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Lutter contre l’égoïsme, critiquer le révisionnisme − principe fondamental de la Grande Révolution Culturelle prolétarienne − 1967

Editorial du Renmin Ribao du 6 octobre 1967

Notre guide prestigieux, le président Mao, a récemment lancé aux ouvriers, paysans, commandants et combattants de l’Armée populaire de Libération, jeunes combattants de la Garde rouge, cadres et intellectuels révolutionnaires du pays tout entier, un grand appel de combat : « Lutter contre l’égoïsme, critiquer le révisionnisme ».

Le proche compagnon d’armes du président Mao, le camarade Lin Piao, a transmis cette dernière directive lors du rassemblement en l’honneur du 18ème anniversaire de la République populaire de Chine.

Le camarade Lin Piao a souligné : « Lutter contre l’égoïsme, c’est opposer le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Tsé-toung, à l’égoïsme existant dans notre esprit. Critiquer le révisionnisme, c’est nous servir du marxisme-léninisme, de la pensée de Mao Tsé-toung, pour combattre le révisionnisme et lutter contre la poignée des responsables du Parti engagés dans la voie du capitalisme. Ces deux choses sont liées entre elles et ce n’est qu’après avoir vaincu radicalement l’égoïsme que nous serons mieux à même de mener jusqu’au bout la lutte contre le révisionnisme. »

« Lutter contre l’égoïsme, critiquer le révisionnisme » synthétise de façon pénétrante et scientifique l’essentiel de la grande révolution culturelle prolétarienne, et l’essentiel de « la critique de la bourgeoisie » durant toute la période historique du socialisme. C’est la politique de base assurant le triomphe total de la grande révolution culturelle prolétarienne de notre pays, et permettant de prévenir la restauration du capitalisme, de renforcer et de consolider la dictature du prolétariat, et de faire du pays tout entier une grande école rouge de la pensée de Mao Tsé-toung.

La prise du pouvoir politique par le prolétariat des mains de la bourgeoisie peut être réalisée en un temps relativement court. Une très longue période n’est pas non plus nécessaire pour renverser la propriété des classes exploiteuses. Mais, pour éliminer l’ancien système idéologique transmis par les classes exploiteuses pendant des millénaires et pour transformer l’esprit de l’homme avec le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Tsé-toung, il faudra un temps extrêmement long.

Selon le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Tsé-toung, le concept a sa source dans ce qui est concret. L’idéologie sociale provient de l’être social, de la base économique et du système de propriété de la société. L’existence sociale de l’homme décide de son idéologie. Mais en revanche, l’idéologie joue un rôle actif extrêmement important dans le développement économique et politique de la société, et dans certaines conditions, le rôle de l’idéologie est décisif. L’idéologie ancienne reflétant les besoins des classes exploiteuses était au service de l’ancienne base économique.

Elle constituait comme telle un obstacle au développement social. L’idéologie nouvelle reflétant les besoins de la classe d’avant-garde sert la nouvelle base économique, stimule et accélère le développement social. Une fois les idées avancées assimilées par les masses, elles se transforment en une puissante force matérielle propre à promouvoir le progrès social. En conséquence, c’est avec énergie que nous devons éliminer l’idéologie ancienne et implanter la nouvelle.
En quoi consiste l’ancienneté de l’idéologie ancienne ?

Elle réside fondamentalement dans l’« égoïsme » qui signifie observer le monde du point de vue : tout pour soi ; tout pour l’intérêt individuel. L’égoïsme des classes exploiteuses constitue un terrain naturel favorable à la croissance du capitalisme ; un facteur important de l’apparition du révisionnisme. C’est le poison idéologique qui mine l’économie publique socialiste et subvertit la dictature du prolétariat.

Le révisionnisme, c’est au sein de la classe ouvrière, le représentant le plus typique et le partisan le plus entêté de l’ancienne idéologie bourgeoise. La poignée des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste et dissimulés au sein des organismes de la dictature du prolétariat, sont des révisionnistes qui, sous le manteau du marxisme-léninisme, cherchent à transformer la dictature du prolétariat en celle de la bourgeoisie.

Cela montre clairement que pour consolider et renforcer la dictature du prolétariat et pour prévenir la restauration du capitalisme, une grande révolution idéologique politique est nécessaire.

La grande révolution culturelle prolétarienne en cours, déclenchée et dirigée par le président Mao en personne, est une révolution qui combat le révisionnisme, toutes les idées anciennes, une révolution pour la refonte de l’idéologie de l’homme, pour la révolutionnarisation de l’idéologie de l’homme. Par conséquent, au cours de la grande révolution culturelle prolétarienne, il nous faut « lutter contre l’égoïsme, critiquer le révisionnisme ».

A l’heure actuelle, la grande révolution culturelle prolétarienne a remporté des victoires décisives. Pour mener cette révolution jusqu’au bout, il nous faut nous en tenir étroitement aux grands dispositifs stratégiques du président Mao, mobiliser les centaines de millions d’hommes et prenant comme arme la pensée de Mao Tsé-toung, déployer plus largement et plus profondément la vaste campagne de la critique révolutionnaire pour répudier et discréditer, sur les plans politique, idéologique et théorique, la poignée des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste et dirigés par le Khrouchtchev chinois.

Cette campagne de critique doit être liée, dans les établissements respectifs, à leur propre tâche : combat − critique − réforme, afin de consolider et de développer la grande alliance et la « triple union » révolutionnaires et de liquider définitivement, dans tous les domaines, le venin révisionniste.

Pour mener jusqu’à son terme la grande révolution culturelle prolétarienne, il est également nécessaire de nous servir de la pensée de Mao Tsé-toung pour surmonter l’anarchisme, l’esprit de coterie, le sectarisme, l’individualisme et le pragmatisme dans nos rangs ; il est nécessaire de liquider ces idées non prolétariennes qui nous handicapent dans l’accomplissement de nos tâches dans la lutte politique.

Chaque révolutionnaire prolétarien, chaque camarade révolutionnaire, doit se considérer à la fois comme une force motrice et une cible de la révolution. Nous devons nous faire des pionniers dans la critique du révisionnisme et être en même temps une force de choc dans la lutte contre l’égoïsme.

Si nous ne combattons pas l’égoïsme et ne faisons pas la révolution en nous-mêmes, nous ne serons pas capables de mener à bien la critique du révisionnisme et nous pourrions ne pas voir ce qui est révisionniste ou même glisser dans le bourbier du révisionnisme. Aussi, ce n’est qu’en prenant une part active à ce combat qu’est la critique du révisionnisme que nous pouvons véritablement toucher le tréfonds de notre esprit et énergiquement combattre l’égoïsme.

Le camarade Lin Piao a indiqué : « Nous devons répondre au grand appel du président Mao et renforcer parmi les cadres militaires et civils et parmi les gardes rouges l’éducation idéologique centrée sur la formule ’lutte contre l’égoïsme et critique du révisionnisme’. Il faut que les instances centrales, locales, ainsi que les organisations révolutionnaires de masse, organisent divers stages d’étude en vue de faire de tout le pays une grande école de la pensée de Mao Tsé-toung. »

vendredi 18 janvier 2019


Les documents de 1967