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La vie, la matière, l’Univers -7e partie : Qu’est-ce qu’une pensée ?

Chine-populaire-40La conséquence directe sur le champ de la compréhension de la matière de ce qui a été expliqué dans l’article sur la cosmologie de Mao Zedong dans le GPCR - l’univers comme un oignon peut être une sorte de surprise. En effet, la meilleure compréhension générale par Mao Zedong du mouvement de la matière a donné naissance au principe relié de « pensée. »

Il est tout à fait clair que le principe de « pensée Mao Zedong » mis en avant au cours de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne (GRCP) est directement relié à cela, et c’est aussi une clé très importante pour comprendre la vie.

Voyons pourquoi.

La question de la pensée est l’un des plus importantes dans le matérialisme dialectique. C’est par exemple une erreur mécaniste typique que de concevoir le monde en opposant la matière aux idées - parce que faire cela signifierait reconnaître l’existence des « idées. » Quelque chose de plus que la matière existerait alors, et il n’y aurait plus de matérialisme.

Lénine explique, dans « Matérialisme et empiriocriticisme » :

« Si la réalité objective nous est donnée, il faut lui attribuer un concept philosophique ; or, ce concept est établi depuis longtemps, très longtemps, et ce concept est celui de la matière. La matière est une catégorie philosophique servant à désigner la réalité objective donnée à l’homme dans ses sensations qui la copient, la photographient, la reflètent, et qui existe indépendamment des sensations. »

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Ceci est très clair. Mais il y a un aspect très difficile : si la matière est ce qui existe en dehors de notre conscience, alors qu’est-ce que notre conscience ? Que sont nos pensées ?

Cela est difficile. Si l’on considère les pensées en tant que matière, alors c’est évidemment faux et idéaliste, parce que les pensées ne sont pas « réelles » ; nos sens ne peuvent pas sentir les pensées, les pensées ne peuvent pas se connecter directement à la matière, sauf dans les films et bandes dessinées de science-fiction, avec des super-pouvoirs comme la télékinésie, etc.

Les pensées ne sont apparemment pas de la matière et doivent être réalisées dans la matière, par exemple par un baiser comme expression de l’amour.

Mais si nous ne les considérons pas comme de la matière, alors cela voudrait dire que toute la réalité n’est pas de la matière, et c’est idéaliste.

Nous pouvons voir cette difficulté dans la définition de Lénine « Matérialisme et empiriocriticisme » :

« Car l’unique « propriété » de la matière, que reconnaît le matérialisme philosophique, est celle d’être une réalité objective, d’exister hors de notre conscience. »

Sur le terrain pratique, Lénine a raison, mais comment définir la pensée ? Donc, même si nous acceptons la définition de Lénine quand il parle de la « notion de matière », la question reste : qui ou quoi a décidé de former ce concept ?

Ainsi, nous avons dû attendre Mao Zedong pour le comprendre d’une manière correcte, et cela nous aide à comprendre ce qu’est la vie.

La raison en est la cosmologie de Mao Zedong. La cosmologie de Mao et de la pensée Mao Zedong mise en avant dans la GRCP sont un seul moment (il est à noter que la notion de pensée Mao Zedong existait déjà avant, mais Mao avait aussi déjà une conception de sa cosmologie, et cette partie reste à écrire).

Le concept est facile à comprendre : les pensées sont le reflet de la matière. Mais dit comme ça, c’est seulement un véritable matérialisme qui s’exprime ici. Ce qui manque, c’est le mouvement des pensées. Ici, le matérialisme dialectique explique que les pensées reflètent le mouvement global de la matière elle-même.

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La pensée de Mao, comme toutes les pensées en fait, reflète le mouvement de la matière. Alors que la matière va vers un bond, les esprits reflètent ce mouvement. Et s’il est vrai que tous les esprits reflètent cette situation, il est remarquable que, synthétisé dans sa forme supérieure, est formée une « pensée » dans un corps qui indique le chemin à suivre, car c’est le chemin de la matière.

Les pensées ne sont pas simplement le reflet d’un individu, de la réalité personnelle ; comme la réalité est un tout, le reflet dépend également de la direction de l’ensemble.

Voici ce que dit Engels sur la connexion de toute question avec le mouvement mondial de la matière, dans l’Anti-Dühring :

« Le mouvement est le mode d’existence de la matière.

Jamais, ni nulle part, il n’y a eu de matière sans mouvement, ni il ne peut y en avoir. Mouvement dans l’espace de l’univers, mouvement mécanique de masses plus petites sur chaque corps céleste, vibration moléculaire sous forme de chaleur ou de courant électrique ou magnétique, décomposition et combinaison chimiques, vie organique : chaque atome singulier de matière dans l’univers participe à chaque instant donné à l’une ou à l’autre de ces formes de mouvement ou à plusieurs à la fois.

