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Luttons jusqu’au bout contre le révisionnisme khrouchtchévien – 1965

A l’occasion du deuxième anniversaire de la publication des « Propositions concernant la ligne générale du mouvement communiste international », Renin Ribao et Hongqi, 14 juin 1965

Le temps passe vite. Depuis la publication des « Propositions concernant la ligne générale du mouvement communiste international » formulées par le Comité central du Parti communiste chinois, deux années déjà se sont écoulées.

Dans l’histoire du mouvement communiste international, deux années ne représentent guère qu’un moment. Mais combien acharnée a été la lutte et combien grands ont été les changements pendant ces deux années !

Un vent pernicieux s’est abattu voici deux ans sur le mouvement communiste international. La direction du Parti communiste de l’Union soviétique, Khrouchtchev en tête, voulait imposer sa ligne révisionniste aux partis frères, c’est-à-dire sa ligne générale dite de « coexistence pacifique », de « compétition pacifique », du « passage pacifique », de l’« Etat du peuple tout entier » et du « parti du peuple tout entier », définie aux XXe et XXIIe Congrès du P.C.U.S.

Elle a sans cesse fait sonner le clairon de l’offensive générale contre la Chine, le communisme et le peuple, et a monté de grandes farces anti-marxistes-léninistes aux congrès de cinq partis frères d’Europe.

Elle a dirigé une quarantaine de partis communistes dans des attaques forcenées contre le P.C.C. et les autres partis marxistes-léninistes.

Il semblait que « la cité entière allait crouler sous la sombre nuée ».

Les « Propositions concernant la ligne générale du mouvement communiste international » avancées par le Comité central du P.C.C. le 14 juin 1963 portèrent haut le flambeau de la révolution, percèrent l’épais brouillard du révisionnisme khrouchtchévien et sauvegardèrent la pureté du marxisme-léninisme.

Les « Propositions concernant la ligne générale du mouvement communiste international » étaient une réponse du Comité central du P.C.C. à la lettre du 30 mars 1963 du Comité central du P.C.U.S.

Dans sa lettre, le Comité central du P.C.U.S. avait exposé systématiquement ses points de vue sur une série de problèmes d’importance majeure de notre époque et soulevé en particulier la question de la ligne générale du mouvement communiste international. Le Comité central du P.C.C. estima qu’il était très bon que cette question ait été soulevée.

En effet, les divergences qui, depuis le XXe Congrès du P.C.U.S., opposent la direction du P.C.U.S. à nous-mêmes et à tous les autres partis marxistes-léninistes ne portent pas sur telle ou telle question particulière, ce sont des divergences de principe sur toute une série de questions fondamentales intéressant la révolution mondiale contemporaine, des divergences concernant la ligne générale du mouvement communiste international.

Ces divergences se ramènent en fait à ceci : Les peuples qui vivent encore sous le régime impérialiste et capitaliste, c’est-à-dire les deux tiers de la population mondiale, doivent-ils ou non faire la révolution ?

Les peuples déjà engagés dans la voie socialiste, c’est-à-dire le tiers de la population mondiale, doivent-ils ou non mener la révolution jusqu’au bout ?

Il s’agit là des principes les plus élémentaires que le mouvement communiste international et chaque parti prolétarien se doivent d’observer et des tâches les plus fondamentales qu’ils se doivent d’accomplir.

Dans ses « Propositions concernant la ligne générale du mouvement communiste international », le Comité central du P.C.C. s’en est tenu fermement à la doctrine révolutionnaire marxiste-léniniste, à la voie commune de la Révolution d’Octobre et aux principes révolutionnaires des Déclarations de 1957 et de 1960.

D’une part, il a systématiquement disséqué la théorie et la ligne générale du révisionnisme khrouchtchévien et dévoilé leur contenu véritable, à savoir la trahison du marxisme-léninisme et de la cause de la révolution mondiale prolétarienne ; d’autre part, à la lumière du marxisme-léninisme, il a analysé les contradictions du monde contemporain et répondu à toute une série de questions concernant la révolution mondiale de notre époque ; il a avancé une ligne générale marxiste-léniniste pour le mouvement communiste international, diamétralement opposée à la ligne générale du révisionnisme khrouchtchévien.

