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Noyaux Armés Prolétaires : Déclaration au procès de Florence − 1976

Noyaux Armés Prolétaires
Nuclea Carcere (noyau prison)
Pasquale Abatangelo

Déclaration au procès de Florence (12 mars 1976)

Dans cette société composée d’exploités et d’exploiteurs, nous nous sommes rangés avec notre classe en mettant dans la lutte toutes nos capacités de militants communistes.

Maria Pia Vianale militante des NAP

En tant que classe opprimée, nous considérons l’expropriation de la bourgeoisie comme une étape obligatoire dans la construction du pouvoir prolétarien.

Les expropriations, qui pour le moment sont sporadiques et liées à l’exigence de notre croissance, ne sont qu’une avance de l’expropriation totale que la révolution communiste réalisera dans les confrontations avec les patrons.

Le 29 Octobre 1974 pendant une expropriation place Alberti, les camarades Roméo et Luca Mantini sont tombés sous les balles des chiens de garde de la bourgeoisie.

Leur mort a suscité une prise de conscience et une détermination à aller jusqu’au bout dans les avant-gardes prolétariennes.

Les N.A.P. sont aujourd’hui une réalité avec laquelle les patrons et leurs esclaves devront compter ; Roméo et Luca Mantini revivent dans nos luttes et les actions les plus importantes sont signées « 29 Octobre » en leur honneur.

L’assassinat de sang-froid d’Anna-Maria Mantini (fondatrice du Noyau Armé 29 Octobre) nous a aussi définitivement convaincus de l’importance de rendre la monnaie aux tueurs à gages et à leurs représentants.

Di Gennaro, Vernich, Margarite, Tuzzolino, Dell’Anno et les attaques armées des repaires des carabiniers, sont seulement le point de départ vers l’objectif qui est d’anéantir les forces réactionnaires.

Nous nous sommes unis dans cette perspective avec les camarades des B.R. et tous les révolutionnaires et les communistes dignes de ce nom.

Les fruits de cette union seront très amers pour ceux qui sont habitués depuis 30 ans à raisonner en termes de votes en conservant intact le pouvoir délégué par les impérialistes.

En tant que révolutionnaires, le jugement des bourgeois ou celui de leurs laquais ne nous intéresse pas ; nous voulons créer une société alternative à celle-ci et nous utilisons tous les moyens que nous suggèrent les circonstances.

Votre « justice » se conduit comme une vendetta vis-à-vis des camarades et comme une récompense vis-à-vis des esclaves, c’est pourquoi elle ne nous intéresse pas, et même, c’est seulement la méthode pour la désorganiser et la démasquer aux yeux du peuple qui nous intéresse.

Les assassins de Serantini, Zibecchi, Boschi, Bruno et tant d’autres prolétaires sont connus de tous, comme il est connu que vous leur donnez votre absolution et que vous continuez à le faire par le simple fait que ces « killer » (Ndt : tueurs) sont au service de la classe dominante comme vous. Même en prison, il n’arrive jamais de voir un bourgeois ou un « boss » mafioso attaché au lit de contention ou en cellule punitive.

Sans parler de ceux qui n’y vont jamais, comme les responsables des scandales politico-financiers continuels, du scandale sur le pétrole au scandale Lockheed.

Nous assistons depuis longtemps à vos tentatives de criminaliser la lutte des classes, et si cela pouvait être dangereux il y a quelques années, aujourd’hui cela ne fait que vous démasquer chaque jour un peu plus.

Les prolétaires savent désormais de quel côté sont les vrais bandits, et l’abus de ce terme nous rappelle que les chefaillons fascistes eux aussi traitaient les partisans de « bandits ». Dans ce cas, nous acceptons d’être des « bandits » pour vous et nous ferons tout pour toujours mériter ce terme.

La dure condamnation que vous nous donnerez montrera que les calomnies mystificatrices de votre presse ne suffisent plus pour cacher aux masses qu’existé et croît quotidiennement une gauche armée dans notre pays. C’est pourquoi nous accueillerons votre condamnation comme une victoire pour nous !

Quoi qu’il en soit Messieurs, nous voudrions vous rappeler qu’un jour prochains vous devrez rendre compte de vos actions, non pas à Dieu, mais à la justice prolétarienne. Le prolétariat n’oublie pas.

RIEN NE RESTERA IMPUNI !

LA SEULE JUSTICE EST CELLE DU PROLÉTARIAT !

TOUT LE POUVOIR AU PEUPLE ARMÉ !