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La lutte anticonfucianiste du peuple travailleur dans l’histoire − 1974

par Tien Kai

Confucius (551-­479 av. J.­C.) fut un idéologue réactionnaire qui défendit obstinément le régime esclavagiste.

Pendant plus de deux millénaires, en Chine, les classes dominantes réactionnaires et décadentes le vantèrent comme un « sage », présentèrent le confucianisme comme une « doctrine sacrée » et en firent une arme idéologique et théorique pour sauvegarder ou restaurer leur domination.

Quant au peuple travailleur, exploité et opprimé, il comprit mieux que quiconque le rôle réactionnaire de Confucius et du confucianisme, et se tint invariablement au tout premier rang dans la lutte anticonfucianiste, la considérant comme une partie importante de sa lutte révolutionnaire contre l’exploitation et l’oppression. Plus les classes dominantes réactionnaires portaient aux nues les idées de Confucius, plus le peuple travailleur était résolu à les combattre.

C’est ainsi qu’au cours de l’histoire il a lutté encore et encore, inlassablement et héroïquement, contre Confucius et ses idées réactionnaires.

 Les révoltes d’esclaves

Déjà vers la fin de l’époque de Tchouentsieou (Printemps­ Automne, 770­-475 av. J.­C.), dès que Confucius fut monté sur la scène politique et eut commencé sa carrière réactionnaire, il se heurta de plein fouet à la lutte du peuple travailleur. La société chinoise connaissait alors une période de grande transformation marquée par la transition du régime esclavagiste au régime féodal : les esclaves se révoltaient en grand nombre tandis que la classe montante des propriétaires fonciers préconisait des réformes énergiques et disputait le pouvoir à l’aristocratie décadente des propriétaires d’esclaves.

Le vieil ordre esclavagiste était en plein effondrement. Ce fut dans cette conjoncture que Confucius mit en avant et colporta éperdument son programme politique réactionnaire de « se modérer et en revenir aux rites », c’est­-à­-dire se refréner en sorte de conformer ses actes et ses paroles aux rites des Tcheou de l’Ouest (XIes. 770 av. J.­C.) qui défendaient l’esclavagisme. Les esclaves haïssaient à mort Confucius pour ses agissements réactionnaires ; partout où il se rendait pour propager ses idées, il était la risée des masses laborieuses. A l’État de Wei, le peuple le taxa d’« individu méprisable qui ne comprenait rien, qui allait à l’encontre de son temps ». A l’État de Lou, un gardien de la cité le traita d’irréductible qui agissait contre le courant historique, qui « faisait ce qu’il savait être impossible ».

En outre, Confucius fut à maintes reprises isolé et combattu par les masses laborieuses. Une fois qu’il passait par un endroit du nom de Kouang, la population locale, qui brûlait d’en finir avec l’esclavagisme, le détint pendant cinq jours d’affilée et l’attaqua parce qu’il préconisait la restauration des vieilles institutions et le retour au passé.

Relâché, Confucius enjoignit son disciple Tse Lou d’aller réprimer les gens de Kouang à la tête d’une troupe. Ceux-ci s’insurgèrent et mirent en déroute Tse Lou et ses hommes. Lieouhsia Tche, dirigeant révolutionnaire de la première grande insurrection d’esclaves dans l’histoire chinoise, a également lutté de front contre Confucius. Ce fut un brillant exemple de la lutte anticonfucianiste du peuple travailleur de l’antiquité.

Une anecdote dit que Lieouhsia Tche, à la tête d’une armée d’esclaves insurgés forte de 9 000 hommes, sema la panique parmi les aristocrates propriétaires d’esclaves.

Voulant étouffer à tout prix ce feu insurrectionnel et désagréger les troupes de Lieouhsia Tche, Confucius s’en fut le voir pour le persuader de rendre les armes.

Pendant l’entretien, il se montra humble et flatteur, loua hypocritement ses « grandes vertus », essaya de le séduire pour le faire renoncer à la lutte armée et devenir un sujet docile des propriétaires d’esclaves, et lui promit, pour l’appâter, qu’on allait pour lui « construire une grande cité » et lui « décerner le titre honorable de marquis ».

