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Nos valeurs

Rien n’est indivisible ! L’univers est éternel !

La loi de l’unité des contraires est la loi fondamentale de la nature et de la société et donc aussi la loi fondamentale de la pensée !

1. Au contraire de ce que les religions expliquent, il n’y a pas la matière d’un côté, l’âme de l’autre côté. Seule la matière existe, et elle a toujours existé et existera toujours. L’univers est infini et éternel ; il n’y a ni début, ni fin.

Il s’agit de la conception de base du matérialisme, qui nie que quelque chose « en dehors » de la matière existerait, comme un dieu, « l’esprit », « l’âme », etc.

Dans la Grèce antique, des philosophes comme Épicure et Démocrite (ou plus tard, le romain Lucrèce) ont appuyé cette thèse matérialiste. Néanmoins, dans leur conception l’univers était passif.

Ce fut ainsi le courant scientifique ouvert par le grec Aristote et poursuivi par les philosophes musulmans Al-Farabi, Avicenne et Averroès, qui a développé le concept d’un univers qui est éternel et en mouvement.

2. Plus tard, l’humanisme a poursuivi cette affirmation, depuis l’averroïsme latin parisien du 13ème siècle jusqu’à Spinoza, qui a dépassé la conception de Dieu et a reconnu la nature comme seule réalité.

Le matérialisme en Europe, réalisée de différentes manières à travers l’averroïsme, l’humanisme, les différentes variantes de protestantisme, le matérialisme anglais, les Lumières françaises, etc, ont permis à la bourgeoisie naissante d’avoir sa propre idéologie et de transformer la réalité.

La bourgeoisie a profité des âges roman et gothique, où un Etat centralisé a commencé à se former, dont le point culminant fut la monarchie absolue, notamment de Louis XIV de France. Les nations ont commencé à se former dans ce processus de développement d’un marché unifié ; en France la culture nationale a été ainsi formée au 17ème siècle, dont les grandes figures ont été Racine, Corneille, Boileau, Molière.

L’ère de la révolution bourgeoise fut le point culminant de ce processus de la bourgeoisie grandissante ; la révolution française a été un phénomène de la plus haute valeur historique. De grands philosophes ont affirmé le matérialisme, comme de la Mettrie et Diderot.

3. L’affirmation bourgeoise du matérialisme ne pouvait pas être prolongée, parce que la bourgeoisie était prisonnière du développement du Capital lui-même. Néanmoins, cette transformation de la réalité par le nouveau mode de production a produit la classe ouvrière.

Transformant la réalité, c’est-à-dire la matière, la classe ouvrière est historiquement condamnée au matérialisme ; qui plus est, elle comprend la contradiction entre elle-même et la réalité qui est transformée, et entre elle-même et la bourgeoisie qui exploite son travail.

Par conséquent, la classe ouvrière est la classe la plus révolutionnaire de l’histoire, car elle porte la compréhension de la loi de la contradiction, venant du fait qu’elle transforme la réalité par le travail (d’où les symboles de la faucille et du marteau).

Ainsi, avec la classe ouvrière, le matérialisme atteint le niveau de compréhension de comment les êtres humains sont en effet soumis au processus de reproduction des moyens de vie ; leurs conceptions ne sont que le reflet de ce processus.

Comme Karl Marx l’a souligné dans une phrase célèbre :

« Dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rapports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui correspondent à un degré de développement déterminé de leurs forces productives matérielles.

L’ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base concrète sur laquelle s’élève une superstructure juridique et politique et à laquelle correspondent des formes de conscience sociales déterminées.

Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en général. Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur être ; c’est inversement leur être social qui détermine leur conscience.

À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n’en est que l’expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s’étaient mues jusqu’alors.

De formes de développement des forces productives qu’ils étaient ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale. »

4. Ce n’est pas tout : la classe ouvrière comprend également la façon dont la question vient à se transformer elle-même. Elle permet de revenir à un matérialisme total comme avec Épicure, mais cette fois avec la matière en mouvement, dépassant l’idéalisme ouvert avec Aristote.

La classe ouvrière, en transformant la réalité, acquiert la connaissance de la réalité et comprend que la contradiction est le moteur du mouvement de l’histoire, mais aussi de tous les phénomènes, de la matière elle-même.

Selon le matérialisme, il n’est ni « cause » ni « conséquence », il n’y a que transformation, le mouvement de la matière elle-même : la loi de la contradiction est universelle.

Le matérialisme n’est un véritable matérialisme que lorsqu’il est fondé sur la dialectique, qui est expliquée par Lénine en ces termes :

« La dialectique est l’enseignement qui montre comment les contraires peuvent être identiques et comment ils cherchent à l’être (et le deviennent) - dans quelles conditions ils sont identiques, dans la mesure où ils se convertissent l’un en l’autre - pourquoi l’entendement humain ne doit pas considérer ces contraires comme morts, pétrifiés, mais comme vivants, conditionnés, mobiles, se convertissant l’un en l’autre. »

La dialectique est universelle ; comme Mao Zedong l’a noté :

« La loi de la contradiction inhérente aux choses et aux phénomènes, c’est-à-dire la loi de l’unité des contraires, est la loi fondamentale de la nature et de la société, et partant la loi fondamentale de la pensée. »

5. Les enseignements fondamentaux du matérialisme dialectique sont les suivants :

* la loi de l’unité des contraires est universelle, et donc :
** rien n’est indivisible
** l’univers est éternel

* la société et les pensées obéissent à la loi universelle de la contradiction, et donc :
** la pensée est le reflet du mouvement de la matière
** le matérialisme signifie suivre rationnellement la direction de la matière

Les lignes fondamentales du matérialisme dialectique sont les suivantes :

* Les masses font l’histoire, le Parti communiste les dirige

* La crise générale du capitalisme est inévitable

* Combattre le fascisme et la tentative romantique de l’ancien pour faire repartir dans l’autre sens la roue de l’histoire

* Défendre la biosphère comme le lieu de la matière vivante

* Lutter pour la génération et l’application d’une pensée guide dans chaque pays

* Le réalisme socialiste est la ligne directrice des arts, les révolutions culturelles sont nécessaires dans le socialisme

* Dépasser la contradiction entre travail intellectuel et travail manuel, dépasser la contradiction entre les villes et la campagne, construire les communes populaires !

* Guerre populaire jusqu’au communisme !

samedi 26 septembre 2015


Matérialisme dialectique