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L’exploitation infâme de la question Macédonienne par la clique traîtresse de Tito

par PANAYOTIS MAVROMATIS

La question nationale fut toujours une des questions les plus délicates et les plus difficiles qu’avaient eu et ont à envisager les Partis de la classe ouvrière.

Le plus difficile dans toute cette question c’est de vaincre le chauvinisme, qui constitue une des formes principales par laquelle s’exprime l’influence de l’idéologie bourgeoise dans les rangs du mouvement prolétarien révolutionnaire.

Sans vaincre le chauvinisme le Parti de la classe ouvrière n’est pas capable de jouer son rôle d’avant-garde pour la libération de la classe ouvrière et de tout le peuple travailleur des chaînes du capitalisme. De même qu’un peuple ne peut se libérer tant qu’il oppresse d’autres peuples (Marx), de même le prolétariat d’un pays ne pourra jouer son rôle, tant qu’il n’extirpe pas dans ses rangs tout reste de chauvinisme et tant qu’il ne s’éduque pas dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien.

C’est sur cette question que furent éprouvés et c’est contre elle que se heurtèrent les vieux Partis de la deuxième Internationale, qui dévièrent du marxisme jusqu’à ce qu’ils glissèrent sur le chemin de la trahison du social-chauvinisme et du social-impérialisme du temps de la première guerre mondiale et après.

C’est sur cette question que furent éprouvés et c’est contre elle que se heurtèrent presque tous les éléments opportunistes de droite et de « gauche » dans les rangs des Partis communistes qui ont fait leur apparition à différentes époques dans les divers pays, depuis les plus insignifiants petits groupes jusqu’au trotskisme contre-révolutionnaire avec comme dernier et classique exemple la clique traîtresse de Tito.

Dans notre pays l’idéologie national-chauviniste a été cultivée pendant des dizaines d’années et a été inculquée dans la conscience de notre peuple sous la forme de la « Grande Idée ».

Sa force était telle qu’elle constitua un frein au développement d’un vrai mouvement démocratique progressiste libre.

Seulement par le développement du prolétariat et la création de son Parti et par l’expérience sanglante d’une série de guerres aventurières dont le zénith fut l’expédition en Ukraine et en Asie Mineure, on commença à dépasser l’influence du chauvinisme bourgeois dans les rangs du mouvement démocratique progressiste, jusqu’à ce que notre Parti émancipé et mûr éclaira la question sociale grecque sous la lumière du marxisme-léninisme et montra que le noyau de toutes les déviations chauvinistes était l’influence de la « Grande Idée ».

La question centrale, la pierre de touche, pour ainsi dire, sur laquelle fut éprouvée la politique nationale de notre Parti, c’est la question macédonienne.

Comme l’on sait, la question macédonienne ne fut pas résolue conformément à la volonté du peuple macédonien.

Par la solution réactionnaire qu’elle reçut, conformément aux intérêts de la bourgeoisie des pays balkaniques qui ont des frontières communes avec elle, la Macédoine, quand elle fut libérée du joug turc, fut partagée en trois parties dont chacune fut annexée à un autre pays balkanique. Une partie (la Macédoine du Vardar) fut annexée par la Serbie, une deuxième (la Macédoine de l’Égée) fut annexée par la Grèce, et une troisième, la plus petite, (la Macédoine de Pirine) fut annexée par la Bulgarie.

De cette façon la question macédonienne ne fut pas résolue.

Et qui plus est, elle resta la pomme de discorde et un objet d’antagonisme entre les régimes monarchistes réactionnaires de ces trois pays, dont chacun aspirait avoir pour son compte l’hégémonie dans les Balkans. L’hégémonie dans les Balkans, sans la possession de toute la Macédoine, était une chimère.

Ainsi commence la querelle autour d’elle. Cet antagonisme fut exploité, attisé et poussé en avant par les grandes puissances impérialistes, qui se servaient des gouvernements monarchistes des pays balkaniques comme des pions sur le grand échiquier de la politique mondiale, poursuivant leurs propres aspirations impérialistes de rapine.

En Macédoine de l’Égée, qui fut annexée à la Grèce, comme résultat des guerres balkaniques et de la première guerre mondiale, l’échange des populations avec la Turquie et la Bulgarie et la persécution implacable de tout élément slave par les régimes grecs réactionnaires, eurent comme résultat des changements radicaux dans la composition nationale de la population.

