salutations militantes !

Après une pause, on entend l’enregistrement d’un poème écrit par un travailleur marocain et traitant de l’immigration.

Le président de séance

Camarades, il y a dans notre pays, des ouvriers immigrés et des étudiants portugais. Le Portugal a subi pendant de nombreuses années et jusqu’il y a peu la terreur fasciste et il est aujourd’hui une proie que convoitent particulièrement les deux super-puissances. Écoutons une camarade représentante en Belgique du journal marxiste-léniniste portugais « Proletario Vermelho » (Prolétaire Rouge).

Le message d’une camarade militante du journal marxiste-léniniste portugais « Proletario Vermelho ».

(Le message est lu en portugais et traduit en français)

Le Premier Mai est une date par laquelle le prolétariat mondial célèbre sa lutte historique, sa lutte à mort contre la bourgeoisie et toutes les formes d’exploitation. L’avant-garde du prolétariat fait du Premier Mai une date de lutte et d’unité : unité dans la lutte de classe, sous la direction du prolétariat, contre le pouvoir de la bourgeoisie et ses acolytes, unité des masses travailleuses, paysannerie inclue.

N’étant pas encore formé, le véritable Parti Communiste unique du Portugal, le dirigeant de la lutte des masses, le Parti unique qui peut mener le prolétariat à prendre le pouvoir politique par la violence révolutionnaire, le « Proletario Vermelho », journal anti-fasciste et anti-social-fasciste, consacre sa lutte surtout à la défense de l’indépendance nationale menacée férocement par les deux super-puissances, surtout par le social-impérialisme russe, l’ennemi le plus dangereux des peuples du monde.

Notre souveraineté nationale est sérieusement menacée, car en ce moment, le Portugal est une grande cible de la rivalité des deux super-puissances U.S.A. et U.R.S.S. Cette rivalité, au fur et à mesure qu’elle s’accentue devient chaque fois plus dangereuse, puisque pendant que le peuple portugais a acquis une forte conscience anti-américaine, le social-impérialisme russe profite de cette prise de conscience, s’infiltre à chaque seconde qui passe, affirmant ses positions dans notre pays, surtout par l’intermédiaire du parti social-fasciste de Cunhal.

Le peuple portugais, les peuples du Tiers-Monde et tout le grand courant des pays qui luttent pour l’indépendance doivent renforcer leurs alliances, lever bien haut le drapeau de l’indépendance nationale !

Vive le Premier Mai !

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Vive le Premier Mai d’unité révolutionnaire !
(Applaudissements)

Le président de séance

Camarades, à l’autre bout de l’Europe et au seuil de l’Asie Mineure, se trouve la Turquie. C’est un pays où les capitalistes belges vont chercher de la main d’œuvre pour les travaux les plus insalubres, les plus pénibles, les plus mal payés. C’est un pays où s’est installé un régime terroriste fasciste. C’est un pays qui est une proie que se disputent avidement les impérialistes américains et les social-impérialistes soviétiques.

Le combat pour la révolution, pour l’indépendance nationale est conduit par un Parti héroïque, le Parti Ouvrier et Paysan Révolutionnaire de Turquie, parti évidemment clandestin, persécuté et dont de nombreux militants sont tombés au combat.

Nous saluons le Parti Ouvrier et Paysan Révolutionnaire de Turquie.
(Applaudissements)

Cet après-midi, nous accueillons à notre tribune le représentant des ouvriers et étudiants turcs groupés autour de la revue théorique marxiste-léniniste « Aydinlik ».

Message des marxistes-léninistes de Turquie

(Le message est lu en turc par un ouvrier et traduit en français par un étudiant, l’un et l’autre membres de l’organisation).

Chers amis, camarades,

Au nom d’« Aydinlik », organe marxiste-léniniste, je salue chaleureusement le meeting. La lutte des peuples du monde entier, en vue de prendre en main leur sort et pour pouvoir faire la révolution, de plus en plus s’intensifie. Les continents d’Asie, d’Afrique, d’Amérique Latine et partout dans le monde, luttent et donnent de durs coups aux deux super-puissances.

Les Etats-Unis et l’U.R.S.S sont les pires ennemis des peuples, de la révolution et de leur indépendance. Pour pouvoir contrôler le monde contre la volonté des peuples, ils se disputent agressivement. Le social-impérialisme russe est montant et l’impérialisme américain est descendant. Le premier est le plus agressif et le plus menaçant. Dans un court délai, leur rivalité qui se cristallise en Europe, mènera inévitablement à la guerre. Mais par la lutte des peuples du Tiers-Monde en tête et des autres peuples du monde, ils seront enterrés dans leur propre tombeau et recevront les coups les plus mortels.

Etant un pays du Tiers-Monde, la Turquie est exploitée par les deux super-puissances. Dans notre pays leur rivalité est très élevée et le social-impérialisme russe a, ces derniers temps, investi des capitaux assez estimables. D’autre part, le Social-impérialisme russe s’infiltre politiquement et culturellement par ses collaborateurs qui sont des social-fascistes qui menacent l’indépendance nationale et la lutte pour la révolution.

L’importance de la Turquie vient de sa situation géographique. Les social-impérialistes doivent pour aller vers la Méditerranée et l’Europe passer par la Turquie. C’est pourquoi notre peuple et les patriotes luttent avec acharnement autour du mot d’ordre « Ni l’Amérique, ni la Russie, la Turquie indépendante et démocratique ».

Chers camarades et amis,

Notre pays est resté pauvre et c’est pourquoi, nous du Parti de la classe ouvrière, devons venir travailler en Europe et en Belgique à cause du chômage. Temporairement, nous sommes venus en Belgique, exploités par la bourgeoise belge. Notre sort est lié à la révolution en Turquie mais nous luttons ensemble avec la classe ouvrière belge contre la bourgeoise.

Vive l’unité des peuples de Turquie et de Belgique !

Vive l’unité des peuples du monde contre les deux super-puissances !

(Alors que le message s’achève deux camarades déploient un immense drapeau rouge des marxistes-léninistes turcs avec, en turc et en français, des mots d’ordre de combat contre l’impérialisme américain et contre le social-impérialisme soviétique. Les applaudissements éclatent et redoublent au moment où s’achève l’intervention).

LES PORTE-PAROLE DU PARTI COMMUNISTE MARXISTE-LÉNINISTE DE BELGIQUE

Le président de séance

Camarades,

Nous remercions toutes les organisations qui, cet après-midi, nous ont adressé leur message (applaudissements). Nous saluons les camarades de l’Afrique noire et de l’Amérique latine qui sont dans la salle et ont assisté avec enthousiasme à notre meeting (vifs applaudissements).

