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Maoïsme : La polémique lancée par le Parti Communiste d’Equateur - Comité de Reconstruction

Le début : le document du 5 janvier

Sur le 5 Janvier 2013, le Comité de Reconstruction du Parti communiste d’Equateur a publié un document intitulé « Restaurer ou liquider le MRI, la lutte entre marxisme et révisionnisme. »

Ce document résume l’histoire du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste (MRI) et explique qu’il a joué un rôle historique important, dans la défense de Mao Zedong (1980), assumant ensuite le maoïsme (1993) et en appelant à un siècle de Guerres Populaires (2000).

Selon le PCE-CR, le MRI est le produit de toute une période, il insiste sur le fait que le MRI n’est pas un produit fabriqué « froidement » par des « intellectuels », mais principalement le résultat des luttes de masses internationales, l’héroïque guerre populaire au Pérou.

Pour cette raison, le MRI doit être défendu contre les liquidateurs, principalement le Parti Communiste Révolutionnaire des États-Unis - RCP, USA - et son chef Bob Avakian, qui a produit une « nouvelle synthèse. »

Et la défense du MRI, c’est défendre le maoïsme, qui consiste notamment en : « le capitalisme bureaucratique, la lutte de deux lignes, la guerre populaire jusqu’au communisme, les partis communistes militarisés, la construction concentrique des trois instruments de la révolution, la contradiction entre l’impérialisme et les nations opprimées comme contradiction principale dans le monde aujourd’hui. »

Le PCE-CR estime également que, comme certaines personnes construisent une nouvelle internationale « maoïste » avec le maoïsme fondé sur d’autres thèses, il y a eu réaction liquidationnisme de « gauche », fait par des gens ne sachant pas vraiment ce qu’était vraiment le MRI.

Pour cette raison, le PCE-CR propose la reconstitution du MRI, avec la reconnaissance du caractère positif du MRI de 1980 à 2000.

Lancement de la polémique dans le document

Le document du PCE-CR explique, bien sûr, la ligne du Mouvement Populaire Pérou, émanation du Parti communiste du Pérou (PCP) pour le travail à l’étranger.

Le PCP a toujours été présent dans le MRI et n’a absolument jamais voulu rompre avec lui, même si le Comité du MRI était sous le contrôle du RCP, USA. Le MPP a toujours soutenu que le PCP était la ligne rouge dans le MRI, que le MRI devait être sauvé.

Le document n’est donc pas seulement idéologique : il se termine avec des évaluations politiques.

En parlant de l’Inde et de la « lutte armée » du Parti Communiste d’Inde (maoïste), le PCE-CR note que ce qui se passe là-bas est la plus importante « accumulation de masses et des forces armées révolutionnaires » dans le monde.

Néanmoins, le PC d’Inde (maoïste) a besoin d’une meilleure compréhension du maoïsme, de sorte qu’il ne tombe pas dans la capitulation.

De la même manière, le PCE-CR note qu’un secteur de la direction du Parti Communiste des Philippines considère comme nécessaire les « accords de paix », et que le parti lui-même est éclectique sur différents points (hoxhaisme, les FARC, le Venezuela, etc.).

Pour le PCE-CR, la « GP n’est pas seulement des fusils modernes, mais surtout une ligne claire, juste et correcte idéologiquement. »

Puis, enfin, viennent les problèmes, à mesure que le PCE-CR procède à l’évaluation des blogs qui existent sur internet, l’évaluation étant justifié par le fait qu’ils soutiennent le maoïsme.

Parmi les blogs évalués, une double critique a provoqué la polémique.

En parlant de « Dazibao Rojo », un blog lié aux « centristes » (Maoist Road, le Parti Communiste Maoïste d’Italie, etc), le PCE-CR considère qu’il y a des erreurs dans la compréhension du maoïsme, du processus révisionniste au Népal, etc.

En parlant de « Odio de Clase », un blog lié aux forces anti-centristes, il critique l’éclectisme : saluer une autre organisation révolutionnaire d’Espagne qui est pourtant hoxhaiste, publier le lien d’un blog culturel musical d’Équateur qui n’est pas maoïste, parler indirectement d’une manière positive de Chavez, etc.

