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La pensée-guide - 10. La jeunesse revolutionnaire

Est-ce qu’Akram Yari a commencé sa carrière révolutionnaire dès l’école ?

Oui. Il a commencé son travail alors qu’il était étudiant. Après son diplôme universitaire, il devint un professeur au lycée, et là, il a entraîné des centaines de jeunes hommes à devenir de futurs révolutionnaires. La fondation de l’OPJ (Organisation Progressiste de la Jeunesse) a ses racines dans ses jeunes années.

Est-ce qu’Ibrahim Kaypakkaya a commencé sa carrière révolutionnaire dès l’école ?

Ibrahim Kaypakkaya est mort à 21 ans, après avoir été torturé pendant quasiment quatre mois ; il avait déjà construit le parti et l’armée de libération. Cela montre quelle a été sa vie avant. Kaypakkaya a découvert les idées révolutionnaires alors qu’il était étudiant, à la faculté des sciences de l’université d’Istanbul, en physique.

Il a participé à la fondation du club d’idées Capa, en mars 1968, devenant son président. Il fut expulsé de l’école en novembre 1968 pour avoir préparé un tract contre la sixième flotte américaine. Par la suite, il écrivit dans la presse de la gauche révolutionnaire, et devint rapidement un dirigeant.

Est-ce que Siraj Sikder a commencé sa carrière révolutionnaire dès l’école ?

Oui, le camarade Siraj Sikder a commencé sa carrière révolutionnaire à partir de sa période étudiante. Il était impliqué dans l’aile gauche pro-Pékin du syndicat d’étudiants. Quand il a étudié à l’université d’ingénierie Ahsanullah, il a été élu comme vice-président central de cette organisation.

Est-ce que Gonzalo a commencé sa carrière révolutionnaire dès l’école ?

Né en 1934, Gonzalo décrit dans son interview de 1988 les événements qui l’ont marqué dans sa jeunesse :

« Je dirais que ce qui a forgé en moi le fait d’avancer dans cette voie, à été la lutte du peuple. J’ai pu voir la combativité du peuple d’Aréquipa lors du soulèvement de 50, et comment la masse, devant la violence barbare d’assassinats de jeunes gens, a répondu avec une furie irrépressible, comment ils se sont battus contre l’armée et l’ont fait reculer jusque dans ses casernes.

L’armée dut faire venir des forces supplémentaires pour pouvoir les écraser.

C’est un fait, pourrais-je dire, qui m’a beaucoup marqué, parce que là, après avoir compris Lénine, j’ai compris comment le peuple, la classe, quand elle s’empare des rues et marche, fait trembler la réaction malgré tout le pouvoir qu’elle a. Un autre fait fut les luttes de 56, là aussi, le peuple combattit, d’autres trafiquèrent, et c’est ce que font la réaction et les opportunistes ; mais le peuple combattit et imposa des conditions ; il y eut des mouvements massifs, fortement décidés. Ces faits, entre autres, m’ont servi à comprendre le pouvoir de masses, que ce sont elles qui font l’histoire.

De plus, j’ai eu l’occasion, rétrospectivement, de vivre le soulèvement de 48 au port de Callao, voir de mes propres yeux, la bravoure, comment le peuple est généreux d’héroïsme et comment les dirigeants trafiquent. »

Dans l’interview, il explique comment ces luttes de masse l’ont amené en direction du communisme :

« Mon intérêt pour la politique commença à se développer à la fin du secondaire, à partir des événements de l’année 50 ; et des années suivantes, je me rappelle qu’avec d’autres camarades de classe, nous avions formé un cercle pour l’étude des idées politiques ; nous avions un grand intérêt pour étudier toutes les idées politiques. Vous vous imaginez dans quel moment je me trouvais ? C’est là que j’ai commencé.

Déjà à l’université, dans la lutte universitaire même, j’ai eu l’occasion de vivre de grandes grèves, de grands affrontements entre apristes [membres de l’APRA] et communistes, et des débats. C’est ainsi que s’éveilla mon désir de connaître des livres.

Quelqu’un eut l’amabilité de m’en prêter un ; je crois que c’était « Un pas en avant, deux pas en arrière », ça m’a plu. A partir de là, je commençais à étudier des livres marxistes. Ensuite, ce qui m’a beaucoup marqué, c’est l’image du camarade Staline ; à cette époque, nous les personnes qui nous approchions du communisme et qui réussissaient à militer, nous nous formions avec les « Questions du Léninisme » ; c’était un livre de chevet.

Je l’ai étudié comme il se doit, sérieusement, vu son importance. La vie de Staline m’intéressa ; elle était pour nous un exemple de la révolution. J’eus des problèmes pour entrer au Parti Communiste, parce qu’il y avait un critère absurde qui disait que, pour militer, il fallait être fils d’ouvrier et moi, je ne l’étais pas ; mais d’autres avaient un autre critère, et ainsi je pus entrer au Parti.

J’ai participé à la défense de Staline : nous le ravir alors, c’était comme nous arracher notre âme ; à cette époque, on diffusait davantage les œuvres de Staline que celles de Lénine, il en était ainsi à cette période.

Ensuite, je suis parti à Ayacucho pour des raisons de travail et pour ce que je croyais être un temps court, un temps court qui dura des années ; je pensais que ça allait durer un an, vu les circonstances, mais chacun propose et la classe dispose ; la masse et le peuple font de chacun de nous beaucoup de choses. Ayacucho m’a servi à découvrir la paysannerie ; Ayacucho était à l’époque un village très petit ; sur une grande partie, c’était la campagne.

Aujourd’hui encore, si on va dans les quartiers pauvres à la sortie de la ville, on trouve encore des paysans et à un quart d’heure de la ville, c’est déjà la campagne. Ici aussi, j’ai commencé à comprendre le Président Mao Zedong, j’ai avancé dans ma compréhension du marxisme.

La lutte entre marxisme et révisionnisme a eu beaucoup d’importance dans ma formation. Quelqu’un a eu la malchance de me prêter la fameuse Lettre Chinoise, la « Proposition au sujet de la ligne générale du Mouvement Communiste International » ; il me la prêtait avec l’obligation de la lui rendre ; évidemment, l’appropriation était compréhensible.

La lettre m’amena à approfondir la grande lutte entre marxisme et révisionnisme. Je me suis consacré au travail du Parti et à balayer le révisionnisme, je crois qu’ensemble, avec d’autres camarades, nous avons réussi, en laissant de côté un ou deux, en guise de remède comme on dit, ils étaient déjà invariablement révisionnistes.

Ayacucho a eu pour moi une immense importance, et cela a un rapport avec la voie de la révolution, et aussi avec les enseignements du Président Mao. Ainsi, je suis devenu marxiste et le Parti m’a façonné avec l’acier, avec patience je crois. »

Est-ce qu’Alfred Klahr a commencé sa carrière révolutionnaire dès l’école ?

Né en septembre 1904, Alfred Klahr a rejoint dès l’adolescence l’Union de la Jeunesse Communiste, qui est née en Autriche à la suite de la révolution de 1917 en Russie. Devenant un étudiant, il rejoignit également le groupe communiste des étudiants (KOSTUFRA). Par la suite, il est resté plusieurs mois à Berlin, travaillant à la rédaction de la Rote Fahne (Drapeau rouge), organe central du Parti Communiste d’Allemagne, pour travailler ensuite pour le Rote Fahne d’Autriche.

Après, il travailla de 1930 à 1932 à Moscou, en tant que représentant de l’Union de la Jeunesse Communiste d’Autriche. A la fin de cette période, il devint le représentant de la Rote Fahne d’Autriche.