C’est maintenant aux porte-parole de notre Parti de s’adresser à vous. Cette année, nous avons le grand plaisir d’avoir parmi nous des camarades venus de Gand, d’Anvers et de régions flamandes. (Applaudissements) Voici à la tribune un camarade militant d’Anvers. (Applaudissements).

Intervention d’un militant anversois du Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique

(traduction de l’intervention faite en néerlandais)

Pour la première fois depuis la reconstitution du Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique, des camardes de la Belgique flamande viennent en autobus, ici, à Jumet, pour fêter le Premier Mai, sous le signe de la lutte de classes et de la dictature du prolétariat, de la lutte pour l’indépendance nationale avec les camarades wallons. En 1974 et 1975, quelques-uns d’entre nous étaient déjà parmi vous. Aujourd’hui, nous sommes un petit groupe et nous vous assurons que dans un proche avenir les camarades de la Flandre inviteront à un Premier Mai militant leurs camarades de Wallonie. (Applaudissements).

La bourgeoisie a toujours essayé de briser l’unité de la classe ouvrière, l’unité des travailleurs flamands et wallons. Elle y fut habilement aidée par la social-démocratie et durant les années qui suivirent la deuxième guerre impérialiste mondiale, les révisionnistes du P.C.B. aidèrent à perpétuer cette politique.

En vain cherchons-nous des données et des textes du créateur du P.C.B. en Flandre : Jef Van Exterghem. La seule chose qui reste de son souvenir est un club privé à Anvers, le local de l’actuel P.C.B.

Les nationalisations ne sont pas une solution pour les travailleurs. Elles n’augmentent pas le nombre d’emplois comme la nationalisation du Val Saint-Lambert et d’autres entreprises le prouvent. Elles ne font que remplacer le patronnat privé par le capitalisme d’Etat qui exploite encore plus la classe ouvrière.

Que les révisionnistes, secondés par les polichinelles des directions syndicales fassent un tel tapage pour les nationalisations a une raison politique. Les agents révisionnistes du P.C.B. qui sont la cinquième colonne du social-impérialisme russe, sont parvenus à s’emparer de certains postes importants dans les syndicats. Par la nationalisation, ils s’accapareraient des postes-clefs dans les entreprises vitales pour la vie économique de notre pays. Ainsi ils se mettent en position pour diriger la vie économique de notre pays d’après les directives de leurs maîtres : les nouveaux tsars qui se sont installés au Kremlin.

C’est pour cela que la lutte pour les revendications immédiates fait partie intégrante de la lutte contre le révisionnisme ; contre les deux super-puissances, dont le social-impéralisme russe est le plus agressif ; pour l’édification du front uni, pour l’indépendance nationale de la Belgique dans une Europe unie et étroitement liée aux pays et aux peuples du Tiers-Monde.

La lutte pour les revendications immédiates fait partie intégrante de la lutte pour le renversement de la dictature de la bourgeoisie monopoliste, pour la révolution prolétarienne et l’édification de la dictature du prolétariat ! (Vifs applaudissements)

INTERVENTION CENTRALE PAR LE PREMIER SECRÉTAIRE DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE MARXISTE-LÉNINISTE DE BELGIQUE

Le président de séance

Camarades, nous en venons maintenant à l’intervention centrale par le camarade Premier secrétaire du Comité Central du Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique. Je lui cède la parole.

L’intervention centrale par le camarade Premier secrétaire du Comité Central du Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique

Camarades,

Cette journée est une grande journée, pour nous, marxistes-léninistes de Belgique, pour tous les marxistes-léninistes, pour tous les révolutionnaires du monde. Cette journée, elle a bien commencé pour nos camarades parce que, dans plusieurs régions, on a organisé des ventes militantes de notre presse et je crois que nous devons souligner comme quelque chose de très symptomatique qu’à Anvers, nos camarades sont tombés ce matin à court de journaux.
(Applaudissements)

Camarades,

Nous avons commencé la séance de cet après-midi par des films qui nous ont beaucoup émus, parce qu’ils rappelaient ces luttes formidables du passé où les communistes se trouvaient déjà à l’avant-garde. Oui ! Nous sommes fiers du combat de Joseph Jacquemotte ! Oui, nous sommes fiers du combat de ce grand Julien Lahaut que tout à l’heure vous avez applaudi avec cœur et nous n’oublions pas quant à nous, comme le Drapeau Rouge l’oublie, que si en ce moment, on fête le jubilé du roi Baudoin, ce roi Baudoin quand il a prêté serment, pataugeait dans le sang de Julien Lahaut ! (Longs et vifs applaudissements)

Nous continuons le Parti Communiste

Bien sûr, camarades, il y a de bons princes aujourd’hui qui disent qu’il n’y a jamais eu de Parti communiste en Belgique. Et bien, la bourgeoisie savait qu’il y avait des communistes en Belgique quand elle tirait sur Tayenne, ce jeune communiste de la région de Charleroi, et ce Parti communiste, cette Jeunesse communiste, ils existaient tellement que voici le drapeau que Tayenne promenait dans les rues de Charleroi quand la gendarmerie tirait sur les grévistes de 1932 (l’orateur déploie à la tribune le drapeau de la Jeunesse Communiste de Charleroi en 1932).

(Longs applaudissements).

Camarades, ce Parti communiste, il est notre fierté, il a été trahi par les révisionnistes, mais chaque fois, c’est une loi de l’histoire, que des traîtres au mouvement ouvrier chiffonnent, piétinent le drapeau rouge de la révolution, d’autres lutteurs se lèvent, relèvent le drapeau et le Parti communiste trahi par les révisionnistes, il vit aujourd’hui, c’est le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique. (Vifs applaudissements)

Il n’aurait pas existé, le Parti de Joseph Jacquemotte, de Julien Lahaut, de Jef Van Exterghem, ce Parti qui a su, pendant la guerre, réaliser le front uni, qui a su créer l’Armée des Partisans. Il n’aurait pas existé, ce Parti qui a créé le Front Uni, qui a créé l’armée, qui a créé le syndicat révolutionnaire pendant l’occupation ?

Il n’aurait pas existé ce Parti du jeune ouvrier bruxellois Wesly, du jeune ouvrier Bosson, tués par l’ennemi ? Il n’aurait pas existé, ce Parti du métallurgiste Colin, torturé à mort par les hitlériens, ce Colin qui a créé les Comités de Lutte Syndicale pendant l’occupation au moment où les syndicats socialistes et syndicats chrétiens s’étaient enfuis ?

Il n’aurait pas existé cet ouvrier carolorégien Decellier, mort dans un camp de concentration, cette ouvrière carolorégienne Fernande Volral, décapitée à la hache ?

