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Le spectre de Confucius hante les nouveaux tsars − 1974

Commentaire sur les saynètes grotesques jouées par les révisionnistes soviétiques pour rendre un culte à Confucius et pour dénigrer l’école légaliste.

[Par les groupes de critique de masse de l’Université de Pékin et de l’Université Tsinghoua – 1974]

Récemment, des farces ayant pour objet de rendre un culte à Confucius ont été jouées dans quelques sombres recoins du monde. La plus maladroite fut celle montée et dirigée sur la scène de Moscou par les nouveaux tsars révisionnistes soviétiques pour encenser Confucius et dénigrer l’école légaliste.

[L’école légaliste, dont les principaux représentants furent Chang Yang (?-338 av. J.-C.), Siun Tse (313-238 av. J.-C.) et Han Fei (280-233 av. J.-C.), était une importante école de pensée qui s’opposait à l’école de Confucius à l’époque des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.).

Elle reflétait les intérêts des propriétaires fonciers, alors classe féodale montante, et propageait le point de vue matérialiste selon lequel « l’homme vaincra le Ciel », par opposition au point de vue idéaliste de la « soumission à la volonté du Ciel ». Elle préconisait la réforme politique et s’opposait à la rétrogression. Elle proposait le « règne par la loi » au lieu du « règne des rites », la dictature de la classe des propriétaires fonciers à la place de la dictature de la classe des propriétaires d’esclaves. On donna plus tard aux partisans de cette école le nom de légalistes]

Ces farces nous permettent de voir encore plus clairement le féroce visage du social-impérialisme.

 LE CULTE DE CONFUCIUS ET LE DÉNIGREMENT DE L’ÉCOLE LÉGALISTE VISENT A S’OPPOSER A LA CHINE

Ces dernières années, la clique des renégats révisionnistes soviétiques a recruté un groupe de plumitifs pour soulever, vague après vague, des mouvements d’une orchestration serrée pour rendre un culte à Confucius et s’opposer à l’école légaliste ; sur ce thème, ils ont organisé de sinistres meetings et publié quantité d’articles et d’écrits dont le ton est de plus en plus véhément et qui dégagent une odeur de poudre de plus en plus forte.

Ils ont porté aux nues Confucius, le présentant comme « le sage sanctissime de la Chine », un « homme d’État brillant et sage » et un « activiste des affaires d’État » « digne de respect ». En outre, ils ont prétendu entre autres que « c’est précisément grâce au confucianisme que les Chinois sont devenus tels qu’ils sont et que la civilisation chinoise possède ses traits spécifiques ».

Pour parler du culte de Confucius, les nouveaux tsars révisionnistes soviétiques laissent loin derrière eux tous les réactionnaires de l’histoire de Chine. Ils sont vraiment dignes d’être les « modernes disciples » du « sage moderne ». On ne peut s’empêcher de se demander : Pourquoi prennent-ils tant d’intérêt à Confucius qui a vécu il y a plus de deux mille ans et pourquoi vont-ils même jusqu’à se prosterner à ses pieds ?

A ce genre de question, Lou Sin avait déjà donné une réponse pénétrante : « On dit maintenant que des étrangers portent de nouveau un respect à l’ancienne culture chinoise ; ce ne peut être réellement du respect, ils cherchent simplement à l’utiliser ! »

Le but essentiel des révisionnistes soviétiques dans leur vénération pour Confucius et leur opposition à l’école légaliste est de combattre la Chine. L’essence du culte rendu à Confucius par les impérialistes est de combattre ou « d’assujettir la Chine ». Lou Sin avait dit : « J’estime que si des étrangers subjuguent la Chine,... Confucius sera encore plus vénéré ». En dénonçant la tentative des impérialistes de se partager la Chine, Lénine avait indiqué que « pour cette bourgeoisie la Chine n’est qu’un morceau friand ».

Depuis bien des années, tous les loups et chacals impérialistes cherchent à s’emparer de ce « morceau alléchant », et, aujourd’hui, les sociaux-impérialistes du révisionnisme soviétique cherchent encore plus à le garder pour eux seuls. Mais le morceau est très dur, et depuis des années, personne n’a jamais pu l’entamer.

Cependant, les nouveaux tsars n’ont pas renoncé à leur folle ambition de subjuguer la Chine.

Depuis des années, ils ont massé des troupes à la frontière de la Chine pour y faire peser leur menace militaire, et d’autre part, ils ont adopté la tactique antichinoise de recruter des agents à l’intérieur du pays pour y mener la subversion, plaçant leurs espoirs dans les renégats et traîtres à la nation tels que Liou Chao-chi et Lin Piao. C’est bien pour les besoins de cette tactique antichinoise que les révisionnistes soviétiques rendent un culte à Confucius.