Sans se laisser duper le moins du monde, Lieouhsia Tche répudia sévèrement ses menées réactionnaires pour défendre et restaurer éperdument l’esclavagisme, le traita d’« individu sournois et hypocrite », méprisable et impudent, de politicien réactionnaire « péroreur et intrigant » qui « avançait des arguments fallacieux et déguisait ses actions pour tromper les rois, afin de faire fortune et de s’emparer d’un haut poste » ; de « personne intrigante et fourbe » qui « aimait flatter les gens » et « aussi médire d’eux derrière leur dos » ; de parasite qui « mangeait sans cultiver la terre et s’habillait sans tisser les étoffes ».

Lieouhsia Tche dénonça encore, faits à l’appui, la cupidité et la cruauté des dominateurs aristocrates propriétaires d’esclaves ainsi que la « bienveillance », la « piété filiale » et le « respect pour les frères aînés » prêches par Confucius, dont le seul but était de tromper le peuple.

Aux yeux de Lieouhsia Tche, le fait que les propriétaires d’esclaves vivaient sans travailler était foncièrement immoral, tandis que la révolte des esclaves pour reprendre les richesses que ces propriétaires avaient accaparées était des plus justes. Il proclama : « Ce que Kieou préconise est justement ce que je rejette. » (Confucius avait pour nom de famille Kong, et pour prénom Kieou.)

« Celui qui s’engage dans une impasse pour s’être laissé tromper par des promesses, qui renonce à la lutte pour avoir cru à des paroles mielleuses, n’est autre qu’un imbécile, un être méprisable. »

« Vous, Kong Kieou, jamais vous ne réussirez à me faire devenir un tel sujet ! »

Et il ajouta avec indignation : « II n’y a pas de plus ignoble bandit que vous ! » Il dit à Confucius qu’il méritait la mort pour ses crimes et lui ordonna de s’en aller sur­ le champ.

Confucius, livide, ne sachant que répondre, se sauva bredouille. L’esprit révolutionnaire qui animait les esclaves dans leur lutte contre Confucius traduit leur résolution de renverser le criminel système esclavagiste.

Leurs luttes héroïques et inflexibles ébranlèrent la domination esclavagiste dans ses fondements et stimulèrent la transition du régime esclavagiste au système féodal.

 Les paysans contre le confucianisme

Dans la société féodale, la théorie de la hiérarchie sociale, les conceptions patriarcales et la morale formulées par Confucius pour sauver l’esclavagisme, devinrent, après avoir été modifiées par des intellectuels au service des propriétaires fonciers, le fondement théorique du régime féodal et l’arme idéologique utilisée par cette classe pour dominer les paysans. Aussi, au cours des deux millénaires de société féodale chinoise, les luttes révolutionnaires des paysans s’opposèrent­ elles sans exception à Confucius et à sa doctrine réactionnaire. Tchen Cheng et Wou Kouang, dirigeants du premier soulèvement paysan de l’histoire chinoise, vers la fin de la dynastie des Ts’in (221-­207 av. J.­C.), déclarèrent : « Est-­il possible que les rois, les marquis, les généraux et les ministres soient nés tels ? »

Ils nièrent catégoriquement que « c’est Dieu qui donne le pouvoir au souverain ».

C’était bien au fond une réfutation de la théorie idéaliste de Confucius sur « la volonté du Ciel » ainsi que de ses sermons réactionnaires tels que « le roi est un roi, le ministre un ministre ».

Le soulèvement paysan des Houangkin (Turbans jaunes) qui éclata vers la fin de la dynastie des Han de l’Est (25-­220 apr. J.C.) voulait substituer le « Ciel » des paysans à celui des propriétaires fonciers.

N’était­-ce pas dénoncer le sermon confucéen selon lequel la domination réactionnaire est à jamais immuable ?

C’était également, en fait, une critique énergique de cette assertion idéaliste et métaphysique du confucianisme : « Le Ciel est immuable, immuable est le Tao. »

A la fin de la dynastie des Tang (618-­907), les soulèvements paysans levèrent pour la première fois l’étendard de l’« égalité. » Les soulèvements paysans durant la dynastie des Song (960­-1279) se prononcèrent pour « l’égalité des nobles et des roturiers et l’égalisation des richesses entre les pauvres et les riches ».

Vers la fin de la dynastie des Yuan (1271-­1368), le soulèvement paysan des Hongkin (Turbans rouges) se proposa de « liquider toutes les inégalités ».

Le soulèvement paysan dirigé par Li Tse­tcheng à la fin de la dynastie des Ming (1368­1644) préconisa « la répartition égale des terres » et « la suppression des impôts ».