Il n’aurait pas existé ce Parti du mineur borain Cordier assassiné par la Gestapo ou du mineur borain Thauvoye tombé les armes à la main le jour-même de la libération ? Il n’aurait pas existé le Parti du militant flamand Jef Van Exterghem que les hitlériens ont battu et torturé à mort sans qu’il prononce un seul mot ?

Il n’aurait pas existé ce Parti qui avait 10.000 membres en 1939 et dont 5.000 ont été dans les camps de concentration et 2.000 ont été assassinés, fusillés, décapités, pendus ? Qui ose dire que ce Parti n’a pas existé ? (Longs applaudissements !).

Certains viennent dire : la classe ouvrière aujourd’hui, elle a une chance extraordinaire, c’est d’avoir un groupe d’intellectuels tout exprès sorti des collèges et des universités pour la sauver, et des intellectuels comme cela, il n’y en a jamais eu. Mais camarades, tout à l’heure, dans le film sur Tayenne que vous avez vu, un intellectuel parlait et cet intellectuel c’est un avocat. Il s’appelait Robert Lejour et Robert Lejour a dirigé dans l’Ardenne, la Brigade Spéciale des Partisans qui a tant fait trembler l’ennemi.

Quand il a été arrêté, devant le tribunal hitlérien, Lejour a fait une défense extraordinaire et il a défendu la politique du Front Uni du Parti et quand les Allemands lui ont demandé : « Mais, enfin, vous voulez en Belgique une Belgique communiste », il a répondu : « Messieurs, quand nous vous aurons flanqués dehors, c’est un problème que nous réglerons entre Belges ».

Il n’a pas existé le Parti de Robert Lejour ? Il n’a pas existé le Parti du jeune savant Jean Guilissen qui faisait des explosifs dans son laboratoire, et quand la Gestapo est venue l’arrêter, il a résisté à coup de revolver jusqu’à la dernière balle contre les hitlériens.

Il n’a pas existé le Parti de l’avocat Jean Bastien, commandant des partisans ? Il n’a pas existé le Parti du critique d’art Lagneau, décapité à la hache en Allemagne ? Il n’a pas existé le Parti du poète Blieck, chef d’Etat-major des partisans.

Il n’a pas existé le parti de l’étudiant en droit Leten, assassiné dans un camp de concentration ou du jeune étudiant Jo de Bémels, élève de rétho à Ixelles, fusillé le jour de ses 18 ans ?

Si, camarades, des intellectuels révolutionnaires, il en a toujours existé. Ils se mettaient modestement au service de la classe ouvrière, à la place que le Parti leur accordait, une des premières si le Parti jugeait qu’ils devaient être à une des premières places mais à une place modeste et efficace si c’est cette place-là que le Parti leur attribuait. Voilà ces intellectuels nouveaux nourris d’idéologie prolétarienne dont nous sommes fiers. Voilà, camarades, le Parti dont nous nous revendiquons et dont nous sommes fiers ! (Très longs et vifs applaudissements)

Le combat pour les revendications immédiates

Nous connaissons une période de crise, une dure crise. Les historiens nous diront plus tard si la crise d’aujourd’hui est plus forte que la crise des années ‘30 ou si c’est l’inverse. Mais c’est une crise profonde, et s’il n’y a pas cette misère apparente que nous avons vue dans le film de Joris Ivens et d’Henri Stork, il y a tout de même en partie des choses qui sont acquises grâce aux combats de la classe ouvrière mais aussi parce que la bourgeoisie a appris certaines leçons et qu’elle sait bien qu’à certains moments elle doit « empêcher le couvercle de sauter de la marmite ». Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, dans notre pays, il y a 400.000 victimes du chômage ; il y a 120.000 jeunes qui n’ont pas de travail et dans quelques semaines, des milliers de jeunes vont sortir des écoles techniques et tout ce qu’ils trouveront c’est de quoi aller pointer dans un bureau de chômage.

Ce qui rend la situation plus grave encore c’est que la vie chère n’en finit pas. Ordinairement, quand il y a du chômage, les prix tendent à baisser. Mais aujourd’hui, les prix ne cessent d’augmenter.

En 1974, officiellement d’après l’index des prix du Ministère des Affaires économiques, dont on sait tout de même qu’il est un index truqué, les prix ont augmenté en un an de 16,5 % et il n’est pas exagéré de dire que le vrai chiffre était 20 %.

En 1975, malgré cette crise énorme, les prix officiellement ont augmenté de 11 % et il n’est pas exagéré de dire qu’en réalité, c’était au moins 15 %. Et pour les quatre premiers mois de 1976 on est déjà officiellement à 8,5 % de hausse. Cela, c’est le résultat de la pagaille monétaire.

Il n’y a rien à faire. Depuis 1974, tous les gouvernements qui se sont succédés en Belgique, tous les gouvernements qui se sont succédés dans les pays capitalistes ont multiplié les réformes monétaires, les stabilisations, les déflations, les inflations et ils arrivent à ce que leur monnaie n’est plus qu’une monnaie de singe. Aujourd’hui, notre franc vaut encore un centime et demi de ce qu’il était en 1913.

Du chômage, du chômage record ! Des prix, des prix record ! Et que nous disent les capitalistes ? Ils nous disent que toutes les difficultés viennent des coûts salariaux ! Les coûts salariaux sont tellement élevés qu’ils n’en sortent plus. Et je les crois, les pauvres ! Quand je lis dans l’AGEFI que la « Carbochimique » de Tertre a réalisé un quart de milliard de bénéfices malgré la crise, je me dis : « les pauvres, comment vont-ils payer 12.500 francs au portier qui les garde ? »

Quand je lis dans les journaux financiers que la Société Générale de Banque a réalisé un milliard trois cent millions de francs de bénéfices malgré la crise et que cette société Générale de Banque dépend de la Société Générale de Belgique, le plus grand groupe financier qui malgré la crise a réalisé un milliard un quart de bénéfices en 1975, je me demande, en effet, comment les pauvres peuvent faire pour donner 15.000 francs par mois à une employée aux écritures ! Il est évident que le portier de la Carbochimique et l’employée de la Société Générale de Banque devraient être honteux de faire tant de mal à ces pauvres capitalistes ! (rires)

Camarades, la crise est là, mais les capitalistes multiplient les investissements pour le moment. Voyez les bilans des sociétés anonymes, voyez ce qui se passe dans vos usines et dans vos entreprises : malgré la crise, malgré ces bilans en perte, on ne cesse d’investir, d’investir à coups de milliards. Et Messieurs, les capitalistes savent très bien ce qu’ils font. Ils prévoient l’avenir. Louis Ameye, conseiller de la Banque Bruxelles-Lambert et Président de l’Association des Patrons Verriers, a dit que pendant cette crise, les capitalistes ont tellement investi que quand la reprise viendra, on ira vers de nouveaux records de production mais il est peu probable que le chômage diminuera. Ils savent ce qu’ils font parce que plus il y aura de chômeurs, plus ces chômeurs pèseront sur les salaires, et plus dans ces conditions-là, les salaires seront bas.