Confucius fut un idéologue réactionnaire qui défendit obstinément le régime esclavagiste. Il vivait vers la fin de l’époque Tchouentsieou [770-475 av. J.-C.] , au moment où la société passait du régime esclavagiste au régime féodal. Toute sa vie, il alla, en acte comme en parole, en sens inverse du développement historique de l’époque.

Le confucianisme relève de l’idéologie de la classe des propriétaires d’esclaves en déclin et constitue un système idéologique réactionnaire qui, à l’antipode du progrès et de la révolution, préconise la régression et le retour à l’ancien. L’Histoire atteste que tous les réactionnaires qui tirent en arrière l’Histoire et prônent la restauration font appel au spectre de Confucius et l’utilisent comme une arme idéologique pour leur restauration contre-révolutionnaire.

Tous les réactionnaires dans l’histoire de Chine et les chefs de l’opportunisme au sein du Parti communiste rendent un culte à Confucius. Liou Chao-chi et Lin Piao sont, eux aussi, de la mauvaise graine laissée par Confucius.

Du fait qu’ils cherchaient à restaurer le capitalisme en Chine età faire tourner en arrière la roue de l’Histoire, ils étaient forcément obligés de faire appel à Confucius, ce grand maître de la restauration contre-révolutionnaire, et à prendre appui sur l’impérialisme et le social-impérialisme.

Le but criminel des nouveaux tsars du révisionnisme soviétique, en rendant un culte à Confucius, est d’épauler les disciples de ce dernier tels que Liou Chao-chi et Lin Piao, et de créer une opinion contrerévolutionnaire aussi ample que possible dans l’intention de renverser la dictature du prolétariat en Chine, de restaurer le capitalisme et de faire de la Chine une colonie du social-impérialisme.

Voilà la sale affaire qui se trouve derrière la farce du culte que rendent à Confucius les nouveau tsars du révisionnisme soviétique.

Dès le début des années 60, alors que notre pays connaissait momentanément des difficultés économiques et que la lutte de classes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, était très aiguë et acharnée, Liou Chao-chi, qui parlait à tout bout de champ de la « grandeur du vieux maître Confucius », brûlait de monter sur la scène.

Tout en attaquant perfidement la ligne générale, le grand bond en avant et les communes populaires, il soulevait le vent malfaisant du san zi yi bao [Le san zi yi bao signifie développer le marché libre, étendre les parcelles individuelles, augmenter le nombre des petites entreprises pouvant assumer l’entière responsabilité de leurs profits et pertes, et fixer des quotas de production sur la base de la famille] et du san he yi shao [Le san he yi shao signifie ne pas engager la lutte contre l’impérialisme, le révisionnisme et la réaction, et diminuer l’aide et le soutien à la lutte révolutionnaire des peuples] et, enmême temps, faisait rééditer son sinistre livre sur le « perfectionnement individuel », semant à tous vents la doctrine de Confucius et de Mencius.

Il avait organisé un ténébreux meeting de vénération à Confucius dans la province du Chantong, pays natal de ce dernier, pour chanter éperdument les louanges de la « bienveillance » confucéenne qui, selon lui, consistait à « traiter les gens comme des êtres humains ».

Pour s’en faire l’écho, la clique des renégats révisionnistes soviétiques était entrée en lice avec toute sa fanfare, attaquant frénétiquement la ligne générale, le grand bond en avant et les communes populaires.

Elle avait arboré la bannière en loques du culte à Confucius et fait l’éloge de la doctrine de Confucius et de Mencius, la disant synonyme « d’humanité » et de « fraternité », soutenant ouvertement Liou Chao-chi et consorts dans leur dessein de réaliser une « évolution pacifique » en Chine.

Au fort de la Grande Révolution culturelle prolétarienne en Chine, la clique des renégats révisionnistes soviétiques pleurait la chute de Liou Chao-chi.

Tandis que Brejnev criait « qu’il lui témoignait sa profonde sympathie », un autre chef de file vociféra : « Les forces saines de la Chine feront entendre tôt ou tard leur voix décisive », et ils déclaraient publiquement qu’ils persisteraient à renverser la dictature prolétarienne dans notre pays, ce qui dévoilait l’intention cachée du groupe anti-parti de Lin Piao d’usurper le pouvoir du Parti et de l’Etat, et de restaurer le capitalisme. A peine la voix des maîtres révisionnistes s’était-elle tue que lesplumitifs à leur solde clamaient que « les confucianistes étaient pour l’établissement d’un gouvernement par la bienveillance » et que « le pouvoir d’un despote qui avait manqué à ses devoirs paternels devrait être renversé ».