La ligne générale du mouvement communiste international proposée par le Comité central du P.C.C. peut être résumée dela façon suivante : Union de tous les prolétaires du monde, union de tous les prolétaires et de tous les peuples et nations opprimés du monde pour combattre l’impérialisme et la réaction des différents pays, assurer la paix mondiale, faire triompher la libération nationale, la démocratie populaire et le socialisme, consolider le camp socialiste et accroître sa puissance, conduire la révolution mondiale du prolétariat, étape par étape, jusqu’à la victoire totale, et bâtir un monde nouveau sans impérialisme, sans capitalisme et sans exploitation de l’homme par l’homme.

C’est une ligne générale qui permet aux peuples de tous les pays de livrer avec fermeté leur combat révolutionnaire, de mener la révolution mondiale du prolétariat vers son but final et aussi de lutter avec le plus d’efficacité contre l’impérialisme et pour la défense de la paix mondiale.

C’est une ligne générale marxiste-léniniste à même d’assurer, non seulement, la victoire totale de la révolution mais aussi une paix durable dans le monde.

Les « Propositions concernant la ligne générale du mouvement communiste international » formulées par le Comité central du P.C.C. est un document-programme.

Elles opèrent une nette distinction entre le marxisme-léninisme et le révisionnisme khrouchtchévien à propos de toute une série de questions d’importance majeure touchant la révolution mondiale contemporaine, et apportent sur le plan théorique une importante contribution à la lutte contre le révisionnisme khrouchtchévien.

La publication des « Propositions concernant la ligne générale du mouvement communiste international » a marqué le début d’une nouvelle phase de la lutte contre le révisionnisme khrouchtchévien.

Depuis lors, le P.C.C. et les autres partis frères marxistes-léninistes ont engagé un grand débat public avec le révisionnisme khrouchtchévien et lancé contre lui une contre-offensive générale.

Cet événement a été un tournant important dans la lutte du marxisme-léninisme contre le révisionnisme moderne. Il a été le tournant à partir duquel le révisionnisme khrouchtchévien, après sa naissance et son développement, a évolué vers la faillite totale.

Ce fut aussi le tournant à partir duquel le courant idéologique du révisionnisme moderne d’après la Seconde guerre mondiale a évolué vers la faillite totale, après sa naissance et son développement.

Les deux années qui ont suivi la publication des « Propositions concernant la ligne générale du mouvement communiste international » formulées par le Comité central du P.C.C. ont vu les partis marxistes-léninistes et les marxistes-léninistes du monde entier mener à une échelle sans précédent un débat public et une lutte acharnée contre les révisionnistes khrouchtchéviens.

Pendant les seize premiers mois, la lutte était dirigée principalement contre la direction du P.C.U.S., avec Khrouchtchev à sa tête, et durant les huit autres, contre la nouvelle direction du P.C.U.S. qui fait du révisionnisme khrouchtchévien sans Khrouchtchev.

Au cours de cette lutte, le révisionnisme khrouchtchévien s’est constamment démasqué, allant de faillite en faillite, tandis que le marxisme-léninisme se développait et triomphait sans cesse.

Le débat public et la lutte acharnée qui se sont déroulés durant ces deux dernières années ont porté essentiellement sur les trois points suivants :

1. Marxisme-léninisme révolutionnaire ou révisionnisme opposé à la révolution.

Après que nous eûmes formulé nos propositions concernant la ligne générale du mouvement communiste international, les révisionnistes khrouchtchéviens publièrent une « Lettre ouverte du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique aux organisations du Parti et à tous les Communistes de l’Union soviétique » dans laquelle ils s’efforcent de défendre leur ligne générale dite de « coexistence pacifique », de « compétition pacifique », du « passage pacifique », de l’« Etat du peuple tout entier » et du « parti du peuple tout entier » et attaquent sans vergogne le P.C.C. et les autres partis marxistes-léninistes.

Cette lettre ouverte a au moins eu l’avantage de donner à tous les marxistes-léninistes le droit de dénoncer publiquement le révisionnisme khrouchtchévien et de leur fournir des matériaux de caractère négatif pour une critique systématique de la ligne générale du révisionnisme khrouchtchévien.

Comme le magicien malchanceux de la légende, les révisionnistes khrouchtchéviens ont fait venir le « génie » par leurs incantations et ils ne savent plus maintenant comment l’exorciser.