Cependant, en dépit de tout cela, il y est resté une minorité slavo-macédonienne relativement petite, mais compacte, surtout en Macédoine Occidentale du département de Kastoria, Florina, Edessa qui luttait, et lutte encore, pour sa libération. La ligne de notre Parti dans cette question avait comme guide la thèse du marxisme-léninisme-stalinisme sur la question nationale et l’intérêt plus général de la révolution qui vient au premier rang dans ce cas.

Ainsi fut changé le mot d’ordre central sur la question macédonienne, conformément à la situation, aux changements qui surviennent dans la composition de la population, ainsi qu’à l’intérêt plus général de la révolution en Grèce et dans le Sud-Est de l’Europe.

Il évoluait et changeait conformément au développement et aux changements de la situation (Macédoine Unifiée et Indépendante au début — droits égaux depuis 1935 et droit de disposer de soi-même au peuple macédonien comme résultat de sa lutte actuelle, conformément à la résolution du 5e Plénum du C.C. du Parti Communiste de Grèce).

Les classes dirigeantes en Grèce et ses régimes réactionnaires et avec eux tous leurs maîtres étrangers qui sont passés par notre pays (Anglais, Allemands, Américains) ont utilisé et continuent à utiliser la question macédonienne comme une des principales cibles de provocations et de calomnies dans leur campagne contre le Parti Communiste de Grèce et le mouvement démocratique progressiste de notre peuple.

Ce fait néanmoins ne les empêchait pas de marchander et de vendre la Macédoine chaque fois que l’exigeaient les intérêts de leurs maîtres étrangers ou leur propre intérêt de classe plus étroit (trahison et livraison de Roupel et de Cavalla en 1916, signature du pacte Anion Tsaous-Syrakof en 1944, marchandages suspects des monarcho-fascistes actuels avec la clique de Tito, qui a des visées sur Salonique, etc.)

Le but des classes dirigeantes et de leurs maîtres étrangers était toujours d’ébranler la foi du peuple de la Grèce en son guide naturel, le par une propagande chauviniste effrénée, combinée avec une terreur sanglante féroce exterminatrice, pour briser l’unité du front progressiste démocratique el lui porter des coups décisifs.

A la tête de cet effort se trouvait l’impérialisme anglais. Mais quand, en 1941, la Grèce tomba sous le joug de l’Allemagne hitlérienne, ce fut cette dernière qui continua l’oeuvre des Anglais sur ce point.

Effrayés devant la résistance unanime de notre peuple sous le drapeau de l’E.A.M. et du Parti Communiste de Grèce les conquérants hitlériens et les Quislings indigènes échafaudèrent en 1943 la provocation bien connue du pacte Dascalof-loannidès, croyant ainsi ébranler la confiance de notre peuple en la lutte pour sa liberté, dans sa direction, pour diviser le mouvement de résistance qui créait tant de difficultés à l’hitlérisme en ces moments cruciaux de la guerre.

Quelle était l’évolution de la question macédonienne en ces sombres années de la barbare occupation hitlérienne dans notre pays ? Comment s’exprima la collaboration et la solidarité entre les mouvements de résistance nationale des peuples des Balkans sur la question brûlante macédonienne, plus concrètement quelle fut la position du groupe Tito ; a-t-elle facilité où a-t-elle rendu plus difficile notre lutte ?

L’E.A.M., qui était dirigé par le Parti Communiste de Grèce et qui constituait l’alliance de tout le peuple dans la lutte pour la libération de la Grèce du joug hitlérien, partant de la nécessité de la concentration de toutes les forces démocratiques antifascistes progressistes sous son drapeau, pour les jeter dans la balance de la lutté armée contre les envahisseurs fascistes, a proclamé la pleine égalité de droits du peuple slavo-macédonien avec le peuple grec.

Cette proclamation du programme de trouve son expression dans la politique de la P.E.E.A., du premier gouvernement constitué en mars 1944 dans les montagnes libres de la Grèce et se manifesta par la fondation d’écoles slavo-macédoniennes, la constitution de conseils municipaux (self-government) des slaves indigènes, la participation à la justice populaire, la liberté de se servir de leur langue, etc. etc.