C’était suggérer à Lin Piao d’agir selon la volonté de ses maîtres révisionnistes soviétiques, c’est-à-dire de mener des activités subversives à l’intérieur pour réaliser le rêve chimérique des révisionnistes soviétiques d’asservir la Chine. Leurs coeurs battant à l’unisson se comprenaient au moindre signe.

Au moment crucial de la victoire de la Grande Révolution culturelle prolétarienne, Lin Piao, ce « super- espion », avait vanté sans vergogne Confucius, tout en conspirant en vue d’un coup d’Etat contre-révolutionnaire. Dans son fameux plan pour un coup d’Etat armé contre-révolutionnaire baptisé « Projet des `Travaux 571’ « , il avouait son intention de s’appuyer sur les révisionnistes soviétiques et de se placer sous la protection de leur « parapluie nucléaire », convaincu que « ses actions » contre-révolutionnaires « seraient soutenues par l’Union soviétique ».

Le révisionnisme soviétique rêvait d’assujettir la Chine, tandis que Lin Piao cherchait à restaurer le capitalisme ; le premier voulait devenir suzerain, le second, un empereur fantoche. Les deux se prosternaient devant le spectre de Confucius et brûlaient de l’encens, montant un « duo » de collaboration du dedans et du dehors.

En invoquant le spectre de Confucius pour soutenir Lin Piao, son fidèle disciple, la clique des renégats révisionnistes soviétiques n’a fait que répéter les tours de passe-passe des anciens tsars dans leur agression contre la Chine.Dans les temps modernes, quand l’impérialisme cherche à envahir la Chine, à asservir son peuple et à soutenir ses forces réactionnaires, il recourt toujours à la doctrine de Confucius et de Mencius pour préconiser le culte au premier et le retour à l’ancien, afin que « le peuple chinois soit à jamais un instrument docile au service de ses maîtres et qu’il souffre encore et encore », comme l’a indiqué avec raison Lou Sin.

Plusieurs pays impérialistes se sont livrés à ce genre de jeu, tout comme les tsars du passé.

Lorsqu’après la Révolution de 1911, Yuan Che-kai [1859-1916] avait fait un grand tapage autour du culte à Confucius en vue de restaurer le monarchisme, un espion culturel de l’ancien tsar de cette époque avait exalté passionnément les mérites du confucianisme, prétendant que celui-ci avait été la « doctrine unique et primordiale en Chine », et que la Chine « aurait perdu sa culture » et « ne serait pas capable de faire le moindre progrès » si elle abandonnait le confucianisme.

Il avait même clamé urbi et orbi que le destin de la Chine était lié à la « renaissance des anciennes doctrines ». Tout ce grand fracas préparait la restauration monarchique par Yuan Che-kai et servait d’arme spirituelle au tsar dans son entreprise contre- révolutionnaire en vue d’une agression contre la Chine.

Marchant sur les traces de leurs prédécesseurs, les nouveaux tsars révisionnistes soviétiques disent maintenant que « le confucianisme exerce une influence des plus importantes dans la formation de tous les traits spécifiques de la civilisation chinoise, dans la création des valeurs culturelles uniques en Chine » et attaquent la critique de Confucius menée à l’heure actuelle en Chine comme une campagne de « négation des traditions culturelles » et colportent leur noire marchandise : « On a raison de vénérer l’ancien ».

C’est vraiment là une ligne noire, commune aux deux dynasties. Cependant, les nouveaux tsars révisionnistes soviétiques n’ont pu sauver Liou Chao-chi et Lin Piao de l’anéantissement total en se livrant au même jeu que les anciens tsars, et pas plus que ces derniers, leurs aînés, ils n’échapperont au châtiment de l’Histoire.

 TRAÎTRES IGNOMINIEUX A LA DICTATURE DU PROLÉTARIAT

En soutenant Lin Piao, ce fidèle disciple de Confucius, dans sa tentative de restaurer le capitalisme en Chine, la clique des renégats révisionnistes soviétiques considère la dictature du prolétariat en Chine comme une épine à son pied.

Elle a brandi le drapeau déchiré de « l’humanitarisme » comme une arme idéologique réactionnaire pour attaquer la dictature du prolétariat. Chacun sait que sous le règne de cette clique de renégats et pour les besoins de la restauration du capitalisme, « la théorie de la nature humaine » et « l’humanitarisme », prônés par la classe des propriétaires fonciers et la bourgeoisie, ont causé de grands ravages en U.R.S.S. Ces renégats se considèrent comme « les dignes héritiers de la grande tradition humanitaire de l’humanité ».

Depuis quelques années, ces héritiers de « l’humanitarisme », dans leur dessein d’asservir la Chine, sont fous de joie pour avoir exhumé de la tombe de Confucius, vieille de plus de 2 000 ans, une « tradition humanitaire » qu’ils considèrent comme un trésor inestimable. Ils ont maquillé le concept confucéen de « bienveillance » pour en faire le synonyme de « fraternité », « d’amour des hommes » et « d’humanisme », et ils ont loué Confucius et Mencius pour « avoir considéré les intérêts du peuple comme le but ultime et suprême dans la gestion de l’Etat ».

