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La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne - 5e partie : L’action des gardes rouges

L’objectif des Gardes Rouges était de frapper les partisans de la voie capitaliste infiltrés dans le Parti, afin de protéger la Pensée Mao Zedong, et donc par là la nature authentique du Parti Communiste de Chine.

Furent ainsi organisées des campagnes de dénonciation, par l’intermédiaire de l’agitation et de la propagande, avec les dazibaos en particulier, jusqu’à parvenir à généraliser des mouvements de masses forçant les cadres révisionnistes à s’avouer vaincus et à faire leur autocritique.

La règle était de ne pas utiliser de violence physique et de ne frapper que la petit minorité de cadres soutenant le révisionnisme, afin que les masses s’approprient entièrement l’expérience de la critique des révisionnistes.

Ce fut ainsi une véritable bataille idéologique et culturelle, où les gardes rouges étaient faibles au départ mais dont le succès devait devenir irrésistible. Leurs apparitions furent militantes : les gardes rouges étaient le plus souvent en tenue kaki et avaient dans tous les cas un brassard rouge, où était écrit en chinois « garde rouge » (Hong Wei Bing) ; ils n’hésitaient pas à faire des « longues marches » pour aller dans tout le pays soutenir leurs positions.

Le mouvement va alors à s’étendre, et ce d’autant plus que les gardes rouges étaient constitués de jeunes de 12 à 30 ans, alors que tout le système éducatif était paralysé. Ils menèrent des actions visant les symboles réactionnaires, comme par exemple des noms de rue, ou bien encore interdire le petit commerce de poissons rouges, d’oiseaux et de cages, etc.

Ils procédèrent pareillement à des perquisitions – 30 000 à la fin septembre 1966 – des logements d’anciens propriétaires fonciers ou capitalistes, confisquant les anciens titres de propriété, les livres de généalogie, l’opium, des biens symboliques de l’ancien régime, etc.

Tout cela relevait du combat contre les « quatre vieilleries » : les vieilles idées, la vieille culture, les vieilles coutumes et les vieilles habitudes. La jeunesse portait le nouveau qui rejette l’ancien ; la Chine nouvelle rejetait l’ancienne.

Dans le document Nous critiquons le vieux monde, on lit comme reflet de cette démarche :

« Nous critiquons les systèmes d’exploitation, les classes exploiteuses, l’impérialisme, le révisionnisme moderne, tous les réactionnaires, et les propriétaires fonciers, les paysans riches, les contre-révolutionnaires, les mauvais éléments et les éléments de droite.

Nous critiquons les représentants de la bourgeoisie, les "savants" et les "autorités" de la bourgeoisie.

Nous critiquons la conception bourgeoise de l’histoire, les théories académiques bourgeoises de toutes sortes, la pédagogie et le journalisme de la bourgeoisie, sa conception de l’art et de la littérature, nous critiquons toutes ses pièces de théâtre, tous ses films et toutes ses œuvres littéraires et artistiques néfastes.

En un mot, nous critiquons le vieux monde, ainsi que la vieille idéologie, la vieille culture, les vieilles moeurs que les impérialistes et toutes les classes exploiteuses utilisent pour empoisonner le peuple travailleur ; nous critiquons toutes les idéologies non prolétariennes, toutes les idées réactionnaires qui sont en antagonisme avec le marxisme-léninisme et avec la pensée de Mao Zedong (…).

Les forces bourgeoises s’évertuent à profiter de cet avantage pour préparer le domaine spirituel et l’opinion publique à un retour au capitalisme.

Au cours des 17 années écoulées depuis la Libération, des luttes longues et acharnées se sont succédé en Chine entre les deux classes et les deux voies sur les fronts idéologique et culturel.

Ces luttes, et en particulier la lutte qui est devenue récemment plus ouverte entre la bourgeoisie qui travaille à la restauration du capitalisme et le prolétariat qui s’y oppose, ont pleinement mis en évidence cette question.

Le président Mao Zedong disait il y a longtemps que tout ce qui est réactionnaire est pareil : si on ne le frappe pas, impossible de le faire tomber. C’est comme lorsqu’on balaie ; dans la règle, là où le balai ne passe pas, la poussière ne s’en va pas d’elle-même. Il en est ainsi de toutes les choses du monde.

Nous devons détruire le vieux monde avant de pouvoir en construire un nouveau.

En vue d’édifier la nouvelle idéologie, la nouvelle culture du socialisme et du communisme, nous devons critiquer et liquider complètement la vieille idéologie, la vieille culture de la bourgeoisie et leur influence.

L’essence même du marxisme-léninisme est critique et révolutionnaire. Il a pour base la critique, la lutte et la révolution. Ce que nous appliquons, c’est la philosophie militante du matérialisme dialectique. La lutte, c’est la vie même.

Nous avons une force de combat d’autant plus grande et nous sommes d’autant plus capables de faire progresser notre grande cause que nous avançons le long d’une voie de lutte correcte.

Le président Mao Zedong a souvent souligné : "Sans destruction, pas de construction ; sans barrage, pas de courant ; sans une pause, pas de progrès."

La destruction en question, c’est la critique, la révolution. Pour la destruction, il est nécessaire de raisonner ; raisonner c’est construire. La destruction venant en premier lieu, elle sera tout naturellement accompagnée de la construction.

C’est précisément dans la lutte ininterrompue contre le système idéologique bourgeois que le marxisme-léninisme et la pensée de Mao Zedong se sont établis et développés.

Le président Mao Zedong a dit : "Ce qui est juste se développe toujours dans un processus de lutte contre ce qui est erroné. Le vrai, le bon et le beau existent toujours en regard du faux, du mauvais et du laid, et se développent toujours dans la lutte contre eux." »