Tout cela reflétait les revendications des paysans chinois contre le régime féodal, pour l’égalité et l’égalisation des richesses. De toute évidence, ces idées étaient foncièrement opposées à l’idéologie confucianiste qui défendait le système hiérarchique et patriarcal.

De surcroît, les paysans insurgés bravèrent directement par des actes révolutionnaires ce « sage » de la classe dirigeante féodale.

Au XIIIe siècle, à la fin de la dynastie des Kin (1115-­1234) éclata en Chine le soulèvement des Hongao (Vestes rouges) qui occupa Kiufou, pays natal de Confucius dans le Chantong, et mit le feu au Temple de Confucius. Au milieu de la dynastie des Ming, un soulèvement paysan occupa également Kiufou, s’en prit également au Temple et jeta dans un étang fangeux les classiques du confucianisme. Sous la dynastie des Tsing (1644­-1911), l’armée paysanne insurrectionnelle des Niens encercla Kiufou à quatre reprises, fit irruption dans la maison où Confucius avait professé de son vivant, brisa les tablettes portant le nom du « sage » et les objets du culte, pour exprimer sa haine farouche de Confucius et de sa doctrine réactionnaire.

 La lutte des Taiping

Au milieu du XIXe siècle, la révolution du Royaume céleste des Taiping dirigée par Hong Sieou­tsiuan fut le plus grand soulèvement paysan de l’histoire chinoise et aussi un impétueux mouvement anticonfucianiste, d’une envergure sans précédent. En 1843, Hong Sieou­tsiuan brisa, dans l’école du village où il enseignait, les tablettes déifiant Confucius, nommé par la dynastie des Tsing « Très saint Maître de la Grande Réussite », déclarant ainsi ouvertement la guerre au confucianisme et à l’ensemble du régime féodal.

Plus tard, il rédigea une histoire destinée à aider les masses paysannes à se débarrasser du joug des idées traditionnelles féodales. Dans son histoire, il fit appel à l’autorité d’un « empereur céleste » pour condamner sévèrement les livres de Confucius qui, « bourrés de fautes et d’erreurs », conduisaient les gens dans une fausse voie.

Furieux, l’« empereur céleste » ordonna à une divinité de fouetter Confucius.

Cet « empereur céleste » était l’incarnation des paysans révolutionnaires en lutte pour leur libération, et cette histoire est une preuve évidente de l’opposition résolue de la révolution des Taiping à Confucius.

Hong Sieou­tsiuan avait compris que les idées réactionnaires de Confucius étaient la source idéologique de tous les maux de la domination féodale.

C’est pourquoi le Royaume céleste des Taiping déclara les classiques confucianistes « livres de sorcellerie » et donna l’ordre formel d’en interdire la lecture.

Après avoir fait de Nankin sa capitale, le Royaume céleste des Taiping institua spécialement un « bureau chargé de censurer les livres ».

Sous la direction personnelle de Hong Sieou­tsiuan, ce bureau vérifia et révisa les classiques confucianistes ­les Quatre livres et les Cinq classiques.

Il en « retrancha tous les passages » qu’il jugea « mensongers » et « perfides ».

En outre, le Royaume céleste des Taiping publia une série de documents révolutionnaires, formula la revendication révolutionnaire des quatre grandes égalités politique, économique, sociale et entre l’homme et la femme, définit des principes et prit des mesures politiques révolutionnaires. En théorie comme en pratique, il balaya les idées réactionnaires confucianistes, porta un rude coup au régime patriarcal et féodal dont elles constituaient le fondement théorique. Il est à noter en particulier que le Royaume céleste des Taiping critiqua fermement l’idée réactionnaire confucianiste de « considération pour les hommes et mépris pour les femmes », attaqua avec vigueur le pouvoir marital féodal qui était une corde passée au cou des femmes, et il formula la tâche révolutionnaire de libérer les femmes.

Il fut stipulé dans le « Régime agraire du Royaume céleste » que « la répartition des terres devait se faire par tête, sans distinction de sexe ».

Par cette clause, les femmes étaient mises sur un pied d’égalité avec les hommes dans le domaine économique. Dans les rangs révolutionnaires des Taiping, les femmes avaient voix au chapitre ; elles pouvaient occuper des postes dirigeants, combattre aux côtés des hommes, participer aux examens pour entrer dans l’administration.

Cela pour assurer l’égalité entre hommes et femmes sur les plans politique, militaire et culturel.

