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La grande révolution chinoise et la grande tragédie de l’Union soviétique − 1967

Publié dans le Renmin Ribao, 7 juin 1967

Camarades,

Dès le début, la grande révolution culturelle prolétarienne de Chine a frappé la clique des renégats révisionnistes soviétiques au point le plus sensible et a secoué leur « trône » chancelant.

Depuis toute une année, il ne s’est guère passé de jour sans que la clique révisionniste soviétique dirigée par Brejnev et Kossyguine n’ait calomnié, attaqué et dénigré perfidement la grande révolution culturelle prolétarienne de Chine. Répandant sans cesse des absurdités, ils allèguent que la grande révolution culturelle chinoise est une « grande tragédie ».

Cela est-il étrange ? Point du tout.

L’Histoire montre qu’une grande révolution authentique est toujours un joyeux festival pour les peuples révolutionnaires mais une grande tragédie pour les forces réactionnaires.

Quand la grande Commune de Paris fut proclamée en 1871, Marx a salué l’événement, comme « la plus grande date » pour le prolétariat. Mais les monarques et les gouvernants bourgeois d’Europe poussèrent des cris d’alarme, hurlant que c’était une « catastrophe épouvantable ».

Quand retentirent les salves du croiseur Aurore en 1917 et quand s’éleva le chant de triomphe de la grande Révolution russe d’Octobre, combien les prolétaires et tous les révolutionnaires du monde étaient transportés de joie et se sentaient encouragés !

Mais alors les impérialistes et les renégats de la IIe Internationale disaient en serrant les dents que ce serait le « dernier acte » de la révolution russe, que c’était, de la part des bolcheviks, de l’« arbitraire » et une « aventure ».

Quand en 1949 la grande révolution chinoise fut victorieuse, combien le peuple de toute la Chine et tous les autres peuples du monde éprouvaient de joie !

Mais alors l’impérialisme américain pris de panique criait que la « situation en Chine » était « malheureuse » et « tragique », que c’était une « période des plus angoissantes » !

La grande révolution culturelle prolétarienne qui se déroule actuellement en Chine est un mouvement révolutionnaire qui, comparé à la Commune de Paris, à la Révolution d’Octobre et à toutes les révolutions du passé en Chine, a une ampleur et une profondeur plus grandes encore.

N’est-il donc pas tout à fait logique qu’une si grande révolution soulève des hurlements et des injures du côté de la clique des renégats révisionnistes soviétiques et de toutes les forces réactionnaires du monde entier ?

Qui donc a maudit les premiers Soviets créés par les classes laborieuses russes ? Ce sont « tous les gredins de la bourgeoisie, toute la bande des vampires, avec leur thuriféraire Kautsky », comme l’a écrit Lénine après la Révolution russe d’Octobre.

Les Brejnev, Kossyguine et consorts sont précisément aujourd’hui des disciples du renégat Kautsky qui fut dénoncé âprement et avec indignation par Lénine.

En insultant furieusement la grande révolution culturelle chinoise, en la qualifiant de « grande tragédie », ils ne font que se révéler des contre-révolutionnaires.

Certes, il s’est produit une grande tragédie dans le mouvement communiste international de notre époque. Mais c’est en Union soviétique qu’elle s’est produite, et non en Chine.

Les coupables en sont précisément la bande de fieffés renégats et vendus ayant pour représentants Khrouchtchev et ses successeurs, les Brejnev, Kossyguine et compagnie.

Le révisionnisme domine maintenant dans la patrie du léninisme, où le drapeau du grand Lénine a été amené et foulé aux pieds par la clique révisionniste khrouchtchévienne.

En Union soviétique, le premier Etat socialiste du monde, établi par Lénine lui-même, la dictature du prolétariat s’est aujourd’hui transformée en dictature de la bourgeoisie ; le capitalisme a été restauré et l’Etat socialiste a changé de nature.

Le peuple soviétique qui, instruit par Lénine et dirigé par Staline, avait accompli des exploits dignes d’éloges, est réduit aujourd’hui de nouveau à la situation d’opprimé et d’exploité. Il a été dépossédé des fruits de la révolution, conquis au prix de luttes prolongées et de flots de son sang.