Encore, ce fut dans le feu de la guerre libératrice que firent leur apparition, dès 1943, les premières organisations slavo-macédoniennes populaires de libération (S.O.F., S.N.O.F.), qui se trouvaient en dehors de et collaboraient avec lui. Tout cela évidemment ne se faisait pas et ne se réalisait pas normalement.

Mais dans une lutte dure, d’une part contre les chauvinistes restants dans les rangs du mouvement démocratique, et de l’autre contre les agents secrets ou déclarés de l’ennemi. Nombreux et différents étaient les agents, dont chacun frappait de sa façon propre.

Il y avait d’abord les agents de l’Ochrana Bulgare avec comme figures centrales Caltsef et Dimtsef. qui représentaient la tendance de la « Grande Idée » bulgare sur l’annexion de toute la Macédoine à la Bulgarie, vieux rêve des chauvinistes bulgares.

Il y avait ensuite les agents de l’impérialisme italien, dont la figure principale fut Ravali, qui rêvait de l’annexion d’une partie importante de la Macédoine de l’Égée à l’Albanie, alors colonie italienne.

Il y avait, troisièmement les agents de la Gestapo allemande, qui jouaient leur propre jeu et guidaient les deux premiers.

Il y avait quatrièmement. les agents de l’Intelligence Service Anglais, qui collaboraient avec tous les susdits, et avec l’Ochrana, et avec la Carabinéria et avec la Gestapo, dans le seul but de miner l’influence de l’E.A.M. et du Parti Communiste de Grèce, de les disloquer, de garder ouverte la plaie macédonienne pour saper l’unité de lutte de tous les peuples balkaniques.

C’était la vieille méthode de l’impérialisme anglais, la méthode de diviser et régner. Dans une lutte dure contre tous ceux-ci, se développait la lutte libératrice dans la Macédoine de l’Égée.

Dans leur lutte contre le mouvement de résistance du peuple de la Grèce ces agents employaient aussi les gens de Tito, qui exploitait les fautes éventuelles et les difficultés inévitables dans la question macédonienne, provenant de la nature même et de la composition de l’E.A.M. Leur but était de saper le mouvement de résistance en Grèce, de diviser les forces armées qui luttaient pour sa libération, et notamment l’E.L.A.S., aux moments même les plus critiques, — les jours où avaient lieu les pourparlers du Liban, en mai 1944, et les jours de la libération de la Grèce, en octobre 1944.

Sur ce point la politique des impérialistes Anglais s’identifiait avec celle des agents de Tito, qui étaient dirigés par l’Intelligence Service, car toutes les deux s’efforçaient de créer des histoires pour provoquer des difficultés et faire échouer le passage du pouvoir à l’E.A.M. Les agents de Tito, qui avaient dès lors des visées sur la Macédoine de l’Égée y compris Salonique, craignaient une solution vraiment démocratique de la question macédonienne par le passage définitif du pouvoir à l’E.A.M., ce qui mettrait fin à leurs plans de conquête ; c’est pourquoi ils s’efforçaient de l’empêcher.

Les Anglais, à leur tour, appuyaient, d’une part les visées de Tito, pour l’avoir à leur disposition et de l’autre ils cherchaient ainsi immobiliser des forces de l’E.L.A.S. dans le Nord-Ouest de la Grèce, pour avoir les mains libres, vu qu’ils organisaient dès lors le coup sanglant de décembre 1944 à Athènes. La première occasion pour diviser ouvertement l’E.L.A.S. (leur travail de sape commence déjà plus tôt, en 1943) fut donnée aux agents de Tito par la décision, erronée par ailleurs, de la dissolution du S.N.O.F. et l’adhésion de ses membres à l’E.A.M., qui eut lieu en avril 1944. La scission fut réalisée en mai 1944, lorsque Péïos, avec 80 Slavo-macédoniens de l’E.L.A.S. partit en Yougoslavie, où il fut accueilli à bras ouverts et non comme un scissionniste et fin ennemi du mouvement de résistance.

Après quelque temps il rentra en Grèce, muni d’armes nouvelles et avec des directives concrètes sur l’organisation de son activité de scission.

