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Népal – une chronologie

1er avril 1986 : le Parti Communiste du Népal – Mashal tente sans succès de lancer un processus armé contre les élections. A Katmandou, la statue du roi Tribhuvan est peinte en noir et des postes de police attaqués.

9 avril 1990 : l’interdiction des partis politiques est levée.

9 novembre 1990 : promulgation d’une nouvelle constitution.

19-20 novembre 1990 : fusion du Parti Communiste du Népal – Mashal, du Parti Communiste du Népal (quatrième convention), de l’organisation prolétarienne des ouvriers, du Parti Communiste du Népal (Janamukhi). Le nom de la nouvelle organisation est Parti Communiste du Népal (Centre d’Unité).

6 avril 1991 : violents incidents autour de la grève générale, la police tue une dizaine de personnes.

12 mai 1991 : le Front Uni du Peuple du Népal, organisme généré par le Parti Communiste du Népal (Centre d’Unité), devient la troisième force au parlement, avec neuf sièges (UML : 68 sièges, Congrès népalais : 110 sièges).

22 mai 1994 : processus de scission du Parti Communiste du Népal (Centre d’Unité), avec d’un côté Puspa Kamal Dahal connu sous le nom de Prachanda, de l’autre Nirmal Lima.

Mars 1995 : la troisième conférence du Parti Communiste du Népal (Centre d’Unité) abandonne les élections et l’organisation devient le Parti Communiste du Népal (Centre Maoïste), sous la direction de Prachanda et Baburam Bhattarai.

Septembre 1995 : le Parti Communiste du Népal (Centre Maoïste) adopte le principe de la Guerre Populaire, pour qui trois fronts sont organisés : les districts Sindhuli, Kavre et Sindhupalchok à l’est du Népal, les districts Gorkha et Lamjung au centre, ceux de Rolpa, Rukum et Jajarkot au centre-ouest. L’Etat répond avec l’opération Roméo, arrêtant sans mandat 130 personnes, 6000 autres étant arrachés à leurs villages, des dizaines de femmes violées.

4 février 1996 : Baburam Bhattarai, représentant le Front Uni du Peuple du Népal, présente une liste de 40 revendications au premier ministre Sher Bahadur Deuba.

13 février 1996 : le Parti Communiste du Népal (Maoïste) lance la Guerre Populaire. Il est présent avec des comités dans 35 des 75 districts du pays, disposant de trois types d’organisation : les Radak Dal c’est-à-dire les escouades de combat, les Gaun Surakcha Dal c’est-à-dire les groupes villageois de défense, et le Swayamsewaka Dal, le groupe de volontaires. Au départ, les armes consistent en un fusil à munition 303 British, des pistolets artisanaux et des couteaux népalais appelés Khukhuris. 6000 actions sont menées en quinze jours, appartenant à quatre types : propagande, sabotage, actions de guérilla, exécutions d’ennemis de classe.

26 mars 1998 : la police commence l’opération Kilo Sierra II à Rukum et Rolpa.

27 novembre 1998 : le Parti Communiste du Népal (Maoïste) appelle à développer des bases d’appuis.

7 août 2000 : le Parti Communiste du Népal (Maoïste) rejette la proposition de pourparlers de paix.

22 janvier 2001 : l’État annonce la formation de brigades de combat, appelées force police armée.

Février 2001 : seconde conférence nationale du Parti Communiste du Népal (Maoïste), qui adopte le long document stratégique de Prachanda « Le grand pas en avant : un besoin inévitable de l’histoire ». Cela sera appelé la « voie Prachanda ».

« A travers les contradictions internes des impérialistes, du développement et de la distribution inégaux tout comme par le caractère inhérent au capitalisme, le développement de cette situation objective conduire à la révolution dans n’importe quel pays en Asie, en Afrique et en Amérique latine, et son importance internationale est naturellement évident. Cela justifie de manière magnifique l’analyse de Mao selon laquelle l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine seront les centres tempétueux de la révolution.

Ces caractéristiques indiquent clairement que le 21e siècle sera le siècle des guerres populaires, et du triomphe du système socialiste mondial. En plus de cela, cela montre qu’il y a eu après 1980 un changement significatif dans le concept prévalant de modèle de révolution. Aujourd’hui, la fusion en une seule stratégie des stratégiques d’insurrection armée et de guerre populaire prolongée a été essentielle. Sans faire cela, une révolution authentique semble pratiquement impossible dans n’importe quel pays (…).

En fait, la nouvelle situation indique clairement le changement dans la nature de la différence stratégique qui existe généralement entre insurrection armée et guerre populaire prolongée, jusqu’aux années 80 du vingtième siècle.

Il ne devrait y avoir aucune confusion du tout sur le fait que, basiquement, même aujourd’hui, [les révolutionnaires dans] les pays impérialistes développés doivent essentiellement poursuivre la voie de l’insurrection armée et [les révolutionnaires dans] les pays opprimés du troisième monde la guerre populaire prolongée.

Mais le changement qui s’est déroulé dans la situation mondiale, comme mentionné ci-dessus, a créé une situation qui relie nécessairement les unes aux autres les caractéristiques de l’insurrection armée et de la guerre populaire prolongée, et, qui plus est, il y a le besoin de faire ainsi.

En raison de la situation de ce développement, il a été presque impossible de faire avancer avec succès la stratégie de la guerre populaire prolongée d’encerclement de la ville par les villages et la construction de bases d’appuis dans un quelconque pays du troisième monde, sans la poursuite de plusieurs caractéristiques de l’insurrection armée dès le départ.

La ligne militaire de l’insurrection armée générale contient certaines caractéristiques fondamentales, comme l’intervention continue d’un parti politique du prolétariat au centre de l’État réactionnaire, sur la base de la propagande politique, dès le départ, entraînant les masses, y comprisl es ouvriers, avec des grèves continues et des luttes de rue, sur la base des revendications révolutionnaires, développant de manière planifiée des activités dans les forces militaires et bureaucratiques de l’ennemi, menant depuis le niveau central une lutte politique intense contre les différents groupes révisionnistes et réformistes, et, enfin, prenant le pouvoir d’État central par l’insurrection armée dans la situation internationale et nationale adéquate, etc. Il est évident que le prolétariat d’un pays du troisième monde devrait concéder et appliquer également les caractéristiques mentionnés ci-dessus de l’insurrection armée générale. »

28 mai 2001 : Prachanda donne une interview à la revue Un monde à gagner, produite par le Comité du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste.

« Le rapide développement de la guerre populaire est inévitable aujourd’hui après que ce problème de direction ait été résolu par une lutte intense contre les tendances étrangères dans le mouvement prolétarien, principalement le révisionnisme de droite. Pour les masses, il n’y a pas d’alternative à la rébellion et à la révolution, étant donné l’arrière-plan objectif d’exploitation, de répression et de pauvreté prévalant dans les pays semi-féodaux semi-coloniaux du tiers-monde (…).

Prenant comme point de départ la synthèse de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, la plus haute expression de la lutte de classe consciente, nous sommes passés dans l’étude sérieuse. Nous avons en particulier effectué une étude fervente de la lutte idéologique qui a fait irruption dans le processus de développement du Parti Communiste du Pérou, du Parti Communiste Révolutionnaire des États-Unis, et dans d’autres pays (…).

Le Parti a œuvré à développer l’armée populaire en accord avec les principes universels du Marxisme-Léninisme-Maoïsme : « sans armée populaire, le peuple n’a rien », « le pouvoir est au bout du fusil », et « l’océan armé des masses », qui sont les conditions pour la révolution. »

1er juin 2001 : Gyanendra devient roi, comme officiellement le prince Dipendra est devenu fou et a tué dix membres de sa famille, y compris le frère qui était roi, lui-même se suicidant. Dipendra avait depuis le début de l’année été envoyé deux fois par le roi comme émissaire pour négocier avec le Parti Communiste du Népal (Maoïste).

22 juillet 2001 : Sher Bahadur Deuba devient premier ministre et appelle à des pourparlers de paix.

25 juillet 2001 : cessez-le-feu général.

30 août 2001 : première session de pourparlers de paix, à Katmandou.

13-14 septembre mai 2001 : seconde session de pourparlers de paix, dans le district de Bardiya.

13 novembre 2001 : troisième session de pourparlers de paix, à Katmandou.

21 novembre 2001 : le Parti Communiste du Népal (Maoïste) se retire des pourparlers de paix, cela étant suivi par des attaques audacieuses contre des postes de la police et de l’armée, dans 42 districts, attaquant pour la première fois l’armée royale népalaise, en particulier à Ghorahi (district de Dang) avec une force de 1100 personnes.

26 novembre 2001 : le gouvernement déclare l’état d’urgence et l’armée royale népalaise est mobilisée.

7 mai 2002 : les États-Unis annoncent un soutien de contre-insurrection.

15 mai 2002 : la Grande-Bretagne propose son soutien de contre-insurrection, suivi par l’Inde.

22 mai 2002 : le roi Gyanendra dissout le parlement.

4 octobre 2002 : le roi Gyanendra prend le contrôle du gouvernement.

29 janvier 2003 : cessez-le-feu général.

27 avril 2003 : première session de pourparlers de paix, à Katmandou.

9 mai 2003 : seconde session de pourparlers de paix.

17 août 2003 : troisième session de pourparlers de paix. 17 cadres et deux autres personnes sont tuées à Dombara, l’action étant maquillée par l’armée en affrontements.

27 août 2003 : le Parti Communiste du Népal (Maoïste) se retire des pourparlers de paix.

17 décembre 2003 : l’armée royale népalaise annonce avoir tué 1056 maoïstes depuis la fin du cessez-le-feu.

Avril 2004 : durant les derniers mois, 11 des 95 membres du Comité Central du Parti Communiste du Népal (Maoïste) ont été arrêtés en Inde.

