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M. Magnien : Le trotskisme terroriste au service du fascisme − octobre 1936

En 1918, Lénine prévenait le Parti que la résistance des classes possédantes est une résistance « opiniâtre et capable de prendre... des formes diverses ».

Parmi ces formes, Lénine indiquait « l’achat d’agents de la bourgeoisie s’insinuant dans les rangs des socialistes pour détruire leur oeuvre... »

Au IIIè congrès des Soviets, Lénine disait encore :

« La bourgeoisie utilise tous les moyens, elle jouera le vatout pour briser notre unité. Il se trouvera des menteurs, des provocateurs, des traîtres... »

Après bien d’autres faits qui prouvèrent la justesse de ces avertissements de Lénine, nous voyons aujourd’hui le fascisme jouer le vatout et il a trouvé des cadres de menteurs, de provocateurs et de traîtres : les Doriot et la bande trotskiste zinoviéviste. Le fascisme ne pouvait acquérir de meilleurs agents, ces hommes ayant perdu toute conscience : car le fascisme trouve en eux la même haine de l’Union soviétique, du Parti communiste, de l’Internationale communiste, de Staline et du Parti bolchévik, que la haine qui l’anime lui même.

C’est cet aspect de la lutte de la réaction fasciste contre la classe ouvrière internationale, d’une part, et contre l’U. R.S.S. D’autre part, qui a été mis en lumière par le procès, à Moscou, du centre terroriste trotskiste zinoviéviste qui s’est terminé par l’exécution de seize traîtres alliés à la Gestapo hitlérienne, avec en tête Zinoviev, Kaménev et Smirnov.

On connaît les formidables révélations du procès. L’union du groupe zinoviéviste avec le groupe trotskiste en U.R.S.S. S’est opérée sur la base de l’application des méthodes de terrorisme.

Le but était : s’emparer du pouvoir ; les moyens : assassiner les chefs du Parti bolchévik, les dirigeants de l’Etat soviétique. Par ces moyens seraient créés des troubles qui favoriseraient un coup de force pour prendre le pouvoir.

Mais l’immense majorité du peuple soviétique, l’unanimité du parti est avec Staline et les dirigeants du Parti et de l’Etat. Les groupuscules trotskistes zinoviévistes n’ont pas de plateforme politique à opposer à la ligne générale victorieuse du Parti. Il faut chercher l’aide extérieure, car c’est à la faveur d’une intervention extérieure, d’une agression armée, que les troubles espérés pourraient, dans l’esprit des fomentateurs des crimes, se développer et favoriser la prise du pouvoir.

Il n’y a qu’une force qui réponde à ces « préoccupations » : c’est le fascisme hitlérien. Trotski et Zinoviev, les deux chefs de la bande de terroristes, conclurent donc un abominable pacte avec Himmler, l’actuel chef de la Gestapo (police politique secrète allemande). On connaît les détails de la mise en application de ce pacte criminel. Trotski s’est abouché de façon étroite et constante avec la Gestapo. Son fils était, à Berlin même, le principal agent de liaison. Trotski envoya en U.R.S.S. Ses propres hommes et aussi des hommes fournis par Himmler, pour organiser les attentats contre Staline, Kirov, Vorochilov ; Kaganovitch, Jdanov, Kossior, Ordjonikidzé, Postychev.

En U.R.S.S., Zinoviev, Kaménev et Smirnov dirigeaient cette organisation.. L’assassinat de Kirov a réussi. Celui de Staline échoua de peu, les tentatives contre Vorochilov et Ordjonikidzé ne purent être menées à bien.

Mais les terroristes étaient décidés à tuer : après chaque échec, on préparait une nouvelle tentative. Et les dirigeants, Trotski, Zinoviev, exigeaient de leurs agents d’exécution la rapidité. « Nous perdons des journées précieuses », disait Zinoviev à Bakaiev (qui dirigea la réalisation du meurtre de Serge Kirov à Léningrad). Tuer, tuer le plus vite possible, était le mot d’ordre.

Et même Zinoviev et Bakaiev firent se suicider Bogdan, secrétaire de Zinoviev, qui ne réussissait pas à tuer Staline ! C’était une véritable « émulation » dans le crime contre révolutionnaire, Zinoviev mettant un point d’honneur à ce que ses gens devancent les trotskistes dans l’assassinat de Staline. En même temps, Trotski, de son repaire de Norvège, exigeait l’accélération du travail terroriste et raillait dans ses lettres confidentielles « la lâcheté de Zinoviev et Kaménev ». De fait, c’était Trotski le véritable chef de la conspiration, c’est lui qui donna la « plateforme » de lutte terroriste contre les chefs du Parti et de l’Etat, c’est lui qui envoyait les directives au centre unifié, c’est lui qui envoyait les agents de la Gestapo en U.R.S.S.

