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Le réalisme socialiste(18) : une grande révolution qui touche l’Homme dans ce qu’il a de plus profond

L’un des aboutissements de la compréhension de la question des arts et des lettres est bien sûr la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne.

Voici l’éditorial du Quotidien du peuple du 2 juin 1966 expliquant celle-ci, avec un titre éloquent : « Une grande révolution qui touche l’Homme dans ce qu’il a de plus profond. »

« La Chine se trouve aujourd’hui, après la prise du pouvoir par le prolétariat, dans une ère nouvelle de grandes transformations, dans une situation nouvelle, où la révolution socialiste gagne en profondeur, et au milieu du flot impétueux de la grande révolution culturelle socialiste qui touche l’homme dans ce qu’il a de plus profond.

La révolution et le mouvement d’éducation socialistes qui gagnent pas à pas en profondeur, amènent inévitablement la question de la révolution culturelle prolétarienne au premier plan.

Et, inévitablement, votre attitude vis-à-vis de celle-ci révélera si vous êtes authentiquement avec la révolution socialiste, si vous faites semblant de l’être ou si vous êtes contre elle.

La question touche l’homme dans ce qu’il a de plus profond, c’est-à-dire jusqu’à sa conception du monde, et c’est donc la question de savoir si c’est la conception prolétarienne du monde ou la conception bourgeoise qui domine en lui. C’est une lutte entre deux conceptions antagonistes du monde.

Celles-ci, la conception du monde du prolétariat et celle de la bourgeoisie, sont, telles deux armées se faisant face dans la bataille, engagées dans une lutte qui doit se terminer immanquablement par la victoire de l’une sur l’autre. Tu m’écrases ou je t’écrase. Le vent d’Est l’emporte sur le vent d’Ouest, ou l’inverse. Il n’est pas d’autre issue.

Le Parti et le président Mao Zedong nous ont appris à nous armer avec la conception prolétarienne du monde, à transformer le monde subjectif en même temps que le monde objectif.

Mais les représentants de la bourgeoisie et les « savants et autorités » bourgeois s’acharnent à nous attirer dans le bourbier de la conception bourgeoise du monde et à miner les fondements du socialisme.

Face à l’ennemi juré, nous devons nous rallier autour du grand étendard de la pensée de Mao Zedong et combattre résolument et impitoyablement ces représentants de la bourgeoisie et ces « savants et autorités » bourgeois qui sont antiparti et antisocialistes.

C’est seulement en les combattant résolument et en abattant radicalement les vents funestes bourgeois que nous pourrons nous libérer de l’influence de l’idéologie, des traditions et de la force de l’habitude bourgeoises, passer avec succès le test capital qu’est pour nous la révolution socialiste et avancer à pas de géant dans la large voie de la révolution socialiste.

Il est faux d’affirmer qu’il n’existe pas de contradictions dans la société socialiste ; cela va à rencontre du marxisme-léninisme et est en désaccord avec la dialectique.

Comment pourrait-il ne pas y avoir de contradictions ?

Il y en aura toujours, dans mille ans, dix mille ans, voire cent millions d’années. La terre serait-elle détruite et le soleil se serait-il éteint qu’il en existerait encore dans l’univers.

Chaque chose est en contradiction, lutte et changement. C’est cela le point de vue marxiste-léniniste. L’essence même du marxisme est critique et révolutionnaire. Il a pour base la critique, la lutte et la révolution. Et c’est cela seul qui fait progresser continuellement notre cause socialiste.

Le président Mao nous a souvent rappelé, par le dicton : « L’arbre préfère le calme, mais le vent continue de souffler », que la lutte des classes est un fait objectif, indépendant de la volonté de l’homme.

La bourgeoisie tente tous les jours de nous influencer et de nous corrompre. La lutte actuelle a été entièrement provoquée par les représentants de la bourgeoisie. Ils l’ont, par ailleurs, préparée depuis de longues années et n’ont cessé de la mener.