Le ton est beaucoup plus rude contre Odio de Clase que contre Dazibao Rojo. Comme le PCE-CR ne parle pas des déclarations conjointes du 15-11-2012 et du 26-12-2012, la polémique a commencé.

Réaction d’Odio de Clase

Il est d’abord important de comprendre qu’Odio de Clase n’a pas les « prétentions » idéologiques ou même politiques d’un Parti Communiste ou d’une structure embryonnaire. Il s’agit d’un blog et de gens organisés qui contribuent au développement des idées maoïstes dans leur pays, l’Espagne.

Ils ont joué ainsi un rôle international important dans la publication de documents de différents partis et organisations, tandis que de l’autre côté ils publient beaucoup de choses sur les interventions impérialistes et des nouvelles sur la situation sociale en Espagne, sur les prisonniers politiques en Espagne, etc.

Odio de Clase n’est pas une structure dogmatique, dans le sens positif, comme le sont organisations davantage développés idéologiquement, et est très ouvert à différents points de vue, les acceptants sans problèmes.

Pour cette raison, Odio de Clase a considéré que la critique faite à son encontre était en fait une attaque contre le document conjoint du 15-11-2012 et du 26-12-2012, étant donné que de l’autre côté il n’y avait pas de vives critiques des centristes.

Attaquer fortement Odio de Clase mais « oublier » les centristes signifie, selon Odio de Clase, que la critique du PCE-CR ressemble à une critique de gauche, mais en fait converge avec les centristes.

Pour cette raison, Odio de Clase estime que le document du PCE-CR exprime une approche trotskiste, le document du PCE-CR est « une attaque avec une grande fureur et une grande dureté des forces MLM qui ont dénoncé la réconciliation avec le révisionnisme du Népal et l’opportunisme sous un masque maoïste. »

Il est également à noter que « Dazibao Rojo », que le PCE-CR critique en « camaraderie », a également déjà attaqué Odio de Clase, entre autres, d’une manière véhémente. « Dazibao Rojo », de Galice en Espagne, est une composante majeure des forces centristes et a jeté beaucoup de déchets à ceux qui ont « osé » les critiquer.

Et ce n’est pas la première fois que le PCE-CR critique Odio de Clase. Pour cette raison, selon Odio de Clase :

« Ces messieurs du PCE-CR, en fait, avec toutes leurs attaques et manœuvres, défendent la droite du mouvement MLM qui a toujours concilié avec le révisionnisme, lorsqu’il ne l’a pas ouvertement prôné, dans le but de ressusciter un MRI défunt, qui a été tué par l’opportunisme qui l’a dirigé.

Un MRI dont les membres ont formé une écrasante majorité qui a gardé le silence ou soutenu la trahison de la guerre populaire au Népal et sont donc tellement discrédité devant les masses et qu’ils proposent de faire revivre par pur opportunisme.

Lorsqu’à la fois le traître Prachanda et l’opportuniste Avakian restent membres de plein droit. C’est tenter de ressusciter un MRI purulent le révisionnisme par tous les pores. »

L’OCBR exprime son point de vue

Dans cette situation, une organisation maoïste d’Espagne, l’Organización Comunista Bandera Roja (Organisation Communiste Drapeau rouge), a publié une lettre ouverte à la fois pour le PCE-CR et le mouvement communiste international.

L’OCBR a fait une intervention en raison des derniers événements :

- la conférence internationale à Madrid convoquée par le MPP ;

- la conférence internationale en Allemagne pour soutenir la guerre populaire en Inde ;

- la déclaration commune pour soutenir la Guerre Populaire en Inde ;

- la déclaration commune contre l’avakianisme ;

- les points de vue du Parti communiste maoïste d’Italie et du PCE-CR.

L’OCBR exprime sa déception quant à la position du PCE-CR :

« Nous ne comprenons pas qu’une ligne soit traité si durement, la « gauchiste », quand il y a condescendance à une autre ligne qui est vraiment toxique.