Et cela n’est pas étonnant, car le trotskisme dans toutes ses manifestations sert admirablement bien le fascisme. Les séides d’Hitler ont tout de suite compris toute l’utilisation qu’ils pouvaient faire du trotskisme, tant en U.R.S.S. Que dans les autres pays.

En U.R.S.S., ils ont pu espérer que l’activité terroriste trotskiste pourrait créer des diversions favorables à une agression simultanée du IIIè Reich et du Japon.

Car, outre l’organisation des attentats, en Ukraine par exemple, les trotskistes étaient liés aux « nationalistes » qui travaillaient de concert avec les fascistes polonais et allemands.

Ils avaient échafaudé un complot tendant à arracher l’Ukraine de l’U.R.S.S. Pour créer un « Etat indépendant »... soumis à la politique polono-allemande.Les trotskistes ukrainiens, Kabouchinski, Goloubienko, Loghinov et autres conspiraient pour le renversement des dirigeants soviétiques d’Ukraine d’où les plans du Centre unifié de tuer Postychev et Kossior avec l’aide de l’intervention polono-allemande. Et Zinoviev lui même déclarait à ses agents qu’il fallait renverser Staline et le gouvernement, « même au prix de la perte d’un morceau d’Extrême Orient ».

Le trotskisme, section de la Gestapo

A l’étranger, les hitlériens utilisent les trotskistes toujours grâce au pacte Trotski Gestapo pour servir aux buts de guerre de Berlin. Il faut en effet bien comprendre que la politique du Front populaire, que l’union des forces antifascistes dans chaque pays et la politique de défense collective de la paix constituent une barrière à ces buts de guerre de l’impérialisme hitlérien. Hitler a dit à Nuremberg : « Nous soutenons partout les nationalistes », c’est à dire les réactionnaires, les fascistes, les Doriot ou les Franco.

Parce que ceuxlà sont les ennemis du peuple, les ennemis de l’U.R.S.S. Et avec eux Hitler peut toujours s’arranger pour mettre sous sa coupe le pays où ils arriveraient au pouvoir.

Il aurait pu ajouter : « partout les trotskistes sont aussi mes alliés ». Parce que le trotskisme, sous la direction du chef de provocateurs et de bandits Léon Trotski, joue un rôle abject de sabotage dans le mouvement ouvrier.

Les trotskistes sont les ennemis de l’unité du mouvement ouvrier (les exemples abondent), les ennemis du rassemblement des masses populaires dans un front antifasciste uni. Leur tactique est d’éparpiller le mouvement ouvrier en groupuscules pour affaiblir la lutte de la classe ouvrière et ainsi favoriser le fascisme. Voici des textes qui prouvent amplement que la prétendue IIe Internationale est une officine de sabotage et de provocation au service d’Hitler :

A la fin de juillet, s’est réunie une conférence internationale des représentants des groupes trotskistes.

Leur « manifeste » déclare qu’en France « les disciples de Staline veillent principalement à empêcher les ouvriers d’instaurer les Soviets ; ils cajolent le Sénat et excitent à la guerre contre l’Allemagne ».

Plus loin, la conférence se prononce « contre le bloc des organisations ouvrières avec les partis libéraux-bourgeois (Front populaire) qui paralysent l’action et favorisent les coups d’Etat fascistes et la préparation de la guerre impérialiste ». Les trotskistes reprennent donc le mensonge de l’Echo de Paris, de de La Rocque, de Doriot que « les communistes excitent à la guerre contre l’Allemagne », parce que justement les communistes travaillent à grouper toutes les forces du peuple contre le fascisme et pour soutenir une ferme politique de paix collective, ce contre quoi, tout comme Hitler, s’élèvent les trotskistes.

En Espagne, les disciples de Trotski-Gestapo s’efforcèrent et s’efforcent encore de faciliter la défaite du peuple et l’intervention des fascismes allemand et italien. L’Humanité a signalé la découverte en Espagne d’un groupe de traîtres, ex-membres du P.C. et du Parti socialiste, qui se sont abouchés avec les phalanges fascistes pour organiser l’assassinat des chefs du Front populaire espagnol.

Cela n’a rien d’étonnant, car, que dit le document déjà cité plus haut ? Le « manifeste » affirme d’abord que les « disciples de Staline... s’efforcent de faire croire que l’objectif des ouvriers espagnols armés dans la lutte contre les généraux rebelles est simplement de défense de la République capitaliste ».

C’est là une falsification bien grossière, car les républicains, socialistes, communistes, anarchistes luttant héroïquement sur le front, défendent d’abord le pays contre la barbarie fasciste ; mais voyons plus loin :

« C’est le Front populaire qui, en se cantonnant systématiquement dans les cadres du régime capitaliste et de son Etat démocratique bourgeois, a alimenté l’insurrection militariste fasciste. »

Cette ignominie est complétée par un « Message aux ouvriers espagnols » de la « fraction italienne de la gauche communiste », qui est un appel direct à la rupture du Front populaire et à la cessation de la guerre de défense unie contre le fascisme.