31 janvier 2005 : Baburam Bhattarai est gardé emprisonné par le Parti Communiste du Népal (Maoïste) et condamné avec d’autres cadres, à la suite de son refus de centraliser la guerre populaire et de lancer une campagne anti-indienne, et son utilisation des médias népalais classiques en décembre 2004 pour exprimer sa « note de dissension ».

1er février 2005 : le roi Gyanendra et l’armée royale népalaise prennent le contrôle de l’État.

29 avril 2005 : fin de l’état d’urgence.

20 juin 2005 : l’alliance des sept partis appellent le Parti Communiste du Népal (Maoïste) à stopper la guerre populaire et à la rejoindre contre le roi.

3 septembre 2005 : le Parti Communiste du Népal (Maoïste) annonce un cessez-le-feu unilatéral de trois mois.

Septembre 2005 : en France, le Parti Communiste (Marxiste-Léniniste-Maoïste) commence la publication d’une série d’articles sur le Népal : « mener la révolution jusqu’au bout, ou bien tomber sous les "balles enrobées de sucre" ? », suivi en octobre de « La révolution népalaise à un tournant : oser le nouveau ou "réformer" le pays ? ».

« Dans la plupart des États du « tiers-monde » il y a une constitution plus ou moins « démocratique », ce qui n’empêche pas l’État d’être un État fasciste, dominé par l’impérialisme, la bourgeoisie bureaucratique vendue à cet impérialisme et les grands propriétaires terriens.

Quel sens y a-t-il donc à s’allier avec des partis politiques traditionnels ne servant plus à rien, démasqués comme prétendant être progressistes mais n’ayant rien fait contre l’Etat fasciste qu’ils qualifiaient même de démocratique, et s’étant toujours opposés à la guerre populaire ? (…)

Le PCN(m) est l’avant-garde, il s’est construit en combattant l’opportunisme de ces partis politiques traditionnels, quel intérêt de les ressusciter alors qu’ils sont dépassés historiquement ?

Il n’est pas possible d’affirmer d’un côté que la guerre populaire au Népal est rentrée dans la phase de l’offensive stratégique, et de l’autre côté d’arrêter la lutte armée précisément au moment où l’ancien Etat doit être anéanti.

Le PCN(m) remet en cause le fait que le Parti dirige l’Armée et le Front, en ayant construit ces trois formes l’une après l’autre. Il place l’armée sous la direction du Front uni, et subordonne la politique du Parti au Front uni, ce qui est une remise en cause des principes révolutionnaires. »

Octobre 2005 : la réunion de Chunwang Baithak du Comité Central du Parti Communiste du Népal (Maoïste) adopte le principe de la « république démocratique » au lieu de l’objectif de la « république populaire ».

15 novembre 2005 : le Parti Communiste du Népal (Marxiste-Léniniste-Maoïste) fondé en 1981 réunifie ses deux factions formant le Parti Communiste du Népal (Centre Marxiste-Léniniste-Maoïste).

22 novembre 2005 : l’alliance des sept partis et le Parti Communiste du Népal (Maoïste) signent un accord de 12 points, appelant à la paix et à la tenue d’une assemblée constituante.

10 février 2006 : Prachanda donne une longue interview au quotidien indien The Hindu.

« Nous voulons analyser sur une nouvelle base l’expérience de la révolution et de la contre-révolution au 20ème siècle.

Il y a trois ans nous avons pris une décision dans laquelle nous disions que la question clef du 21e siècle sera de voir comment nous allions développer la démocratie.

Cela signifiait que les leçons positives et négatives du 20e siècle avaient à être synthétisées afin d’aller de l’avant. Et il y a trois ans nous avons décidé d’aller vers la compétition politique.

Sans compétition politique, il y aurait une attitude mécanique ou métaphysique. Aussi cette fois ce que nous avons décidé n’était pas quelque chose de nouveau.

En août nous avons pris de sérieuses décisions sur comment construire en pratique l’unité avec les partis politiques parlementaires. Nous ne pensons pas que la guerre populaire a été lancé contre, ou principalement contre la démocratie avec plusieurs partis. Elle l’a été contre l’autocratie féodale, contre la structure féodale. »

« Lorsque nous aurons le pouvoir d’Etat et que nous serons au pouvoir, nous ne ferons pas ce que Staline ou Mao ont fait. Lénine n’a pas eu le temps d’étudier les questions du pouvoir.

Même si Staline était un révolutionnaire, il n’a pas été aussi scientifique qu’il aurait du, il était pas mal métaphysique, et alors des problèmes sont arrivés. Nous avons également évalué Mao à ce plénum. Si vous regardez sa direction de 1935 à 1976, de quand il était jeune à quand il était vieux et que même parler était difficile, doit il rester Président et s’occuper de tout ? Qu’est-ce que cela ? »

« Nous devons accepter cette réalité essentielle. Nous avons fait référence à la république démocratique et l’assemblée constituante, dans la compréhension que nous être flexible vu l’équilibre dans la lutte de classe et la situation internationale.

C’est une politique, pas des tactiques. C’est un processus également nécessaire pour la bourgeoisie et les capitalistes nationaux, sans parler des classes moyennes. »

« Dans la démocratie multipartite qui vient - gouvernement intérimaire, assemblée constituante et république démocratie - nous sommes prêts à une compétition pacifique avec vous tous. Bien sûr des gens ont toujours un doute sur nous parce que nous avons une armée.

Et ils demandent si après l’assemblée constituante nous abandonnerons nos armes. C’est une question. Nous avons dit que nous sommes prêts à réorganiser notre armée et prêts aussi à faire une nouvelle armée népalaise. Ce n’est pas une question tactique. »

« Les armes des deux camps devraient être mises ensemble et les deux armées devraient être transformées en une seule sous la supervision des Nations-Unies ou toute autre organisation fiable (…).

L’armée sera formée selon les résultats de l’élection. C’est la chose au sujet duquel il faut être clair. Nous accepterons la monarchie si c’est ce que l’assemblée constituante la veut. Nous sommes flexibles même jusque-là. Nous accepterons même si le peuple dit : nous voulons un monarque au pouvoir. »

Février 2006 : en France, le Parti Communiste (Marxiste-Léniniste-Maoïste) définit Prachanda comme « un adepte du révisionnisme moderne », en raison de sa position dans l’interview à The Hindu.

21 avril 2006 : plusieurs centaines de milliers de personnes remplissent la Ring Road, route de 27 kilomètres entourant Katmandou et Lalitpur, dans le cadre du mouvement de masses lancé par l’alliance des sept partis et le Parti Communiste du Népal (Maoïste), avec une grève générale de 19 jours.

25 avril 2006 : l’alliance des sept partis stoppent le mouvement en acceptant le poste de premier ministre et la décision de reformer le parlement.

26 avril 2006 : le Parti Communiste du Népal (Maoïste) annonce un cessez-le-feu de trois mois.

3 mai 2006 : l’alliance des sept partis annonce un cessez-le-feu et le début de pourparlers de paix avec le Parti Communiste du Népal (Maoïste).

18 mai 2006 : l’armée royale népalaise devient l’armée népalaise, l’État adopte la laïcité.

26 mai 2006 : première session des pourparlers de paix entre le gouvernement et le Parti Communiste du Népal (Maoïste), qui décident tous deux d’un code de conduite en 25 points.

16 juin 2006 : première apparition médiatique de Prachanda en 35 ans d’activité politique, à la résidence du premier ministre, en présence des dirigeants de l’alliance des sept partis, après avoir été amené en hélicoptère à Katmandou depuis le district Kaski.

17 juin 2006 : accord en huit points entre le gouvernement et le Parti Communiste du Népal (Maoïste), consistant en la formation d’une constitution et d’un gouvernement intérimaires, la dissolution à la fois du parlement et des structures parallèles de gouvernement maoïstes, la supervision par les Nations-Unies de la gestion des armes de l’armée népalaise et de l’armée populaire de libération.

Juin 2006 : Azad, porte-parole du Parti Communiste d’Inde (Maoïste), accorde une interview à la revue People’s March.

« Premièrement, nous sommes considérablement troublés par l’affirmation mise en avant par le camarade Prachanda dans ses diverses interviews, selon laquelle son parti s’est engagé dans la démocratie multipartite, qui sera pratiquée non pas après la prise révolutionnaire du pouvoir par le prolétariat, mais dans la société semi-féodale semi-coloniale.

Le document du congrès de 2003 était assez vague concernant le concept de démocratie multipartite ou de concurrence politique du PCN (maoïste), c’est-à-dire s’il est applicable après la prise du pouvoir par le parti révolutionnaire ou avant la prise elle-même (…).

D’ailleurs, nous voyons que le camarade Prachanda et le PCN (maoïste) ont transformé la tactique en stratégie et en voie de la révolution mondiale pour le 21e siècle.

Ainsi, dans son interview accordée à The Hindu, le camarade Prachanda a souligné le fait que l’engagement des maoïstes à la démocratie multipartite n’est pas tactique mais est le résultat d’une discussion idéologique prolongée dans le parti pendant trois ans. »

27 août 2006 : l’Unión Obrera Comunista (MLM) de Colombie adopte une résolution sur le Népal, lançant « un appel fraternel et internationaliste aux camarades dirigeants du Parti Communiste du Népal (maoïste) pour qu’ils reconsidèrent leur engagement avec la république parlementaire et la démocratie bourgeoise, qui sont fondamentalement des instruments achevés de la dictature bourgeoise ».

13 novembre 2006 : le Parti Communiste d’Inde (Maoïste) rend public un document intitulé « Un nouveau Népal ne peut émerger que par la destruction de l’État réactionnaire ! Déposer les armes de l’armée populaire de libération sous supervision des nations-unies aboutirait au désarmement des masses !! ».

