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La classe ouvrière doit exercer sa direction en tout − 1968

Article de Yao Wen-yuan publié dans le Hongqi, N°2, 1968

Un grand essor s’annonce dans la phase de lutte-critique-réforme. La publication des directives les plus récentes du président Mao et l’entrée dirigée et systématique d’une puissante armée d’ouvriers de l’industrie dans les écoles et dans tous les autres secteurs où la tâche de lutte-critique-réforme n’a pas encore été menée à bien, en constituent le signe avant-coureur.

Cet essor apparaît après l’exécution d’une série de tâches dont l’établissement des comités révolutionnaires dans diverses provinces, municipalités relevant directement de l’autorité centrale et régions autonomes, la vaste campagne de critique et l’élimination de nos rangs des ennemis de classe.

Il va entraîner de profonds changements dans tous les domaines ; un violent assaut sera lancé contre tout ce qui, dans la superstructure, ne convient pas à la base économique socialiste ; les larges masses populaires seront éduquées et la réaction camouflée sera écrasée ; tout cela mènera à la victoire complète la grande révolution culturelle prolétarienne et stimulera considérablement le développement des forces productives de la société.

Ce qui incombe actuellement aux comités révolutionnaires à tous les échelons, c’est de mener à bien, consciencieusement et sans perdre de temps, l’importante tâche de lutte-critique-réforme. Pour s’en acquitter, il faut s’en tenir à la direction de la classe ouvrière et « faire jouer pleinement son rôle dirigeant à cette classe dans la grande révolution culturelle et dans tous les domaines du travail ».

Le mot d’ordre de substituer la dictature du prolétariat à celle de la bourgeoisie a été lancé au milieu du XIXe siècle au moment même où le marxisme commençait à prendre forme. Il y a aujourd’hui cent vingt ans de cela. Seuls l’impérialisme, la classe des propriétaires fonciers, la bourgeoisie ainsi que leurs agents − les révisionnistes anciens et nouveaux − s’opposent à ce mot d’ordre révolutionnaire conséquent.

Le Parti communiste chinois lui, en a fait son programme fondamental, et pour matérialiser ce mot d’ordre, il est nécessaire de s’unir aux larges masses non ouvrières et de les diriger vers l’avant : principalement les masses paysannes, les masses petites-bourgeoises urbaines et les intellectuels susceptibles d’être rééduqués.

La grande révolution culturelle prolétarienne dans tout son cours n’a été menée que sous la direction d’une seule classe - la classe ouvrière. Notre Parti est l’avant-garde du prolétariat. Le quartier général du prolétariat, ayant le président Mao comme commandant en chef et le vice-président Lin Piao comme commandant en chef adjoint, cristallise les intérêts de la classe ouvrière, des paysans pauvres et des paysans moyens de la couche inférieure ainsi que des autres masses laborieuses.

Ce quartier général prolétarien constitue l’unique centre dirigeant de tout le Parti, toute l’Armée, tout le pays et des larges masses révolutionnaires. La ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao et ses différentes directives traduisent les exigences pressantes de la classe constitue un événement bouleversant ciel et terre. De tous temps, les écoles ont été le monopole des classes exploiteuses et de leur progéniture.

Après la Libération, la situation s’est quelque peu améliorée, mais le monopole des intellectuels bourgeois est resté fondamentalement intact. Parmi les étudiants sortis de ces écoles, certains, pour différentes raisons, ont été à même de s’intégrer aux ouvriers, aux paysans et aux soldats et de les servir (en général, parce qu’eux-mêmes ou leurs professeurs sont relativement de bons éléments, ou bien parce que l’influence de leur famille, de leurs parents et de leurs amis, mais surtout l’influence de la société leur a été bénéfique) ; d’autres n’en ont pas été capables.

Dans un Etat de dictature du prolétariat, il existe ce phénomène fort sérieux : la bourgeoisie dispute au prolétariat la direction. Dans cette grande révolution culturelle prolétarienne, quand les jeunes combattants de la Garde rouge se sont vaillamment révoltés contre la poignée des responsables du Parti qui se sont engagés dans la voie capitaliste, les forces réactionnaires bourgeoises dans les écoles ont subi, pendant un certain temps, des coups sévères.

