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Nous critiquons le vieux monde – 1966

Editorial du Renmin Ribao, 8 juin 1966

Le développement rapide et impétueux de la grande révolution culturelle prolétarienne de notre pays a provoqué une secousse dans le monde.

Certains disent : « Les 700 millions de Chinois sont tous des critiques. » Quels que soient ceux qui l’aient dit, qu’ils s’en réjouissent ou non, ces paroles traduisent un fait : les larges masses des ouvriers, des paysans et des soldats, les cadres révolutionnaires et les intellectuels révolutionnaires de notre pays, armés de la pensée de Mao Tsé-toung, critiquent, sur une échelle sans précédent, le vieux monde, les vieilles choses et les vieilles idées.

Nous critiquons les systèmes d’exploitation, les classes exploiteuses, l’impérialisme, le révisionnisme moderne, tous les réactionnaires, et les propriétaires fonciers, les paysans riches, les contre-révolutionnaires, les mauvais éléments et les éléments de droite. Nous critiquons les représentants de la bourgeoisie, les « savants » et les « autorités » de la bourgeoisie.

Nous critiquons la conception bourgeoise de l’histoire, les théories académiques bourgeoises de toutes sortes, la pédagogie et le journalisme de la bourgeoisie, sa conception de l’art et de la littérature, nous critiquons toutes ses pièces de théâtre, tous ses films et toutes ses œuvres littéraires et artistiques néfastes.

En un mot, nous critiquons le vieux monde, ainsi que la vieille idéologie, la vieille culture, les vieilles mœurs et coutumes que les impérialistes et toutes les classes exploiteuses utilisent pour empoisonner le peuple travailleur ; nous critiquons toutes les idéologies non prolétariennes, toutes les idées réactionnaires qui sont en antagonisme avec le marxisme-léninisme et avec la pensée de Mao Tsé-toung.

Pourquoi devons-nous critiquer tout cela ?

Parce que cette critique est absolument nécessaire à la consolidation de la dictature du prolétariat, parce qu’elle est absolument nécessaire à l’édification du socialisme et du communisme, parce qu’elle répond à la loi du développement de l’histoire. Lénine estimait qu’après la défaite de la bourgeoisie, la force de celle-ci dépasse pendant une longue période celle du prolétariat et que dans le domaine de l’idéologie, en particulier, elle possède pendant longtemps la prépondérance et se manifeste encore avec obstination.

Les forces bourgeoises s’évertuent à profiter de cet avantage pour préparer le domaine spirituel et l’opinion publique à un retour au capitalisme. Au cours des 17 années écoulées depuis la Libération, des luttes longues et acharnées se sont succédé en Chine entre les deux classes et les deux voies sur les fronts idéologique et culturel.

Ces luttes, et en particulier la lutte qui est devenue récemment plus ouverte entre la bourgeoisie qui travaille à la restauration du capitalisme et le prolétariat qui s’y oppose, ont pleinement mis en évidence cette question.

Le président Mao Tsé-toung disait il y a longtemps que tout ce qui est réactionnaire est pareil : si on ne le frappe pas, impossible de le faire tomber. C’est comme lorsqu’on balaie ; dans la règle, là où le balai ne passe pas, la poussière ne s’en va pas d’elle-même. Il en est ainsi de toutes les choses du monde.

Nous devons détruire le vieux monde avant de pouvoir en construire un nouveau. En vue d’édifier la nouvelle idéologie, la nouvelle culture du socialisme et du communisme, nous devons critiquer et liquider complètement la vieille idéologie, la vieille culture de la bourgeoisie et leur influence.

L’essence même du marxisme-léninisme est critique et révolutionnaire. Il a pour base la critique, la lutte et la révolution. Ce que nous appliquons, c’est la philosophie militante du matérialisme dialectique.

La lutte, c’est la vie même. Nous avons une force de combat d’autant plus grande et nous sommes d’autant plus capables de faire progresser notre grande cause que nous avançons le long d’une voie de lutte correcte.