D’après eux, Confucius aurait préconisé que les dirigeants « se préoccupent de leur peuple », s’abstiennent de s’appuyer sur la violence », mais « gouvernent par la vertu ». Par ailleurs, ils ont traîné dans la boue l’école légaliste comme étant un « système idéologique de tyrannie autocratique » « inhumain » ; ils ont couvert d’insultes Che-houang-ti [259-210 av. J.-C.], le premier empereur de la dynastie des Ts’in, en le présentant comme « le tyran le plus cruel de l’histoire mondiale » ; et ils ont calomnié la dictature du prolétariat en Chine qui, d’après eux, ne serait qu’un régime « dictatorial », « autocratique », « tyrannique » et « totalitaire » - injures typiques de renégats du prolétariat !

Le marxisme considère l’Etat comme un appareil de domination de classe, un « instrument avec lequel une classe en opprime une autre. A l’égard des classes ennemies, c’est un instrument d’oppression ; c’est de la violence et non de la « bienveillance ».

Dans l’histoire, il y a la violence des classes révolutionnaires et la violence des classes réactionnaires.

Tout comme disait Lénine : « … parler de « violence » en général, sans analyser les conditions qui distinguent la violence réactionnaire et la violence révolutionnaire, c’est se montrer un philistin renonçant à la révolution, ou simplement se leurrer et leurrer les autres par des sophismes. »Lorsque nous parlons de dictature et de violence, nous devons toujours avoir à l’esprit ce fait essentiel de l’histoire, à savoir que la société est divisée en classes.

Confucius était un défenseur acharné de la dictature des propriétaires d’esclaves. La « bienveillance », le « gouvernement par la vertu » et toutes les autres méthodes de gouvernement qu’il prônait n’étaient rien d’autre que des méthodes d’oppression par lesquelles l’aristocratie des propriétaires d’esclaves réprimait les esclaves.

La « bienveillance » de Confucius défend la hiérarchie du régime esclavagiste, tel qu’il est prescrit dans les rites des Tcheou. Confucius a donné au mot « bienveillance » plusieurs acceptions. Mais le sens essentiel, selon ses propres paroles, est le suivant : « se modérer et en revenir aux rites, voilà en quoi consiste la bienveillance ».

Dans la société esclavagiste, les maîtres d’esclaves ne traitaient pas les esclaves en êtres humains. « Les châtiments n’étaient pas destinés aux dignitaires, pas plus que les rites aux simples gens. » Donc, envers les esclaves, pas de rites, c’est-à-dire pas de « bienveillance ».

Le caractère réactionnaire de classe de la « bienveillance » de Confucius est par conséquent très net.

D’après Tsouo Tchouan, un ancien ouvrage d’histoire, lorsque l’aristocratie réactionnaire des propriétaires d’esclaves eut réprimé dans le sang une révolte d’esclaves, Confucius applaudit, disant bien haut : « C’est très bien ! » et « des mesures sévères doivent être prises » contre les révoltes d’esclaves. Pour réprimer les forces de la classe nouvelle, montante, des propriétaires fonciers, Confucius assassina Chaotcheng Mao, un réformateur, en l’accusant « d’actes de subversion contre le gouvernement ».

Y a-t-il là la moindre trace « d’humanitarisme » ou de son « amour pour tous les hommes » ?

Ces faits impitoyables ont révélé les hypocrisies de Confucius sur « la bienveillance, la justice et la vertu » et mis à nu les intentions réelles des révisionnistes soviétiques qui dépeignent Confucius comme « humanitariste ».

Le premier empereur de la dynastie des Ts’in était un homme d’Etat remarquable représentant la classe montante des propriétaires fonciers féodaux.

Allant dans le sens de l’histoire, il rejeta la doctrine de Confucius et de Mencius, appliqua les lois proposées par les légalistes, unifia la Chine par la guerre, abrogea le système des vassaux hérité du régime esclavagiste, instaura la dictature centralisée de la classe des propriétaires fonciers féodaux fondée sur le régime des préfets, et exerça une répression violente et impitoyable sur les réactionnaires confucéens qui cherchaient à restaurer l’esclavagisme. Il s’agissait d’autant d’actes révolutionnaires destinés à défendre la dictature de la classe montante des propriétaires fonciers féodaux.

Et quand aujourd’hui, les révisionnistes soviétiques dénigrent la violence et la dictature révolutionnaires exercées par le premier empereur de la dynastie des Ts’in, ils se mettent en bien mauvaise compagnie, dans la même galère que ce ramassis de la classe réactionnaire des propriétaires d’esclaves de l’époque.