Mais peu après, sous le couvert, certaines personnes sont redevenues actives, incitant une partie des masses à lutter contre une autre, cherchant à saper la grande révolution culturelle, à miner la tâche de lutte-critique-réforme, à saboter la grande alliance et la triple union révolutionnaire ainsi que l’élimination de nos rangs des ennemis de classe et la consolidation des organisations du Parti. Cela a suscité le mécontentement des larges masses.

Les faits nous le démontrent : dans ces circonstances, en s’appuyant uniquement sur les étudiants et les intellectuels, il n’est pas possible d’accomplir, sur le front de l’enseignement, la tâche de lutte-critique-réforme ainsi que toute une série d’autres tâches ; il faut, avoir la participation des ouvriers et des combattants de l’A.P.L. et la ferme direction de la classe ouvrière.

Le président Mao a tout récemment indiqué :

« Pour accomplir la révolution prolétarienne dans l’enseignement, il faut que la classe ouvrière en assume la direction, il faut que les masses ouvrières y prennent part et réalisent, avec la coopération des combattants de l’Armée de Libération, la triple union révolutionnaire comprenant aussi les éléments actifs qui, parmi les étudiants, les enseignants et les travailleurs des écoles, sont décidés à mener cette révolution jusqu’au bout. Les équipes ouvrières de propagande devront rester longtemps dans les écoles et y participer à toutes les tâches de lutte-critique-réforme. De plus, elles devront toujours diriger les écoles. Dans les campagnes, il revient aux paysans pauvres et aux paysans moyens de la couche inférieure, les alliés les plus sûrs de la classe ouvrière, d’administrer les écoles. »

Cette directive du président Mao indique l’orientation et la voie à suivre pour la révolution de l’enseignement dans les écoles. Elle constitue une arme acérée destinée à détruire définitivement le système bourgeois d’enseignement. La masse des jeunes étudiants doit accueillir avec enthousiasme la prise en charge par la classe ouvrière des positions de front que sont les écoles, sa participation à la tâche de lutte-critique-réforme et la direction permanente qu’elle assumera dans les écoles.

La classe ouvrière possède une riche expérience pratique dans les trois grands mouvements révolutionnaires : la lutte de classes, la lutte pour la production et l’expérimentation scientifique. Elle voue la plus grande haine à tous les propos et actes contre-révolutionnaires qui s’opposent au socialisme et à la pensée de Mao Tsé-toung.

C’est elle qui nourrit la haine la plus implacable pour l’ancien système d’enseignement au service des classes exploiteuses. C’est elle qui s’oppose le plus fermement à la « guerre civile » que se livrent certains intellectuels, portant préjudice par-là aux biens de l’Etat et entravant la tâche de lutte-critique-réforme.

C’est elle qui éprouve la plus grande répugnance devant les bavardages creux et le double jeu de ceux dont les paroles et les actes sont en opposition. En conséquence, c’est l’union des masses ouvrières avec les combattants de l’A.P.L. de Chine, pilier principal de la dictature du prolétariat, qui peut le mieux en finir avec toutes les tendances erronées allant à l’encontre de la ligne révolutionnaire du président Mao et résoudre le plus efficacement tous les problèmes considérés depuis longtemps comme importants et épineux.

Les contradictions qui font se quereller sans fin les intellectuels sans qu’elles soient résolues pour autant, sont rapidement réglées dès l’arrivée des ouvriers. C’est seulement avec l’intervention de ces derniers et de l’A.P.L. que se révèle totalement le visage contre-révolutionnaire de la poignée de mauvais éléments cachés dans les coulisses, ceux-là mêmes qui incitent une partie des masses à lutter contre une autre.

« Il suffit aux ouvriers de s’occuper de leurs usines. »

C’est là un point de vue antimarxiste. La classe ouvrière sait qu’elle ne pourra finalement se libérer qu’après avoir émancipé l’humanité tout entière. Si la révolution prolétarienne dans l’enseignement n’est pas menée à fond dans les écoles et si les racines du révisionnisme ne sont pas extirpées, la classe ouvrière ne pourra se libérer définitivement et, avec le danger de restauration du capitalisme, demeurera pour elle celui d’être à nouveau exploitée et opprimée.

Participer activement à la grande révolution culturelle dans tous les domaines et faire en sorte que la pensée de Mao Tsé-toung occupe toutes les positions sur le front de la culture et de l’éducation, telle est la responsabilité que doit assumer une classe ouvrière consciente.