Camarades, il semble que vous ne voulez pas savoir qui sont les PCM-Italie et sa manœuvre de la Conférence de Hambourg, qui consiste en la relance du MRI sous sa direction, soutenue par des partis comme le PCM-France, le PCR-Canada et d’autres groupes allemands, qui ne se sont pas été mis en évidence ces derniers temps pour faire preuve de solidarité et de soutien au PCP. »

L’OCBR est d’accord sur la préoccupation du PCE-CR, mais estime que la vision du MRI est idéalisée :

« Le CR du PCE présente le MRI comme un corps non corrompu, qui, par une série de déclarations transcendantales, a gagné une position qui, selon nous, ne semble pas correspondre à son activité pratique. »

Par conséquent, l’OCBR estime que le PCE-CR n’a pas une évaluation adéquate de la situation. L’OCBR dit :

« Le document du PCE-CR suppose qu’il existe un centre ou une ligne maoïste représenté par le PCP et une ligne de liquidation du MRI de droitiers et à l’intérieur, représenté par Prachanda et Avakian et d’autres gauchistes représentés, nous supposons, par ceux qui prétendent à une nouvelle internationale.

Même en acceptant cette analyse, ce qui nous frappe, c’est l’absence de références spécifiques aux pas qui sont pris concrètement, voulant en quelque sorte concilier la réalité et l’idéalisme.

Venons-en à l’essentiel : pour nous, ce serait magnifique que le PCP dirige une reconstitution possible du MRI, mais cela, bien que souhaitable, n’est pas tangible aujourd’hui.

La réalité est que la reconstruction du MRI vient de la main qui précisément a isolé le PCP, menti sur le Népal, a des positions actuellement hésitantes à propos du Népal et de ceux qui ont directement eu beaucoup à faire avec la défenestration du MRI et n’ont pas fait une sérieuse autocritique.

« Pour nous, juste maintenant, soutenir le MRI ce n’est pas relever le MRI qui a dépassé la chute de Mao et de la GRCP avec la GP et le maoïsme et ce n’est pas pas faire des déclarations transcendantales sur ce qui est commenté ; pour nous soutenir le MRI en ce moment ce n’est que faire une critique de B. Avakian et du RCP-USA et d’un certain nombre de liquidateurs bureaucrates du PCP et des centristes conciliateurs. »

Selon l’OCBR, les centristes sont désormais également en train de critiquer l’avakianisme, parce qu’ils veulent grâce à cela masquer leur propre responsabilité dans l’échec du MRI.

Dans cette situation, le PCM d’Italie a pris la tête du centrisme, c’est « la ligne droite du maoïsme, avec comme capitaine le PCM-Italie. Ces vieux renards de la politique parasitaire utilisent la GP en Inde pour essayer de revitaliser le MRI, pour cela ils utilisaient et utilisent encore la Conférence de Hambourg comme une arme pour réaliser leur rêve de bureaucrates internationaux. »

Pour cette raison, si l’OCBR partage le point de vue du PCE-CR sur l’importance du PCP, il considère les déclarations conjointes de lutte contre le centrisme comme un pas en avant.

Ainsi, le PCE-CR « préconise une reconstruction du MRI sous la ligne rouge et bien que ce soit également notre désir, la réalité est que ni le CR du PCE, ni l’OCBR n’ont la capacité de le faire, d’autant plus que les deux organisations n’appartiennent pas officiellement à cette organisation internationale.

Ainsi, la thèse reflétée dans le document du CR du PCE laisse toute la responsabilité de la reconstruction du MRI au PCP, quand ce n’est même pas reconnu par beaucoup de ceux qui portent la reconstruction du MRI. »

L’OCBR considère, en fait, que la nature des centristes est sous-estimée, et que le PCM-Italie joue un rôle très négatif :

« A propos du PCM-Italie, nous devons aussi faire quelques commentaires. La première est que cela nous semble une honte que la manœuvre de la Conférence de Hambourg, ils font une tentative de reconstruire le MRI sur la base de points de vue centristes-de droite.

Nous estimons qu’il est honteux qu’ils n’ont toujours pas assumé la responsabilité de quoi que ce soit et qu’ils parlent du Co-MRI, comme s’ils avaient été étrangers à cela.

C’est du cynisme.

Nous regrettons également l’excellente couverture qu’ont tous deux fait Dazibao Rojo et GMHC de cette conférence, avec consciemment ou inconsciemment, la compréhension de la grande manœuvre derrière elle.