Les marxistes-léninistes ont engagé le débat sous diverses formes avec les révisionnistes khrouchtchéviens.

En l’espace de dix mois, nous avons écrit neuf articles à propos de la lettre ouverte du Comité central du P.C.U.S.

Faits à l’appui, nous avons raisonné sur toute une série d’importantes questions de principe concernant le mouvement communiste international à l’époque actuelle et arraché ainsi à Khrouchtchev son masque de marxisme-léninisme, révélant encore davantage aux peuples du monde son visage de renégat du marxisme-léninisme.

2. Alliance avec tous les peuples du monde contre l’impérialisme américain et ses laquais ou alliance avec l’impérialisme américain et ses laquais contre les peuples du monde.

Après la publication de leur lettre ouverte, les révisionnistes khrouchtchéviens ont commis toute une série d’actes de trahison, dont le plus flagrant est la conclusion avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne du Traité sur l’arrêt partiel des essais nucléaires. C’est la preuve la plus évidente de la trahison par les révisionnistes khrouchtchéviens des intérêts du peuple soviétique, des peuples des autres pays socialistes et de tous les peuples épris de paix du monde.

Se saisissant de l’occasion fournie par la signature de ce traité et les autres actes de trahison, le P.C.C. et tous les marxistes-léninistes du monde ont dénoncé à fond l’alliance des révisionnistes khrouchtchéviens avec les forces de guerre contre les forces de paix, avec les forces impérialistes contre les forces socialistes, avec les Etats-Unis contre la Chine et avec tous les réactionnaires contre les peuples.

Les faits montrent que la coopération soviéto-américaine pour dominer le monde constitue l’âme même de la ligne générale du révisionnisme khrouchtchévien.

3. Unité ou scission.

Les révisionnistes khrouchtchéviens qui sont des traîtres au marxisme-léninisme et à l’internationalisme prolétarien sont devenus les plus grands scissionnistes de l’Histoire. A la session plénière du Comité central du P.C.U.S. tenue en février 1964, ils ont présenté un rapport antichinois et adopté une résolution antichinoise et déclaré que des « mesures collectives » seraient prises contre le P.C.C.

Puis, ils ont comploté activement la convocation unilatérale d’une conférence internationale des partis frères et de sa réunion préparatoire en vue d’une scission ouverte du mouvement communiste international.

De concert avec de nombreux autres partis frères, le P.C.C. a dénoncé à fond ce complot et a boycotté résolument leur réunion scissionniste.

Dans sa lettre du 28 juillet 1964 au Comité central du P.C.U.S., le Comité central du P.C.C. a souligné : « Le jour de l’inauguration de votre conférence sera le jour de votre descente au tombeau ».

Allant de la trahison dans le domaine théorique à la trahison dans le domaine pratique, de la scission sur le plan politique à la scission sur le plan de l’organisation, les révisionnistes khrouchtchéviens se sont graduellement engagés dans la voie de l’irréparable.

Les événements ont évolué si rapidement que Khrouchtchev a été chassé de la scène de l’Histoire avant même que nous ayons fini de rédiger notre série d’articles à propos de la lettre ouverte du Comité central du P.C.U.S., et avant même que la direction du P.C.U.S. ait eu le temps de convoquer sa dérisoire réunion scissionniste.

Au cours de ces deux dernières années, la nature agressive de l’impérialisme, Etats-Unis en tête, s’est révélée encore plus clairement ; les luttes révolutionnaires des peuples d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et d’autres régions du monde ont enregistré de nouveaux développements ; le révisionnisme khrouchtchévien est allé de faillite en faillite, le marxisme-léninisme de victoire en victoire.

Tout cela prouve que la ligne générale du mouvement communiste international que nous avons proposée est juste, que la lutte contre le révisionnisme khrouchtchévien est nécessaire et que les points de vue du P.C.C. et du camarade Mao Tsé-toung sur les questions importantes de l’heure peuvent résister à l’épreuve de la pratique.

La chute de Khrouchtchev est une importante victoire du marxisme-léninisme, mais elle ne signifie pas que le révisionnisme khrouchtchévien ait disparu, elle ne signifie pas, non plus, qu’on puisse mettre fin à la lutte engagée contre ce dernier.

Les nouveaux dirigeants du P.C.U.S. n’ont pu faire autrement que de limoger Khrouchtchev, mais ils ont recueilli tel quel tout l’héritage du révisionnisme khrouchtchévien.