Si la clique des renégats révisionnistes soviétiques rend un culte à Confucius, attaque l’école légaliste et se proclame un admirateur du « gouvernement par la vertu » de Confucius, c’est qu’elle pense y trouver ainsi une feuille de vigne, bien pleine de trous pourtant, pour cacher sa propre dictature fasciste.

D’après Brejnev, « la société soviétique » d’aujourd’hui est devenue la « manifestation pratique de l’humanisme socialiste prolétarien », où « la démocratie » s’est « développée en une démocratie du peuple entier ». C’est un éloge vraiment dithyrambique ! En vérité, tout comme Confucius, Brejnev et Cie ne sont que de fieffés hypocrites.

Aujourd’hui, en Union soviétique, on trouve partout des camps de concentration et des « asiles psychiatriques » où la police et des agents secrets agissent librement dans l’arbitraire, et toute personne considérée comme « récalcitrante » est gardée à vue pour des interrogatoires ou carrément jetée en prison et même assassinée ; quant aux minorités nationales, elles sont l’objet d’une oppression encore plus grande.

En un mot, sous la botte des renégats révisionnistes, l’U.R.S.S. est devenue aujourd’hui une immense prison pour les peuples des diverses nationalités.

Quand cette clique parle « d’humanitarisme », ce n’est, pour le peuple travailleur, que la répression brutale, et c’est par contre le soutien et la réhabilitation pour les traîtres, les trotskistes, les contre-révolutionnaires et les éléments bourgeois.

Comme le président Mao l’a indiqué d’une manière pénétrante : « En Union soviétique, à l’heure actuelle, c’est la dictature de la bourgeoisie, celle de la grande bourgeoisie, une dictature dutype fasciste allemand, une dictature du type hitlérien. » On pourrait poser la question suivante à messieurs les révisionnistes soviétiques : Quelle différence essentielle y a-t-il entre votre « humanitarisme » et « le gouvernement par la vertu » de Confucius, qui n’était en réalité qu’une dictature de l’aristocratie des propriétaires d’esclaves ?

Vous avez accusé les révolutionnaires soviétiques de « calomnier l’Etat et l’ordre social soviétiques » et vous les avez réprimés dans le sang ; n’est-ce pas là une nouvelle version de la recommandation de Confucius : « la mort à ceux qui attentent à l’ordre établi » ?

En rendant un culte à Confucius et en flétrissant le premier empereur des Ts’in, la clique des renégats révisionnistes soviétiques utilise toujours les mêmes adjectifs comme « dictatorial » et « totalitaire » pour dénigrer la dictature du prolétariat en Chine ; le peuple chinois en a déjà les oreilles rebattues.

Déjà en 1949, au moment de la fondation de la République populaire de Chine, des impérialistes américains comme Dean Acheson et consorts nous lançaient ces injures.

Et tous les vieux réactionnaires et révisionnistes du monde ont invectivé contre la dictature du prolétariat dans les mêmes termes.

Thiers, cet ignoble bourreau contre-révolutionnaire, a couvert d’injures la Commune de Paris, disant qu’elle était la « tyrannie du travail » ; il a réclamé « la délivrance de Paris des affreux tyrans qui l’oppriment ». Kautsky, ce renégat honteux du prolétariat, a lui aussi lancé des attaques venimeuses contre l’Etat des Soviets de la dictature du prolétariat dirigé par Lénine, disant que c’était un « régime dictatorial » et le « règne de l’arbitraire ».

Et voilà maintenant que ces messieurs les révisionnistes soviétiques embouchent les mêmes trompettes que ces vieux contre-révolutionnaires et révisionnistes, sans même être capables de jouer un nouvel air.

Leurs clameurs montrent seulement quel degré de dégénérescence ils ont atteint dans leur trahison de la théorie de la dictature du prolétariat.

Les termes archi-usés employés par la clique des renégats révisionnistes soviétiques pour rendre un culte à Confucius, calomnier le premier empereur des Ts’in et attaquer la dictature prolétarienne de notre pays ne sont que matière d’enseignement par l’exemple négatif pour le peuple chinois, tout comme l’a été le « Livre blanc » d’Acheson ; ils nous aident à connaître encore mieux les visées agressives que cette clique nourrit contre nous : soutenir Liou Chao-chi et Lin Piao, adeptes de Confucius, afin de renverser notre dictature du prolétariat et de restaurer le capitalisme.

En même temps, ils nous ont appris, toujours par l’exemple négatif, que renforcer sans cesse la dictature du prolétariat, la carte maîtresse de notre protection, nous est aussi nécessaire que les biens indispensables à la vie jusqu’à l’anéantissement complet de l’impérialisme et de la réaction à l’intérieur du pays.

