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« Les humbles, qui sont sots » sont les plus intelligents, tandis que « les nobles, qui sont intelligents » sont les plus sots − 1974

par Tsai Tzu­chuan, chercheur au laboratoire de Source de Lumière électrique, Université de Futan, Changhaï

Les réactionnaires de toutes les époques ont invariablement répété le prêche idéaliste de Confucius selon lequel « seuls les nobles qui sont intelligents, et les humbles qui sont sots, ne peuvent changer », ce qui leur servait de prétexte pour « justifier l’exploitation et l’oppression ».

Lin Piao, agent de la classe des capitalistes et des propriétaires fonciers, colporta lui aussi le sophisme des « nobles qui sont intelligents » et des « humbles qui sont sots », dans le but d’usurper la direction du Parti, s’emparer du pouvoir, restaurer le capitalisme et asseoir la dynastie fasciste de la famille Lin. Il se fit passer pour un « génie à la connaissance innée », se qualifia de « plus noble des hommes », ou surhomme, tout en traitant les travailleurs de « stupides » et « retardataires », tout juste capables de se souhaiter mutuellement « bonne santé et prospérité » et ne se préoccupant que de « l’huile, du sel, de la sauce, du vinaigre et des fagots ».

Il révéla ainsi complètement son vrai visage d’ennemi mortel des travailleurs.

Qu’est-ce que veut dire l’expression « les nobles » » ? Elle veut dire que ce sont des hommes qui tentent vainement d’être « supérieurs aux autres hommes » et qui s’imaginent pouvoir éternellement fouler aux pieds les travailleurs. Qu’est-ce que veut dire l’expression « les humbles » ? Elle veut dire que ces mêmes hommes tentent vainement de faire de nous, les travailleurs, leurs esclaves et de nous marcher dessus éternellement.

Les critères de la « sagesse » et de la « stupidité » sont différents suivant les différentes classes.

Pour les classes exploiteuses, il est « bon » d’être capable de faire suer aux travailleurs sang et eau ; il est « bon » d’obtenir des profits fabuleux par la tricherie, et il est « bon » d’être capable de maintenir le système de leur domination réactionnaire. Cependant le prolétariat et les travailleurs considèrent que les plus sots, ce sont toutes les classes exploiteuses qui ont des revenus sans les gagner et qui ne savent ni travailler ni labourer et tous les réactionnaires qui tentent de remonter le cours de l’histoire.

Les classes exploiteuses considèrent que « ceux qui peinent » sont les plus « sots ».

Cependant nous sommes persuadés que nous, le prolétariat et les travailleurs, sommes les plus intelligents et les plus doués du monde, parce que c’est nous qui créons toute la richesse matérielle et spirituelle de la terre et qui possédons les expériences pratiques les plus riches. Comme le dit si bien L’Internationale :

« Ouvriers, paysans, nous sommes

Le grand parti des travailleurs »

La longue lutte que nous avons soutenue dans la fabrication de lampes pour la révolution en fournit une preuve éloquente. Lorsqu’au début des années soixante nous avons dû affronter de graves calamités naturelles pendant trois années successives, les impérialistes et les social-impérialistes, en faisant des gorges chaudes de notre incapacité à fabriquer une lampe à vapeur de mercure à haute pression, nous découragèrent de nous procurer une source de lumière électrique.

Ils employèrent tous les moyens pour saboter notre édifice socialiste.

Du point de vue des autorités de la bourgeoisie, les travailleurs sont « les humbles qui sont sots » par nature et sans aucune connaissance.

Il serait absurde de croire qu’ils puissent fabriquer cette lampe sans l’aide du « génie » des « nobles qui sont intelligents ». Nous n’avions jamais auparavant fait de lampe à vapeur de mercure à haute pression, aussi ne connaissions-nous rien à sa fabrication.

Nous allions certainement rencontrer beaucoup de difficultés au commencement.

Nous ne possédions aucune plaque de molybdène pour fabriquer la première lampe.

Cependant, en suivant l’exemple de ce vieillard idiot qui déplaçait les montagnes, nous avons transformé à coups de marteau un tube de molybdène en plaque de molybdène. Au moyen d’essais et d’expérimentations répétés, nous résolûmes le problème du joint en quartz et métal. Finalement une lampe ultraviolette à vapeur de mercure à haute pression fut réalisée en six mois.