« Nous voulons nous libérer nous-mêmes et nous n’avons pas besoin de la participation d’ouvriers qui ne dépendent pas de l’école. »

Voici ce que dit la Décision du Comité central du Parti communiste chinois sur la grande révolution culturelle prolétarienne :

« les masses ne peuvent se libérer que par elles-mêmes ».

Les ouvriers ne seraient-ils pas compris parmi les « masses » ? La classe ouvrière ne compterait-elle pas parmi les masses « elles-mêmes » ? Tous les révolutionnaires prolétariens authentiques, et non ceux qui se déclarent tels pour tromper les autres, voient en la classe ouvrière les leurs, la partie la plus avancée et la plus consciente des masses populaires.

La triple union composée d’ouvriers, de combattants de l’A.P.L. ainsi que d’éléments actifs révolutionnaires dans chaque école constitue la plus sûre garantie pour que les masses se libèrent elles-mêmes. Tous ceux qui considèrent les ouvriers comme forces étrangères aux masses « elles-mêmes », sont soit des brouillons, soit des éléments étrangers à la classe ouvrière, et par conséquent celle-ci a entièrement raison d’exercer sa dictature sur eux.

Il y a de ces intellectuels qui se proclament « révolutionnaires prolétariens » ; mais dès que la classe ouvrière touche aux intérêts de leur tout petit « royaume indépendant », ne voilà-t-il pas qu’ils s’opposent aux ouvriers.

En Chine, il existe encore pas mal de ces gens semblables au Maître Cheh qui se passionnait pour les dragons. Ce sont eux qui méprisent les ouvriers [1] et les paysans, affichent des airs supérieurs et présument de leur valeur ; en fait, ils ne sont que des Maîtres Cheh de l’époque moderne. Les ouvriers et l’A.P.L. doivent entrer là où les intellectuels sont en grand nombre, que ce soit les écoles ou autres établissements, pour mettre fin à leur empire souverain, occuper les « royaumes indépendants » grands ou petits et s’emparer des endroits où sont retranchés les partisans de la théorie des « centres multiples », qui revient à n’en avoir aucun.

Ainsi, tout ce qui est malsain dans l’atmosphère, le style de travail et les idées, et qui existe là où pullulent les intellectuels, pourra changer ; il sera alors possible à ces derniers de se rééduquer et de se libérer.

« Les ouvriers ne connaissent rien à l’enseignement. »

Voilà comment parlent certains « grands intellectuels ». En voilà assez de votre morgue d’intellectuels bourgeois !

Il y a deux sortes d’enseignement : l’enseignement bourgeois et l’enseignement prolétarien. Ce que vous « connaissez », c’est le pseudo savoir de la bourgeoisie. Un tel enseigne la science et la technique, mais il ne sait pas manœuvrer et réparer une machine, tel autre enseigne la littérature, mais il ne sait pas rédiger un article, tel autre encore enseigne la chimie agricole, mais il ne connaît rien à l’épandage des engrais.

Des faits aussi ridicules ne sont-ils pas monnaie courante ? Le système prolétarien d’enseignement qui réalise l’unité de la théorie et de la pratique ne s’élaborera progressivement qu’avec la participation directe du prolétariat ; mais vous êtes trop ignorants pour comprendre cela.

« Les ouvriers ne connaissent pas la situation dans les établissements d’enseignement ; ils n’y connaissent pas l’historique de la lutte entre la ligne prolétarienne et la ligne bourgeoise. »

Camarades, soyez tranquilles, les ouvriers se mettront au courant. Le niveau de la classe ouvrière est bien plus élevé que celui de ces intellectuels qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, imprégnés qu’ils sont de l’esprit de clan.

Les ouvriers ne vont pas rester seulement deux ou trois jours dans les écoles, ils y travailleront pendant longtemps, ils les occuperont et les dirigeront toujours. Tous les faits et phénomènes qui existent objectivement peuvent être connus, et la classe ouvrière parviendra, par sa pratique révolutionnaire, à approfondir sa connaissance du monde qu’elle pourra transformer à son image.

Les équipes ouvrières de propagande doivent se rendre, systématiquement et selon un plan déterminé, dans les établissements d’enseignement supérieur, secondaire et primaire, dans tous les secteurs de la superstructure, toutes les unités de travail où la tâche de lutte-critique-réforme n’a pas encore été menée à bien.