 DES DÉFENSEURS ACHARNES DES VIEILLES TRADITIONS

En Chine, la Grande Révolution culturelle prolétarienne est une grande révolution politique menée par le prolétariat contre la bourgeoisie et toutes les autres classes exploiteuses, une grande révolution dans le domaine idéologique.

Elle a anéanti deux quartiers généraux bourgeois, celui de Liou Chao-chi et celui de Lin Piao, et la dictature du prolétariat s’en est trouvée renforcée. C’est un rude coup assené au révisionnisme soviétique, car son rêve insensé d’assujettir la Chine a crevé une nouvelle fois comme bulle de savon. C’est pourquoi la Grande Révolution culturelle prolétarienne l’a rendu hystérique, multipliant par dix son agressivité et par cent sa haine. Ses attaques contre les légalistes et le premier empereur des Ts’in ne sont qu’un volet de ses clameurs hystériques.

Des plumitifs à sa solde ont faussement accusé les légalistes d’avoir « totalement détruit l’éducation et la culture » ; ils ont dépeint l’empereur en question comme un tyran à ce point « cruel » qu’il n’avait pas hésité à faire « brûler les livres et enterrer vivants les lettrés confucéens » ; et par ce biais, ils ont lancé une attaque perfide contre la Grande Révolution culturelle prolétarienne en Chine, disant qu’elle « avait rompu avec les traditions progressistes » de la Chine et « détruit presque tous les vieux livres comme au temps du premier empereur des Ts’in », bref, qu’elle avait « détruit la culture ».

Pour défendre les vieilles traditions, s’opposer à la révolution et au progrès, ils avancent des propos erronés comme : « On a raison de révérer l’ancien », en clamant que la « vénération de Confucius pour l’ancien n’est pas un crime », et ils blâment les légalistes pour « avoir rompu avec les traditions », ce qui a « provoqué une crise aiguë dans la société » et a, entre autres causes, entraîné la chute des Ts’in. D’après le marxisme, une culture donnée est le produit d’un régime politique et économique donné, et elle agit en retour sur ce régime politique et économique.

Dans l’histoire, l’arrivée au pouvoir d’une classe nouvelle, montante, s’accompagne toujours d’une lutte de classes acharnée dans le domaine idéologique. « Toutes les vieilles idées traditionnelles furent déclarées déraisonnables et jetées au rebut. »

Cependant, toutes les classes décadentes et réactionnaires prêchent invariablement la « vénération pour l’ancien » et le « retour à l’ancien » ; elles opposent la tradition ancienne au courant révolutionnaire, cherchant à protéger leur cause décadente.

Déjà, au temps du prince Hsiao des Ts’in, les éléments irréductibles de l’aristocratie des propriétaires d’esclaves prétendaient que « ce n’est pas un crime de se modeler sur les anciens » et s’opposaient aux réformes entreprises par Chang Yang, homme d’État légaliste et premier ministre du prince Hsiao [381-338 av. J.-C.], qui condamna l’idéologie et l’action politique des aristocrates et des lettrés confucéens réactionnaires comme étant les « six abus ».

Après l’unification de la Chine par les Ts’in, ces aristocrates et lettrés se servirent, pour attaquer toutes les nouveautés apparues à l’époque, des choses anciennes du système du pouvoir centralisé.

Pour consolider la toute nouvelle dictature des propriétaires fonciers et frapper les forces de la restauration, cet empereur ordonna de « brûler les livres et enterrer vivants les lettrés confucéens ». C’était une mesure révolutionnaire destinée à réprimer les partisans de Confucius et de Mencius qui œuvraient pour un retour au passé ; c’était une révolution dans la superstructure visant à écraser les forces de la restauration représentées par les propriétaires d’esclaves, une forme de dictature sur les classes réactionnaires dans le domaine idéologique et culturel. Depuis que la société humaine est divisée en classes antagonistes, il n’y a jamais eu de culture unique, mais seulement des cultures de classes-celle des classes exploiteuses et celle du peuple travailleur ; la culture progressiste représentant une classe nouvelle, montante, et la culture réactionnaire et décadente reflétant les idées d’une classe en déclin.

En tout temps, il a existé une lutte entre ces deux types de cultures. « Sans destruction, pas de construction ; sans barrage, pas de courant ; sans repos, pas de mouvement. » Combattre une culture et défendre la leur, toutes les classes de l’histoire l’ont fait, la différence réside uniquement dans leur nature. A notre époque, si ce n’est pas la culture prolétarienne qui domine, ce sera la culture féodale, capitaliste et révisionniste.