Camarades, nous Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique, nous disons qu’il faut lutter pour les revendications immédiates des travailleurs. C’est déjà dans notre Conférence des ouvriers communistes et syndicalistes révolutionnaires que, le 3 novembre 1974, nous avons les premiers en Belgique lancé des mots d’ordre qui sont devenus populaires par la suite : les 36 heures sans perte de salaire et la pension cinq ans plus tôt. C’est nous qui l’avons lancé. Et nous disons que devant les profits qu’ils ont accumulés et qu’ils accumuleront encore, nous n’avons pas à pratiquer la paix sociale, la modération salariale que les directions syndicales veulent nous imposer. Une seule attitude est juste : l’offensive à outrance, classe contre classe !

Certains cependant viennent nous dire que lutter pour les salaires, pour les conditions de vie, ce n’est pas être révolutionnaires, c’est faire du populisme, c’est faire de l’économisme. Selon eux, les communistes ne doivent pas se battre pour les revendications immédiates. Ils doivent se battre uniquement pour la révolution.

Camarades, à ce genre d’arguments nous avons deux choses à répondre : la première vient de Karl Marx. Il a dit : si la classe ouvrière lâchait prise dans son combat quotidien contre le capital, elle serait incapable de mener des combats de plus grande envergure. Camarades, si la classe ouvrière n’est pas capable d’arracher des augmentations de 5 francs de l’heure, elle ne sera pas capable de faire la révolution.

Et l’autre appréciation, elle est de Lénine. Il dit : dans la bataille pour les revendications immédiates, dans la bataille pour les réformes, nous communistes, nous pouvons mesurer le degré de combativité de la classe ouvrière. Si la classe ouvrière arrache des victoires dans ses petits combats, elle prend confiance dans sa force et si elle ne l’emporte pas, nous, communistes, nous devons être capables de faire l’analyse des causes de l’échec et à partir de là, redresser notre combat. Ce combat pour les revendications immédiates c’est quelque chose d’essentiel.

Camarades, nous avons à dire aux patrons et à ceux qui les servent : Halte aux lamentations ! En 1973-1974, les capitalistes de Belgique ont fait des profits comme ils n’avaient jamais faits dans l’histoire auparavant. Et à ce moment-là que nous disait-on ? Moyennant quelques miettes qu’on accordait aux travailleurs, les syndicats nous imposaient la paix sociale. En 1975 et 1976, c’est que les affaires sont mauvaises et on vient nous dire, à cause de cela, nous ne devons plus revendiquer.

Et bien, camarades, cela ne va pas. Que les capitalistes fassent des affaires ou n’en fassent pas, nous n’avons pas à nous préoccuper de cela. Ce qui compte ce sont nos conditions de vie. Et quand on voit aujourd’hui, le moniteur de l’anarcho-syndicaliste liégeois « Combat », le journal de Jacques Yerna, écrire sous la plume de Georges Vandermissen : « C’est pourquoi les prochaines luttes syndicales devront être autant idéologiques que matérielles, nous disons : Vous êtes des faussaires ! En disant que nos revendications ne doivent pas être matérielles, vous voulez nous empêcher de revendiquer et quand vous parlez de lutte idéologique, regardez la misère idéologique du P.S.B. dont toute la culture se manifeste dans des bataillons de majorettes de Flémalle-Haute défilant à la queue-leu-leu derrière le président du parti André Cools. » (Rires, applaudissements)

Pour la révolution socialiste, la dictature du prolétariat

Camarades, notre Parti dit que le capitalisme est le plus grand de tous les maux. Le capitalisme, c’est lui qui est responsable du chômage et personne d’autre. C’est lui qui est responsable des fermetures d’entreprises et personne d’autre. C’est lui qui est responsable de la vie chère, c’est lui qui est responsable des cadences accélérées, c’est lui qui est responsable des accidents de travail (et il est tout de même vrai et statistiquement prouvé que la Belgique est le pays de la Communauté Européenne où il y a relativement le plus d’accidents de travail). C’est lui qui est responsable de la ruine des petits paysans. C’est lui qui est responsable de la ruine des petits commerçants, et pas plus tard que la semaine dernière, je lisais ce chiffre pour les détaillants de l’alimentation. En 1961 en Belgique : 58.900 détaillants de l’alimentation. Aujourd’hui en 1975 : 25.300. Qui a ruiné ces détaillants ; sinon le capitalisme ?

Enfin, camarades, le capitalisme est responsable de la guerre de rapine, la guerre impérialiste, la guerre que se mènent les monopoles capitalistes par l’intermédiaire de leurs Etats et de leurs armées. Et camarades, en Belgique, nous sommes en plein dans le stade de l’impérialisme, parce que si nous avons chez nous Westinghouse des Etats-Unis, Dassaut de France, Fairey d’Angleterre, Philips des Pays-Bas, Siemens d’Allemagne, Naphta de Russie, il faut savoir que la Pétrofina investit aux Etats-Unis, il sauf savoir que le baron Empain domine l’industrie nucléaire française ; il faut savoir que Solvay contrôle une bonne partie de l’industrie chimique britannique, il faut savoir que la FN de Herstal a entretenu pendant très longtemps le régime fasciste de Salazar ; il faut savoir qu’à l’heure actuelle Bekart investit par milliards dans le Brésil fasciste, etc.

Camarades, nous sommes dans un pays de l’impérialisme et le monde de l’impérialisme a forgé les deux ennemis qui vont le battre. Ces deux ennemis qui sont d’une force énorme et qui se mettent en mouvement et dont le mouvement ira inévitablement jusqu’à la victoire totale, ce sont d’abord les peuples du Tiers-Monde qui sont en lutte contre les impérialistes, c’est ensuite la classe ouvrière des pays des métropoles capitalistes avancées qui sont la force, qui, se conjuguant avec celle des peuples du Tiers-Monde, mettra fin au système impérialiste. (Applaudissements)

Camarades,

La radio, la télévision, les journaux, de ces temps-ci, ont accordé beaucoup d’importance à certains messieurs qui sont venus dire que la dictature du prolétariat c’était une vieillerie et qu’on pouvait fort bien aller au socialisme par la voie électorale.