Ils ont déclaré à maintes reprises que la ligne définie par les XXe et XXIIe Congrès et le Programme du P.C.U.S. a été, est et restera « la seule et inébranlable » (Discours de L. Brejnev prononcé le 19 octobre 1964 lors d’un meeting à Moscou) ligne de leur politique intérieure et étrangère.

Lorsqu’une délégation du Parti et du gouvernement chinois se rendit à Moscou à l’occasion du 47ème anniversaire de la Révolution d’Octobre, les nouveaux dirigeants du P.C.U.S. lui déclarèrent que rien, pas la moindre nuance, ne les distinguait de Khrouchtchev pour ce qui est du mouvement communiste international et de l’attitude envers la Chine.

Tous leurs actes depuis leur arrivée au pouvoir, il y a huit mois, montrent qu’ils marchent effectivement dans le sillage de Khrouchtchev et font du révisionnisme khrouchtchévien sans Khrouchtchev.

Somme toute, il n’est guère surprenant qu’après la chute de Khrouchtchev, ceux qui ont pris sa relève continuent à agir de la même façon que lui.

Les marxistes-léninistes ont depuis longtemps fait remarquer que l’apparition du révisionnisme khrouchtchévien n’était ni une question de personne, ni un phénomène fortuit, mais qu’elle était due à des causes sociales profondes.

Elle résulte du déferlement des forces capitalistes en Union soviétique, elle est aussi un produit de la politique impérialiste.

Après que Khrouchtchev, cet homme dévoré d’ambition, eut accédé au pouvoir et usurpé graduellement la direction du Parti et de l’Etat soviétiques, les nouveaux éléments bourgeois de la société soviétique devinrent progressivement une couche bourgeoise privilégiée, opposée au peuple soviétique. Cette couche privilégiée est la base sociale de la clique révisionniste de Khrouchtchev, tandis que cette dernière est le représentant politique de cette couche privilégiée.

Celle-ci a tenu à remplacer Khrouchtchev, non pas à cause du révisionnisme qu’il pratiquait, mais parce qu’il s’était montré si stupide et s’était tellement discrédité qu’il ne pouvait plus se maintenir, assailli par les difficultés tant sur le plan intérieur qu’extérieur, abandonné par les masses et délaissé par les siens, accablé de reproches et menacé par de multiples crises latentes.

La ligne révisionniste n’a jamais été autre chose qu’un chariot croulant et ce balourd de Khrouchtchev l’a fait cahoter à tel point que la position dominante de la couche privilégiée de l’Union soviétique s’en est trouvée menacée.

Si bien que la personne de Khrouchtchev était devenue un obstacle à la mise en œuvre du révisionnisme khrouchtchévien. Pour sauvegarder les intérêts de la couche privilégiée de l’Union soviétique et poursuivre la ligne révisionniste, il fallait donc chasser Khrouchtchev et le remplacer par d’autres. En fait, les nouveaux dirigeants qui ont remplacé Khrouchtchev faisaient partie de son équipe.

La carrière politique des personnages qui en formaient le noyau est inséparablement liée à Khrouchtchev.

N’est-ce pas eux qui, de concert avec Khrouchtchev, ont déclenché une vaste campagne contre Staline et entrepris activement de restaurer le capitalisme ?

N’est-ce pas eux qui, de mèche avec Khrouchtchev, ont lancé des attaques de grand style contre le P.C.C. et les autres partis frères marxistes-léninistes ?

N’est-ce pas eux qui, aux côtés de Khrouchtchev, ont travaillé à la scission du camp socialiste et du mouvement communiste international ? N’est-ce pas eux encore qui se sont joints à Khrouchtchev en vue de s’aboucher avec l’impérialisme américain pour s’opposer aux luttes révolutionnaires des peuples du monde entier ?

Ces vieilles connaissances se trouvent aujourd’hui en présence d’un problème difficile qui les embarrasse au plus haut point : comment se composer une nouvelle personnalité ? Ayant chassé Khrouchtchev, les nouveaux dirigeants se voient obligés de jouer la comédie, de faire certains gestes pour faire croire qu’ils sont différents de lui.