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Tout repos, tout équilibre est seulement relatif, n’a de sens que par rapport à telle ou telle forme de mouvement déterminée. Un corps peut, par exemple, se trouver sur la terre en équilibre mécanique, en repos au point de vue de la mécanique.

Cela ne l’empêche absolument pas de participer au mouvement de la terre comme à celui de tout le système solaire, pas plus que cela n’empêche ses plus petites particules physiques d’être soumises aux vibrations conditionnées par sa température, ou ses atomes d’accomplir un processus chimique.

La matière sans mouvement est tout aussi inconcevable que le mouvement sans matière. Le mouvement est donc tout aussi impossible à créer et à détruire que la matière elle-même. »

Il est donc clair ici pourquoi nous parlons de la Biosphère : toute matière sur la Terre, même une pierre, existe liée dans le mouvement mondial de la matière comme planète Terre.

Et comme les pensées reflète le mouvement, elles sont affectés de la même manière. La cosmologie de Mao Zedong explique ainsi comment les pensées reflètent la tendance générale cosmique au communisme.

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La pensée Mao Zedong, par exemple, était l’expression du mouvement de la matière en Chine. Néanmoins, nous avons dû attendre Gonzalo au Pérou pour que cette thèse soit exprimée ouvertement. La pensée Gonzalo a été présenté par le Parti communiste du Pérou comme le marxisme léninisme maoïsme dans les conditions du Pérou.

Est-ce correct ? Certainement, cela est parfaitement scientifique.

Il est vrai que cela a été souvent mal compris, de deux manières :

- elle a été considérée comme une voie pratique politique locale de mener une révolution locale (comme, par exemple au Népal, a été mis en avant la « Voie Prachanda » - mais une « voie » n’est pas une « pensée »). Ce n’est tout simplement pas conforme au matérialisme dialectique.

- elle a été mal interprétée, d’une manière subjectiviste : la pensée n’a pas été comprise comme un reflet qui est correct et permet de suivre le mouvement de la matière, mais comme une compréhension qui permet de tout changer de toutes les manières possibles. C’est de l’hégélianisme.

Mais cela ne change rien à la justesse de la définition de la pensée Gonzalo, qui concerne non seulement sa pensée, ou la pensée du dirigeant, mais toute la pensée, à différents niveaux de synthèse de la réalité. Comme le PCP l’a déclaré dans le document « Sur la pensée Gonzalo » :

« Les révolutions engendrent une pensée qui les guide et qui est le résultat de l’application de la vérité universelle de l’idéologie du prolétariat international aux conditions concrètes de chaque révolution.

Cette pensée-guide est indispensable pour obtenir la victoire et conquérir le Pouvoir et, plus encore, pour poursuivre la révolution et maintenir toujours le cap sur l’unique et grandiose but : le Communisme. »

Donc, que sont les pensées ? La pensée est un sens. Les pensées sont, comme les sens, de la matière connectée à la matière.

Dans Le système d’Epicure, publié en 1750 par l’auteur de L’homme machine, Julien Offray de La Mettrie, on peut lire ce qui suit :

Chine-populaire-113« Les éléments de la matière, à force de s’agiter & de se mêler entr’eux, étant parvenus à faire des yeux, il a été aussi impossible de ne pas voir, que de ne pas se voir dans un miroir, soit naturel, soit artificiel.

L’œil s’est trouvé le miroir des objets, qui souvent lui en servent à leur tour. La nature n’a pas plus songé à faire l’œil pour voir, que l’eau, pour servir de miroir à la simple bergère.

L’eau s’est trouvée propre à renvoyer les images ; la bergère y a vu avec plaisir son joli minois. C’est la pensée de l’auteur de l’homme machine. »

Donc, la pensée est un développement très élevé de la matière interconnectée ; l’esprit est l’endroit où le mouvement de la matière se reflète, à travers la matière grise. Spinoza et La Mettrie avaient raison, comme les matérialistes, de concevoir le corps humain comme une machine naturelle.

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Il n’y a pas de liberté de la pensée ou que ce soit du genre, il n’y a que des expressions de la matière dans différentes situations. Si les fondements du mouvement de la matière étaient connus par les humains, ils seraient tous d’accord sur ce qui est correct et non - c’est le sens de la société communiste.

La pensée consiste en des mouvements moléculaires et chimiques dans le cerveau, mouvements qui sont de la matière et qui sont la conséquence du mouvement de la matière en dehors du corps - le mouvement extérieur est perçu.

Dans ce mouvement de la perception, la matière grise se développe – elle en arrive à la compréhension synthétique du mouvement dialectique de la matière. Alors, elle devient ouvertement une expression de la matière en mouvement.

A quelle échelle ? Tout d’abord, sur la Terre, qui doit être considéré comme une Biosphère où la matière vivante doit vivre d’une manière heureuse, sans aucune mise à mort d’aucune matière vivante, par respect pour le mouvement de la matière.

Puis, dans la voie lactée, par la colonisation spatiale comme conséquence de la conclusion logique qui est : la vie doit être répandue.