Voici ce qu’on y peut lire et qui soulève le cœur :

« La bruyante mystification du Front populaire qui lutte pour « la liberté contre le fascisme » est la réclame sensationnelle et éhontée dont la bourgeoisie se sert aujourd’hui pour mener à bien la colossale affaire de votre extermination. »

Ainsi, si le Front populaire lutte contre le fascisme, c’est pour faire exterminer les ouvriers afin que la bourgeoisie (celle des Franco, des March et de l’Eglise !) puisse mieux asseoir sa domination !!! Alors, « logiquement », on arrive à ceci :

« Votre salut, votre défense, votre victoire commandent un bouleversement immédiat et total de la situation actuelle. » Comment ? En retournant les armes contre le Front populaire ! II n’existe pas de frontières géographiques militaires, mais des frontières de classe des deux côtés du front... IL NE S’AGIT PAS DE BATTRE AUJOURD’HUI FRANCO pour mieux vous défendre demain... Transplantez les lieux de vos combats, des lieux géographiques et militaires, dans les villes et les campagnes... A l’histrion du Front populaire... répondez AVEC VOS ARMES. » [souligné par nous. M.M.]

Cet abominable langage provocateur signifie exactement : abandonnez le front, ne vous battez pas contre Franco et ses mercenaires sanguinaires, tournez vos armes contre le Front populaire, puisque, de toute façon, vous êtes trompés par ce Front populaire qui est une « mystification ».

C’est proprement pousser le peuple à la défaite.

Cette abominable « politique » de trahison serait tout au profit du fascisme si elle était entendue en Espagne. Mais quelle insulte ne constitue t elle pas pour les héroïques combattants qui se sacrifient, sur le front de la guerre civile, pour la liberté !

Et comme cela illustre bien toute la politique trotskiste d’aide, de collaboration à la politique d’Hitler pour lui faciliter les manoeuvres de déclenchement du bouleversement européen !

Le Führer, suzerain du Trotski, ne demande pas autre chose aux provocateurs et « défaitistes » trotskistes que de lui faciliter sa guerre, à tous les horizons de l’Europe.

Et, d’ailleurs, pendant que l’Italie et l’Allemagne arment les rebelles espagnols ; contre lesquels les trotskistes demandent de ne plus combattre, ces derniers se rangent aux côtés des réactionnaires et hitlériens français dans le camp de la « neutralité » en disant (même doucement) :

« Ceux qui appellent à l’intervention gouvernementale en faveur du gouvernement de Front populaire sont les pourvoyeurs de la guerre impérialiste, au même titre que les fascistes de tous les pays. »

Le dernier membre de phrase n’est ajouté que pour cacher la marchandise fasciste de cette position tout en faveur de.l’intervention allemande et italienne contre le peuple et la démocratie en Espagne, alors que les trotskistes tentent par tous les moyens les plus bas de discréditer le Front populaire.

Voilà qui doit montrer aux « hésitants » le véritable visage de trahison, de provocation, de fasciste du trotskisme. Dans cette secte, infime mais turbulente autant que lâche et perfide, s’agglutinent les aventuriers sans envergure, les orgueilleux sans espoir, les enragés de la domination, ne serait ce que sur un « parti » de deux personnes, mais aussi, et surtout, les traîtres, les ennemis conscients du Parti communiste, provocateurs à la solde de la bourgeoisie, ennemis jurés de l’Union soviétique à la solde de l’hitlérisme ou du fascisme polonais.

Toute cette lie de la politique s’agglomère sous la direction suprême de Léon Trotski qui remue cette pourriture pour empoisonner l’atmosphère ouvrière, pour en retirer les provocateurs et les assassins à gages, suivant les directives impérieuses de la Gestapo. Dans le mouvement ouvrier, les trotskistes ont pour tâche unique d’épauler les manoeuvres de la diplomatie hitlérienne et on peut observer que leur activité est le reflet des actes de guerre des dirigeants de Berlin.

En même temps, l’activité des trotskistes est calquée sur la campagne constante des réactionnaires et des fascistes pour discréditer et diviser le Front populaire, nuire à l’unité ouvrière, calomnier l’U.R.S.S., le parti bolchevik et notre Parti communiste. Dans chaque pays, les trotskistes ont ainsi, transmise par Trotski, une tâche bien définie par la Gestapo.

Mais c’est surtout contre l’U.R.S.S. Et contre la France que sont dirigés les coups les plus criminels du trotskisme, parce que, justement, c’est contre l’U.R.S.S. Et contre la France que Hitler prépare la guerre !

Et ce n’est point par hasard que l’ignominieuse attitude des trotskistes correspond point par point à l’ignominieuse attitude de Doriot, l’homme du fascisme et d’Hitler, sur tous les problèmes de l’actualité. Ce n’est pas par hasard que Goebbels cita Doriot pour calomnier la France, alors que le Voelkischer Beobachter a pris la défense de Trotski, démontrant ainsi, une fois de plus, le rôle de ce dernier comme exécuteur zélé des plans fascistes. Doriot et Trotski sont frères d’armes, nourris au même râtelier hitlérien.

