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La pensée-guide - 3. La GRCP

Est-ce que le camarade Akram Yari s’est considéré comme un produit de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne ?

L’OPJ était active dans les années tempétueuses de la GRCP. Le camarade Akram Yari a totalement soutenu la Révolution Prolétarienne et les contributions au marxisme-léninisme du camarade Mao Zedong, et les a adopté comme Marxisme-Léninisme pensée Mao Zedong, applicable aux conditions concrètes de l’Afghanistan.

Akram Yari-3

Il a considéré la pensée Mao Zedong comme la bannière internationale du prolétariat international contre le révisionnisme moderne. Il a totalement rejeté les trois « pacifiques » [coexistence pacifique, compétition pacifique, voie pacifique au socialisme] et les deux « tout entiers » [parti du peuple tout entier, État du peuple tout entier] des khrouchtchéviens.

Il a totalement compris que l’OPJ pourrait certainement être une ligne de front du combat sous la ligne directrice de la GRCP, de telle manière qu’il puisse conduire la lutte contre le parti révisionniste pro-khrouchtchévien du « parti démocratique du peuple d’Afghanistan. »

Est-ce que le camarade Ibrahim Kaypakkaya s’est considéré comme un produit de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne ?

Dans la critique du programme du TIIKP, Ibrahim Kaypakkaya explique que « notre mouvement est un produit de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne ».

Est-ce que le camarade Siraj Sikder s’est considéré comme un produit de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne ?

La pensée de Siraj Sikder a été fondée sur les leçons de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Il a formé le Centre de recherche Mao Zedong en 1967, afin de préparer idéologiquement un parti prolétarien, et il a déclaré le Marxisme-Léninisme pensée Mao comme troisième étape du Marxisme. Il a mené une lutte sans compromis contre les courants erronés pro-Moscou et pro-Pékin de toutes tendances. L’Etat chinois a fait un compromis avec l’Etat pakistanais en 1971, lorsque Siraj Sikder était en train de lancer la guerre populaire contre l’Etat colonial pakistanais. Il ne considérait pas comme maoïste le fait d’être pro-chinois ou tout type d’activité de l’Etat chinois.

C’était sa profonde compréhension de la GRCP qui l’a amené à écarter tout type de révisionnisme, quel que soit son nom ou sa forme.

Est-ce que le camarade Gonzalo s’est considéré comme un produit de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne ?

Oui, dans son interview de 1988, Gonzalo a expliqué comment la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne l’a amené à vraiment comprendre José Carlos Mariátegui :

Oui, je suis allé en Chine ; et là, j’ai eu la possibilité – que je souhaite à beaucoup – d’être dans une École où on enseignait d’abord la politique, des questions internationales jusqu’à la philosophie marxiste ; c’étaient des cours magistraux, donnés par des révolutionnaires confirmés et hautement compétents, de grands éducateurs.

Parmi eux, je veux citer l’éducateur qui nous enseigna le travail ouvert et clandestin, un homme qui avait voué toute sa vie au Parti, totalement. Pendant plusieurs années, il fut un exemple vivant, un éducateur extraordinaire.

Il nous apprit beaucoup de choses ; il voulut nous en enseigner davantage, mais certains s’y opposèrent car, dans la vie, il y a de tout. Ensuite, on nous enseigne des questions militaires, mais on commençait toujours par la politique, par la guerre populaire ; puis, on traitait de la construction des forces armées, de la stratégie et de la tactique ; et ils nous enseignaient aussi la partie pratique, sur les embuscades, les assauts, les déplacements, la façon de préparer des explosifs de démolition.

Quand nous manipulions des éléments chimiques très dangereux, ils nous recommandaient d’avoir toujours à l’esprit l’idéologie, qu’elle nous rendrait capables de tout faire et de le faire bien ; nous avons appris à faire nos premières charges de démolition. Pour moi, le fait d’avoir été éduqué dans la plus grande École du marxisme qu’ait porté la Terre est un exemple, un souvenir ineffaçable, une grande leçon et un grand pas dans ma formation.

Bon, si vous voulez une anecdote, en voici une : quand nous avons terminé le cours sur les explosifs, ils nous ont dit qu’on pouvait tout faire exploser ; alors, dans la partie finale, nous prenions un style et il explosait ; nous nous asseyions et cela explosait aussi ; c’était une espèce de feu d’artifice ; c’étaient des choses parfaitement calculées pour nous montrer qu’on pouvait tout faire sauter, à condition de s’ingénier à le faire.

Nous nous demandions constamment : comment allons-nous faire ceci ? cela ? Ils nous disaient : ne vous inquiétez pas, vous avez déjà appris suffisamment, pensez que les masses sont capables de tout et qu’elles ont un savoir-faire inépuisable ; ce que nous vous avons enseigné, les masses vont le faire et elles vont, à nouveau, vous l’enseigner ; c’est ainsi qu’ils nous parlaient. Cette École a été très utile pour ma formation et pour commencer à apprécier la valeur du Président Mao Zedong.

Puis, j’ai étudié un peu plus, j’ai cherché à appliquer et je crois que j’ai encore beaucoup à apprendre du Président Mao Zedong, du maoïsme, de sa propre action. Non pas qu’on cherche à se comparer, simplement, on fixe les grands sommets pour nous orienter vers nos objectifs.

Mon séjour en Chine a été une expérience inoubliable. J’y suis allé aussi lors d’une autre occasion, quand la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne commençait, nous demandâmes qu’on nous explique la Pensée Mao Zedong, comme on l’appelait alors ; ils nous l’enseignèrent à nouveau ; cela m’aida à comprendre davantage ou, plutôt, un peu plus.

Et quelque chose semble ironique : j’ai commencé à apprécier et à estimer Mariátegui en comprenant le Président Mao Zedong ; comme il nous demande d’appliquer le marxisme avec créativité, j’ai recommencé à étudier Mariátegui et j’ai compris que nous avions là un marxiste-léniniste de premier ordre, qui avait analysé à fond notre société. Cela semble ironique, mais c’est la vérité. »

Est-ce que le camarade Alfred Klahr s’est considéré comme un produit de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne ?

Alfred Klahr est mort avant la GRCP, et même avant le succès de la révolution chinoise de Nouvelle Démocratie en 1949.