Il y a longtemps que le Manifeste du Parti communiste a solennellement proclamé : « Dans le cours de son développement, elle [la révolution communiste] rompt de la façon la plus radicale avec les idées traditionnelles. »

En effet, cette révolution balaye toute la culture féodale, capitaliste et révisionniste, établit et développe un nouveau type de culture, la culture du prolétariat. En ce qui concerne l’héritage culturel légué par l’Histoire, nous devons procéder à une analyse d’un point de vue marxiste.

« Il faut distinguer tout ce qui est pourri et qui appartient à la classe dominante féodale de l’excellente culture populaire du passé qui, elle, possède un caractère plus ou moins démocratique et révolutionnaire. »

On ne doit pas tout accepter et absorber sans discernement. La Grande Révolution culturelle prolétarienne en Chine a critiqué toutes les idées fallacieuses du féodalisme, du capitalisme et du révisionnisme ; elle a balayé vigoureusement les « quatre vieilleries » [c’est-à-dire les vieilles idées, la vieille culture, les vieilles mœurs et les vieilles coutumes] et développé largement à leur place les « quatre nouveautés » [les nouvelles idées, la nouvelle culture, les nouvelles moeurs et les nouvelles coutumes], de sorte que de grands bouleversements se sont produits et continuent à se produire dans tout le pays tant au point de vue idéologique que culturel.

Dans la superstructure, la direction est maintenant solidement aux mains du prolétariat ; les ouvriers, les paysans et les soldats sont devenus vraiment les maîtres dans le domaine de la science et de la culture.

C’est leur figure héroïque qui occupe la scène culturelle et artistique dont les pièces modèles révolutionnaires ont accusé un développement jamais connu.

Sous la direction de la classe ouvrière, les établissements scolaires sont devenus maintenant l’arène où se forment les continuateurs de l’œuvre révolutionnaire de la classe prolétarienne.

La masse des intellectuels révolutionnaires, qui sont allés parmi les ouvriers, les paysans et les soldats, se sont engagés dans la voie rayonnante du « 7 Mai », en s’initiant à la production agricole et industrielle et aux affaires militaires.

Ainsi, les rangs des intellectuels du prolétariat ont grossi progressivement.

Dans l’histoire de l’humanité, tous les biens de l’esprit sont l’œuvre des ouvriers, des paysans et des autres travailleurs, mais au cours de ces milliers d’années, ils ont été monopolisés par une poignée d’aristocrates régnant dans la sphère de l’idéologie et y représentant les classes exploiteuses.

Avec les éclatantes victoires de la Grande Révolution culturelle prolétarienne ; ce monde à l’envers a été remis sur ses pieds. C’est une entreprise grandiose jamais tentée par nos prédécesseurs et qu’acclament les peuples révolutionnaires du monde entier.

Mais la clique renégate des révisionnistes soviétiques, se tenant sur une position réactionnaire propre aux classes exploiteuses, pousse des cris plaintifs et désespérés qui trahissent bien sa vraie nature : un ramassis de défenseurs acharnés des vieilles idées, de la vieille culture, des vieilles mœurs et des vieilles coutumes des classes exploiteuses.

Mais quelle est la « culture » que cette clique préserve et vénère ? Dans leurs activités criminelles pour une restauration générale du capitalisme, les révisionnistes soviétiques ont toujours considéré le domaine de la culture comme des positions importantes à partir desquelles ils peuvent forger une opinion contre-révolutionnaire.

Chaque jour et à chaque heure, ils répandent parmi le peuple l’idéologie réactionnaire bourgeoise et propagent la culture décadente de la bourgeoisie occidentale et son mode de vie. Aujourd’hui, en Union soviétique, sous la domination de cette clique, la sphère entière de l’idéologie n’est qu’une salade étrange et bigarrée du « panslavisme » des anciens tsars mis à la sauce du social-impérialisme des nouveaux, un cocktail de la doctrine pourrie de Confucius et de Mencius, de la « culture occidentale » très en vogue aujourd’hui, le tout assaisonné du mysticisme et du fanatisme religieux, de l’apologie du sexe et de la criminalité.

La seule chose vraiment proscrite dans l’Union soviétique d’aujourd’hui, c’est le marxisme-léninisme authentique, l’idéologie révolutionnaire du prolétariat.

En Union soviétique, devenant des hôtes honorés des nouveaux tsars, des lettrés réactionnaires de tout acabit sont couronnés de lauriers, tandis que le peuple travailleur, y compris les intellectuels révolutionnaires qui ont osé « défier leurs maîtres et créer des troubles » deviennent des prisonniers mis en résidence surveillée ou incarcérés, et sont déportés ou même fusillés.

En un mot, la clique des renégats révisionnistes soviétiques corrompt et empoisonne l’esprit du peuple soviétique avec l’idéologie et la culture pourrie, décadente et réactionnaire des classes exploiteuses, et restaure frénétiquement le capitalisme dans le domaine idéologique, tandis qu’à l’égard du prolétariat, elle pratique la dictature fasciste.