« L’accord de dépôt des armes de l’armée populaire dans des cantonnements construits à cet effet porte des implications dangereuses. Cet acte pourrait amener le désarmement des masses opprimées du Népal et le renversement des acquis faits par le peuple du Népal dans la guerre populaire longue d’une décennie, au prix d’immenses sacrifices (…). Le Comité Central du Parti Communiste d’Inde (Maoïste), comme un des détachements du prolétariat mondial, avertit le Parti Communiste du Népal (Maoïste) et le peuple du Népal du grave danger inhérent à un accord pour déposer les armes et les appelle à reconsidérer leurs tactiques à la lumière des amères expériences historiques (…).

Encore plus surprenant est l’assertion du Parti Communiste du Népal (Maoïste) que ses « tactiques » actuels au Népal serait un exemple pour les partis maoïstes en Asie du sud. Le camarade Prachanda a également effectué un appel à d’autres partis maoïstes pour reconsidérer leurs stratégies révolutionnaires et pour pratiquer la démocratie multi-partis au nom de la démocratie du 21e siècle.

Notre Comité Central explique de manière claire comme de l’eau de roche au Parti Communiste du Népal (Maoïste) et au peuple en général qu’il ne peut pas y avoir de démocratie authentique dans un quelconque pays sans la capture du pouvoir d’État par le prolétariat et que la soi-disant démocratie multi-partis ne peut pas amener un quelconque changement dans les vies du peuple. Il appelle les partis maoïstes et le peuple d’Asie du sud à persister dans la voie de la guerre populaire prolongée comme montrée par le camarade Mao. »

21 novembre 2006 : un accord de paix globale est signé par le gouvernement et le Parti Communiste du Népal (Maoïste).

Novembre 2006 : l’Unión Obrera Comunista (MLM) de Colombie adopte une résolution appelant à « combattre la trahison opportuniste de la direction du Parti communiste du Népal (Maoïste). ».

26-30 décembre 2006 : le Parti Communiste du Népal (Maoïste) organise un séminaire international « sur l’impérialisme et la révolution prolétarienne au 21e siècle », à l’occasion du 114e anniversaire de Mao Zedong. Sont notamment présents des représentants du Parti Communiste d’Afghanistan (Maoïste), du Parti Communiste du Bhoutan (Marxiste-Léniniste-Maoïste), du Parti Communiste d’Inde (Maoïste), du Parti Communiste d’Iran (Marxiste-Léniniste-Maoïste), du Parti Communiste des Philippines, du Parti Communiste Maoïste d’Italie, du Parti Communiste Maoïste de Turquie et du Kurdistan, du Parti Communiste Révolutionnaire des États-Unis. Un communiqué de presse est publié à sa conclusion.

« Le séminaire international « sur l’impérialisme et la révolution prolétarienne au 21e siècle », organisé comme composante de la célébration du 10e anniversaire du déclenchement de la Guerre Populaire en Inde, s’est tenu avec succès, avec la participation de 14 partis et organisations maoïstes.

Le séminaire a eu lieu lors de la conjoncture historique où le peuple népalais avance vers une victoire décisive sur ses ennemis et où l’impérialisme US, le principal ennemi des peuples du monde, s’enlise dans ses guerres d’agression en Irak et en Afghanistan. »

13 février 2007 : grande manifestation de masse du Parti communiste du Népal (Maoïste) à Katmandou.

Février 2007 : l’Unión de Revolucionarios Comunistas (MLM) du Chili publie un long document intitulé « Au Népal une grande trahison révisionniste a été consommée », où Prachanda est présentée comme quelqu’un ayant « dévié comme Bernstein et Kautsky », la ligne opportuniste existant déjà depuis des années dans le Parti communiste du Népal (Maoïste).

« Le 21 novembre 2006 restera dans les annales comme un jour funeste dans l’histoire de la lutte révolutionnaire du prolétariat et du peuple du Népal. Ce jour restera dans l’histoire du mouvement communiste international comme un jour de trahison des principes mlm. »

23 février 2007 : le Parti communiste du Népal (Centre Marxiste-Léniniste-Maoïste) rejoint le Parti communiste du Népal (Maoïste).

1er avril 2007 : formation d’un gouvernement intérimaire, avec cinq membres du Parti communiste du Népal (Maoïste).

1er avril 2007 : publication dans le Drapeau Rouge, organe du Parti Communiste Révolutionnaire du Canada, d’un article intitulé Où en est la révolution au Népal ?.

« Les développements qui se sont produits depuis un an au Népal, après plus de dix années d’une lutte armée qui a ébranlé les fondements du vieux régime et gagné l’admiration de millions de prolétaires et d’exploitéEs un peu partout sur la planète, n’ont pas manqué de susciter des débats au sein du mouvement communiste international – et plus largement, parmi les forces qui soutiennent la révolution dans ce pays.

Plusieurs s’interrogent sur les décisions prises par la direction du PCN(M) et sur l’avenir de cette révolution. Des partis maoïstes importants, tels que le Parti communiste de l’Inde (maoïste) et le Parti communiste des Philippines, ont exprimé publiquement leurs divergences avec les camarades du Népal.

D’autres partis ou organisations, dont on peut toutefois se demander si leur existence s’étend réellement au-delà du réseau Internet (Nous faisons surtout référence ici au groupuscule dénommé « Parti communiste marxiste-léniniste-maoïste » de France), ont profité des difficultés apparues dans le cours normal d’un processus révolutionnaire comme celui qui se développe au Népal pour se lancer dans une campagne débridée contre la direction du PCN(M), voire celle des autres partis et organisations (notamment, le Comité du Mouvement révolutionnaire internationaliste) qui n’ont pas voulu suivre leur appel à condamner publiquement ce qu’ils qualifient de « révisionnisme prachandiste » (du nom du principal leader du parti népalais).

Nous nous dissocions d’emblée de cette posture infantile, qui témoigne d’une incompréhension totale de la complexité d’une lutte révolutionnaire réelle – une révolution qui se déroule ailleurs que dans le confort feutré de l’appartement d’un webmestre et qui mobilise les larges masses par millions.

Il est certain qu’il existe dans bien des endroits, des individus ou des collectifs de toutes sortes qui n’ont ni l’expérience de la révolution, ni même la moindre idée de ses exigences stratégiques, mais qui aspirent néanmoins de façon confuse à l’idéal révolutionnaire. De tels groupes ou individus seront parfois attirés par une certaine symbolique révolutionnaire. Toutefois, certains ne réussiront jamais à dépasser ce stade.

Ainsi, tant que les images qui leur sont parvenues en provenance du Népal (du moins, celles qu’ils ont bien voulu voir) montraient des combattantes et combattants arméEs, ces groupes ou individus ont fait l’éloge du PCN(M), et souvent de façon tout à fait dithyrambique. Mais l’apparition soudaine d’autres images sur lesquels on a pu voir, par exemple, un Prachanda sorti de la clandestinité et serrant la main du premier ministre Koirala les a fait vite déchanter. Leur vision étroitement militariste – et parfaitement abstraite, en même temps – de la révolution les empêche de comprendre que les deux types d’activités font partie d’un même processus, qui demeure essentiellement politique.

Cela dit, les développements qui se sont produits au cours de la dernière année au Népal soulèvent des questions sérieuses, dont certaines ont trait à des principes importants.

À cette étape-ci, comme organisation maoïste qui soutient pleinement le processus révolutionnaire au Népal et qui agit comme détachement conscient du mouvement communiste international, le Parti communiste révolutionnaire (PCR) soumet les considérations suivantes :

1. La révolution au Népal constitue l’expérience révolutionnaire la plus avancée des dix dernières années pour le prolétariat international. L’application du marxisme-léninisme-maoïsme par le PCN(M) aux conditions concrètes du Népal a permis aux masses révolutionnaires de ce pays de progresser rapidement et de remporter victoire après victoire. Le processus révolutionnaire au Népal a également fait avancer l’ensemble du mouvement communiste international. Il a confirmé la profonde justesse du marxisme-léninisme-maoïsme et de la voie stratégique de la guerre populaire prolongée. La révolution au Népal a démontré et elle illustre encore de manière lumineuse la thèse maoïste selon laquelle le peuple seul est la force motrice, le créateur de l’histoire universelle ; elle prouve de nouveau la nécessité d’une direction révolutionnaire solide incarnée par un parti marxiste-léniniste-maoïste lié au mouvement communiste international.

2. Les décisions tactiques prises par le PCN(M) au cours des 18 derniers mois s’inscrivent dans la continuité de l’orientation développée par ce parti, qui a permis à la révolution de progresser jusqu’à l’étape actuelle. A priori, il n’y a absolument rien d’étonnant dans toutes ces décisions : le Parti communiste du Népal (maoïste) suit le plan qu’il s’est tracé lorsqu’il a déclenché la guerre populaire. Dès le début, le PCN(M) a clairement identifié que dans la configuration des classes au Népal, l’ennemi principal du peuple népalais était constitué des féodaux et de la bourgeoisie compradore alliés à l’impérialisme ; et que pour assurer leur domination, ces classes réactionnaires s’appuyaient politiquement sur un État de type monarchiste, qui soutient l’ensemble des rapports d’oppression qui traversent la société népalaise. Sur la base du principe de concentrer toutes les forces de la révolution pour attaquer l’ennemi un à la fois, le PCN(M) a décidé de concentrer son tir sur la monarchie féodale. Par conséquent, il en est venu à mettre de l’avant comme revendication centrale l’exigence de la formation d’une assemblée constituante qui déboucherait sur la création d’une république démocratique. Il s’est battu pour constituer un front uni révolutionnaire avec toutes les forces potentiellement opposées à la monarchie – y compris les forces plus hésitantes qu’il a habilement réussi à faire basculer dans le camp de la révolution (ne serait-ce que temporairement).