Le président Mao Tsé-toung a souvent souligné :

« Sans destruction, pas de construction ; sans barrage, pas de courant ; sans une pause, pas de progrès. »

La destruction en question, c’est la critique, la révolution. Pour la destruction, il est nécessaire de raisonner ; raisonner c’est construire. La destruction venant en premier lieu, elle sera tout naturellement accompagnée de la construction. C’est précisément dans la lutte ininterrompue contre le système idéologique bourgeois que le marxisme-léninisme et la pensée de Mao Tsé-toung se sont établis et développés.

Le président Mao Tsé-toung a dit :

« Ce qui est juste se développe toujours dans un processus de lutte contre ce qui est erroné. Le vrai, le bon et le beau existent toujours en regard du faux, du mauvais et du laid, et se développent toujours dans la lutte contre eux. »

Sur qui faut-il s’appuyer pour entreprendre la critique ? Sur les plus larges masses populaires, sur les ouvriers, les paysans et les soldats, sur les cadres et les intellectuels révolutionnaires.

Dans la guerre révolutionnaire, les masses populaires ont critiqué le vieux monde les armes à la main et se sont emparées du pouvoir. Après la victoire, elles ont utilisé l’arme de la critique contre tout le mauvais héritage légué par l’impérialisme, les propriétaires fonciers et la bourgeoisie.

C’est seulement lorsque les 700 millions de Chinois saisissent tous, pour critiquer, l’arme la plus tranchante, la pensée de Mao Tsé-toung, que la poussière laissée dans tous les recoins par la bourgeoisie peut être balayée dans la plus large mesure et que l’idéologie des classes exploiteuses qui occupe depuis plusieurs milliers d’années des positions de monopole et de la domination peut être extirpée le plus radicalement.

C’est seulement si les plus larges masses populaires assimilent la conception prolétarienne du monde et critiquent la conception bourgeoise du monde, si elles saisissent le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Tsé-toung, et critiquent les idées révisionnistes, qu’il peut être garanti que notre pays mènera jusqu’à son terme la révolution socialiste, que notre pays passera graduellement du socialisme au communisme. « 700 millions de critiques. »

C’est là un événement extraordinaire, un événement qui fait époque et qui montre que la pensée des 700 millions de Chinois est libérée, que les 700 millions de Chinois se pressent de toute leur taille et ne sont plus esclaves de la vieille culture et de la vieille idéologie de l’impérialisme et des classes exploiteuses.

Ce n’est pas par hasard que les 700 millions de Chinois sont devenus des critiques. C’est un nouveau phénomène qui apparaît dans le cadre de la dictature du prolétariat, un nouveau phénomène qui surgit à la lumière de la pensée de Mao Tsé-toung. C’est une nouvelle situation qui devait apparaître après l’assimilation de la pensée de Mao Tsé-toung par les larges masses des ouvriers, des paysans et des soldats. C’est le grand éveil des masses populaires de notre pays.

L’apparition et le développement en profondeur de tout grand mouvement révolutionnaire sont nécessairement précédés d’une lutte de vaste ampleur dans le domaine idéologique et d’une grande révolution idéologique.

Dans l’histoire de la révolution prolétarienne, chaque grand débat est toujours le prélude et le signal d’un bond en avant révolutionnaire.

Les grands débats idéologiques qui se sont engagés plusieurs fois au cours des 17 années qui ont suivi la libération de notre pays, ont tous frayé la voie à la locomotive de la révolution. La grande révolution culturelle qui se déroule actuellement avec une envergure inconnue jusqu’ici, est l’augure d’un développement prodigieux de la révolution socialiste et d’un nouveau grand bond en avant de l’édification socialiste de notre pays.

Lorsque le peuple se dresse, sonne l’heure de la chute de l’ennemi. Les larges masses des ouvriers, des paysans et des soldats ainsi que les cadres et les intellectuels révolutionnaires se sont dressés et les représentants de la classe bourgeoise, les « savants » et les « autorités » de la bourgeoisie sont en passe d’être abattus.

Le mouvement de critique sans précédent de la grande révolution culturelle préfigure une grande et nouvelle époque qu’on voit poindre à l’horizon, époque dans laquelle les 700 millions de Chinois seront tous des hommes sages et clairvoyants. Saluons des deux mains l’apparition de cette grande et nouvelle époque.

mercredi 8 juin 1966


Les documents de 1966