Pour élever le statut social des femmes, le mariage résultant de transactions entre parents fut formellement interdit, ainsi que le trafic de filles d’esclaves et la prostitution.

De cruelles habitudes, humiliantes pour les femmes, telles que le bandage des pieds, furent prohibées.

Le mouvement pour l’émancipation des femmes dans le Royaume céleste des Taiping marqua une nouvelle étape de la lutte de la paysannerie chinoise pour briser la domination patriarcale et féodale.

Les luttes révolutionnaires du peuple travailleur au cours de l’histoire chinoise se sont toujours opposées aux idées de Confucius, ce maître à penser des dominateurs réactionnaires. Bien que la critique du confucianisme ait été à chaque fois plus résolue et plus approfondie, elle était forcément limitée par la nature des classes qui existaient alors et par l’époque où ces luttes avaient lieu. Bien que les soulèvements des esclaves et des paysans aient porté, sans exception, des coups aux régimes oppressifs de leurs temps, et aient impulsé le progrès de la force productive sociale, ni la classe des esclaves ni celle des paysans ne pouvait alors proposer un mode de production radicalement nouveau.

Ni l’une, ni l’autre, par conséquent, ne pouvait imposer un nouveau régime social pour remplacer l’ancien, ni vaincre radicalement les idées réactionnaires de Confucius. Seul le prolétariat qui représente le nouveau mode de production socialiste, qui est la plus grande classe révolutionnaire de l’histoire, peut accomplir cette tâche. « La révolution communiste est la rupture la plus radicale avec le régime traditionnel de propriété ; rien d’étonnant si, dans le cours de son développement, elle rompt de la façon la plus radicale avec les idées traditionnelles. » (Manifeste du Parti communiste)

 Le Mouvement du 4 Mai

« A bas l’école confucianiste ! »

Le Mouvement du 4 Mai 1919 vit l’entrée sur la scène politique du prolétariat chinois qui devint la classe dirigeante de la révolution. Conduit par le marxisme­léninisme, il commença la révolution de démocratie nouvelle radicalement anti­ impérialiste et antiféodale et tourna en même temps unenouvelle page de la lutte anticonfucianiste du peuple travailleur chinois.

En tant que doctrine prêchant la restauration de l’ordre ancien et le retour au passé, la doctrine de Confucius et de Mencius [Mencius (390­305 av. J.­C.) était le représentant principal de l’école confu­cianiste au milieu de l’époque des Royaumes combattants (475­221 av. J.­C.).

Il a défendu et développé les idées de Confucius. On entend par doctrine de Confucius et de Mencius l’idéologie confucianiste réactionnaire qu’incarnaient ces deux personnages] a servi non seulement la classe féodale, mais également l’impérialisme. Après la Guerre de l’Opium en 1840, avec l’agression impérialiste, la société féodale chinoise s’est transformée en une société semi­coloniale et semi­féodale.

Pour perpétrer son agression contre la Chine, l’impérialisme prenait la classe féodale et les compradores comme piliers de sa domination et s’appuyait sur la doctrine de Confucius et de Mencius pour mieux asservir le peuple chinois.

Gilbert Reid, un impérialiste américain [Gilbert Reid était un missionnaire américain à Tsinan, dans le Chantong, vers la fin du XIXe siècle], et ses semblables s’employèrent à prêcher le confucianisme et prétendirent qu’il fallait favoriser la « coexistence harmonieuse » entre le confucianisme et le christianisme afin d’empêcher « l’agitation sociale. » Kesserling, agent secret culturel des anciens tsars [Kesserling appartenait à la noblesse féodale de la Russie tsariste. Venu en Chine en 1912, il prononça des discours à Tsing­tao, Pékin, Changhaï et ailleurs, s’évertuant à vanter Confucius et la « religion confucéenne ». La Révolution de 1911 dirigée par Sun Yat­sen avait renversé la domination autocratique de la monarchie féodale des Tsing et établi la république ; mais les conquêtes de cette révolution furent usurpées par Yuan Che­ kai (1859­1916), le chef de file des seigneurs de guerre de Peiyang qui, tout en élargissant la domination réactionnaire de ces derniers, rêvait de restaurer le régime impérial. Les partisans de la monarchie féodale des Tsing, mettant cette occasion à profit, attaquèrent eux aussi le régime républicain et démocratique et prêchèrent le retour à l’autocratie féodale. En prônant le culte de Confucius et le retour au passé, Kesserling soutenait directement ces forces restauratrices], a hurlé que seul le culte de Confucius pouvait assurer en Chine « la renaissance des anciennes vertus » et faire en sorte que « les gens ne soient pas tentés par la révolution ».