3. Ces décisions tactiques, et l’étape à laquelle le processus révolutionnaire est rendu, soulèvent néanmoins un certain nombre de questions, qu’il appartient principalement au PCN(M) de résoudre. L’une d’elles concerne évidemment l’important enjeu militaire, à savoir quelle armée va s’imposer comme force dominante au terme du processus politique actuel. L’accord de paix conclu en novembre a amené l’Armée populaire de libération non pas à rendre les armes, comme certains le prétendent, mais à simplement les ranger sous clé. Lors d’une conférence prononcée à New Delhi le 3 février, le camarade Gaurav, enfin libéré après plus de trois ans de prison et qui assume désormais la direction des relations internationales du PCN(M), a expliqué qu’il suffirait d’à peine une heure pour que l’APL se déploie de nouveau avec toute sa capacité de combat (eKanpitur.com, 03/02/2007). La question de savoir comment l’armée nationale sera éventuellement démantelée si les maoïstes remportent les élections à l’assemblée constituante et entreprennent de diriger la construction d’un nouvel État demeure toutefois ouverte. Un dirigeant du parti, Baburam Bhattarai, a récemment évoqué l’idée que l’armée nationale pourrait être « réduite substantiellement » et remplacée par une milice populaire (eKantipur.com, 09/02/2007).

En outre, d’ici à ce que les élections se tiennent et qu’un tel dénouement se produise, les dispositions de l’accord de paix, même si elles sont loin d’avoir menotté les forces de l’Armée populaire de libération, ont quand même placé l’armée ennemie dans une position avantageuse, puisque seule une partie de ses troupes, de ses armes et de ses munitions, équivalente à celles de l’APL, a été « sécurisée » de la même manière. L’armée nationale possède actuellement une assez grande marge de manœuvre, en termes strictement militaires, pour intervenir dans le processus électoral, voire fomenter un coup d’État, le cas échéant. Cela dit, si elle agissait ainsi, elle irait contre l’esprit et la lettre de l’accord de paix, et les forces révolutionnaires trouveraient une légitimité décuplée pour se déployer de nouveau et défendre l’intégrité du processus démocratique.

De manière générale, le processus de transition par lequel le PCN(M) prévoit passer de la situation actuelle à une république démocratique, puis à un État de démocratie nouvelle et par la suite au socialisme, demeure parsemé d’embûches. La voie de la révolution dans un pays donné ne suit jamais une trajectoire droite et toute tracée d’avance. Il n’est pas dit que chacune des étapes se succéderont par une sorte de déterminisme historique. La clé, c’est que le prolétariat révolutionnaire, incarné par son parti d’avant-garde, dirige le processus, en accumulant des forces et en réalisant à chaque étape les alliances de classe et les tâches nécessaires pour passer à l’étape suivante. Il s’agit, de toute évidence, de la plus grande difficulté à laquelle tout parti révolutionnaire est confronté.

Comme nous le disait un militant du PCN(M) avec qui nous avons eu la chance de discuter il y a un certain temps, plus le parti approche de la prise du pouvoir et plus il progresse dans la transformation de la société par la révolution, plus sa marge d’erreur se rétrécit. Lorsque la guerre populaire a été déclenchée en 1996, le parti pouvait se permettre, dans une certaine mesure, de prendre une mauvaise décision. Un revers ou un échec ne pouvait avoir autant de conséquences que maintenant, alors que des millions de personnes, littéralement, ont mis tous leurs espoirs dans la révolution.

4. Rien n’est encore joué ; tout demeure possible. Nous sommes d’avis qu’actuellement, rien n’est encore joué pour la révolution au Népal. Nous rejetons fermement le point de vue de ceux qui prétendent qu’une ligne bourgeoise a triomphé au sein du parti et que la révolution a été défaite. Le mouvement révolutionnaire au Népal est plus vivant que jamais ! Les masses, par millions, sont impliquées d’une manière ou d’une autre dans le processus révolutionnaire. Elles bénéficient de l’apport d’un parti d’avant-garde aguerri et trempé au combat, qui s’est notamment avéré maître dans l’utilisation de la tactique ; ainsi, chaque compromis réalisé dans le cours de la guerre populaire et chaque période de cessez-le-feu lui ont permis d’accumuler des forces, d’isoler l’ennemi et de placer le camp de la révolution en meilleure position pour aller de l’avant. Certes, cela ne confère aucune garantie quant à l’avenir. En outre, le parti, comme centre dirigeant de la révolution, est aussi nécessairement le lieu où la ligne bourgeoise est appelée à se développer.

En 1957, huit ans après le triomphe de la révolution chinoise, après trois ans de démocratie nouvelle et quatre ans d’édification socialiste, Mao Zedong écrivait :

« La lutte de classes n’est pas encore arrivée à son terme. La lutte de classes entre le prolétariat et la bourgeoisie, entre les diverses forces politiques et entre les idéologies prolétarienne et bourgeoise sera encore longue et sujette à des vicissitudes, et par moments elle pourra même devenir très aiguë. Le prolétariat cherche à transformer le monde selon sa propre conception du monde, et la bourgeoisie, selon la sienne. À cet égard, la question de savoir qui l’emportera, du socialisme ou du capitalisme, n’est pas encore véritablement résolue. »

(De la juste solution des contradictions au sein du peuple) Nous sommes d’avis qu’au Népal, la question de savoir qui l’emportera n’est pas non plus résolue.

5. Les défis qui se posent pour la révolution au Népal mettent en lumière un certain nombre de difficultés et de faiblesses parmi les forces révolutionnaires et le prolétariat mondial. Dès le départ, le PCN(M) a toujours été très conscient du lien dialectique qui unit la révolution au Népal à la révolution mondiale. Il a saisi très concrètement à quel point l’issue de la révolution népalaise, même si celle-ci repose d’abord et avant tout sur des facteurs internes propres au Népal, n’en reste pas moins directement liée au développement et au progrès de la révolution mondiale – à commencer par la révolution en Asie du Sud, et plus particulièrement en Inde, qui constitue la puissance étrangère dominante la plus immédiate au Népal. Le PCN(M) a consacré beaucoup d’efforts à unifier les forces révolutionnaires maoïstes dans la région. Il a mis de l’avant la perspective stratégique d’une fédération des républiques soviétiques d’Asie du Sud, comme moyen d’établir et de consolider le socialisme dans chacun des pays de la région. À l’échelle internationale, le PCN(M) participe aux efforts du Mouvement révolutionnaire internationaliste (le MRI) pour développer la révolution mondiale et la résistance populaire et surtout, pour construire des partis et organisations maoïstes dans tous les pays et un centre dirigeant révolutionnaire sur la scène mondiale.

À court terme, dans le contexte international actuel marqué par la guerre impérialiste et l’offensive hégémonique de l’impérialisme US (depuis la chute du social-impérialisme soviétique et surtout, depuis les attentats du 11 septembre 2001), la question de la proclamation, de l’établissement et de la viabilité d’un régime révolutionnaire dirigé par des communistes représente un défi gigantesque, qui peut difficilement être assumé isolément par les communistes d’un pays donné. Ce défi, il appartient aux maoïstes, aux forces révolutionnaires et anti-impérialistes du monde entier de le relever, et ça urge !

6. Dans ce cadre, la solidarité avec la révolution au Népal est plus que jamais nécessaire. Nous devons continuer à être solidaire des masses révolutionnaires au Népal. Cette solidarité, il faut même l’accentuer. En outre, elle n’exclut aucunement le débat et la discussion sur les perspectives de la révolution au Népal et sur les orientations du PCN(M), bien au contraire. Les camarades du Népal eux-mêmes et elles-mêmes espèrent et militent au sein du mouvement communiste international pour que l’ensemble du mouvement s’empare des questions de la révolution – non pas de manière purement littéraire, mais très concrètement ; et s’il y a une révolution qui avance très concrètement de nos jours, c’est justement celle du Népal. Cette révolution, c’est donc aussi la nôtre : c’est celle de tout le prolétariat mondial et des peuples opprimés.

La conception maoïste de la révolution exclut toute soumission inconditionnelle à un quelconque « parti-père ». Cette déviation, qui a existé au sein du mouvement communiste international et qui a eu les résultats désastreux que l’on sait, est précisément celle des révisionnistes. Elle fut combattue vigoureusement par Mao et les communistes de Chine et aujourd’hui, elle est rejetée par le PCN(M) et les forces maoïstes authentiques. Ce dont les révolutionnaires au Népal ont besoin, ce qu’ils et elles exigent de nous à bon droit, c’est que nous prenions à bras le corps les questions de la révolution ; c’est que nous sortions de la torpeur et du travail routinier qui caractérisent encore de nos jours une trop grande partie du mouvement communiste international ; c’est que nous débattions franchement et ouvertement, dans l’esprit de faire avancer l’ensemble du mouvement ; c’est que nous avancions, sérieusement et décidément, sur la voie de la révolution.

On ne saurait sous-estimer l’impact que ces avancées auront sur la révolution au Népal, notamment sur la possibilité pour les révolutionnaires de ce pays de passer aux étapes suivantes. Pour notre part, notre engagement est ferme et notre solidarité demeure acquise envers nos camarades du Népal. »

3 août 2007 : cinquième réunion élargie du Parti communiste du Népal (Maoïste) à Katmandou, avec plus de 2000 cadres.

20 août 2007 : Prachanda et Bhattarai produisent deux déclarations séparées avec 22 revendications concernant les élections, notamment la république, la saisie des propriétés royales, la démocratisation de l’armée népalaise et sa fusion avec l’armée populaire de libération, le paiement de 100 000 roupies (1100 euros) aux familles des combattants maoïstes tombés.

17 septembre 2007 : le Parti communiste du Népal (Maoïste) quitte le gouvernement.

15 décembre 2007 : l’alliance des sept partis accepte d’appeler le Népal une république au moment de la première réunion de la nouvelle assemblée juste après les élections et d’utiliser le système proportionnel.