Mais puisqu’ils sont tout comme Khrouchtchev, les représentants politiques de la couche bourgeoise privilégiée de l’Union soviétique, ils ne peuvent agir que dans l’intérêt de cette couche privilégiée et appliquer la ligne révisionniste. Sur cette question fondamentale, ils ne sauraient se différencier de Khrouchtchev.

C’est ainsi que depuis huit mois, ils vivent dans des difficultés permanentes et sont constamment en contradiction avec eux-mêmes.

Ils sont incapables d’expliquer les contradictions qui se manifestent dans leurs propos. Ils disent ceci aujourd’hui, cela demain, et à chaque fois, se donnent une gifle à eux-mêmes. Ils disent de l’impérialisme américain qu’il est l’ « agresseur », le « gendarme international », qu’il « est de nos jours la principale force de guerre et d’agression », mais qualifient en même temps l’administration Johnson de « sensée » et de « modérée », et proclament que l’on peut espérer d’elle qu’elle « prenne des mesures concrètes dans le sens de l’amélioration ultérieure du climat politique mondial » (Article du commentateur des Izvestia, 5 novembre 1964).

Ils prétendent vouloir s’opposer à l’impérialisme américain, mais affirment par ailleurs qu’il existe un « terrain suffisamment large pour la coopération » (Discours prononcé le 7 décembre 1964 par A.A. Gromyko à l’Assemblée générale de l’O.N.U.) entre l’Union soviétique et les Etats-Unis.

Ils condamnent parfois l’agression américaine au Vietnam, mais finissent toujours par en revenir à l’amélioration des relations soviéto-américaines » et cherchent à intégrer tous les problèmes du monde dans l’orbite de la « coopération soviéto-américaine ».

De même, ils sont incapables d’expliquer les contradictions entre leurs paroles et leurs actes.

- Puisqu’ils affirment vouloir se joindre aux peuples du monde entier pour s’opposer à l’impérialisme américain, pourquoi tiennent-ils donc à multiplier leurs contacts, accentuer leur collusion, échanger des renseignements avec ce dernier, et par un accord tacite, à étouffer de concert avec lui la lutte révolutionnaire des peuples ?

- Puisqu’ils affirment vouloir soutenir les mouvements de libération nationale d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, pourquoi complotent-ils avec les Etats-Unis de mettre sur pied une force permanente de l’O.N.U., en d’autres termes, d’organiser une gendarmerie internationale pour réprimer la lutte révolutionnaire des peuples ?

- Puisqu’ils affirment vouloir renforcer l’unité des partis frères et celle des pays frères, pourquoi ont-ils convoqué la réunion scissionniste de mars, mesure des plus graves tendant à la scission du mouvement communiste international ?

- Puisqu’ils affirment vouloir améliorer leurs relations avec les partis frères et les pays frères, pourquoi s’obstinent-ils à poursuivre la politique de chauvinisme de grande puissance que Khrouchtchev a pratiquée à l’égard de l’Albanie, au lieu d’admettre leur erreur ?

Pourquoi continuent-ils, dans leur pays et même à l’étranger, leurs propagande et activités antichinoises, allant jusqu’à offrir à Shastri, ce favori des Etats-Unis, la tribune du Kremlin pour attaquer la Chine ?

Pourquoi se livrent-ils toujours à des menées de subversion et de sape contre le Parti communiste japonais, le Parti communiste d’Indonésie et d’autres partis frères marxistes-léninistes, allant jusqu’à soutenir ouvertement Yoshio Shiga et consorts, renégats du Parti communiste japonais, et aider activement Shigeo Kamiyama dans sa campagne électorale ?

De plus, ils sont incapables d’expliquer les contradictions qui apparaissent dans leurs actes.

Ils font mine d’aider le Vietnam, tout en révélant, au préalable, aux Américains, leurs plans d’« aide », et en se livrant à Washington, Londres et Paris à d’intenses activités en vue de négociations de paix, bref, ils se donnent beaucoup de mal afin de trouver une « issue » pour les agresseurs américains.

N’est-ce pas précisément ce que nous avons dénoncé à maintes reprises, à savoir qu’ils « aident » le Vietnam dans l’unique but d’amasser un capital politique afin d’intégrer le problème vietnamien dans l’orbite de la coopération soviéto-américaine ?