Camarades, dire cela aujourd’hui, avec l’expérience que l’on a, c’est un crime ! Parce que j’en connais au moins deux qui ont voulu aller au socialisme par la voie électorale, c’est Aïdit, dirigeant du Parti Communiste d’Indonésie qui a cru qu’on pouvait prendre le pouvoir pacifiquement et même instaurer des milices ouvrières en régime bourgeois et cela a coûté le plus grand massacre de l’histoire : un million de communistes et d’anti-impérialistes assassinés par le fascisme. Mais au moins le Parti Communiste d’Indonésie a-t-il fait une dure et courageuse auto-critique. Et j’en connais un autre : c’est Allende au Chili et cela s’est terminé par un autre massacre. S’il y a des candidats pour aller au socialisme de cette façon-là, nous, nous disons que le socialisme, c’est la vie et le plein soleil : le socialisme ce n’est pas du tout les cercueils vers lesquels on marche par l’urne électorale. (Applaudissements).

Et puis, il y a une autre mystification, ce sont les réformes de structures. Il n’est tout de même pas inutile de rappeler qui est l’inventeur de l’expression « réformes de structures ». C’est un Belge, c’est Henri De Man, qui a été Président du Parti Ouvrier Belge, du Parti socialiste, qui a dit qu’il voulait aller « au-delà du marxisme » et qui a été tellement au-delà du marxisme, qu’il a fini dans la collaboration avec les hitlériens. Voilà l’inventeur de l’expression « réformes de structure » !

Et alors, que nous dit-on ? Pacifiquement, par la voie électorale, par la voie des négociations, on va faire des régies où l’Etat va contrôler 51 % du capital ; on va faire des holdings publics, des holdings « de la même dimension que la Société Générale » et par ces holdings publics, on va contrôler les entreprises capitalistes. Et puis on va faire des nationalisations et on va remettre le capital à l’Etat. Mais, camarades, pourquoi oublie-ton la question fondamentale : Fabelta à l’Etat et l’Etat à qui ?

Le Val Saint-Lambert à l’Etat et l’Etat à qui ? La Banque Nationale et les Chemins de fer à l’Etat et l’Etat à qui ? Mais l’Etat belge, c’est l’Etat des monopoles capitalistes, c’est l’Etat de la dictature du grand capital et en cédant des secteurs de l’économie, en donnant certaines entreprises à l’Etat, on renforce l’Etat du capital, on renforce la dictature des monopoles capitalistes. Certains disent : peut-être, mais ça va sauver l’emploi ! Et bien, parlons-en : nationalisation du Val Saint-Lambert ? Combien de centaines d’emplois éliminés par l’entreprise nationalisée, une entreprise réduite aujourd’hui au stade artisanal ? Holding public dans le domaine des constructions mécaniques ? 900 ouvriers.

Quand le holding public sera fait combien en restera-t-il ? 600 ! Un tiers du personnel liquidé ! Mise en régie ? Mais en ce moment, la régie des téléphones et télégraphes organise des fermetures prématurées de bureaux, supprime les services du dimanche. Et pourquoi, camarades, si ce n’est pour diminuer l’emploi ? La vérité, c’est que ces réformes de structure sont une supercherie honteuse et que nous n’avons pas à nous faire les fourriers de l’Etat capitaliste.

L’Etat capitaliste, les communistes savent ce qu’ils doivent en faire. Lénine nous l’a enseigné et nous ne renions pas Lénine, nous autres. Lénine a dit : l’Etat bourgeois, il faut s’en emparer, le détruire totalement, ne pas en laisser pierre sur pierre et sur ses ruines bâtir un nouvel Etat qui ne peut être que la dictature du prolétariat et qui est le régime le plus démocratique qui soit au monde, qui est la dictature qui s’exerce sans pitié sur la minorité d’exploiteurs, de spéculateurs, de voleurs et qui constitue pour les masses une grande, joyeuse et féconde démocratie prolétarienne. (Longs applaudissements)

Contre les deux super-puissances, pour l’indépendance nationale

Camarades,

Le troisième thème que notre Parti a proposé pour ce Premier Mai de combat, c’est la lutte contre les deux super-puissances et pour l’indépendance nationale.

L’U.R.S.S. et les U.S.A. sont les plus grands exploiteurs et les plus grands oppresseurs internationaux. La détente qui peut exister entre eux est une détente toujours temporaire et remise en question et préparant une rivalité plus grande. Ce sont des bandits, des bandits impérialistes qui veulent s’emparer de la proie de leur rival. Le point clé de leur rivalité, disent les marxistes-léninistes, c’est l’Europe. Pourquoi ? Parce que l’Europe constitue le plus grand ensemble industriel du monde, un ensemble supérieur à celui des Etats-Unis et à celui de l’Union Soviétique ; parce que c’est un ensemble de pays avec une technologie avancée, avec une main d’œuvre nombreuse et d’une haute compétence, parce que c’est la région du globe qui a le commerce extérieur le plus étendu. C’est une proie tentante et celui des deux bandits qui s’emparerait de l’Europe aurait une supériorité momentanée sur l’autre.

Une des lois de l’impérialisme mise en avant par Lénine, c’est la loi du développement inégal. Jadis, l’impérialisme britannique a dominé le monde et voyez comme il est lamentable aujourd’hui avec sa livre chétive et tuberculeuse. (Rires, applaudissements).

Et puis, et puis, l’impérialisme américain a dominé le monde et cet impérialisme américain, il était à son apogée, que son déclin commençait déjà. En 1947, 48, 49, il fournissait des armes à Tchang Kaï-chek et Tchang Kaï-chek aujourd’hui n’est plus qu’un cadavre poussiéreux. Et puis il s’en est pris à la Corée et le magnifique petit peuple coréen, sous la direction de son Parti du Travail et du camarade Kim Il Sung et aidé par les volontaires chinois, a infligé à l’impérialisme américain une sévère défaite qui était déjà le commencement de la fin.

Enfin, camarades, mais c’est aujourd’hui, il y a un an, que le peuple vietnamien, ce peuple magnifique qui a lutté si longtemps contre l’impérialisme français, contre l’impérialisme japonais, donnait un coup monumental à l’impérialisme américain ! Quelques jours auparavant, nos frères du Cambodge, ces frères admirables entre tous, à 6 millions, battaient l’impérialisme américain. (Longs applaudissements)

Voyez cet impérialisme en déclin, avec son O.T.A.S.E. qu’il a dû dissoudre parce qu’il était devenu inutile ; plus personne n’en voulait. Voyez cet impérialisme américain qui n’a même pas été capable d’élever un tout petit peu la voix quand son rival est venu s’emparer de l’Angola. Voyez ce qui se passe en Europe : avec la France qui a quitté l’OTAN et la Grèce qui a quitté l’OTAN, et la Turquie, les fascistes turcs qui ont fait payer très cher le droit d’y rester. Même Franco s’y est mis : Américains, si vous voulez rester en Espagne, payez plus cher ou vous partez ! C’est un impérialisme en déclin, c’est un impérialisme qui reçoit des coups de pieds au cul magistraux, de la part de tous les peuples du monde …

Mais aussi camarades, il y a un impérialisme montant, c’est l’U.R.S.S. qui veut le première place, qui veut prendre la place de son rival, qui réarme, parce qu’aujourd’hui, il faut en être conscient, la puissance qui le plus grand potentiel agressif dans le monde, c’est l’Union soviétique et aux frontières de l’Europe occidentale, l’Union soviétique dresse un potentiel d’agression qui est trois fois supérieur à celui de l’impérialisme américain et de l’OTAN.