Dans cette Union soviétique qui était considérée par les peuples du monde comme la base d’appui de la révolution mondiale, et vers laquelle des millions et des millions de révolutionnaires tournaient leurs regards, la clique dirigeante est maintenant devenue le complice numéro un de l’impérialisme américain et un autre quartier général de la réaction mondiale. L’étoile rouge qui brillait sur le Kremlin a perdu tout son éclat.

Quel terrible tableau c’est là, et quelle grande et grave régression historique !

L’histoire du mouvement communiste international n’offre pratiquement pas d’exemple de pays socialiste où la bourgeoisie internationale soit parvenue à renverser un pouvoir d’Etat prolétarien par une attaque armée de l’extérieur.

Mais c’est de l’intérieur qu’une forteresse peut le plus facilement être enlevée.

L’impérialisme aux abois, qui s’exténue en vain à lancer de l’extérieur des menaces de guerre contre les pays socialistes, recourt maintenant principalement à la clique khrouchtchévienne pour mener la subversion de l’intérieur, et il a effectué l’« évolution pacifique » en Union soviétique sans se servir d’un seul soldat ou d’une seule cartouche.

N’est-ce pas là une leçon historique de première importance ?

La grande régression historique dont est le théâtre l’Union soviétique pose au mouvement communiste international de nouvelles questions de la plus haute importance, à savoir : après s’être emparé du pouvoir, comment le prolétariat peut-il le conserver et empêcher la restauration du capitalisme ?

Comment la révolution socialiste peut-elle être menée jusqu’au bout dans une lutte des classes aiguë et complexe ?

Ce sont là des questions d’importance majeure qui ne se sont pas posées à tels de nos prédécesseurs marxistes-léninistes, et que tels autres n’ont pas eu le temps de résoudre ou pas su résoudre.

C’est le plus grand marxiste-léniniste de notre temps, notre guide génial, le président Mao, et la grande révolution culturelle prolétarienne de Chine, sans précédent dans l’Histoire et qu’il dirige en personne, qui ont résolu théoriquement ces questions et ont, par la pratique révolutionnaire, ébranlant ciel et terre, de masses populaires fortes de centaines de millions d’hommes, fourni les réponses à ces questions.

Si la tragédie a eu lieu en Union soviétique, la leçon la plus fondamentale qu’on peut en tirer est celle-ci : le pouvoir d’Etat prolétarien y a été usurpé par la clique révisionniste khrouchtchévienne.

Après la mort du grand marxiste-léniniste qu’était Staline, Khrouchtchev, arriviste et comploteur de longue date qui s’était faufilé dans le Parti, et ses séides ont jugé les conditions mûres pour déclencher une révolution de palais et ont usurpé le pouvoir de direction dans le Parti, l’armée et le gouvernement en Union soviétique.

Depuis lors, le pouvoir d’Etat en Union soviétique a changé de nature, une dictature de la bourgeoisie a remplacé la dictature du prolétariat, et la bourgeoisie, par la main de ses agents, a effectué une restauration contre-révolutionnaire.

Le président Mao a indiqué :

« Les représentants de la bourgeoisie qui se sont infiltrés dans le Parti, dans le gouvernement, dans l’armée et dans les différents milieux culturels constituent un ramassis de révisionnistes contre- révolutionnaires. Si l’occasion s’en présentait, ils arracheraient le pouvoir et transformeraient la dictature du prolétariat en dictature de la bourgeoisie. »

La grande révolution culturelle prolétarienne de Chine a justement tiré l’enseignement de cette grave leçon historique donnée par l’Union soviétique.

Cette grande révolution a très profondément éduqué et aguerri le peuple chinois, et a très profondément éduqué et influencé aussi les peuples révolutionnaires du monde entier.

Par tout le monde aussi bien qu’en Chine, des millions et des millions de révolutionnaires, par leur expérience personnelle ou ce qu’ils observent de la grande révolution culturelle prolétarienne chinoise, par la comparaison et l’analyse, s’arment toujours davantage de la brillante pensée de Mao Tsé-toung.

Une fois assimilée par les masses, la théorie révolutionnaire engendre une grande force matérielle infiniment puissante pour la transformation du monde.