Le PCM-Italie trafique avec la GP en Inde, afin d’imposer sa pratique fondée sur le cosmopolitisme. Ils sont très à l’aise vivant du travail international et veulent se donner une importance agissant comme des bureaucrates du type Co-MRI. »

Enfin, l’OCBR est d’accord sur le fait qu’Odio de Clase doit être plus clair sur de nombreux points, être plus systématique dans ses conceptions.

La position de l’UOC (MLM)

Le 14 janvier 2013, l’UOC (MLM) de Colombie a rendu publique sa position au sujet de la polémique, intitulé « Un canon avec de la poudre humide contre la déclaration conjointe du 26 Décembre 2012. »

L’Union Ouvrière Communiste (MLM) a joué un rôle central dans les déclarations conjointes de lutte contre le prachandisme et le centrisme, il apprécie la PCP mais rejete la guerre populaire en tant que théorie universelle.

Il considère également que la Colombie est un pays capitaliste, car il y aurait eu un saut qualitatif et les entreprises dans la campagne seraient grands capitalistes.

Selon l’UOC (MLM), le PCE-CR « offense et crée des intrigues afin de discréditer, de démoraliser, de faire un contrepoint et de démoraliser les communistes qui ont signé la Déclaration » du 26-12-2012.

Le PCE-CR est considéré comme ayant un discours de gauche, mais en fait aidant le centrisme. L’UOC (MLM) explique que :

« Le Mouvement Révolutionnaire Internationaliste – MRI a fait banqueroute sur les plans idéologique, politique et organisationnel, il s’est effondré, il a été liquidé, il a été tué par l’unité, la tolérance et la réconciliation avec les tendances opportunistes qui ont émergé dans ce mouvement, ce qui a conduit à la domination d’une nouvelle forme du vieux opportunisme, une nouvelle forme d’opportunisme qui déforme le nom de marxisme léninisme maoïsme.

Ainsi, le CR-PCE appelle à la « reconstitution du MRI » par « l’expulsion » de certains personnages maléfiques, comme si c’était un problème d’opportunisme d’individus et non des intérêts de classe qui pervertissent et font se dégénérer le parti. »

L’UOC (MLM) attaque fortement le PCE-CR :

« Tout un galimatias soutient des spéculations et des mensonges qui ne servent qu’à tromper les imprudents, comme l’histoire selon laquelle ceux qui appellent à continuer la lutte pour une nouvelle Internationale ne sont pas conscients de l’expérience du MRI et ont formé un complot contre le PCP.

Dans sa forme et son contenu, l’allégation du CR-PCE est absurde, faux et ridicule, ce qui en pratique donne un coup de main au centrisme international et, finalement, au révisionnisme pseudo MLM, d’où les applaudissements des leaders centristes européens et l’inévitable intrigue anonyme sur internet.

Le document du CR-PCE est un canon avec de la poudre humide contre la transcendantale, ferme et correcte Déclaration commune anti-révisionniste du 26 Décembre 2012. »

De l’autre côté, l’UOC (MLM) fait également une critique idéologique, rejetant le « capitalisme bureaucratique » des pays semi-coloniaux comme étant une thèse maoïste, le PCE-CR est considéré comme ayant « réduit cela à une formule tirée mécaniquement, de manière idéaliste et métaphysique de l’expérience chinoise. »

De la même manière, même si Odio de Clase a des « défauts secondaires », critiquer dans la façon dont il l’a fait, le PCE-CR joue le jeu des centristes, sa critique est essentiellement centriste.

L’UOC (MLM) reconnaît donc qu’il y a des différences entre les signataires de la déclaration commune, concernant le capitalisme dans les pays opprimés, la guerre populaire comme universelle ou non, mais l’identité est la lutte contre la menace principale, le révisionnisme.

Le nouvel appel du PCE-CR

Le 14 Janvier 2013, le PCE-CR a répondu à la critique, avec un nouvel appel. Le voici, de manière complète.

Point de débat dans le MCI

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

A déjà commencé le débat intitulé « Restaurer ou liquider le MRI, la lutte entre marxisme et révisionnisme » qu’a préparé notre parti il y a une semaine.