La clique des renégats révisionnistes soviétiques n’a pas seulement fait refleurir chez elle l’idéologie et la culture impérialistes réactionnaires ; dans le dessein « d’assujettir la Chine », elle a aussi cherché à y exporter tout cela pour former une alliance réactionnaire avec l’ancienne culture chinoise. Le président Mao a dit : « La culture impérialiste et la culture semi-féodale sont deux soeurs très unies qui ont contracté une alliance réactionnaire pour s’opposer à la nouvelle culture chinoise ».

Devant les magnifiques succès de la Grande Révolution culturelle prolétarienne, le révisionnisme soviétique et Lin Piao, faisant chorus, ont attaqué perfidement cette révolution, maudit les nouveautés socialistes nées de la révolution et cherché à tout prix à redonner vie aux vieilles idées et à la vieille culture en extinction, de peur qu’elles ne périssent tout à fait.

Leur but criminel est de protéger par tous les moyens ces vieilleries réactionnaires, de revivifier tout l’attirail idéologique du féodalisme, du capitalisme et du révisionnisme et d’utiliser contre le prolétariat l’arme de la vieille idéologie réactionnaire, en vue d’ouvrir une brèche dans le domaine idéologique et culturel, de restaurer ainsi le capitalisme en Chine et de transformer cette dernière en une colonie de ces nouveaux tsars que sont les révisionnistes soviétiques.

La Grande Révolution culturelle prolétarienne et la lutte pour approfondir la critique de Lin Piao et de Confucius sont une révolution idéologique destinée à stigmatiser radicalement les idées féodales, capitalistes et révisionnistes.

Plus cette révolution va loin et plus grands sont ses succès, plus faibles seront les chances de voir un jour se réaliser le rêve des révisionnistes soviétiques : la restauration du capitalisme en Chine. On comprend ainsi pourquoi les nouveaux tsars pleurent de désespoir devant la Grande Révolution culturelle prolétarienne et la lutte de masse qui se déroule actuellement en Chine pour critiquer Lin Piao et Confucius.

Les attaques rageuses de la clique des renégats révisionnistes soviétiques contre la Grande Révolution culturelle prolétarienne en Chine trahissent pleinement cette peur morbide manifestée par les nouveaux tsars devant la révolution.

Ils craignent en effet que, sous le puissant impact de cette révolution, les révolutionnaires prolétariens et les masses révolutionnaires de leur pays n’en viennent à se révolter contre eux et mettent ainsi en danger leur domination déjà vacillante. Après avoir ramassé la bannière en lambeaux, symbole du culte à Confucius et de l’opposition aux légalistes, la clique des renégats révisionnistes soviétiques a lancé des injures pleines de haine et de peur contre la Grande Révolution culturelle prolétarienne ; c’est là le reflet inévitable de sa nature réactionnaire et décadente.

La Révolution de 1848 qui avait ébranlé toute l’Europe occidentale et exalté l’ardeur révolutionnaire en Russie causa une grande frayeur au gouvernement tsariste. Jurant de « l’arrêter à la porte », Nicolas Ier se hâta de faire face à la « peste de la révolution » en lui opposant une intervention contre- révolutionnaire.

Il fit un mélange du « caractère populaire officiel », « produit local » russe destiné à maintenir le servage autocratique, et du système de la philosophie conservatrice réactionnaire, importé de Prusse, pour s’en fabriquer une arme idéologique en vue de résister à l’influence révolutionnaire de l’Europe occidentale et d’étouffer le mouvement révolutionnaire russe.

L’histoire est souvent ironique. Les nouveaux tsars du révisionnisme soviétique tombent de la même façon dans l’ornière des anciens tsars.

La seule différence, c’est que l’ancien tsar, menacé par la Révolution de 1848 en Europe, est allé chercher comme arme, en Occident, la philosophie réactionnaire de la Prusse, tandis qu’aujourd’hui, les nouveaux tsars du révisionnisme soviétique, effrayés par la Grande Révolution culturelle prolétarienne en Chine, utilisent, comme « arme magique », la doctrine de Confucius et de Mencius prise en Orient.

Mais l’on ne peut se barricader à triple tour contre la révolution prolétarienne qui cogne à la porte.

La grande masse du peuple soviétique, qui a une glorieuse tradition révolutionnaire, lèvera le drapeau de combat du marxisme-léninisme, mènera une lutte prolongée qui abattra un à un tous les obstacles, renversera la domination réactionnaire des nouveaux tsars révisionnistes, rétablira la dictature du prolétariat dans son pays et ramènera l’Union soviétique sur la voie du socialisme.

vendredi 29 mars 1974


Les documents de 1974