30 décembre 2007 : le Parti communiste du Népal (Maoïste) rejoint le gouvernement.

8 janvier 2008 : le Comité de Solidarité Franco-Népalais explique avoir été fondé le 15 Décembre 2007 « afin de faire connaître le processus progressiste anti-féodal, anti-impérialiste et démocratique » au Népal.

Mars 2008 : au Chili, l’Unión de Revolucionarios Comunistas (MLM) publie un document appelé « Déclencher la guerre populaire dans le monde, combattre le révisionnisme prachandiste dans le MCI ».

« Il revient aux communistes (marxistes-léninistes-maoïstes) du monde d’unir leurs forces pour contrer le courant révisionniste du 21e siècle surgi à l’intérieur du maoïsme, dont la tête visible est aujourd’hui Prachanda.

Il devient nécessaire pour cela de développer un grand débat international pour démasquer ces nouveaux révisionnistes, pour conjurer le péril que surgissent et se développent des lignes opportunistes de droite partisanes d’abjurer le chemin de la GP et de se regrouper autour du révisionnisme prachandiste.

Aujourd’hui dans le MCI (marxiste-léniniste-maoïste), des voix se sont élevées pour condamner fermement la trahison des prachandistes.

Il y en a d’autres qui la défendent par ignorance, ou bien parce qu’ils épousent complètement ses points de vue liquidateurs.

Il reste enfin ceux qui restent silencieux par opportunisme ou parce qu’ils sont vacillants. »

28 février 2008 : rassemblement devant le consulat US à Montréal, organisé par le Parti Communiste Révolutionnaire du Canada, en soutien à la « République Populaire du Népal ».

10 avril 2008 : élections de la première assemblée constituante népalaise. Le Parti communiste du Népal (Maoïste) reçoit 38,1 % des votes, le Congrès népalais 19,1 %, le Parti Communiste du Népal (UML) 18 %.

13 avril 2008 : déclaration du Parti Communiste Révolutionnaire du Canada saluant « la victoire du Parti communiste du Népal (maoïste) ».

« Au Comité central du Parti communiste du Népal (maoïste),

Au camarade Prachanda et à tous les militants et toutes les militantes du parti,

Chers-ÈRES camarades,

C’est avec une immense joie et des sentiments internationalistes prolétariens renouvelés que nous saluons l’éclatante victoire que vous venez de remporter, dans le cadre de l’élection à l’assemblée constituante qui mettra fin à la monarchie et au vieux régime au Népal (…).

Avec la tenue de l’élection du 10 avril, vous venez de franchir une nouvelle étape – une étape décisive – vers la construction d’un nouveau Népal. Nul doute que le chemin vers la libération totale du peuple du Népal et l’établissement d’un régime révolutionnaire sera parsemé d’embûches.

Les puissances impérialistes qui se prétendent les maîtres du monde et les forces réactionnaires qui défendent et profitent du vieil ordre mondial, ne manqueront pas de tramer intrigues et complots pour empêcher le triomphe de la révolution. L’expérience inestimable que vous avez accumulée au cours des 12 dernières années et la détermination infaillible des masses révolutionnaires népalaises vous permettront d’aller de l’avant et de les surmonter, jusqu’à la victoire finale. Sachez que sur cette route, vous pourrez encore compter sur notre solidarité militante.

Ayant participé à la première brigade internationale de construction de la route des Martyrs dans le district de Rolpa, notre parti fut un témoin privilégié de vos succès et de votre détermination. La victoire historique que vous venez de remporter nous encourage à poursuivre le combat avec encore plus de vigueur. »

24 avril 2008 : le Parti communiste d’Inde (Maoïste) exprime son point de vue sur les élections au Népal.

« Les résultats des élections au Népal ont prouvé une fois de plus l’écrasante colère des masses contre la domination féodale dépassée, contre la domination et le harcèlement expansionniste indien, contre la domination et l’oppression nord-américaine, et sont le reflet des aspirations grandissantes des masses népalaises pour la démocratie, la terre, les moyens d’existence et la liberté authentique face à l’exploitation impérialiste et féodale (…).

Le test réel, cependant, commence maintenant avec le Parti communiste du Népal (Maoïste) prenant les rênes du pouvoir. C’est un principe fondamentale du marxisme qu’aucune restructuration radicale du système n’est possible sans détruire l’État existant. Il est impossible de réaliser des changements authentiques dans le système par des mesures déclenchées « par en haut », c’est-à-dire par des décrets et des lois d’État (…).

Le Comité Central du Parti communiste d’Inde (Maoïste) suggère au Parti communiste du Népal (Maoïste) de se méfier des conspirations des impérialistes conduits par l’impérialisme US, les classes dominantes réactionnaires indiennes, et les forces féodales compradores du Népal, qui mettront en œuvre des coups, des assassinats politiques, la création de pénurie artificielle par des blocages économiques et le sabotage, et la subversion du processus démocratique, et l’appelle à être pleinement préparé à se confronter à ces réactionnaires au moyen des armes (…).

Le Comité Central du Parti communiste d’Inde (Maoïste) voit d’immenses possibilités dans le Népal d’aujourd’hui pour faire avancer le programme révolutionnaire, en s’appuyant fermement sur les masses et en intensifiant la lutte de classe pour des réformes agraires authentiques et contre la domination impérialiste / expansionniste du pays, tout en se gardant des complots et intrigues réactionnaires.

Cela est possible si la direction principale du parti maoïste ne devient pas une partie du gouvernement mais se concentre sur la principale tâche de continuer la lutte de classes en mobilisant les masses. »

10 mai 2008 : en France, le Parti Communiste Maoïste salue le succès électoral du Parti communiste du Népal (Maoïste).

« Notre parti salue votre succès aux élections du 10 Avril 2008. C’est avant tout le résultat de dix ans de guerre populaire (…).

Vous empruntez une voie qui pour certains n’est pas orthodoxe, mais vous n’êtes pas seul sur le chemin qui mène au communisme. »

19 juin 2008 : le Red Star, publié par le Parti communiste du Népal (Maoïste), a une publicité pour Toyota sur sa couverture. Ce fut déjà le cas en février et en mars, par exemple. Nepal Telecom et le fournisseur d’internet Ncell firent également de telles publicités.

1 janvier 2009 : publication dans le Drapeau Rouge, organe du Parti Communiste Révolutionnaire du Canada, d’un article de Samir Amin, intitulé « Népal : une avancée révolutionnaire prometteuse ».

12 janvier 2009 : le Parti Communiste du Népal (Centre d’Unité – Masal), venant en partie du Parti Communiste du Népal (Masal) dont le Parti Communiste du Népal (Maoïste) est issu comme scission, rejoint celui-ci. Le nouveau nom devient Parti communiste Unifié du Népal (Maoïste), plus connu sous le nom de Parti communiste du Népal (Maoïste).

1er février 2009 : Kiran répond à une interview intitulée « La lutte de rue est reliée au processus de paix », dans le Red Star, publié par le Parti communiste du Népal (Maoïste).

« Comment évaluez-vous l’unité entre l’unité entre le Parti communiste du Népal (Maoïste) et le Parti Communiste du Népal (Centre d’Unité – Masal) ?

Notre parti a déjà pris des décisions pour former un seul pôle des partis et organisations révolutionnaires. C’est le début de l’unité entre les révolutionnaires. Cette unité remplira certainement ses responsabilités pour la nation et le peuple, c’est-à-dire accomplir la révolution (…).

Est-ce que la lutte de rue est liée à une insurrection future ? La lutte de rue est reliée au progrès des accords de paix. Les trois fronts que sont le gouvernement, l’assemblée constitutive et la rue, sont complémentaires.

Cependant, le front de la lutte peut prendre un autre détour sur les forces anti-populaires et réactionnaires créent des obstacles incessants contre l’écriture de la constitution et le processus de paix. »

16 février 2009 : Kiran publie un article intitulé « Le mandat exprimé dans la guerre populaire », dans le Red Star.

« Il y a juste de cela 12 années, le Parti communiste du Népal (Maoïste) a réalisé un déclenchement historique de la guerre populaire, afin d’établir un nouveau pouvoir d’État en prenant d’assaut le vieux pouvoir d’État, le 13 février.

Ce jour s’est établi comme jour capital pour le peuple népalais. Maintenant, nous allons célébrer partout dans le pays le jour comme une entrée dans la 13e année. A ce moment, il est nécessaire d’être sérieux dans l’adoption et la réalisation du mandat exprimé par la grande guerre populaire, rappelant les engagements faits avant le déclenchement de la guerre populaire.

Maintenant, nous allons de l’avant dans le processus de paix, à travers le processus historique de dix années de guerre populaire et des 19 journées du mouvement populaire. Le but de la grande guerre populaire est d’aller de l’avant en direction du socialisme et du communisme en établissant une nouvelle république populaire au Népal.

A présent, nous avançons de manière énergique dans la direction de construire un nouveau Népal par l’élection d’une assemblée constituante, comme point de départ pour réaliser l’objectif. »

26 mars 2009 : le Parti Communiste Révolutionnaire des États-Unis rend public un échange de lettres avec le Parti communiste du Népal (Maoïste), où la politique de celui-ci est critiquée.

4 mai 2009 : Prachanda démissionne du poste de premier ministre après que le président Ram Baran Yadav, du Congrès népalais, l’ait empêché de congédier Rookmangud Katawal du poste de chef d’état-major népalais.

12 octobre 2009 : le World People’s Resistance Movement fait en Angleterre une interview de Chandra Prakash Gajurel « Gaurav ».

« Lorsque notre parti parle de compétition multipartite ou de démocratie, nous parlions de notre concept de « démocratie du 21e siècle ». La différence ici cependant est qu’en Chine il y avait une condition où toutes les forces anti-féodales et anti-impérialistes avaient à coopérer avec le PCC. C’était une précondition.