Alors furent créés les premiers groupes des Slavo-macédoniens qui avaient un caractère politique et semi-militaire et qui recevaient leurs directives de la Yougoslavie, d’où ils recevaient aussi, servis prêts, leurs mots d’ordre : « La Macédoine peut être unie à la Yougoslavie, et même, pas comme un pays indépendant, niais comme une partie de celle-ci » etc.

De cette façon étaient servis les plans de conquête de Tito qui, dès lors, furent encouragés par certains milieux impérialistes. Et cela, juste au moment où s’imposait la coordination de toutes les forces en Grèce pour secouer le joug hitlérien et où il fallait laisser de côté la solution de toute la question slavo-macédonienne, conformément au désir du peuple slavo-macédonien, à un moment plus propice, après la libération de tous les Balkans de tous les envahisseurs étrangers. De cette façon, — dans le meilleur des cas, — le problème plus général de la révolution était subordonnés à la question nationale partielle en déviation du léninisme-stalinisme.

Alors que, comme le souligne le camarade Staline : « Le léninisme a prouvé que la guerre impérialiste et la révolution en Russie ont confirmé : que la question nationale peut être résolue seulement en liaison avec la révolution prolétarienne et sur le terrain de la révolution prolétarienne.

« Cela ne signifie évidemment pas que le prolétariat est obligé d’appuyer toujours et partout, dans tous les différents cas concrets, tout mouvement national. Il s’agit ici du soutien des mouvements nationaux qui contribuent à l’affaiblissement et au renversement de l’impérialisme et non à son affermissement et à son maintien » (Staline : « Les bases du léninisme »).

Mais ici, cet effort de résoudre la question macédonienne dans ce moment historique concret, ne fut pas seulement, dans le meilleur des cas, une façon antidialectique et antimarxiste, vu qu’on la détachait de l’intérêt de la révolution en Grèce et plus généralement au Sud-Est de l’Europe, mais encore il servait les intérêts et les objectifs des impérialistes anglais et américains, qui à cette époque sapaient le mouvement de résistance dans les Balkans et surtout en Grèce, pour empêcher la victoire de la révolution populaire avec la défaite de l’impérialisme hitlérien, qui se faisait déjà entrevoir clairement après les coups mortels de l’Armée Rouge.

Aussi, avons-nous ici une rencontre d’intérêts, de visées et de mots d’ordre des agents de Tito et des agents de l’Intelligence Service en Macédoine d’Egée, qui se manifesta par une collaboration camouflée contre le mouvement de résistance des peuples de la Grèce, voire du peuple grec et slavo-macédonien. Dès lors, il est bien aisé d’aboutir à la conclusion que cette collaboration se faisait après une entente mutuelle.

Cette collaboration des agents de Tito et de l’Intelligence Service, se manifesta dans la pratique aux heures critiques d’octobre 1944, lorsque, au moment où les Allemands, devant le danger d’être coupé par l’Armée Rouge qui avançait, et sous les coups de l’E.L.A.S quittaient la Grèce et le pouvoir passait aux mains du peuple, un autre agent de Tito, Gotché, divisa l’E.L.A.S. en Macédoine Occidentale, et avec un bataillon d’Elassites macédoniens se réfugia en Yougoslavie, provoquant des incidents sanglants et une mauvaise situation dans cette région.

A la même époque les Anglais parachutaient indirectement, en octobre 1944, des, armes et de munitions aux groupes des Slavo-macédonniens, qui étaient dirigés directement par la Yougoslavie, disloquant ainsi l’unité du mouvement de résistance du peuple grec et slavo-macédonien. Ces parachutages se faisaient à l’aéroport de Chromiista soit-disant pour l’E.L.A.S. De là les Anglais transportaient le matériel et l’emmagasinaient à Vaspori, d’où il était soi-disant volé par les groupes de Péïos et de Gotché pour être employé contre l’E.L.A.S.

Entre-temps, à Monasitri on lançait le mot d’ordre de la complète de Salonique.

Ces groupes continuèrent à exister aussi après l’accord de Varkiza, jusqu’en 1946, et étaient dirigés par le dit Comité Politique de la Macédoine de l’Egée, qui avait sou siège ,à Skoplje et qui recevait des ordres directement Coliseiski.