A quoi tend la défense des trotskistes ?

Voilà ce que représentaient les seize terroristes exécutés à Moscou. Et tout cette politique criminelle a été particulièrement, clairement, mise en relief au cours de leurs dépositions.

Mais il est en France une portion des travailleurs qui n’ont pu connaître cela : ce sont les lecteurs du Populaire et il nous est particulièrement pénible de l’écrire (Nous regrettons aussi d’avoir eu a constater que le Populaire a systématiquement passé sous silence les importantes déclarations d’Henri Sellier, ministre de la Santé publique, favorables à l’U.R.S.S.)

Le procès, a commencé le 19 août. Le Populaire, le 20, n’en a signalé que l’ouverture, mais en accompagnant la brève dépêche Tass d’un commentaire incroyable : « détails ahurissants », fut-il écrit. Le lendemain, huit lignes, exactement, ne faisaient que parler de détails « abracadabrants ».

Mais, le 22 août, Le Populaire publiait un article du camarade de Brouckère, président de la IIè Internationale, parlant de « l’impression pénible » que lui causait le procès de Moscou, de la « stupeur » qu’il éprouvait en apprenant le chef d’accusation... Et de Brouckère ajoutait, en réclamant pour les terroristes (qui, d’ailleurs, refusèrent toute défense) des défenseurs venus de l’étranger (!) :

« Si l’on poursuit une procédure dès à présent suspecte, si l’on aboutit à des condamnations qui, dans les circonstances actuelles, seront dépourvues de toute valeur morale, on n’aura pas contribué à grandir le gouvernement de Moscou. J’ajoute qu’on n’aura pas contribué non plus à resserrer les relations confiantes entre les prolétariats du monde. »

Ces phrases, on le pense bien, ne reflétaient pas seulement l’avis personnel de de Brouckère. Une position nette était prise aux directions socialistes quant au jugement des terroristes trotskistes zinovievistes.

On l’a bien vu, tout de suite après l’article de de Brouckère, dans la publication d’un télégramme de protestation signé des présidents et secrétaires de l’I.O.S. Et de la F.S.I. Et adressé au camarade Molotov, président du Conseil des commissaires du peuple. Que disait cet incroyable télégramme ?

Que les camarades de Brouckère, Adler, Citrine et Schevenels « regrettent » la tenue d’un « procès politique », demandent « toutes garanties juridiques » et « qu’il soit permis aux accusés d’avoir des défenseurs indépendants du gouvernement » ; enfin « qu’aucune sentence de mort ne soit prononcée ».

C’étaient là des prétentions vraiment incroyables de courir à la défense des assassins à la solde d’Hitler, d’exercer une pression contre le droit qu’a la Révolution à se défendre, de jeter la suspicion sur le tribunal prolétarien, où les juges sont des prolétaires. Mais le point sur lequel il faut particulièrement insister, c’est que l’article de de Brouckère et le télégramme des deux Internationales se présentèrent comme une sorte de manœuvre maladroite contre l’unité internationale du prolétariat. La dernière phrase citée de l’article de de Brouckère :

« J’ajoute qu’on n’aura pas contribué non plus à resserrer les relations confiantes entre les prolétariats du monde » et la première phrase du télégramme : « Nous regrettons qu’au moment où la classe ouvrière mondiale est unie dans ses sentiments de solidarité avec les travailleurs espagnols dans leur défense de leur République démocratique commence à Moscou un grand procès politique » sont d’une assez nette clarté : la question de l’union des forces prolétariennes contre le fascisme et la guerre était formellement posée et les deux Internationales semblèrent vouloir faire dépendre cette union de la vie ou de la mort des assassins trotskistes à la solde de Hitler ?

Et, alors, on a peur de comprendre trop aisément pourquoi on n’a pas fait connaître, dans la presse socialiste, les révélations formidables du procès de Moscou et les aveux des accusés eux mêmes... De fait, des dirigeants réactionnaires, socialistes et réformistes, ont tenté d’utiliser ce procès dans un but de discrédit de l’Union soviétique, de la justice prolétarienne et comme prétexte à empêcher l’unité internationale que veulent les travailleurs du monde entier et la majorité des ouvriers socialistes. Le Populaire publie encore des articles de Paz et d’Otto Bauer qui poursuivaient le même but que le télégramme de l’I.O.S. Et de la F.S.I.

Un peu partout, aussi, la presse socialiste abonda dans le sens de la défense des terroristes. En Norvège, les dirigeants du Parti ouvrier menèrent une campagne méthodique pour couvrir Trotski et le plus caractéristique c’est qu’ils déclenchèrent cette campagne une semaine AVANT l’annonce du procès.En Angleterre, le Daily Herald mena ouvertement campagne en faveur des terroristes et, fait plus grave, prit une large part à l’offensive de fausses nouvelles anti-soviétiques si bien orchestrée par le bureau de propagande de Gœbbels à Berlin.