Mais maintenant notre parti parle d’autoriser ces partis politiques à être en compétition même avec le PCN unifié (M).

En Chine, il y avait une précondition, ils n’avaient pas le droit d’être en compétition, mais devaient coopérer. Aux élections, ils faisaient une sorte de compromis ou de négociation et ils fixaient des candidats par consensus. Dans certaines circonscriptions, les autres partis mettaient en avant leurs candidats et le PCC ne le faisait pas. Et la plupart des autres sièges ils n’avaient pas de candidats mais soutenaient le candidat du PCC.

Mais ici au Népal aujourd’hui, nous parlons de compétition. Tous ces partis politiques seront autorisés à entrer en compétition avec le PCN unifié (M). Nous pouvons avoir des élections directes avec ces partis et les maoïstes. C’est la différence. »

15 décembre 2009 : en France l’Organisation Communiste Marxiste-Léniniste Voie Prolétarienne publie le document « Vive la révolution en Inde et au Népal ! ».

« Depuis cinq ans, le continent asiatique est au cœur de la révolution mondiale (…).

Au Népal, ce sont les maoïstes (du Parti Communiste du Népal Unifié maoïste) qui ont gagné le soutien de la majorité de la population et ont organisé le soulèvement populaire qui a mis à bas la monarchie.

Aujourd’hui, à leur initiative, une nouvelle vague de soulèvements populaires vient de débuter dans le pays pour éliminer du pouvoir la bourgeoisie encore puissante dans l’économie, le gouvernement et l’armée, d’autant qu’elle a le ferme soutien des grandes puissances, le voisin indien au premier chef. Dans la situation complexe d’un tout petit pays semi-féodal encerclé, dans le débat et la lutte de ligne, les maoïstes népalais avancent vers la révolution démocratique (…).

Nous communistes marxistes-léninistes et maoïstes de Voie Prolétarienne, en France, assurons nos camarades indiens et népalais de notre soutien. Ce sont eux qui font vivre aujourd’hui l’espoir de la révolution mondiale ! »

24 juillet 2009 : le Parti communiste d’Inde (Maoïste) écrit une lettre ouverte de 24 pages au Parti communiste unifié du Népal (Maoïste).

« Nous envoyons cette lettre ouverte à votre parti, afin de conduire un débat polémique à la fois avec votre parti et avec le camp révolutionnaire maoïste de par le monde. Ce pas est devenu nécessaire en raison des développements très sérieux qui ont eu lieu dans le cadre du développement de la révolution au Népal, qui ont une incidence sur notre compréhension de l’impérialisme et de la révolution prolétarienne, tout comme des tactiques et stratégie poursuivis par les révolutionnaires maoïstes dans le monde contemporain ; il y a également une sérieuse déviation par rapport à l’idéologie MLM.

Ainsi, il ne s’agit plus seulement d’affaires internes à votre parti seulement (…).

Le dirigeant du PCNU (M) a directement assuré aux partis parlementaires bourgeois compradores – féodaux que son parti est prêt à mener une compétition pacifique avec chacun d’entre eux.

Et en décrivant cette décision sur la démocratie multipartite comme étant stratégique, une position théorique développée, le camarade Prachanda a amené au premier plan une thèse dangereuse – la thèse de la coexistence pacifique avec les partis de la classe dominante, au lieu de leur renversement par la révolution, la compétition pacifique avec tous les autres partis parlementaires, y compris les partis de la classe dominante qui sont les laquais de l’impérialisme ou de la réaction étrangère, dans de soi-disant élections parlementaires, abandonnant l’objectif de construire le socialisme pour une période indéfinie, et ouvrant la porte largement aux réactionnaires féodaux – compradores pour parvenir au pouvoir en utilisant l’arriération des masses et le soutien massif des réactionnaires domestiques et étrangers ou les forces bourgeoises et petites-bourgeoises pour détourner la direction socialiste et vers le capitalisme l’ensemble du cours du développement de la société, au nom de la démocratie et du nationalisme.

D’un bout à l’autre, les conclusions du camarade Prachanda au sujet de la démocratie multipartite créent des illusions parmi le peuple quant à la démocratie bourgeoise et sa constitution (…).

La théorie du PCN (M) de la fusion a connu d’autres déviations depuis les cinq années où elle a été proposée tout d’abord, et en 2006 elle est devenue la théorie de la compétition pacifique avec les partis réactionnaires et la transition pacifique à la démocratie populaire et au socialisme.

De la fusion de la guerre populaire et l’insurrection, la théorie éclectique de Prachanda a assumé la forme des négociations et des manœuvres diplomatiques. Une des raisons majeures de ce changement a été l’évaluation incorrecte de la situation du monde contemporain et la conclusion que la forme néo-coloniale de l’impérialisme est maintenant prenant la forme d’un Etat mondialisé (…).

Notre Comité Central appelle la direction et les rangs du PC unifié du Népal (M) à procéder à un examen en profondeur de la ligne réformiste erronée que le Parti a poursuivi de manière ininterrompue depuis qu’il a réalisé une alliance avec l’alliance des sept partis, devenant une partie du gouvernement intérimaire, participant aux élections de l’assemblée constituante, formant un gouvernement avec les partis compradores – féodaux, abandonnant les bases d’appuis et démobilisant l’armée populaire de libération et la ligue de la jeunesse communiste, déviant du principe de l’internationalisme prolétarien et adoptant une politique d’apaisement envers l’impérialisme, particulièrement l’impérialisme américain, et l’expansionnisme indien. »

21 octobre 2009 : Indra Mohan Sigdel Basanta accorde une interview au World People’s Resistance Movement.

« Avant tout, j’aimerais dire qu’il ne s’agissait pas d’une lutte entre deux personnes dirigeantes. Le camarade Prachanda est notre président : il a dirigé notre parti et la révolution depuis une longue période. Le camarade Kiran est un ancien dirigeant, même plus vieux que le camarade Prachanda.

Parfois, à l’extérieur, il est dit que c’est une lutte entre Prachanda et Kiran, mais c’est une manière erronée de voir les choses. Les lignes viennent définitivement de certains camarades et dans notre cas le camarade Prachanda et le camarade Kiran sont de tels dirigeants qui s’en sont tenus au principe d’unité et lutte, c’est-à-dire qu’ils ont un rapport dialectique.

La manière dont cela a été relatée dans les médias extérieurs est fausse et vise à diviser notre parti. Ils ont projeté que le camarade Prachanda serait un partisan d’une ligne molle et le camarade Kiran d’une ligne dure. Ce type de projection a toujours été là, parce que les réactionnaires ne veulent pas que notre parti reste uni. Ils veulent le détruire.

La réalité est que le principal aspect entre eux est l’unité. S’ils n’avaient pas l’unité, comment pourraient-ils diriger ensemble notre parti pendant de si longues années ? Mais comme ils sont les produits de la société, ils ont différentes manières de penser, ainsi apparaissent les différences au sujet de certaines questions. »

29 avril 2010 : le Parti Communiste Maoïste de France publie un article en soutien au Parti Communiste Unifié du Népal (Maoïste).

« Il y a un débat sur les théories défendues par une partie de la direction du PCNU-maoïste. Notre Parti a déjà émis quelques critiques et réserves. Cependant, nous devons toujours partir de l’évaluation de ce qui est principal et de ce qui est secondaire. Aujourd’hui, ce qui est principal c’est le soutien au mouvement de masses dirigé par les maoïstes au Népal. Le PCNU-maoïste a démontré qu’il n’avait pas abdiqué devant l’impérialisme et l’expansionnisme. Dans cette phase délicate, notre devoir est de soutenir l’initiative populaire contre les réactionnaires. »

19 juin 2010 : Netra Bikram Chanda « Biplap » publie l’article Pouvons-nous aller de l’avant ?, dans le Red Star.

« Le Népal est la seule nation dans le monde contemporain où il y a une direction politique des révolutionnaires et de la nation entière qui est entre les mains de la classe prolétarienne.

La direction des révolutionnaires n’est pas seulement du point de vue du nombre, plutôt, c’est en raison des agendas politiques, idéologiques. L’assemblée constituante, la nouvelle constitution populaire, le fédéralisme, la réforme agraire, les droits spéciaux, l’indépendance nationale et la nouvelle armée nationale sont les agendas et les conceptions développés et avancées par le PC unifié du Népal (Maoïste).

Le peuple népalais a sa participation active et pratique un soutien fort à ces agendas. Les intellectuels, les commerçants et entrepreneurs, et même les forces de sécurité donnent leur soutien. »

27 mai 2011 : publication dans le bulletin Partisan du Parti Communiste Révolutionnaire du Canada d’un article intitulé « Situation difficile pour la révolution au Népal ».

« Il est difficile de prévoir comment les camarades maoïstes du Népal résoudront ces contradictions ; les rumeurs d’une scission du parti se font d’ailleurs de plus en plus fortes. L’avenir nous dira ce qu’il adviendra du drapeau rouge qui flotte sur le mont Everest ; mais nous demeurons confiants que les révolutionnaires du Népal sauront mener la révolution à la victoire. »

2 septembre 2011 : le « Comité de Solidarité Franco-Népalais » commence à prendre un ton critique quant à la situation au Népal, cessant son activité deux semaines plus tard.

« Deux nouvelles importantes nous sont parvenues du Népal. Elles sont malheureusement le signe d’un grand danger pour la révolution plutôt qu’un signe de reprise de la lutte révolutionnaire.

Premièrement, Baburam Bhattarai a été élu premier ministre. Il est le représentant de la ligne réformiste au Népal. Il est pour l’établissement d’une république démocratique parlementaire bourgeoise qu’il conçoit comme une étape nécessaire vers l’établissement d’une république populaire. Il semble prêt à tous les compromis pour stopper pour de bon le processus révolutionnaire.