En Union Soviétique, il faut tenir compte de quelque chose de supplémentaire : Lénine a montré que le capitalisme de monopole allait inévitablement vers le capitalisme d’Etat. Et à travers la première crise mondiale, cela s’est vu déjà aux Etats-Unis et avec la deuxième grande crise mondiale cela se renforce aux Etats-Unis mais le processus n’est pas encore achevé. Tandis qu’en Union Soviétique où la clique dirigeante s’est emparée d’une économie entre les mains d’un prolétarien et qu’il en a fait une économie entre les mains d’un Etat social-fasciste, le capitalisme d’Etat est porté à un degré de concentration tel que l’U.R.S.S. aujourd’hui est devenu le principal foyer de guerre dans le monde. L’U.R.S.S. aujourd’hui mène la même politique que l’Allemagne hitlérienne ; Hitler aujourd’hui, c’est Brejnev. (Vifs applaudissements)

Par leur rivalité, les deux super-puissances conduisent à une troisième guerre mondiale. Mais elles creusent aussi leurs propres tombeaux ; les fossoyeurs qui vont les enterrer sont là.

Camarades, c’est pourquoi nous estimons qu’une des tâches essentielles des communistes est de lutter pour l’indépendance nationale, pour le renforcement de toutes les façons possibles, de la défense contre tout envahisseur. Il faut unir entre eux les peuples et les pays d’Europe, il faut unir les peuples et les pays d’Europe avec la force motrice de l’histoire : les peuples et les pays du Tiers Monde. (Applaudissements)

Camarades, nous communistes, nous ne devons jamais oublier qu’il n’y a pas de fractionnement des luttes. Il faut dire et répéter que lutter pour l’indépendance nationale ce n’est pas tracer une parenthèse à la lutte pour la révolution prolétarienne. La lutte pour l’indépendance nationale est partie intégrante de la révolution prolétarienne et toute nouvelle guerre impérialiste creuserait le tombeau de l’impérialisme quel qu’il soit et il ne fait pas de doute que sur une grande partie du monde entier, si pas sur le monde entier, triompherait partout la révolution socialiste. (Applaudissements)

Édifier le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique

Camarades, j’ai repris les trois mots d’ordre de cette journée pour la lutte pour les revendications immédiates, la lutte pour la révolution prolétarienne, la lutte pour l’indépendance nationale et contre les super-puissances et j’ai montré que tout cela, au bout du compte, se ramènerait à une seule et même lutte qui est la lutte pour la révolution socialiste. Mais, camarades, une des choses que les marxistes-léninistes savent, c’est qu’il n’y a pas de victoire possible, que ce soit pour les revendications immédiates, que ce soit pour la révolution prolétarienne, que ce soit pour l’indépendance nationale sans l’existence d’un Parti communiste, d’un Parti marxiste-léniniste.

Camarades, construire le Parti, édifier le Parti est une tâche extrêmement importante. Il ne faut jamais oublier que quand la bourgeoisie veut mener la classe ouvrière à la défaite, elle fait dévier le Parti ouvrier de son droit chemin, elle amène le Parti ouvrier à la corruption, par l’intermédiaire des agents qu’elle infiltre, elle les amène sur la voie de la dégénérescence et de la pourriture. C’est malheureusement ce qui s’est passé en U.R.S.S.

Il faut un Parti marxiste-léniniste solide, un Parti animé de l’idéologie marxiste-léniniste, un Parti qui est apte à introduire la conscience révolutionnaire parmi la classe ouvrière, un Parti qui s’inspire des exemples tels qu’ils se sont produits jadis dans la Russie quand elle se trouvait sous la direction de Lénine et Staline, tels qu’ils se sont produits en Chine, tels qu’ils se sont produits en Albanie. Mais il ne faut jamais oublier non plus que, dans tout parti, il y a lutte entre deux lignes, il y a lutte entre la ligne prolétarienne et la ligne bourgeoise ; et il faut faire en sorte que par un combat incessant, que par une mobilisation permanente, toujours la ligne prolétarienne l’emporte sur la ligne bourgeoise.

Camarades, je l’ai dit en commençant mon intervention. Nous sommes fiers du passé glorieux du Parti communiste. Nous continuons ce Parti. Ce Parti, le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique, nous le construisons, nous l’édifions. Et il n’est pas question que nous retournions en arrière ou que nous nous arrêtions au bord du chemin en attendant que d’autres décident du moment propice, de l’heure solennelle, où le Parti, comme le Sauveur à Noël, descendra parmi nous ! Nous sommes, nous le savons bien, un petit Parti mais cela ne nous fait pas peur.

En 1923, quand le philosophe britannique, Bertrand Russel, va enquêter en Chine, il ramène un reportage de cinq cents pages, et il n’a pas vu le parti Communiste pas plus que la R.T.B. n’a jamais remarqué l’existence du Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique. Bertrand Russel s’est trompé, le Parti Communiste Chinois si minuscule en 1923, ce groupuscule comme diraient certainement les bourgeois aujourd’hui, et bien c’est lui qui a fait la révolution et non pas ceux qui bénéficiaient de l’éclairage et des bavardages de la bourgeoisie.

Bien que nous progressions, nous sommes encore peu nombreux. Mais quand la ligne est juste on finit toujours par avoir des adhérents, des militants, par réussir à construire le front et par faire une armée. Et quand la ligne n’est pas juste, aussi puissant, aussi nombreux soit-on, on court inévitablement à la défaite. Le plus grand Parti Communiste des pays capitalistes qui a jamais existé c’est le Parti Communiste Indonésien. Il avait une ligne fausse et malgré ses millions d’adhérents et malgré ses milices ouvrières et paysannes légales, il a fini malheureusement dans un bain de sang. C’est un drame terrible et il faudra beaucoup de temps, de ténacité, d’héroïsme, de sang versé aux marxistes-léninistes d’Indonésie, pour surmonter cette défaite.

Pour l’unité des Marxistes-Léninistes

Camarades,

A l’heure actuelle en Belgique, nous le savons, et nous ne le nions pas il y a plusieurs groupements qui se réclament du marxisme-léninisme, même s’il y en a moins aujourd’hui qu’hier. Cette situation est due à plusieurs raisons.