Le voudrions-nous, que nous ne pourrions l’éviter. La lutte est la vie même. Si vous ne combattez pas, vous serez assailli ; si vous ne frappez pas, vous serez frappé ; si vous ne détruisez pas, vous serez détruit. C’est un combat à mort entre classes. Y perdre la vigilance, c’est se mettre en danger.

Le président Mao a dit : « ... tout en reconnaissant que dans le cours général du développement historique le matériel détermine le spirituel, l’être social détermine la conscience sociale, nous reconnaissons et devons reconnaître l’action en retour du spirituel sur le matériel, de la conscience sociale sur l’être social, de la superstructure sur la base économique. »

L’idéologie bourgeoise demeure très puissante et continue d’exercer une immense influence dans notre pays. La question de savoir qui, du prolétariat ou de la bourgeoisie, l’emportera dans le domaine de l’idéologie n’est pas encore réglée.

Nous devons vouer toute notre attention à l’idéologie et à la superstructure, nous préoccuper des travaux théoriques, académiques, littéraires et artistiques, etc., afin de consolider les positions idéologiques du prolétariat, de renforcer la dictature du prolétariat et d’affermir la base économique du socialisme.

Les représentants de la classe bourgeoise renversée continuent de vouer toute leur attention à l’idéologie et à la superstructure, à se préoccuper des travaux théoriques, académiques, littéraires et artistiques, etc.

Sur le front culturel, ils se sont beaucoup démenés pour que notre théâtre soit dominé par les empereurs et les rois, les généraux et les ministres, les lettrés et les courtisanes, les personnages d’autres temps et d’autres pays, ils ont fait de la propagande antiparti et antisocialiste pour préparer l’opinion publique à un retour au capitalisme.

Nous ne devons jamais considérer notre lutte contre eux comme une simple « polémique sur le papier », sans aucun effet sur la situation générale.

Ce sont précisément un certain nombre d’intellectuels révisionnistes du cercle Petofi qui ont servi de troupes de choc dans l’affaire hongroise. Tout comme le vent qui annonce la tempête, c’était là le prélude à leur vaine tentative de restauration contre-révolutionnaire.

L’âpre lutte de classe que nous menons actuellement sur le front idéologique et culturel est donc une lutte qui cherche à briser, sur le plan idéologique, tous les complots de restauration du capitalisme, à extirper les racines mêmes de l’idéologie révisionniste, à renforcer la dictature du prolétariat et à défendre la pensée de Mao Zedong. Cette lutte doit se terminer par notre victoire ; elle doit être victorieuse et elle le sera.

Nous devons accorder la plus grande importance au rôle que joue l’idéologie, au rôle de l’idéologie prolétarienne et socialiste, au rôle du marxisme-léninisme, au rôle de la pensée de Mao Zedong.

Ne pas accorder d’importance au rôle que joue l’idéologie serait pour nous, communistes, faire preuve d’un matérialisme vulgaire, mécaniste.

Nous devons soulever l’enthousiasme du peuple par la grande pensée de Mao Zedong et notre grande et juste cause, afin qu’il élargisse son horizon, regarde vers l’avenir et aille fermement de l’avant !

Le peuple chinois est décidé à se débarrasser de l’influence que les traditions des classes exploiteuses et la force de l’habitude exercent sur lui depuis des millénaires, et à se débarrasser de l’influence de l’impérialisme.

Lorsqu’il en sera débarrassé, il s’affirmera comme une force puissante et jouera un rôle considérable.

Nous devons élever notre conscience communiste et développer consciemment l’idéologie communiste. Nous devons être des révolutionnaires conséquents et non les hésitants. Nous devons lever haut, à jamais, le grand drapeau rouge de la pensée de Mao Zedong, balayer tous les génies malfaisants et poursuivre jusqu’au bout la grande révolution culturelle prolétarienne. »

lundi 1er juillet 2013


Le réalisme socialiste