Avec la pensée de Mao Tsé-toung pour boussole, elles doivent s’unir avec les éléments actifs décidés à mener jusqu’au bout la révolution prolétarienne dans l’enseignement, les aider, et rallier les masses dans leur grande majorité, y compris les intellectuels susceptibles d’être rééduqués ; en faisant preuve de l’esprit révolutionnaire conséquent, propre au prolétariat, elles doivent promouvoir la tâche de lutte-critique-réforme, dans ces établissements.

C’est là la grande mission historique qui incombe actuellement à la classe ouvrière chinoise. Au cours de ce processus, elle-même s’aguerrira profondément dans la lutte de classes. D’excellents cadres ouvriers émergeront, qui iront renforcer tous les secteurs des organismes d’Etat, ainsi que les comités révolutionnaires à tous les échelons, car leur rôle ne se limitera pas à la seule administration des établissements d’enseignement.

Pour accomplir cette mission historique, la classe ouvrière doit étudier consciencieusement la pensée de Mao Tsé-toung, s’assimiler la ligne de masse et le style de travail consistant à faire des enquêtes et des recherches, ligne et style de travail qu’a toujours enseignés le président Mao, élever constamment sa conscience politique, renforcer le sens de la discipline révolutionnaire, critiquer sans cesse l’action corrosive et l’influence du style corrompu de la bourgeoisie sous toutes ses formes au sein de la classe ouvrière.

Dans les institutions culturelles et d’éducation, la bourgeoisie exerce son influence par la force de la tradition ; et quand la classe ouvrière veut transformer le monde selon la conception prolétarienne du monde, c’est-à-dire selon la pensée de Mao Tsé-toung, la bourgeoisie s’efforce immanquablement, par le biais de la conception bourgeoise du monde, de corrompre la partie faible dans les rangs des ouvriers, y compris dans ceux de leurs cadres dirigeants. Cela requiert une grande vigilance. Il faut maintenir une ferme position prolétarienne et prendre garde aux attaques lancées contre les rangs ouvriers à l’aide d’obus enrobés de sucre ou par d’autres moyens.

Il faut, en outre, mener à bien et à fond l’élimination de nos rangs des ennemis de classe, faire la révolution et stimuler la production, accomplir avec succès la tâche de lutte-critique-réforme dans les usines et autres entreprises.

Le président Mao a indiqué tout récemment :

« Etablir le comité révolutionnaire fondé sur la triple union, entreprendre la vaste campagne de critique, éliminer de nos rangs les ennemis de classe, consolider les organisations du Parti, simplifier les structures administratives, réformer les règlements et systèmes irrationnels et envoyer le personnel des bureaux au travail à la base, telles sont dans les grandes lignes les phases que doit traverser la tâche de lutte-critique-réforme dans les usines. »

Ces paroles du président Mao constituent le bilan du développement du mouvement de masse à l’étape de la lutte-critique-réforme ; elles indiquent clairement la voie à suivre pour mener cette tâche à bon terme, dans les usines et entreprises.

La première tâche, c’est d’établir le comité révolutionnaire fondé sur la triple union, de sorte que la direction dans les usines et entreprises soit vraiment aux mains du prolétariat. La plupart du temps, elle se combine avec les deux tâches que constituent la vaste campagne de critique et l’élimination, pour l’essentiel, des ennemis de classe de nos rangs.

Cette campagne révolutionnaire, à caractère de masse, a permis de balayer l’influence pernicieuse de la ligne révisionniste contre-révolutionnaire du Khrouchtchev chinois et de ses agents dans différentes régions, d’élever le niveau de conscience quant à la lutte entre la ligne prolétarienne et la ligne bourgeoise ; elle nous prépare à ouvrir, sur les plans politique et idéologique, la voie à l’élimination de nos rangs des ennemis de classe, et dans le cours même de cette élimination, elle joue encore le rôle de mobiliser les masses et de consolider les acquis de la lutte.

Balayer les ennemis de classe hors de nos rangs, frapper avec sûreté, précision et sans merci la poignée d’agents secrets, de traîtres, de responsables du Parti irrémédiablement engagés dans la voie capitaliste ainsi que les propriétaires fonciers, les paysans riches, les contre-révolutionnaires, les mauvais éléments et les droitiers qui ne se sont pas rééduqués, voilà un travail d’importance majeure que doit accomplir la classe ouvrière dans son exercice de la dictature du prolétariat sur la bourgeoisie et sur toutes les autres classes exploiteuses, au cours de l’assainissement de ses propres rangs et de l’élimination des ennemis de classe infiltrés en son sein.