Deuxièmement, les clés des containers contenant les armes de l’Armée Populaire de Libération viennent d’être remises au Comité Spécial pour l’Intégration, signifiant de facto la reddition de l’APL. Toutes les clés ont été rendues sauf dans un cantonnement, à Kailali, où le vice-commandant a affirmé n’avoir reçu aucune directive formelle du parti. »

20 septembre 2011 : en France, le Parti Communiste (Marxiste-Léniniste-Maoïste) publie un document intitulé « Ligne, tendance, fraction et la question du Népal ».

« Pour les prétendus maoïstes et véritables trotskystes, rien ne s’est passé au Népal avec l’accord de paix de 2006. Cela provient du fait qu’ils regardent le phénomène par en haut, et non pas par en bas.

Et ils regardent par en haut parce qu’ils ont une conception mécanique de la révolution népalaise.

Ils ne comprennent pas que la révolution népalaise progresse en spirale, et qu’ainsi la guerre populaire peut souffrir une grande défaite si son développement n’est pas correctement compris par l’avant-garde.

Rien que le fait que les révisionnistes népalais comme Prachanda prétendent avoir inventé une « tactique » est la preuve de leur incompréhension des lois scientifiques du matérialisme dialectique (…).

Une ligne est ainsi une expression non pas d’un problème tactique, mais d’un problème stratégique.

Pour cette raison, il n’y a pas deux lignes dans le Parti Communiste du Népal Unifié (maoïste).

Il y a deux tendances, tendances qui sont en désaccord sur de nombreux points, et maintenant tellement de points qu’elles sont devenues ouvertement opposées, et ainsi des fractions, des tendances ouvertes et publiques.

Mais les deux étaient favorables à l’accord de paix, les deux prétendaient « choisir » la voie de la guerre populaire, au lieu de comprendre la guerre populaire comme insurrection de la matière.

Les deux ont accepté le prachandisme dans les années 2000, avec la promotion du « socialisme du 21e siècle », le rejet de la dictature du prolétariat sous la direction du Parti Communiste (au nom de la « démocratie »), etc. »

14 septembre 2011 : en France, le Parti Communiste Maoïste publie un document intitulé « A propos de la lutte de ligne au sein du Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste) ».

« Dans ces conditions, il y a deux options :

1. La reddition complète, l’abandon total de la perspective de l’insurrection. Cela fait cinq ans que le Parti est engagé dans ces transactions, sans une avancée significative pour résoudre la question du « pouvoir ». Que pensent les masses de tout cela ? Elles sont dans l’expectative pour le mieux, dans la désillusion pour le pire.

2. La reprise du combat révolutionnaire, qui suppose une mobilisation des masses. « Un se divise en deux » et non « Deux sont unis en un ». Il faut choisir. La ligne droitière doit être dénoncée devant les masses, la seule façon c’est en revenir aux masses, car se sont les masses qui font l’histoire, et en même temps qui la subissent quand leurs dirigeants adoptent des positions erronées, vacillantes ou liquidatrices, révisionnistes. »

Novembre 2011 : l’Unión Obrera Comunista (MLM) de Colombie publie un document intitulé « A propos de la trahison au Népal et le rôle de la prétendue Fraction Rouge », expliquant qu’il n’y a pas une telle chose dans le parti prachandiste.

26 décembre 2011 : déclaration conjointe intitulée « L’unité internationale des communistes exige la défaite du révisionnisme et du centrisme ! ».

« Il est apparu que le Parti Communiste du Népal (Maoïste) – PCN (M), en tant que membre du MRI, s’est levé contre le Marxisme Léninisme Maoïsme et ce au nom du maoïsme, empoignant une plate-forme révisionniste de renonciation à la destruction du vieil État réactionnaire, de trahison de la Guerre Populaire en y renonçant, de désarmement du peuple, de démantèlement des bases du pouvoir populaire déjà conquis et de dissolution de l’Armée Populaire de Libération dans l’armée réactionnaire des exploiteurs, et finalement de fusion avec le parti révisionniste Mashal dans le Parti Communiste Unifié du Népal (Maoïste) – PCUN(M), et de compromission avec tous les autres partis opportunistes pour défendre la dictature de classe des propriétaires terriens, de la bourgeoisie et de l’impérialisme, et de servir pour la domination sur le peuple.

Il est de même évident que le Comité du MRI, gardant le silence face à la ligne révisionniste et traître assumée par le PCN(M), a en pratique renoncé au rôle de centre dirigeant international et compromis le prestige du MRI (…).

C’est contre une telle nécessité, qui exige de se différencier et de rompre totalement avec l’opportunisme, que se lève de nouveau la familière tendance centriste, connue dans l’histoire du mouvement communiste pour son rôle « conciliateur » entre marxisme et révisionnisme.

Une tendance centriste avec à sa tête aujourd’hui le Parti Communiste (Maoïste) d’Italie, continuateur direct du centrisme au sein du MRI hier, et principalement dans son Comité.

Devant la dégénérescence bourgeoise ouverte du prachandisme, les centristes, qui hier louaient sa théorie, ont ignoré la trahison au Népal et soutenu le parlementarisme bourgeois du PCNU-M, se déclarant aujourd’hui contre Prachanda, mais dans les faits sans rompre avec le prachandisme.

Ils restent les partisans d’une fraction du prachandisme qui ne reconnaît plus Prachanda comme dirigeant, mais Kiran. Ils répudient les actes symboliques actuels de Bhattarai et Prachanda dans la capitulation de la révolution, mais nient la nature révisionniste du parti et éludent sa responsabilité dans la véritable trahison politique à la Guerre Populaire menée, avec l’Accord de Paix de 2006.

Le centrisme est à la fois conciliateur et appelant « rouge » une fraction de la droite révisionniste du Népal, et combattant de manière hargneuse les communistes révolutionnaires qui sont qualifiés de « dogmatiques - révisionnistes » et de « liquidateurs opportunistes » pour leur lutte contre le révisionnisme et le centrisme.

Il craint la rupture totale sur les plans idéologique, politique et organisationnel avec la ligne révisionniste du PCNU(M), condition sans laquelle il n’est pas possible de concevoir une ligne vraiment révolutionnaire au Népal, capable de reprendre et diriger la Guerre Populaire pour la conquête du triomphe de la Révolution de Nouvelle Démocratie dans tout le pays. »

26 décembre 2011 : le blog Maoist Road fait par le Parti Communiste Maoïste d’Italie répond à la déclaration conjointe.

[L’anglais est extrêmement fautif] « Maoïstes gauchistes-cyber font une déclaration conjointe… Quel est leur objectif réel ? Ils attaquent « Pcm Italie » mais leurs vrais ennemis sont la possibilité de sauver et avancer la révolution Népal et la reconstruction d’une organisation mlm internationale réelle avec des partis et des organisations qui font la révolution en pratique. »

19 juin 2012 : fondation du Parti Communiste du Népal – Maoïste révolutionnaire, dirigé par Mohan Baidya « Kiran ».

1er juillet 2012 : Mohan Baidya « Kiran » explique sa position lors d’une conférence de presse.

« Oui, nous sommes dans le MRI [Mouvement Révolutionnaire Internationaliste]. Il y a beaucoup de partis différents dans le MRI (…). Nous avions l’habitude d’être impliqué dans la prise de décisions dans le MRI. Le MRI n’est en fait pas actif en ce moment (…).

Nous n’avons pas quitté Prachanda et Baburam [Bhattarai] mais ils nous ont quitté. Pareillement, nous ne nous sommes pas séparés du parti, mais ils se sont divisés en se débarrassant de la ligne idéologique politique du parti.

C’est pourquoi, maintenant la question de leur catégorisation de classe est réellement bizarre. Une ligne politique indépendante de Prachanda et Baburam [Bhattarai] s’est terminée. Comment caractériser ceux qui sont les marionnettes des réactionnaires étrangers et de l’expansionnisme ? Il n’est pas possible d’être aux côtés de marionnettes (…).

Nous ne sommes pas ambigus quant au fait d’aller à la guerre populaire ou la révolte populaire. Premièrement, nous nous révolterons pour la nouvelle démocratie contre le parlementarisme. Nous ne reconnaissons pas le parlementarisme.

La république démocratique, le parlementarisme âgé-décadent dont tous les partis ici chantent la chanson rétro assourdissante de la démocratie, cette démocratie a complètement failli, l’assemblée constituante a également failli. Ainsi, comme alternative, dans l’intérêt du pays et du peuple, nous avançons à établir la République de Nouvelle Démocratie au Népal, contre le féodalisme, l’impérialisme et le néo-colonialisme. C’est notre programme-clef.

Afin d’atteindre ce but, si on demande comment nous avançons, les deux manières, légal et clandestinement, un parti révolutionnaire peut utiliser chaque méthode essentielle. Nous sommes venus honnêtement aux négociations de paix. Quand nous sommes arrivés, il n’y avait que les maoïstes qui avaient à faire tous les compromis mais maintenant nous ne faisons plus de compromis avec cet excès.

Ainsi, il est au-delà du doute que, si nécessaire – la guerre populaire ou la révolte populaire, tout peut se passer, c’est la question clef. »

31 août 2012 : le Parti Communiste d’Inde (Maoïste) publie un document intitulé « Salut à la formation du Parti Communiste du Népal - Maoïste ».

« Le Comité Central du Parti Communiste d’Inde (Maoïste) envoie ses salutations révolutionnaires les plus chaleureuses à vous et les membres du Comité Central et l’intégralité des membres du PCN – Maoïste pour la formation d’un nouveau parti révolutionnaire au Népal, après une lutte idéologique et politique interne prolongée contre la direction opportuniste et néo-révisionniste au sein du parti, qui a trahi la révolution népalaise, en vous démarquant et en rompant les liens avec elle.