L’activité de ces groupes s’enchevêtre aussi avec l’activité post-varkizienne des agents anglais de l’Intelligence Service, qui avaient comme point de départ le vice-consulat à Florina, que les Anglais se dépêchèrent de fonder, sans aucune raison après la libération, et qui avaient comme agents-chefs le vice-consul Hills et l’officier anglais Evans (A noter ici, que les Anglais supprimèrent ce vice-consulat quand fut dévoilée son activité par la presse progressiste de notre pays, quelques jours avant l’arrivée en Grèce de l’autre agence officielle de l’impérialisme, la soit-disant commission Balkanique de l’O.N.U.).

Dans la période de l’intervention ouverte des impérialistes anglais à Athènes, en décembre 1944, la pression de la part des Yougoslaves dans la question macédonienne fut un peu relâchée, — sans cependant cesser complètement — mais ceux-ci n’aidèrent le moins du monde le peuple grec dans la nouvelle phase sanglante de sa lutte libératrice.

Quand l’accord de Varkiza fut signé, l’attaque recommença sous le mot d’ordre qu’il s’agissait,d’une trahison, que le Parti Communiste de Grèce s’était vendu aux Anglais, etc.

Les groupes continuèrent leur activité qui commença de prendre aussi une forme sanglante par l’assassinat de cadres slavo-macédoniens restant fidèles sous les drapeaux de l’E.A.M. et du Parti Communiste de Grèce De tels assassinas eurent lieu dans les villages Maniaki, Lefki, Tichio, etc., tandis qu’en même temps on organisait des enlèvements de cadres Slavo-macédoniens qu’on transportait en Yougoslavie, comme ce fut le cas notamment de l’enlèvement de Georges Rogdanis du village Anclartiko, au mois de mars 1945.

Là, on les pressait pour en faire d’eux des agents de l’O.Z.N.A. dans le Parti Communiste de Grèce et l’E.AM. et quand ils se refusaient on leur interdisait de rentrer en Grèce prendre part à la lutte du peuple grec et slavo-macédonien dans les nouvelles conditions de l’occupation anglaise et de la terreur sanglante monarcho-fasciste.

Encore prenaient-ils une position négative et hostile à l’égard des luttes et de la politique de l’E.A.M. et de notre Parti.

A nos mots d’ordre ils répondaient par des mots d’ordre à eux. qui servaient le monarcho-fascisme et les Anglais.

En voilà un exemple : Au mot d’ordre de notre Parti de nous présenter et nous enrôler dans l’armée qu’organisait l’Etat d’après-décembre, les agents de Tito jetaient le mot d’ordre réactionnaire, que personne ne devait se présenter, chose qui faisait difficile notre travail dans les nouvelles forces armées qu’organisait le monarcho-fascisme.

En même temps ils lançaient, de concert avec les gens de Hills et d’Evans, des mots d’ordre autonomistes parmi la population slavo-macédonienne, facilitant ainsi la politique des provocations contre le mouvement démocratique, progressiste, de la Grèce, des provocations, qu’organisaient le monarcho-fascisme et les occupants anglais et qui justifiaient les incursions des hordes du monarcho-fascisme et des Anglais dans les villages de la Macédoine, des incursions qui coûtaient cher en sang à notre peuple. En avril 1945 est fondé à Skopje la N.O.F. spécialement pour la Macédoine de l’Egée, comme une extension de la politique de Tito dans notre pays Un peu plus tard les premiers groupes nofistes font leur apparition en Grèce.

Au début ils se présentent comme une continuation des groupes et recevaient leurs directives de la Yougoslavie.

La N.O.F. avait au commencement un caractère restreint. Le peuple macédonien la regardait avec méfiance, car il flairait des agents étrangers derrière.

Alors sont organisés les premières cellules dans le Parti Communiste de Grèce et l’E.A.M., par des agents de Tito et des gens du disloquant ainsi l’unité de tous les deux. Dans ces premiers groupes de la N.O.F. agissaient à leur aise, les gens de Hills et d’Evans, dont un agent fut Klistidis de Crystalopighi.

Quand le 7e Congrès du Parti Communiste de Grèce prit la résolution de dissoudre ses organisations dans les villages et que ses membres et ses cadres devaient adhérer au Parti agraire de Grèce, les agents de Tito s’opposèrent à cela, pensant ainsi pécher dans les eaux troubles.

Cependant la vie, par un travail dur du Parti Communiste de Grèce, transforma vite l’organisation de la N.O.F. en une vraie organisation libératrice du peuple slavo-macédonien.