En retour, ce travail fournit des matériaux concrets et vivants pour la vaste campagne de critique. Ces deux tâches se stimulent et se font progresser mutuellement. La campagne de critique et l’élimination de nos rangs des ennemis de classe créent les meilleures conditions pour la consolidation des organisations du Parti.

Au travers des rigoureuses épreuves de la lutte de classes dans les domaines politique, idéologique et organisationnel, la masse des membres du Parti a considérablement élevé sa conscience politique et amélioré ses rapports avec les masses. Les éléments malfaisants, qui sont en nombre infime, ont été évincés du Parti ; la situation des membres du Parti sur le plan politique et de l’organisation a été pour l’essentiel clarifiée.

De plus, l’adhésion aux organisations du Parti d’un certain nombre d’éléments actifs qui ont surgi au cours du mouvement, va constituer pour le Parti un afflux de sang neuf. Ainsi va se former graduellement le noyau dirigeant mettant résolument en pratique la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao ; nous serons à même de mener à bien la consolidation des organisations du Parti, et de réaliser le grand objectif défini à cet effet par le président Mao :

« Les organisations du Parti doivent être composées d’éléments avancés du prolétariat ; elles doivent être des organisations d’avant-garde, dynamiques, capables de conduire le prolétariat et les masses révolutionnaires dans leur combat contre l’ennemi de classe. »

Dans les entreprises industrielles et minières, le mouvement se déroule ainsi, et en général il en est de même pour les institutions culturelles et d’éducation ainsi que pour les organismes du Parti et du gouvernement.

L’essor de la révolution stimule celui de la production. Grâce aux efforts des centaines de millions de paysans pauvres et de paysans moyens de la couche inférieure, la production agricole de notre pays a été excellente pendant plusieurs années. C’est seulement lorsque les positions du socialisme dans les campagnes sont consolidées que le mouvement de la grande révolution culturelle prolétarienne des régions urbaines peut voler de victoire en victoire.

Nous rendons hommage à ces fermes alliés de la classe ouvrière que sont les paysans pauvres et les paysans moyens de la couche inférieure. A mesure que se développe en profondeur la tâche de lutte-critique-réforme, de nombreux phénomènes nouveaux sont apparus sur le front industriel. Une impétueuse révolution technique se dessine déjà dans beaucoup de régions. La situation est excellente, exaltante, et pour la poignée d’ennemis de classe qui nourrissaient la vaine illusion de leur restauration, c’est la fin.

A l’heure actuelle, les impérialistes américains, les révisionnistes soviétiques et tous les réactionnaires du monde vivent des jours difficiles ; ils subissent des défaites cuisantes ; ils sont en pleine désagrégation, au bout de leur rouleau. Par contre, notre grande patrie socialiste dirigée par le camarade Mao Tsé-toung, aguerrie par la grande révolution culturelle prolétarienne, rayonne avec éclat ; un avenir radieux l’attend.

Nous devons nous efforcer de rester à la hauteur d’une situation en développement, mobiliser pleinement les masses, faire à temps le bilan de l’expérience, mener à bien enquêtes et recherches, bien dégager les expériences types, établir un plan d’ensemble, renforcer la direction et mener sérieusement cette véritable bataille qu’est la tâche de lutte-critique-réforme. C’est la bataille que nous menons pour conduire à la victoire complète la grande révolution culturelle prolétarienne. Avançons sur la lancée de nos victoires, en suivant de près le grand plan stratégique du président Mao !


[1C’est dans le livre de Lieou Hsiang (77-6 av. J.-C.) : Sin siu, écrit sous les Han, que se trouve le récit de Maître Cheh qui se passionnait pour les dragons : « Maître Cheh aimait les dragons ; ses armes, ses instruments, les sculptures et peintures qui ornaient son palais, tout avait forme de dragon. Mais lorsqu’un véritable dragon apprit la chose et qu’il vint lui rendre visite, Maître Cheh fut fou de terreur et comme halluciné. C’est que Maître Cheh en réalité n’aimait nullement les dragons ».