Le Daily Herald écrivit que l’exécution des assassins de Kirov, des fomentateurs d’attentats contre Staline et autres signifiait « la fin du bolchevisme et des bolcheviks ».

Et Citrine lui même, au congrès des Trade Unions, ne se gêna point pour reprendre toutes les plus basses calomnies anti soviétiques, « l’or de Moscou », etc., mais refusa tout appui effectif à la République espagnole !

Puis le théoricien de la social démocratie, Otto Bauer, entra en lice par un grand article d’un jésuitisme parfait qui fut publié également dans le Populaire.

Ce vieil ennemi de l’U.R.S.S. Et de l’édification socialiste en U.R.S.S. voit dans le procès un témoignage de la « renaissance des courants de l’opposition » en U.R.S.S.

Mais, pour lui, ces courants prennent naissance dans le stakhanovisme. Pourquoi ? A cause des différences de salaires, à cause même, donc, de la croissance du bienêtre général des masses (Otto Bauer reconnaît que la « majorité des ouvriers russes aient pu augmenter considérablement leur salaire »).

Et voilà comment l’infime poignée de terroristes trotskistes zinoviévistes est présentée comme « opposition » permettant tous les espoirs dans la chute du bolchevisme...Otto Bauer reprend le faux argument qu’au procès il n’y ait pas eu de défense des accusés et s’afflige du fait que la sentence de mort ait été prononcée après... les propres aveux des accusés eux mêmes ! La Pravda et Georges Dimitrov ont très justement et avec vigueur répondu à toutes ces perfides attaques des chefs de la social démocratie contre l’Etat ouvrier, à toutes ces tentatives de défense des assassins trotskistes dont le dessein était de renverser le pouvoir soviétique, de réinstaurer le pouvoir de la bourgeoisie, d’arriver au pouvoir portés par les baïonnettes des impérialistes fascistes. Le collège militaire de la Cour suprême de l’U.R.S.S., en condamnant à mort et en faisant exécuter les bandits de Trotski, a exprimé la volonté de tout le peuple soviétique réclamant la destruction des chiens enragés de la bourgeoisie.

Mais la perte de ces seize généraux de la contrerévolution n’a pu, naturellement, qu’exciter la rage de la bourgeoisie et de ses soutiens de toute sorte.

C’est pourquoi l’on a vu, au moment où Hitler déclenchait sa formidable offensive anticommuniste et antisoviétique, tous les ennemis de l’U.R.S.S., tous les adversaires de l’unité ouvrière faire chorus et calomnier à qui mieux mieux le pays où s’édifie victorieusement la société dont les cartes d’adhérents à la IIe Internationale portent le programme !

Et de Goebbels à Hitler prônant la croisade antisoviétique aux trotskistes prêchant la désertion devant Franco, en passant par Citrine couvrant les assassins de la Gestapo, ce fut le concert que l’on sait. Cependant les faits eux mêmes ont fait toucher le fond de la viléniedes défenseurs des terroristes trotskistes. C’est le Pravo Lidu (organe social démocrate de Tchécoslovaquie) qui avoue, au long d’un article de calomnies contre l’U.R.S.S., que les « désordres intérieurs de l’U.R.S.S., que les trotskistes travaillaient à provoquer, Berlin étant bien informé de ce travail, auraient certainement créé une situation avantageuse pour le fascisme allemand en vue d’une agression commune avec l’impérialisme japonais contre l’Union soviétique, affaiblie à l’intérieur, afin de provoquer ainsi la guerre mondiale ».

Les social-démocrates tchèques révèlent sans le vouloir le programme de collaboration avec Berlin à la réalisation duquel travaillaient les trotskistes.

De Brouckère, Citrine et autres arguèrent du « respect des droits à la défense », etc. Mais les accusés eux mêmes refusèrent les défenseurs auxquels ils avaient droit. Et pour ce qui est de la loyauté de la justice soviétique, il n’est que de citer le témoignage d’un éminent juriste bourgeois anglais D.N. Pritt qui assista au procès et qui déclara :

« Ce que j’ai observé a été, en vérité, remarquable. A chaque moment du procès, l’atmosphère de la justice s’est maintenue. Certes, l’excitation et la tension, qui sont inévitables dans tout procès important, lorsque les accusés plaident non coupables et entament la lutte, n’existaient pas. Mais, pendant l’interrogatoire des accusés et l’analyse des points sur lesquels ils étaient en conflit les uns avec les autres, surtout pendant l’établissement précis de la culpabilité de Smirnov et de Goltzmann, beaucoup de choses étaient intéressantes et importantes.