Cette grande révolution conduit tous les révolutionnaires à comprendre de plus en plus clairement que pendant toute la période historique de la dictature du prolétariat, classes, lutte des classes, et lutte entre la voie socialiste et la voie capitaliste continuent d’exister dans la société et que, par conséquent, le danger de restauration capitaliste existe pendant une longue période.

Cette grande révolution conduit tous les révolutionnaires à comprendre de plus en plus clairement que dans la lutte des classes sous la dictature du prolétariat, le pouvoir politique demeure la chose essentielle entre toutes.

Le prolétariat veut consolider son pouvoir politique et la bourgeoisie veut le renverser. Le prolétariat veut consolider la dictature du prolétariat, et la bourgeoisie veut la renverser.

C’est une lutte à mort. Si nous relâchons notre vigilance, le pouvoir d’Etat sera usurpé par des individus du genre Khrouchtchev et le pouvoir politique qui avait été conquis par le prolétariat sera à nouveau perdu.

Cette grande révolution culturelle conduit tous les révolutionnaires à comprendre de plus en plus clairement que le danger de la restauration du capitalisme provient principalement de ces représentants de la bourgeoisie qui se sont faufilés dans les organismes de la dictature du prolétariat, de la poignée des responsables qui sont du Parti mais se sont engagés dans la voie capitaliste.

La contradiction entre le prolétariat et la poignée de responsables en question demeure la contradiction principale dans la société socialiste.

Elle est l’expression concentrée de la lutte des classes entre le prolétariat et la bourgeoisie, entre la voie socialiste et la voie capitaliste.

Cette poignée de responsables est la cible principale de la révolution menée sous la dictature du prolétariat.

Cette grande révolution culturelle conduit tous les révolutionnaires à comprendre de plus en plus clairement que la lutte des classes menée par le prolétariat contre la bourgeoisie dans le domaine idéologique est d’une importance vitale et d’une nécessité primordiale.

Le président Mao a dit :

« Pour renverser un pouvoir, il faut nécessairement et en premier lieu préparer l’opinion et travailler dans le domaine de l’idéologie. Cela est valable aussi bien pour une classe révolutionnaire que pour une classe contre-révolutionnaire. »

Par conséquent,

« la lutte des classes entre les idéologies prolétarienne et bourgeoise sera encore longue et sujette à des vicissitudes, et par moments elle pourra même devenir très aiguë ».

Si le prolétariat ne défait pas définitivement la bourgeoisie dans la révolution idéologique et culturelle, alors, la bourgeoisie attaquera le prolétariat, en tout premier lieu sur les fronts idéologique et culturel, le pouvoir politique du prolétariat pourra encore être repris par la bourgeoisie et tout ce qui a été obtenu dans la lutte par le peuple travailleur pourra toujours être détruit en un seul jour.

Cette grande révolution culturelle conduit tous les révolutionnaires à comprendre de plus en plus clairement que la grande démocratie prolétarienne est la meilleure forme pour lancer les masses dans des luttes révolutionnaires sous la dictature du prolétariat.

A partir de la base, les révolutionnaires prolétariens et les larges masses révolutionnaires déploient le mouvement de masse de la grande révolution culturelle prolétarienne, ils mettent au grand jour des individus du genre Khrouchtchev, démasquent la poignée de responsables qui au sein du Parti, suivent la voie capitaliste, les critiquent et les mettent hors d’état de nuire, arrachent le pouvoir de leurs mains, garantissant ainsi que le pouvoir politique du prolétariat demeure fermement entre les mains des révolutionnaires prolétariens.

Le président Mao nous enseigne ceci : La grande révolution culturelle actuelle n’est que la première du genre. Dans l’avenir, de telles révolutions auront lieu nécessairement à plusieurs reprises.

La question de l’issue de la révolution — qui l’emportera finalement — demande une très longue période historique pour être résolue. Si les choses ne sont pas bien menées, la restauration du capitalisme sera à tout moment possible.

Tous les membres du Parti et le peuple de tout le pays doivent se garder de croire qu’ils pourront dormir tranquillement et que tout ira bien après une, deux, trois ou quatre grandes révolutions culturelles.

Il nous faut maintenir une attention toute particulière et ne relâcher en rien notre vigilance.