C’est précisément l’un des objectifs fixés par notre organisation : le déclenchement de la lutte entre deux lignes dans le MCI autour des points chauds du mouvement communiste et des perspectives internationales.

Donc ce débat et la lutte des positions ne seront pas épuisés dans les deux semaines ou les deux mois, ils se prolongeront pendant une longue période et progressivement se prononceront les différentes partis communistes et organisations révolutionnaires, comme les révisionnistes et les centristes.

Pour que ce débat soit fructueux, pour que par lui soit imposée la ligne rouge et que soit acculée la ligne noire, notre Parti émet quelques points nécessaires dont nous recommandons la prise en compte par ceux à l’intérieur du MRI et à l’extérieur, qui sont ou seront impliqués dans cette lutte politique.

1.- Que chaque parti et organisation prenne position s’il défend les thèses maoïstes suivantes ou si elles sont refusées et combattues :

• La lutte des deux lignes comme moteur du Parti Communistes

• Le capitalisme bureaucratique

• Les Partis Communistes Maoïstes

• La construction concentrique des trois instruments de la révolution

• La Guerre Populaire jusqu’au communisme

• La Direction

• La contradiction entre impérialisme et les nations et peuples opprimés comme principale contradiction dans le monde aujourd’hui

• La GRCP

• Combattre l’impérialisme, la réaction et le révisionnisme inséparablement et sans relâche

• Écraser le plan impérialiste des « accords de paix » et le crétinisme parlementaire

Ces thèses ne sont pas les seules controverses dans le MCI, mais ce sont les plus représentatives.

2.- Avant de porter des jugements et des critères, ce serait bien au moins avoir une lecture rapide des déclarations du MRI pour la période allant de 1984 à 2000, lorsque la ligne rouge était en charge (et la « Déclaration d’automne » comme une étape dans formation du MRI), afin d’établir un juste bilan de l’organisation et, par conséquent d’examiner si est objectivement possible ou non sa reconstitution.

En raison de la dispersion de ces documents, notre organisation a compilé le lien suivant pour une manipulation aisée :

http://www.mediafire.com/view/?t451cobgbfj2g83

3.- De la même manière, nous espérons que la critique et l’autocritique se lance, que la lutte entre deux lignes se donne dans toute sa splendeur.

En ce sens, notre Parti se félicite de la critique sur le document intitulé « Restaurer ou liquider le MRI, la lutte entre marxisme et révisionnisme », car cela fait partie du débat, aussi pour ceux qui n’ont aucune activité théorico-pratique.

Il est temps que le MCI dépasse les conceptions et les pratiques petites -bourgeoises considérant les critiques comme une « vile attaque » ou une « attaque de charognard », etc.

Si nous sommes des prolétaires, nous devons agir en conséquence et être prêt à recevoir des critiques, à nous autocritiquer, à assumer la lutte entre deux lignes dans toute son intensité et non pas à éprouver du ressentiment, ni fuir comme certains.

4.- Pour que le débat sur la reconstitution ou la liquidation du MRI, ou fonder une nouvelle internationale, soit soutenu par des arguments solides, théoriques et pratiques, il faut briser la méthode scolastique de certaines organisations qui font des propositions en l’air sans la moindre notion de la façon de les mettre en œuvre.

Enfin, notre parti se prononcera plus tard sur les critiques soulevées lorsque plusieurs partis communistes et organisations révolutionnaires se sont prononcés.

Reconstituer le MRI, défendre son accumulation historique, s’accrocher au maoïsme, combattre et écraser le liquidationnisme de droite et « de gauche » !

Délier la lutte de deux lignes dans le MCI !

Que la critique et l’autocritique se matérialisent dans cette lutte !

Lever l’internationalisme prolétarien avec le PCP, afin de continuer à porter la fraction rouge dans le MCI !

Combattre le « nouveau » révisionnisme : maoïste en paroles, opportuniste dans les faits !

COMITÉ DE RECONSTRUCCIÓN
PARTIDO COMUNISTA DEL ECUADOR
14/01/2013

mercredi 16 janvier 2013


Equateur : PCE [Comité de Reconstruction] & PCE [Soleil Rouge]