Et, pendant tout le procès, lorsque les conclusions étaient déjà évidentes et que rien ne pouvait plus être dit qui puisse diminuer un peu le crime ou l’inutilité sociale complète des accusés, on les a traités avec la même politesse, ils ont joui de la même liberté et ont pu prendre la parole à tout moment et dire tout ce qu’ils voulaient, comme tous les accusés habituels dans n’importe quel tribunal ordinaire de l’Union soviétique, et c’est là une grande chose.

II est nécessaire de rappeler que la règle unique, inviolable, de la procédure judiciaire soviétique, donnant en toutes circonstances aux accusés le droit de parler en dernier, a été appliquée là aussi, ce dont les accusés ont profité pour prononcer leurs discours, chacun pour son compte. Il était possible, dans ces discours, de répondre entièrement au discours du procureur. Ces discours, eux aussi, ont été écoutés sans être interrompus. » (Article publié dans le Daily Worker.)

D.N. Pritt a encore déclaré dans un télégramme envoyé de Moscou, tout de suite après le procès, au journal libéral News Chronicle :

« Je fus très surpris de lire le télégramme de de Brouckère, Citrine au Conseil des commissaires du peuple au sujet du procès Zinoviev, de Moscou. J’ai assisté moi même au procès et suivi attentivement les débats. Je pus me convaincre complètement, à ma satisfaction, que le procès était mené de manière juste et que les accusés avaient été bien et convenablement traités. Leur apparence et attitude ne révélaient nulle trace de mauvais traitements ou de crainte.

Ils renoncèrent volontairement à la défense. Ils s’adressèrent au tribunal librement, aussi souvent qu’ils voulurent. Même dans leurs dernières déclarations, après que l’accusateur public eut parlé. Personnellement, je suis convaincu qu’il n’y a aucune raison de présumer une injustice quelconque dans la forme ou le fond. Je considère toute la procédure et la façon dont les accusés furent traités durant tout lé procès comme un exemple pour le monde au cas où les accusés auraient déjà avoué le crime qui leur est reproché, à savoir s’être conjurés pour assassiner les dirigeants de l’Etat et renverser le gouvernement.

Dans de pareilles circonstances, selon moi, le tribunal de n’importe quel pays aurait prononcé un arrêt de mort et l’aurait fait exécuter. »

On nous excusera de faire de si longues citations, mais il est absolument nécessaire de donner aux travailleurs tous les arguments utiles pour répondre à toutes les attaques intéressées contre l’Etat socialiste.

D’ailleurs, les accusés eux mêmes se sont dépeints comme des fascistes et ont montré jusqu’à quel degré ils étaient tombés à la suite de Trotski.

Le terroriste Moïse Lourie a déclaré qu’en mars 1933 il rapporta de Berlin à Moscou des instructions de Trotski qui lui avaient été transmises par l’intermédiaire de Ruth Fischer et Maslov, les trotskistes allemands bien connus.

Il vit ensuite Zinoviev luimême dans son appartement ; celui ci lui expliqua que le fait d’entretenir des rapports avec la Gestapo et d’utiliser celle ci dans la lutte contre les chefs du parti était parfaitement admissible, admissible également l’emploi de la terreur individuelle pour mener cette lutte à bonne fin. Zinoviev « théorisa » cette conception en faisant unparallèle avec Bismark et Lassalle en disant : « Pourquoi ne pouvons nous pas maintenant utiliser Himmler ? »

Dans sa dernière déclaration, Zinoviev déclara d’ailleurs :

« Nous nous sommes alliés avec Trotski. Nous avons pris la succession des menchéviks, des socialistes révolutionnaires, des gardes blancs, qui ne pouvaient agir ouvertement dans notre pays. Nous sommes devenus les successeurs du terrorisme des socialistes révolutionnaires. Non point du terrorisme d’avant la Révolution, orienté contre l’absolutisme, mais du terrorisme des socialistes révolutionnaires de droite à l’époque de la guerre civile, alors que les socialistes révolutionnaires ont tiré sur Lénine.

Mon bolchévisme déficient s’est mué en antibolchévisme et, par le trotskisme, je suis arrivé au fascisme. Le trotskisme est une variété du fascisme, et le zinoviévisme est une variété du trotskisme. »

Evdokimov, de son côté, déclara :

« Ce qui nous distingue des fascistes est à notre grand désavantage. Le fascisme a inscrit franchement et ouvertement sur sa bannière : « Mort au communisme ! » Nous avions toujours à la bouche : « Vive le communisme ! », mais en réalité nous luttions contre le socialisme victorieux en U.R.S.S.

En paroles : « Vive le Parti communiste de l’U.R.S.S. ! » ; en fait, préparation de l’assassinat des membres du Bureau politique du Comité central du Parti, dont l’un a été effectivement assassiné par nous.