Il y a d’abord la trahison révisionniste qui a créé beaucoup de confusion surtout parmi les jeunes qui voulaient aller à la révolution.

Il y a radicalisation de la petite bourgeoisie qui sait bien que le capitalisme a fait son temps, dont les meilleurs veulent la révolution mais qui apportent avec eux l’esprit propre de la petite bourgeoisie qui est l’esprit de fraction et de bavardage prétentieux.

Il y a aussi, nous sommes en régime capitaliste avancé, le poids de l’idéologie de la bourgeoisie sur la classe ouvrière qui se manifeste à travers les syndicats du régime, à travers le parti socialiste, la démocratie chrétienne et le parti révisionniste.

Il y a aussi, camarades, nos propres erreurs opportunistes ou sectaires qui sont incontestables et que nous ne voulons pas nier.

Cependant, camarades, il faut bien se dire que les temps avancent. Et c’est presque cruel de faire certaines énumérations. Qu’est devenu le groupe Staline qui nous donnait tant de leçons ? Ou le groupe de jeunes de Bruxelles qui, en 1967, s’intitulait gardien de la pensée maotsétoung ou le groupe « Marxiste-Léniniste Bruxellois », ou le Groupe Marxiste-Léniniste Liégeois ? Où est le Centre Dimitrov ? Où est Action Communiste ? Où est le M.S.E. ? Où est « L’ouvrier en colère » ?

Évapores, disparus, ils n’existent plus. Et je pourrais encore en nommer une dizaine d’autres.

Et si vous saviez le nombre de leçons qu’ils nous ont données, des leçons en marxisme-léninisme qui montraient la profondeur de leur pensée ! Or, aujourd’hui, ils ne sont plus rien (rires). Mais, Camarades, on ne se débarrasse pas d’un problème par l’ironie. L’unité des marxistes-léninistes est inévitable et celui qui la refuse, ouvertement ou hypocritement, sera balayé. Il faut dans notre pays, pour assurer la victoire finale, un Parti révolutionnaire prolétarien unique. Et en ce moment, outre notre Parti, trois organisations se réclament du marxisme-léninisme : l’U.C.M.L.B. (Unité Rouge), Amada et Lutte Communiste.

J’aurai la cruauté de m’arrêter quelques secondes à l’U.C.M.L.B. C’est une secte, et nous l’avons toujours dit, nous ne le disons pas depuis quinze jours ou depuis un mois, c’est une secte qui a été fondée par un trotskiste notoire (dix ans de militantisme trotskiste) et par un gars que nous avons bien connu dans la Jeunesse Communiste du temps où il organisait des stages d’étude du livre de Liou Chao-chi intitulé « Pour être un bon communiste ».

Alors il est évident que ces deux gars étaient faits pour donner des leçons de marxisme-léninisme au monde entier ! Et la première chose qu’ils ont faite, quand ils ont créé leur mouvement, c’est de dire que l’ennemi principal et l’ennemi à abattre, c’était le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique, que c’était « Clarté » et « L’Exploité » ! Et aujourd’hui nous sommes bien vivants.

Et le groupe U.C.M.L.B. ? Qu’est-il devenu ? Une fraction a rejoint Amada, une fraction est proche d’Amada, une fraction est dirigée par un « chef de la milice » qui est, par les autres, accusé d’être un comploteur ; une fraction est dirigée par un ex-secrétaire qui prétend toujours être le véritable secrétaire et une fraction est dirigée par un nouveau secrétaire dont les autres disent qu’il est un faux secrétaire (Hilarité !)

Voilà l’U.C.M.L.B. ! C’étaient des gens qui allaient nous enterrer. Voilà où ils en sont. Et ils en sont aujourd’hui à répandre des écrits dans lesquels ils disent en toutes lettres que le camarade Yao Wen-yuan, membre du Bureau Politique du Parti Communiste Chinois, est un « type louche » et si ce n’est pas Yao Wen-yuan, c’est le camarade Wang Hong-wen, vice-président du Parti Communiste Chinois. Voilà où ils en sont ces « grands marxistes-léninistes » qui voulaient détruire « Clarté » et « L’Exploité ».

Camarades, il n’y a pas que cela, il y a les documents où ils donnent des biographies de militants, de leurs militants, de militants d’autres organisations avec des choses vraies, avec des choses qui sont fausses et ce sont des documents policiers et des gens qui agissent comme cela sont des flics et ils doivent être traités comme des flics.

Et mieux que cela, ils interrogent certains de leurs militants avec des fusils dans le dos et ils répandent des menaces de mort. Et bien, nous disons, que ce sont des méthodes de fascistes. C’est cela l’U.C.M.L.B. Nous avons toujours dit que l’U.C.M.L.B. était un groupe trotskiste et nous ajoutons aujourd’hui que c’est un groupe de fasciste.

Et nous n’avons jamais accepté de conversations avec ces gens-là et nous n’en accepterons jamais. Et notre journal n’a jamais eu le même éditeur responsable que leur journal. Notre journal n’a jamais été, n’est-ce pas, une simple traduction de leur journal ou l’inverse. Jamais nous n’avons eu de réunions communes avec eux pour déblatérer d’autres organisations et préparer des documents contre ces organisations. Nous, avec ces gens-là, nous avons tracé une ligne de démarcation et aujourd’hui nous en sommes fiers ! (Applaudissements prolongés !)

A côté, je m’excuse pour avoir dit à côté, mais dans l’autre camp il y a la « Lutte communiste ». Et avec « Lutte Communiste », nous avons eu des conversations amicales, fructueuses. Il y a deux ans, nous avons fait un meeting de Premier Mai en commun et cela a été une bonne chose. Nous avons des contradictions avec « Lutte Communiste », mais nous disons que ce ne sont pas des contradictions antagonistes.

Les difficultés qui ont surgi c’est que quand nous avions des conversations ensemble, nous n’avions pas toujours l’impression que nous comprenions bien leur ligne parce qu’ils ne défendaient pas toujours la même ligne. Ils font une conférence, ils prennent le temps pour faire une Conférence. Ils vont lentement et sans doute sûrement, et nous disons aux camarades de « Lutte Communiste » : quand vous aurez fixé votre ligne définitivement, nous considérerons que c’est une très bonne chose. Nous vous tendons la main et nous sommes prêts à discuter avec vous, en camarades. (Applaudissements)

Il y a Amada et avec Amada, il y a une contradiction antagoniste. Mais je dois dire qu’elle n’est pas venue de nous. C’est Amada qui a écrit dans ses statuts qu’il voulait « la destruction politique, idéologique et organisationnelle » de notre Parti qui serait dirigé, dit Amada, « par des arrivistes bourgeois, des comploteurs et des contre-révolutionnaires ! ».