Certains propos des impérialistes américains méritent réflexion. Ils disent que l’introduction d’armes soviétiques au Vietnam est un « élément encourageant » qui « aura une influence modératrice » et que « la confrontation directe de forces américaines et soviétiques pourrait même hâter l’ouverture de négociations en vue d’un règlement au Vietnam » (Washington Post, 17 avril 1965).

Bref, les diverses attitudes contradictoires de la nouvelle direction du P.C.U.S. Reflètent, en fait, quelque chose d’à la fois réel et simulé ; on y trouve du vrai et du faux.

Certains phénomènes révèlent sa nature, c’est ce qui est vrai ; d’autres ne le peuvent pas, c’est ce qui est faux.

Les nouveaux dirigeants du P.C.U.S. ont beau jouer un tas de piètres comédies, recourir à une foule de subterfuges, ils restent ce qu’ils sont, leur nature n’a pas changé, c’est toujours le révisionnisme khrouchtchévien, le scissionnisme et le chauvinisme de grande puissance, la coopération soviéto-américaine pour dominer le monde.

Comparés à Khrouchtchev, ils pratiquent un révisionnisme plus dissimulé, plus rusé et dangereux.

Il est souvent arrivé, dans l’Histoire, que les forces réactionnaires et en décomposition reprennent habilement à leur compte des mots d’ordre progressistes et révolutionnaires sous l’enseigne desquels elles cherchent à abuser les masses et à réaliser leurs buts réactionnaires.

C’est sous l’enseigne du « marxisme », que les révisionnistes de la Ile Internationale trahirent la révolution prolétarienne. C’est en reprenant les mots d’ordre bolcheviks concernant les Soviets que les menchéviks tentèrent d’instaurer une dictature bourgeoise.

Tito pratique le capitalisme au nom du « socialisme ». Aujourd’hui, la nouvelle direction du P.C.U.S. joue le même tour de passe-passe.

Ayant repris certains mots d’ordre des marxistes-léninistes, elle ne vise qu’à donner le change pour dissimuler l’essentiel de sa politique qui est de poursuivre la ligne révisionniste.

La lutte des classes est très complexe et les multiples phénomènes qui y apparaissent le sont encore davantage. C’est seulement en effectuant un travail sérieux, en éliminant le faux pour garder le vrai, en passant de l’externe à l’interne que l’on peut pénétrer l’essence même des choses au travers des phénomènes complexes.

C’est seulement après avoir saisi l’essence d’une chose que l’on peut acquérir une connaissance relativement plus profonde et correcte de cette chose objective dans son ensemble. Le marxisme-léninisme est pour nous à la fois un télescope et un microscope, il nous permet de saisir l’essence d’une chose par-delà les apparences. Ayant eu affaire pendant tant d’années avec le révisionnisme khrouchtchévien, nous avons appris à être un peu plus perspicaces.

Ayant appris à connaître Khrouchtchev, nous sommes à même de discerner plus facilement la nature de ses successeurs sans nous laisser prendre à leurs fausses apparences.

A présent, une question se pose aux communistes chinois : Mener jusqu’au bout la lutte contre le révisionnisme khrouchtchévien ou s’arrêter à mi-chemin ?

Pour gagner un moment de répit, récupérer, accumuler du capital politique et redoubler d’efforts pour faire progresser le révisionnisme, les révisionnistes khrouchtchéviens cherchent par mille et un moyens à estomper la ligne de démarcation entre le marxisme-léninisme et le révisionnisme dans le vain espoir de faire cesser la lutte antirévisionniste.

Nous devons agir tout autrement, poursuivre la lutte contre le révisionnisme khrouchtchévien à partir des victoires acquises et la mener résolument jusqu’au bout.

Depuis quelque temps, la nouvelle direction du P.C.U.S. a débité un tas de paroles ronflantes à propos de l’« unité ». Le fait que ceux qui ont sapé l’unité du mouvement communiste international en convoquant arbitrairement la réunion scissionniste de mars se mettent aujourd’hui à chanter l’« unité » peut paraître ridicule. Mais ce n’est pas seulement ridicule.

Ces gens-là poursuivent un but sinistre. Ils spéculent sur le désir des peuples du monde entier de voir les forces révolutionnaires renforcer leur unité face à l’agression frénétique de l’impérialisme américain. Contraints par les circonstances, les nouveaux dirigeants du P.C.U.S. ont dû changer de tactique.