Malgré que la révolution népalaise ait atteint l’étape de l’offensive stratégique, la direction du PC unifié (Maoïste) a évalué subjectivement la situation nationale et internationale, choisi des tactiques erronées, conduisant le parti à s’enliser dans le bourbier du parlementarisme, avec le capitulationnisme, de manière ininterrompue depuis la fin de 2005 (…).

Des révolutionnaires sont peut-être encore présents dans la faction néo-révisionniste de Prachanda et Bhattarai, aussi votre position de continuation de la lutte interne et de laisser les portes ouvertes jusqu’au congrès est correcte (…).

Nous terminons cette lettre avec le grand espoir que le PCN – Maoïste arborera les traditions révolutionnaires des grandes masses opprimées du Népal et l’internationalisme prolétarien, et réalisera les rêves de milliers de grands martyrs de la révolution népalaise. »

Octobre 2012 : le TKP/ML de Turquie rend public un document intitulé « La révolution népalaise emprisonné dans le réformisme et le révisionnisme ».

« Le PC unifié du Népal (M) a mené avec succès une guerre populaire au Népal et se situe présentement à un seuil historique, faisant face à la question de continuer ou non la révolution. Dans la lutte contre la ligne révisionniste qui est dominante dans le parti, les camarades, en particulier ceux avec des positions dans la direction, prennent une part active dans les discussions, exprimant leurs opinions et la critique de manière ouverte, même de manière publique parfois désormais. Cette manière de procéder est une autre preuve que la situation est extrêmement sérieuse (…).

La théorie de la « transition pacifique », mise en avant comme méthode pour saisir le pouvoir d’État, vise en réalité à préserver le mécanisme existant. Le système est préservé, seulement cette fois les maîtres avec le masque « révolutionnaire » ou socialiste » sont parvenus au pouvoir.

Les gouvernements « populistes » ou « révolutionnaires » qui parvinrent au pouvoir par les élections ou des méthodes similaires, et une fois par des coups qui prirent place avec l’implication des sociaux-impérialistes [soviétiques], n’ont jamais amené un changement fondamental dans le règne des classes dominantes.

Une autre dimension est la question du concept abstrait de « démocratie » qui forme la base pour les rêves de « transition pacifique ». La conception qui définit la démocratie comme un concept au-delà des classes, un système commun qui est isolé des classes, trouve sa base dans l’évaluation de la « génialité » concernant l’impérialisme. Il est argumenté que l’impérialisme, qui collectivement amène l’humanité à des standards plus avancés et développent de manière optimale les forces productives, contient des possibilités légitimes pour la transformation pacifique du système, en raison des vertus des régimes « démocratiques » qu’il a établi ou assisté à l’établissement dans de nombreux pays. »

4 janvier 2013 : le Parti Communiste Révolutionnaire du Canada salue le 7e congrès du Parti Communiste du Népal – Maoïste révolutionnaire, guidé par Mohan Baidya « Kiran ».

« Montréal, le 4 janvier 2013

Mohan Vaidya ‘Kiran’, président
Ram Bahadur Thapa ‘Badal’, secrétaire général
Comité central d’organisation
Parti communiste du Népal – maoïste

Chers camarades,

Au nom du comité central et de tous les supporters du Parti communiste révolutionnaire du Canada, veuillez transmettre nos salutations révolutionnaires les plus chaleureuses à l’ensemble des camarades qui participent à l’historique septième congrès national de votre parti. Même s’il nous est impossible d’être présents physiquement, sachez que nous sommes à vos côtés et que notre solidarité vous est acquise (…).

Depuis 1996, notre parti, ainsi que les organisations qui l’ont précédé, a toujours soutenu le prolétariat et les masses révolutionnaires du Népal et leur parti d’avant-garde maoïste. Nous sommes d’ailleurs fiers d’avoir participé à la première brigade internationale de construction de la route des Martyrs à l’automne 2005 dans le district de Rolpa. L’exemple de la guerre populaire au Népal nous a également amené à entreprendre une démarche d’unité avec le Mouvement révolutionnaire internationaliste (MRI), que nous n’avons malheureusement pu mener à terme avant la disparition de cette organisation. »

16 janvier 2013 : la commission de liaison nationale marxiste-léniniste-maoïste des Etats-Unis envoie une lettre de solidarité et de salutations au Parti Communiste du Népal – Maoïste.

« Nous sommes très excités et ravis de savoir que les camarades du Parti Communiste du Népal (maoïste), après des années de lutte contre la clique révisionniste Prachanda-Bhattarai, forgent à nouveau un parti d’acier pour terminer la révolution au Népal. La clique révisionniste Prachanda-Bhattarai a en effet non seulement fait déraillé la guerre populaire révolutionnaire au Népal, mais a semé la confusion dans l’ensemble du mouvement révolutionnaire avec sa trahison liquidatrice. Au Népal cette clique a tenté faire capituler l’armée de libération du peuple à l’ennemi, il a enfermé les camarades combattants, saisi leurs armes, et négocié leur liquidation avec l’État réactionnaire. »

15 février 2013 : l’Organisation des Ouvriers d’Afghanistan (Marxiste-Léniniste-Maoïste, principalement Maoïste) produit un document intitulé « Que ce soit Prachanda ou Mohan Baidya (Kiran), cela signifie davantage de révisionnisme ! ».

« Présenter la théorie de la fusion de deux différents types de stratégies, comme l’a fait le PCN (M) lors de sa deuxième conférence nationale en 2001, a été le début d’une ligne profondément déviationniste.

Toutefois, formellement ce parti a trahi la révolution depuis 2005-2006, mais, on doit considérer les fondements théoriques et idéologiques de cela. La théorie dite des deux différents types de stratégies qui est aussi appelé « modèle de la fusion », serait légitime selon Prachanda en raison de :

« Le développement rapide de la science et de la technologie, en particulier dans le domaine de l’électronique a apporté un tout nouveau modèle en ce qui concerne l’avancée de la révolution dans chaque pays et dans le monde sous la forme d’une fusion des stratégies de la guerre populaire prolongée et de l’insurrection armée générale basée sur l’analyse ci-dessus. »

De cette façon, le révisionnisme a rejeté l’universalité de la Guerre Populaire Prolongée, et nié sa suffisance stratégique.

« Raviver » le modèle de l’insurrection armée n’était pas le centre d’intérêt des révisionnistes népalais. C’était un masque pour renverser la stratégie de la Guerre Populaire Prolongée.

Ils n’ont rien trouvé de « meilleur » que de s’enfuir en ravivant un mythe insurrectionnel afin de rejeter la stratégie de la Guerre Populaire.

Le « modèle de fusion » n’était rien d’autre que de l’éclectisme. Alors que les forces MLM portent, aujourd’hui, dans le monde entier, que ce n’est que la Guerre Populaire Prolongée qui est la stratégie internationale du prolétariat.

Nier la Guerre Populaire Prolongée équivaut à nier et à rejeter le maoïsme. Rejeter le maoïsme équivaut à rejeter le communisme et l’avenir du monde. »

13 avril 2013 : fondé en 2007 et constitué de différentes scissions, le Parti Communiste du Népal (unifié) rejoint le Parti Communiste du Népal (Maoïste).

14 juillet 2013 : le Parti Communiste (Maoïste) d’Afghanistan exprime son point de vue quant à la situation au Népal, dans « Une analyse sommaire documentée du Parti Communiste du Népal - Maoïste ».

« Il semble que n’avait pas une base forte l’optimisme initial quand à une position profonde et compréhensive de la faction sous la direction de Kiran dans le Parti Communiste unifié du Népal – Maoïste (PCNUM) – la faction qui, après la « convention nationale » de la faction révolutionnaire du Parti Communiste unifié du Népal – Maoïste en juin 2012, a émergé comme Parti Communiste du Népal – Maoïste [en fait Parti Communiste du Népal – Maoïste révolutionnaire] contre le révisionnisme de Prachanda et Bhattarai.

Malgré que le congrès récent du PCN-M, nous n’avons pas reçu ou été en mesure d’étudier les documents qu’il a produit. Aussi, nous ne jugeons pas nécessaire de produire une conclusion définitive et détaillée au sujet de ce parti. Cependant, même avec seulement un examen minutieux du pré-congrès du PCN-M, nous pouvons trouver des positions particulières idéologiques et politiques qui indiquent la répétition des déviations du PC unifié du Népal (M), sous une forme différente. »

19 novembre 2013 : secondes élections de l’assemblée constituante népalaise. Le congrès népalais reçoit 29,8% des votes (2 694 983 voix), le Parti Communiste du Népal (UML) 27,55% (2 492 090 voix), Parti Communiste unifié du Népal – Maoïste 17,79% (1 609 145 voix).

29 novembre 2014 : scission dans le Parti Communiste du Népal – Maoïste révolutionnaire, le secrétaire Netra Bikram Chand partant fonder le Parti Communiste du Népal (Maoïste).

19 mai 2016 : fusion du Parti Communiste unifié du Népal (Maoïste), de la majorité du Parti Communiste du Népal – Maoïste révolutionnaire (mais sans Kiran), d’une faction du Parti Communiste du Népal (Maoïste) (mais sans Netra Bikram Chand) et de sept autres organisations. Le nom choisi est Parti Communiste du Népal Centre Maoïste, avec Prachanda comme président.

16 juin 2016 : fusion du Noyau Communiste du Népal dirigé par Hemanta Prakash Oli et le Parti Communiste du Népal Maoïste (révolutionnaire) dirigé par Bhupendra Neupane, comme Noyau Communiste du Népal.

16 juillet 2016 : Baburam Bhattarai, qui a quitté le PC unifié du Népal (Maoïste) en septembre 2015, fonde le Naya Shakti Party (parti de la nouvelle force), sur une ligne de « bonne gouvernance ».

3 août 2016 : à la suite du démission du premier ministre membre du Parti Communiste du Népal (UML) favorable à la Chine, Prachanda prend sa succession, soutenu par l’Inde et le Congrès népalais.

mardi 22 novembre 2016


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