Pour arracher à l’impérialisme et au féodalisme leur arme idéologique, pour briser le joug moral qui pesait sur le peuple chinois, le Mouvement du 4 Mai formula le retentissant mot d’ordre révolutionnaire « A bas l’école confucianiste ! », et lança une attaque héroïque contre la doctrine de Confucius et de Mencius. Il démasqua l’hypocrisie des préceptes de « bienveillance », de « justice » et de « vertu », et dénonça énergiquement l’ancienne morale « dévoreuse d’hommes » ; il renversa de son piédestal cette idole sacrée et inviolable des réactionnaires de tous les temps, et contribua grandement à ébranler le fondement politique et idéologique de l’impérialisme, du féodalisme et de la domination réactionnaire ; il stimula le développement du mouvement pour une culture nouvelle et impulsa l’ensemble de la révolution anti­impérialiste et antiféodale.

Grâce au Mouvement du 4 Mai, beaucoup de personnes cessèrent de vouer un culte à Confucius et à Mencius, ce qui entraîna une grande libération de la pensée du peuple, poussa les gens à rechercher une arme idéologique révolutionnaire et ouvrit la voie au marxisme­léninisme.

A l’époque du Mouvement du 4 Mai, le président Mao fut à la pointe du combat contre le confucianisme.

Après le déclenchement du Mouvement, il fut rédacteur en chef du célèbre Xiangjiang Pinglun et d’autres périodiques révolutionnaires, créa la Bibliothèque de la Culture et fonda l’Association d’Etude du Marxisme, afin de propager le marxisme-léninisme et de stimuler le développement de la lutte anti­impérialiste et antiféodale.

Armé du marxisme-léninisme, il révéla avec acuité que les idées de Confucius étaient des idées autocratiques employées par les classes dominantes réactionnaires depuis deux millénaires et utilisées comme des instruments par l’impérialisme et ses chiens couchants, les seigneurs de guerre féodaux, pour opprimer et asservir le peuple ; que le peuple ne pouvait se sortir de l’oppression et de l’asservissement et obtenir sa libération complète qu’en se débarrassant totalement du joug des rites confucéens.

Le président Mao indiqua que le marxisme-léninisme qui avait pénétré en Chine après la Révolution d’Octobre en Russie, s’avançait comme des vagues impétueuses ; mais que pour assurer sa propagation continue et la mobilisation du peuple dans une révolution anti­impérialiste et antiféodale conséquente, il fallait briser la domination idéologique de la doctrine de Confucius et de Mencius.

En liant la critique de la doctrine de Confucius et de Mencius à la lutte anti­impérialiste et antiféodale, il contribua largement à propager le marxisme-léninisme, et indiqua la ligne et l’orientation correctes dans la lutte d’alors contre le confucianisme.

La lutte actuelle menée en largeur et en profondeur par les masses des ouvriers, des paysans et des soldats, et par les intellectuels révolutionnaires pour critiquer Lin Piao et Confucius, est le prolongement et le développement de la lutte anticonfucianiste du peuple travailleur au cours de l’histoire, lutte dirigée par le prolétariat depuis le Mouvement du 4 Mai. Ainsi que les réactionnaires de tous les temps, Lin Piao, cet arriviste et conspirateur bourgeois, vénérait lui aussi Confucius et le confucianisme.

Héritier à cent pour cent de la doctrine de Confucius et de Mencius, il cherchait, tout comme eux, à restaurer l’ancien régime, à faire tourner en arrière la roue de l’histoire. Il s’employait à prôner cette doctrine, l’utilisant comme arme idéologique pour mettre en pratique sa ligne révisionniste contre­révolutionnaire, pour renverser la dictature du prolétariat au profit du capitalisme.

La liaison de la critique de Lin Piao avec la critique approfondie de Confucius nous aidera à nous en tenir mieux encore au marxisme, à nous opposer au révisionnisme, à liquider plus radicalement encore les influences nocives de la ligne révisionniste de Lin Piao, à renforcer la dictature du prolétariat et à prévenir la restauration du capitalisme.

mardi 10 septembre 1974


Les documents de 1974