Cette tentative de production réussie éleva considérablement le moral du prolétariat et remit à leur place les idées fausses que répandaient les classes exploiteuses, qui nous ont calomniés en nous traitant de « sots » et de « retardataires ».

En un peu plus de dix ans, en appliquant les directives du président Mao : préserver l’indépendance, compter sur ses propres forces et mettre la pratique à la première place, nous avons mené à bien la recherche scientifique dans plus de vingt domaines afin de satisfaire aux besoins de notre société socialiste, et nous avons étudié et fabriqué avec succès une trentaine de sources de lumière d’un nouveau type afin de combler le manque en source de lumière électrique de notre pays.

L’intelligence et les capacités des travailleurs de ce laboratoire de recherches sur les sources de lumière électrique ont été encore encouragées depuis la Grande Révolution culturelle prolétarienne.

Non seulement nous avons écrasé la calomnie impérialiste anti-chinoise selon laquelle notre « architecture est en avance mais notre éclairage en retard », mais nous avons en outre mis en marche un groupe scientifique pour la recherche d’un nouveau type de source de lumière, dont le corps principal est formé par des travailleurs.

Le président Mao dit : « Les humbles sont les plus intelligents ; l’élite est la plus ignorante. »

Ceci est la vérité. Nous avons accompli des progrès constants depuis le moment où nous étions incapables de fabriquer une lampe jusqu’au moment où nous l’avons fabriquée, depuis la fabrication d’une lampe au tungstène iodé de faible puissance jusqu’à la fabrication d’une lampe à arc court au xénon d’une puissance de centaines de milliers de watts, depuis un petit laboratoire d’électricité de quelques travailleurs jusqu’à une équipe spécialisée dans les sources de lumière électrique, faisant désormais autorité en matière d’électricité et recrutant des étudiants parmi les ouvriers, les paysans et les soldats.

Nous les travailleurs, nous avons accompli ce que les « autorités » de la bourgeoisie n’ont pas été capables de faire. Confucius débitait que « seuls les nobles, qui sont intelligents, et les humbles, qui sont sots, ne peuvent changer ». Cette affirmation criminelle n’a pas d’autre but que d’essayer de prouver que « ceux qui sont intelligents et ceux qui sont sots » « ne peuvent changer » afin de soutenir que « les nobles » et « les humbles » « ne peuvent changer », que « ceux qui travaillent avec leur cerveau » et « ceux qui travaillent avec leurs mains » « ne peuvent changer », et que « ceux qui gouvernent » et « ceux qui sont gouvernés » « ne peuvent changer ».

En un mot, le dirigeant et ceux qui sont dirigés « ne peuvent changer » ; le système exploiteur réactionnaire « ne peut changer ».

Selon cette logique réactionnaire, « les nobles qui sont intelligents » et « nés savants » devraient gouverner et opprimer les travailleurs éternellement, tandis que les travailleurs « nés stupides » devraient être dirigés et opprimés éternellement. C’est cela la prétendue « volonté du Ciel » immuable ! En servant les sermons réchauffés de Confucius, Lin Piao, « le cheval céleste », s’est rendu coupable de vouloir prouver que les travailleurs devraient se soumettre à son gouvernement fasciste.

En application du précepte de Confucius « se modérer et en revenir aux rites », Lin Piao tenta de restaurer le capitalisme. Nous ne le permettrons jamais. Lin Piao et compagnie essayèrent de faire tourner la roue de l’histoire à l’envers, mais ils n’ont pas réussi ! Le président Mao dit : « Soulever une pierre pour se la laisser tomber sur le pied est un dicton chinois qui exprime la conduite des imbéciles. Les réactionnaires de tous les pays sont des imbéciles de ce genre », de même que Lin Piao.

Lin Piao s’est qualifié de « noble et intelligent », de « plus noble des hommes », de surhomme, il voulait remonter le cours de l’histoire, mais finalement il attira la ruine et la honte sur son ignoble destin !

dimanche 4 septembre 2016


Les documents de 1974