A cela contribua tout d’abord la position positive que commença à prendre notre Parti envers cette organisation depuis fin 1945, ce qui permettra la N.O.F. de devenir une organisation de masse et d’être arraché graduellement aux griffes des agents titistes.

Les agents de Tito, dès ce moment, commencent à organiser les cellules du P.C.M. dans la N.O.F., ainsi que dans le Parti Communiste de Grèce, afin de continuer leur travail de scission, de sape et de provocation. au moment où il était devenu clair qu’en Grèce la situation s’acheminait vers une nouvelle confrontation armée entre le peuple et le monarcho-fascisme ; ce dernier étant ouvertement secondé par les impérialistes anglo-américains.

Nous sommes au milieu de l’année 1946. Désormais la tactique de la clique traîtresse de Tito, Coli sefski et de leurs agents Gotché-Kéramidlief, etc., s’adapte à la nouvelle situation.

La persécution implacable du peuple slavo-macédonien par les hordes du monarcho-fascisme et des Anglais avait comme résultat que des dizaines de milliers de Slavo-macédoniens avec leurs familles passèrent la frontière et partirent pour les Démocraties Populaires. Un grand nombre d’entre eux partirent en Yougoslavie. Quand commença la nouvelle lutte armée pour la libération de la Grèce du monarcho-fascisme et des impérialistes étrangers, des millions de réfugiés s’apprêtent pour rentrer à leur patrie prendre part à la nouvelle lutte armée de leur peuple au côté du peuple grec.

Cependant les gens de Tito et de Colisefski empêchaient et interdisaient de-mille façons leur retour.

De cette façon ils appuyaient l’oeuvre sanglante du monarcho-fascisme et des Anglo-Américains qui tâchaient et tâchent de subjuguer le fier peuple grec et de transformer son pays en tête de pont militaire et base stratégique contre les pays de Démocratie Populaire et l’Union Soviétique.

Et quand la lutte armée en plein essor du peuple grec, conduisit à là création de l’ATM. et plus tard du GIDP, les gens des traîtres Tito-Colisefski-Gotché-Keramidjief, organisèrent à Skopje un centre de scission, d’organisation de désertions et d’espionnage au dépens de la DSE combattante, dit Parti Communiste de Grèce et de la N.O.F, laquelle trouva définitivement le droit chemin, surtout par son dernier deuxième Congrès.

Le but de leur activité, c’est comme le souligne la dernière résolution du K.O.E.M., de saper le Parti Communiste de Grèce et surtout la N.O.F. du dedans, soumettre leur politique à celle du P.C de Yougoslavie, dont l’aspiration principale était d’annexer la Macédoine de l’Egée y compris Salonique à la Yougoslavie afin que la question macédonienne soit résolue non, certes, conformément aux intérêts du peuple macédonien, mais afin de l’enchevêtrer encore plus, en lui donnant une solution conforme aux intérêts de la clique traîtresse chauviniste trotskiste de Tito qui se trouve au service des impérialistes anglo-américains, lequel organise la troisième guerre mondiale.

De ce point jusqu’à la dernière dégradation des traîtres du Belgrade et de Skopje, qui ont permis que des troupes monarcho-fascistes passent par le territoire yougoslave pour frapper dans le dos les unités de la DSE à Kaïmaktchalan, la voie était ouverte.

Mais nous ne nous arrêterons pas sur cette question.

Le but de notre article est de montrer le rôle suspect et contre-révolutionnaire qu’ont joué ces traîtres abjects en exploitant la question macédonienne et le noble désir d’un peuple martyr pour sa liberté, non pour la résoudre conformément à l’intérêt de la révolution et de la démocratie, mais dans l’intérêt de l’impérialisme mondial qui s’écroule et qui, empêtré dans ses contradictions, projette la répétition de l’opération hitlérienne, dont la fin pitoyable l’épouvante encore.

Cependant, le jour n’est pas loin où les peuples de Yougoslavie avec le peuple de la Macédoine du Vardar, qui, au lieu de liberté trouve des nouvelles chaînes fascistes, mettront fin au régime criminel de Tito, de Colisefski et de toute la canaille des traîtres qui les suivent.

samedi 18 mars 2017


Le KKE et la démocratie populaire