En un mot, cette grande révolution conduit tous les révolutionnaires à comprendre de plus en plus clairement les lois du développement de la société socialiste, les lois de la lutte des classes en société socialiste et les lois de la révolution sous la dictature du prolétariat.

Tout cela est le magnifique résultat auquel notre grand guide, le président Mao Tsé-toung, est parvenu en procédant au bilan approfondi de l’expérience historique de la révolution prolétarienne et de la dictature du prolétariat dans le monde, et tout particulièrement au bilan des leçons historiques de la restauration du capitalisme en Union soviétique, et en analysant les contradictions en société socialiste, développant ainsi le marxisme-léninisme de façon créatrice.

Marx et Engels ont analysé les contradictions dans la société capitaliste, découvert la loi de l’extinction inévitable du capitalisme et établi la théorie du socialisme scientifique.

Lénine et Staline ont développé le marxisme. Ils ont analysé les contradictions de l’impérialisme, résolu une série de problèmes concernant la révolution prolétarienne à l’époque de l’impérialisme, et résolu en théorie et en pratique la question de réaliser la dictature du prolétariat dans le cadre d’un seul pays.

Le président Mao a, à son tour, développé le marxisme-léninisme en résolvant une série de problèmes qui se posent dans la révolution prolétarienne de l’époque actuelle, et en résolvant en théorie et en pratique le problème de savoir comment mener la révolution sous la dictature du prolétariat et comment prévenir la restauration du capitalisme.

C’est un très grand bond en avant dans la doctrine révolutionnaire du marxisme-léninisme.

Cela indique que le marxisme-léninisme est arrivé à une étape toute nouvelle, celle de la pensée de Mao Tsé-toung.

Ainsi, la grande révolution culturelle prolétarienne qui se déroule en Chine conformément aux théories scientifiques découvertes par le président Mao Tsé-toung, a prévenu une répétition en Chine de la tragédie de l’Union soviétique, fait s’évanouir le rêve de restauration du capitalisme en Chine nourri par l’impérialisme et le révisionnisme.

De plus, elle a inauguré une nouvelle ère dans le mouvement communiste international, une époque nouvelle dans la révolution mondiale socialiste prolétarienne.

La grande révolution culturelle chinoise est un événement qui apporte une joie indicible, un grand espoir et un immense encouragement aux prolétaires et à tous les révolutionnaires du monde, un exaltant chant de triomphe du prolétariat international qui retentit jusqu’aux nues.

Mais pour les impérialistes et la clique des renégats révisionnistes soviétiques, elle est véritablement un grave sujet d’affliction et d’angoisse, une grande catastrophe, car elle sonne leur glas, elle marque que leur fin est proche, que leur « trône » va bientôt s’écrouler !

Dans l’histoire de l’humanité, le remplacement d’un système social par un autre est un processus tortueux, sujet à des flux et reflux.

Cela était même vrai pour la révolution bourgeoise qui a été le remplacement d’un système d’exploitation par un autre. Il est donc encore plus inconcevable que la révolution prolétarienne qui a pour but d’éliminer tous les systèmes d’exploitation, ne soit pas un processus tortueux, sujet à des flux et reflux. Selon le point de vue du matérialisme historique, la grande régression historique provoquée en Union soviétique par cette bande de grands renégats que constitue la clique dirigeante révisionniste soviétique n’est qu’un épisode de l’Histoire.

Certes, c’est un très grand malheur. Toutefois, le président Mao a fait le bilan des expériences historiques tant positives que négatives et a trouvé le moyen d’empêcher la restauration du capitalisme, transformant ainsi ce très grand malheur en une très grande source de bonheur.

Nous nous trouvons maintenant dans une nouvelle époque, une époque où flotte le grand drapeau de la pensée de Mao Tsé-toung.

Les marxistes-léninistes et les peuples révolutionnaires du monde entier qui ont assimilé la grande pensée de Mao Tsé-toung toujours victorieuse mettront en pièces l’ensemble du monde ancien et chasseront de la scène de l’Histoire toute cette engeance maudite des impérialistes, des révisionnistes modernes et des réactionnaires de tous les pays.

jeudi 18 janvier 2018


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