A la différence de Khrouchtchev qui pratiquait ouvertement, cyniquement et grossièrement une politique de pression à l’égard des partis frères pour les soumettre à sa ligne révisionniste, ils se donnent des airs accommodants, cherchant ainsi à émousser la volonté militante des marxistes-léninistes dans leur lutte contre le révisionnisme.

Au fond, l’« unité » pour eux, c’est que nous renoncions à combattre et à dénoncer le révisionnisme, que nous nous joignions à eux dans la pratique du révisionnisme, ou du moins que nous leur laissions toute liberté dans ce domaine.

Dans la lutte contre le révisionnisme, nous devons savoir faire face à la manière forte et aussi à la manière douce des révisionnistes, c’est-à-dire avoir le courage de résister à toutes leurs pressions et ne jamais se laisser prendre à leurs paroles mielleuses. Les multiples pressions que Khrouchtchev avait exercées sur nous n’ont nullement réussi à nous intimider et à nous empêcher de lutter contre lui.

Nous savions parfaitement qu’il userait de représailles contre nous, mais nous avons persévéré dans notre lutte de principe. A présent, nous ne devons pas renoncer à notre lutte de principe contre eux en nous laissant prendre aux divers déguisements et aux manœuvres des successeurs de Khrouchtchev.

Au contraire, nous devons plus que jamais faire preuve de fermeté dans notre position et lever toujours plus haut notre drapeau.

Le P.C.C. est un parti marxiste-léniniste, un parti sérieux, fidèle aux principes.

Les marxistes-léninistes ont toujours maintenu qu’ « une politique fidèle aux principes est la seule juste ».

Il est correct de faire preuve de souplesse dans la lutte lorsque cela est nécessaire, à condition de s’en tenir aux principes. Mais cette souplesse doit servir les principes. User de souplesse en renonçant à tout principe et sous ce prétexte créer l’ambiguïté et la confusion sur les questions de principe serait agir de façon erronée.

Il est clair que des divergences de principe sur une série de questions fondamentales nous opposent aux révisionnistes khrouchtchéviens, qui eux confondent totalement ennemis et amis.

Si nous abandonnions notre position de principe, si nous cédions aux révisionnistes khrouchtchéviens, abondions dans leur sens, cela reviendrait en fait à les cautionner, à les aider à tromper le peuple soviétique et les peuples des autres pays socialistes et du monde entier, à nous joindre aux révisionnistes khrouchtchéviens pour aider l’impérialisme, ce serait commettre une erreur de portée historique.

Si nous agissions de la sorte, le prolétariat international et les peuples révolutionnaires du monde ne sauraient nous le pardonner.

Nous nous étions abstenus pendant assez longtemps de critiquer publiquement le révisionnisme khrouchtchévien.

Tout en maintenant notre position de principe, nous fîmes des compromis avec Khrouchtchev sur certains problèmes. Notre but était de faire revenir la direction du P.C.U.S. dans la voie du marxisme-léninisme. Mais elle nous rendit le mal pour le bien.

Dans un de nos articles à propos de la lettre ouverte du Comité central du P.C.U.S., nous avons déclaré que si des camarades de partis frères nous reprochaient de ne pas leur avoir fait connaître, à l’époque, la vérité sur les divergences, et d’avoir fait des compromis avec Khrouchtchev sur certains problèmes, nous accepterions volontiers leurs critiques.

Pour nous, c’est un important enseignement historique tiré de la lutte contre le révisionnisme.

Nous avions placé un certain espoir dans les nouveaux dirigeants du P.C.U.S.

Nous avons observé et attendu durant plusieurs mois. Mais ils n’ont pas tardé à révéler leur nature et à manifester leur détermination de continuer dans la voie du révisionnisme. Dans ces circonstances, force nous est de défendre avec fermeté les positions théoriques du marxisme-léninisme et de poursuivre la lutte contre le révisionnisme khrouchtchévien en lui rendant coup pour coup.

De la lutte contre le révisionnisme khrouchtchévien dépendent l’avenir du mouvement communiste international, le développement de la lutte révolutionnaire des peuples et le destin de l’humanité.

Le révisionnisme a toujours été une force combattant et sapant la révolution. Pour faire la révolution, pour la soutenir, il faut mener jusqu’au bout la lutte contre le révisionnisme khrouchtchévien.

Pour l’impérialisme, le révisionnisme a toujours été un appui sur le plan social et une force à son service.