En paroles : « A bas l’impérialisme ! » ; en fait, nous misions sur la défaite de l’U.R.S.S. Dans la lutte contre l’impérialisme international. »

Kamenev, au cours d’un interrogatoire au procès, définit ainsi la conduite des trotskistes :

« Je peux avouer seulement le fait que, ayant posé devant nous le but monstrueusement criminel de désorganiser le gouvernement du pays socialiste, nous avons eu recours aux méthodes de lutte qui, à notre avis, étaient conformes à ce but. »

Voilà les hommes à qui Citrine, Otto Bauer et autres avaient entrepris de sauver la vie et au nom desquels ils ont essayé de salir l’U.R.S.S. pour nuire à l’unité de front contre le fascisme !

Le passé des exécutés

Certains, d’autre part, ont essayé de présenter Zinoviev, Kamenev, Trotski comme de « vieux et purs bolchéviks » dont Staline « s’est débarrassé pour rester seul maître tout puissant ». Le malheur pour ces avocats des terroristes au service de la Gestapo est que l’histoire est là, qui ne ment pas.

L’histoire indique que Trotski, dans la période qui précéda Octobre 1917 (sans aller chercher plus loin sa lutte constante contre les bolchéviks et ses théories qui faisaient Lénine taxer Trotski de Judas), lutta contre le parti de Lénine comme un véritable menchévik. Ensuite ce fut la lutte trotskiste contre le principe de la possibilité de l’édification du socialisme dans un seul pays, lutte qui s’apparentait étrangement et se basait sur les théories réformistes de Kautsky. Les trotskistes, tout comme aujourd’hui, couvraient de phrases « internationalistes » leur capitulation criminelle devant la bourgeoisie, avec toutes les conséquences.

Il est facile de comprendre pourquoi Zinoviev et Kamenev se rangèrent aux côtés de Trotski dans une espèce de « trust des déviations », comme s’exprima Henri Barbusse : Zinoviev et Kamenev avaient toute l’étoffe du traître.

N’osant pas se lever ouvertement contre Lénine, ils ont souvent eu recours à la tactique du double visage.

En 1909, derrière le dos de Lénine, Zinoviev et Kamenev communiquaient au membre du C.C. Du parti menchévik de Pologne et Lithuanie, Worski, qu’ils n’étaient pas d’accord avec Lénine au sujet de sa sortie du Social démocrate et qu’ils étaient prêts à un arrangement avec les menchéviks.

Pendant les années de la guerre impérialiste, Zinoviev, tout en collaborant avec Lénine, soutenait les positions anti léninistes du groupe Boukharine, Piatakov, Bosch.

C’est Lénine lui même qui découvrit la trahison.

En 1917, Lénine disait que Zinoviev et Kamenev cachaient leurs vues « jusqu’au moment de la décision et donnaient leur opinion après que la décision était prise ». « Cela s’appelle, disait Lénine, être briseur de grève ». Et il a écrit à ce moment que ce qu’ont fait Zinoviev et Kamenev, « c’est une lâcheté sans mesure, une véritable trahison de la part de ces deux personnes ».

Au moment de la paix de Brest-Litovsk, Zinoviev et Kamenev votèrent formellement pour Lénine, mais occupèrent en fait une position de capitulation en déclarant que « la paix de Brest-Litovsk est la perte de la Révolution ».

Puis, par la suite, ce fut la lutte contre le plan quinquennal, contre le passage du pays à la reconstruction socialiste, l’union des trotskistes et des zinovievistes contre le Parti, union qui mena ces ennemis jurés, désormais sans plateforme, sans principe, isolés, uniquement poussés par la soif du pouvoir et la haine sauvage contre Staline et ses camarades, à la terreur individuelle, aux méthodes des gardes blancs et du fascisme, à l’alliance par Trotski avec la police du plus sauvage des fascismes : l’hitlérisme.

Voilà ceux que l’on a présentés comme les meilleurs révolutionnaires qu’exterminerait Staline !

Voilà les gens que de Brouckère tentait de sauver en voulant soulever une vague d’indignation contre l’U.R.S.S., en écrivant que le procès du centre terroriste « fut fabriqué exclusivement par la police », qu’en U.R.S.S. Il existe un « régime policier d’arbitraire » qui fait que l’U.R.S.S. « garde quelque chose de l’ancien tsarisme ». (Notons que ce leader parle ainsi des organismes de sécurité de l’Etat socialiste !) On peut dire avec un regret immense que l’attitude de ces dirigeants socialistes a épaulé, plus qu’il n’aurait pu lui méme l’espérer, la campagne de mensonges et d’attaques provocatrices de Gœbbels contre l’U.R.S.S. L’intervention inconsidérée de l’I.O.S. Et de la F.S.I. Et l’attitude de la presse socialiste a facilité le travail des feuilles fascistes de partout et de Doriot lançant calomnie sur calomnie à. La veille du congrès de Nuremberg.

La parole de Dimitrov répondant à l’I.O.S. : « DÉFENDRE LES VILS TERRORISTES SIGNIFIE AIDER LE FASCISME » est d’une tragique justesse confirmée par le travail immonde des trotskistes en Espagne et contre le Front populaire en France.