Et bien, dans ces conditions nous disons : Camarades, c’est vous qui dressez cet obstacle mais méditez tout de même sur ce qui est arrivé à l’U.C.M.L.B. parce que eux aussi, ont tenu des propos pareils. Il y a des divergences avec Amada notamment sur la ligne de politique étrangère et dans une série d’autres domaines. Mais nous disons que si l’on veut sincèrement discuter avec nous, nous sommes toujours et nous avons toujours été d’accord de discuter sur un pied d’égalité.

Nous disons : voici notre main, nous la tendons, elle est ouverte. Elle peut se fermer pour exprimer notre salut de communiste mais elle peut se fermer aussi pour frapper ceux qui se servent du drapeau rouge pour combattre le drapeau rouge (Longs applaudissements)

Camarades, dans cette salle, il y a des camarades qui ont appartenu à des organisations différentes. Nous, Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique, dans le bilan de l’unité des marxistes-léninistes, nous avons un bilan comme personne. En 1968, nous avons réalisé l’unité avec le Mouvement Communiste Borain ; en 1971, nous avons réalisé l’unité avec les marxistes-léninistes militant dans l’organisation « Arbeiders Unie » ; en 1972, nous avons réalisé l’unité avec « Garde Rouge » et surtout camarades, nous avons réalisé cette grande, cette bonne chose, cette unité fraternelle : la reconstitution, la réunification du Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique, et s’il y en a qui veulent comploter contre cette unité, ils s’y briseront les dents ! (Applaudissements prolongés)

Pour l’internationalisme prolétarien

Camarades, je ne voudrais pas terminer cette journée sans adresser le salut de notre Parti à tous ceux qui, par le monde, luttent pour la révolution. En ce moment, en Malaisie, en Thaïlande, en Birmanie, aux Philippines, au Brésil, ailleurs encore, sous la direction des Partis Marxistes-Léninistes, le peuple a pris les armes. Cette lutte peut encore être longue mais elle sera victorieuse !

Camarades, je l’ai dit tout à l’heure, voici un an, le peuple vietnamien se libérait et nous le saluons !

Camarades, voici un an, ce merveilleux petit peuple cambodgien se libérait et aujourd’hui la campagne de calomnies de la réaction contre le Cambodge est une campagne écœurante comme il y en a eu peu d’exemples dans l’histoire. Mais le Président Mao nous enseigne qu’être attaqué par l’ennemi est une bonne, non une mauvaise chose. Le peuple cambodgien a réalisé une des plus belles révolutions qui soit. Il s’est libéré par ses propres moyens, il compte avant tout sur ses propres forces, il a chassé le loup par la porte de devant, MAIS SOYEZ EN SURS, IL NE PERMET PAS AU TIGRE D’APPROCHER PAR LA PORTE DE DERRIÈRE (Tempête d’applaudissements).

Enfin, camarades, je voudrais tout spécialement parler de deux Partis qui nous sont chers. Le premier, c’est le Parti du Travail d’Albanie. Hier soir, c’est avec une grande joie, que j’ai appris les révélations du camarade Enver Hodja lors de l’inauguration du complexe d’Elbasan. En Albanie, on a pincé et mis hors d’état de nuire des dirigeants qui voulaient impulser une ligne révisionniste à la manière de Teng Siao-ping en Chine ! Ils s’en prenaient à l’unité avec la Chine ; les marxistes-léninistes leur ont brisé les reins. C’est une grande et belle victoire !(Applaudissements prolongés)

Et camarades, comment ne pas dire notre fierté, notre amour pour le Parti communiste Chinois et pour le Président Mao ? Cette lutte que le peuple chinois mène aujourd’hui, cette continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat, cette lutte incessante contre le droit bourgeois, contre les racines du révisionnisme qui peuvent exister sous une dictature du prolétariat, cette mobilisation incessante des masses, ce renouveau incessant de l’idéologie, des données politiques qui sont apportées par les masses en mouvement sous la direction du Parti Communiste, quelle chose magnifique, quelle garantie de victoire ! Notre chance à tous, c’est ce Parti Communiste Chinois, c’est ce Parti d’airain conduit par un camarade dont nous sommes fiers de dire qu’il est notre camarade, le grand, le prestigieux Président Mao Tsé-toung ! (Tempête d’applaudissements ! Applaudissements prolongés)

Camarades, dans quelques instants, nous applaudirons le film retraçant les victoires magnifiques de nos camarades cambodgiens.

Camarades, je vous remercie d’être venus cet après-midi si nombreux, d’avoir applaudi les mots d’ordre du Parti.

VIVE LE MOUVEMENT COMMUNISTE INTERNATIONAL !

VIVE LE PARTI COMMUNISTE MARXISTE-LENINISTE DE BELGIQUE !

L’INTERNATIONALE SERA LE GENRE HUMAIN !

(Tempête d’applaudissements enthousiastes ! La salle se lève et, en chœur, chante « L’internationale »).


NOUS AVONS VÉCU UN TRÈS BEAU PREMIER MAI

Le Président de la séance

Camarades, il est inutile de rien ajouter. Vos longs et chaleureux applaudissements à ce meeting, à ce magnifique exposé, constituent une adhésion enthousiaste aux mots d’ordre de notre Parti. Sans plus attendre nous allons passer à la projection d’un film magnifique « Peuple héroïque », témoignage exaltant sur la révolution cambodgienne.

Le public assiste alors à la projection de ce film passionnant. Cette œuvre est une magnifique réplique à la campagne de calomnies des impérialistes américains, des social-impérialistes soviétiques et de tous les autres réactionnaires contre le peuple du Kampuchéa. Le film est longuement applaudi.

Le président de séance remercie alors les camarades qui ont participé à cette magnifique journée de combat. En avant dans le combat

- pour les revendications immédiates,

- contre les deux super-puissances, pour l’indépendance nationale,

- pour la révolution socialiste, la dictature du prolétariat,

- pour l’unité des marxistes-léninistes, pour l’édification du Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique !

(Longs applaudissements)

Les applaudissements redoublent lorsque le Président de la séance donne lecture du télégramme de solidarité adressé à l’occasion du Premier Mai à « Clarté-L’Exploité », organisme du Comité Central du Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Belgique par « ZERI I POPULLIT », organe du Comité Central du Parti du Travail d’Albanie.

Cependant que les chants révolutionnaires sont diffusés et repris, les camarades échangent leurs impressions. Partout ce ne sont que sourires et paroles joyeuses. Nous avons vécu un magnifique Premier Mai fraternel, une journée de COMBAT, une journée riche d’esprit prolétarien et internationaliste.