Pour combattre l’impérialisme, en premier lieu l’impérialisme américain, il faut mener jusqu’au bout la lutte contre le révisionnisme khrouchtchévien.

De tout temps, les révisionnistes ont mené des activités scissionnistes contre le marxisme-léninisme et les peuples révolutionnaires.

Le révisionnisme a toujours été une force qui a sapé l’unité révolutionnaire.

Par conséquent, pour sauvegarder l’unité du mouvement communiste international sur la base du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien, et pour sauvegarder l’unité des peuples révolutionnaires du monde, il faut mener jusqu’au bout la lutte contre le révisionnisme khrouchtchévien. Au cours de ces deux dernières années, la lutte contre le révisionnisme moderne a enregistré de très grandes victoires.

Certes, cette lutte sera de longue haleine et connaîtra inévitablement des hauts et des bas. Mais il est absolument certain que le marxisme-léninisme triomphera du révisionnisme. Le passé l’a prouvé, l’avenir le prouvera également.

Les révisionnistes khrouchtchéviens se trouvent en présence de multiples contradictions.

Ils sont incapables de résoudre les contradictions qui les opposent au peuple soviétique, aux membres du P.C.U.S. et aux cadres, soit à plus de 90 pour cent de la population du pays, ni celles qui les opposent aux masses populaires, et aux marxistes-léninistes de tous les pays du monde, c’est-à-dire à plus de 90 pour cent de la population mondiale.

Ils ne peuvent pas davantage résoudre les contradictions qui opposent à l’impérialisme américain le grand peuple soviétique, fidèle à la voie socialiste, ni celles qui se manifestent dans les rangs mêmes des révisionnistes.

Ce sont précisément ces contradictions irréductibles qui ont ruiné la carrière politique de Khrouchtchev. Ceux qui marchent dans son sillage connaîtront inévitablement le même sort.

Les forces marxistes-léninistes se sont considérablement développées au cours de la lutte contre le révisionnisme khrouchtchévien, en particulier depuis le débat public. La doctrine révolutionnaire du marxisme-léninisme ne s’est jamais propagée à une telle échelle.

Les forces marxistes-léninistes ont été trempées par de nouvelles épreuves.

Dans la lutte que nous menons aujourd’hui contre le révisionnisme, nous bénéficions de l’expérience acquise par Lénine dans sa lutte contre les révisionnistes de la IIe Internationale, de l’expérience obtenue par Staline au cours de sa lutte contre Trotsky et Boukharine, et aussi de celles accumulées dans la lutte contre le révisionnisme moderne, notamment le révisionnisme khrouchtchévien.

Nous devons tirer pleinement profit de cette situation favorable et combattre résolument le révisionnisme khrouchtchévien sans Khrouchtchev.

Les marxistes-léninistes ont pour tâche de connaître le monde et de le transformer. C’est en maîtrisant les lois du développement de l’Histoire, en s’appuyant sur la force des masses populaires et au moyen de la lutte révolutionnaire que les marxistes-léninistes font tourner la roue de l’Histoire, alors que les révisionnistes vont à rencontre de ces lois, se rangent du côté des forces réactionnaires en décomposition, se montrent hostiles aux masses populaires, s’opposent aux luttes révolutionnaires et cherchent à enrayer la marche de l’Histoire.

Lénine a dit à juste titre : « Le vainqueur est finalement celui qui a derrière lui la force du développement de l’Histoire ». Nous avons pleinement confiance en la victoire totale de la lutte contre le révisionnisme khrouchtchévien.

Le Parti communiste et le peuple chinois persisteront sans défaillance dans la ligne générale du mouvement communiste international formulée il y a deux ans.

Nous porterons plus haut encore l’invincible drapeau du marxisme-léninisme et, de concert avec les marxistes-léninistes et les peuples révolutionnaires du monde, nous lutterons jusqu’au bout contre l’impérialisme ayant à sa tête les Etats-Unis, et contre tous les réactionnaires, nous lutterons jusqu’au bout contre le révisionnisme khrouchtchévien, et combattrons pour la victoire de la cause de la paix mondiale, de la libération nationale, de la démocratie populaire et du socialisme, et pour la création d’un monde nouveau sans impérialisme, sanscapitalisme et sans exploitation de l’homme par l’homme.