La véritable voix des socialistes

Nous devons dire que les ouvriers socialistes, que les syndiqués, dans leur majorité, ont condamné l’attitude de certains dirigeants de l’I.O.S. Et de la F.S.I.

L’Humanité a publié des lettres ou résolutions du plus haut intérêt témoignant de cette réprobation, comme la résolution des ouvriers du métro, la résolution des charpentiers de Lyon qui déclarent que « le télégramme honteux de Citrine et de de Brouckère auprès du gouvernement des Soviets est un danger pour l’unité de la classe ouvrière » et qui « approuvent entièrement le geste de justice du peuple russe infligé à ses ennemis ».

Les Jeunes gardes socialistes belges (Saint-Gilles) s’élevèrent contre le télégramme et « la campagne de mésentente ouvrière que certains mènent autour du procès des trotskistes zinoviévistes ». Le député socialiste de Bruxelles, le docteur Marteaux, qui se trouve en U.R.S.S. Déclara :

« Lorsque le citoyen Léon Blum, ministre de France, fut attaqué dans la rue par les fascistes, tous les socialistes et communistes du monde, ainsi que tous les démocrates sincères, se groupèrent autour de lui pour le défendre contre de nouvelles attaques fascistes. Je regrette de n’avoir pas pu constater la même unanimité dans la défense des chefs du pays soviétique menacés non pas de matraque comme Blum, mais de mort par les terroristes criminels, ne reculant devant rien pour s’emparer du pouvoir.

Les dirigeants de la IIe Internationale, en envoyant leur télégramme à Moscou, ne savaient sans doute rien de ce que révéla le procès. En tout cas, ce télégramme donna l’impression qu’ils étaient avec les assassins de Kirov et avec ceux qui avaient juré de tuer les meilleurs dirigeants de l’Union soviétique.

Ce n’est pas la condamnation légitime des assassins qui est un obstacle au développement du Front populaire unique, mais c’est précisément le télégramme de Citrine et de ses camarades. »

C’est jusqu’à M. André Pierre, rédacteur au Temps, collaborateur à l’Œuvre, qui stigmatisa l’intervention de chefs social démocrates en faveur des terroristes trotskistes en écrivant :

« Ce qui est certain, en tout cas, c’est que Zinoviev, Kamenev et les autres étaient loin d’être des héros révolutionnaires et que leur attitude, depuis le triomphe du bolchévisme en Russie, ne peut inspirer que de la répulsion et du mépris à ceux qui ont suivi de près leur carrière de 1917 à 1936. Ils ne méritaient guère que la Iiè Internationale prît chaleureusement leur défense et réclamât pour eux l’indulgence du gouvernement de l’U.R.S.S. »

Nous croyons que dans ce qui précède et qui est peu connu enFrance nos lecteurs trouveront la confirmation de ce jugement sévère du journaliste bourgeois.

La tâche des communistes, comme de tous les travailleurs et honnêtes gens, est de tout mettre en oeuvre pour liquider le trotskisme, qui, en tant qu’agence du fascisme hitlérien, dans les pays capitalistes, cherche à désorganiser le mouvement ouvrier et pacifiste, et, en U.R.S.S., organise des actes terroristes contre les chefs du pays du socialisme.

Les trotskistes agissent en contact étroit avec les provocateurs hitlériens, non seulement en Allemagne, mais dans le monde entier. Rappelons nous que Trotski, à l’arrivée d’Hitler au pouvoir et même avant préconisa à ses agents (dont Ruth Fischer et Maslov) le sabotage de l’appareil et de la littérature du Parti communiste allemand.

Les trotskistes, par leur vile campagne contre l’U.R.S.S., contre le Parti, contre le « stalinisme », tentent de saper la confiance de la classe ouvrière en l’U.R.S.S. Et de tourner les masses vers le fascisme tout comme Doriot, leur complice en même temps que chef fasciste. Partout, ils sont liés aux agents de la police.

Nous avons démontré leur criminelle attitude en Espagne. Il en est de même en Grèce, en Bulgarie, en Chine, où ils servent les éléments japonais. En Pologne, la police réédite elle même les livres de Trotski.

Partout où il y a un trotskisme, il y a élément de désorganisation, provocation, trahison.La lutte contre Trotski et contre le trotskisme, avant-garde de la bourgeoisie réactionnaire, doit être l’oeuvre non seulement des communistes, mais aussi des partis socialistes, de chaque organisation ouvrière et démocratique, de chaque antifasciste.

La lutte contre le trotskisme déjà couvert de sang est une partie intégrante de la lutte antifasciste du prolétariat international, de la lutte pour la défense de l’Union soviétique, de la lutte contre la guerre que veut déclencher Hitler, le maître du chef des bandits, Léon Trotski. Il faut chasser les trotskistes des rangs de la classe ouvrière organisée !