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L’agression américaine est sans bornes, notre riposte le sera aussi − 1966

Renmin Ribao, 5 juillet 1966

L'agression américaine est sans bornes, notre riposte le sera aussiDepuis le 29 juin, l’impérialisme américain a, à maintes reprises, opéré des bombardements massifs contre les villes de Hanoi, capitale de la République démocratique du Vietnam, et de Haiphong, la deuxième ville du pays.

C’est là un acte de guerre des plus barbares et des plus forcenés qu’il ait commis.

Les peuples du monde doivent maintenir la plus haute vigilance et écraser résolument son aventure de guerre débridée.

Le gouvernement de la République populaire de Chine a publié le 3 juillet une déclaration condamnant de la façon la plus énergique le monstrueux crime d’agression et de guerre commis en l’occurrence par l’impérialisme américain, et réaffirmant la ferme et inébranlable position des 700 millions de Chinois résolus à aider le Vietnam à résister à l’agression américaine.

Le peuple de notre pays soutient fermement cette déclaration de notre gouvernement et exprime son indignation sans bornes envers la furieuse agression de l’impérialisme américain contre ce pays socialiste, notre voisin et frère le plus proche. Il est prêt à l’instant à entreprendre toutes les actions nécessaires pour soutenir le peuple frère vietnamien conformément à ses intérêts et en réponse à sa demande. En se livrant à l’agression contre le Vietnam, l’impérialisme américain a depuis longtemps foulé aux pieds les Accords de Genève.

Du jour où il a largué sa première bombe au Nord­-Vietnam, il a violé la ligne de démarcation entre le Sud et le Nord du Vietnam.

Et maintenant, en bombardant la capitale de la République démocratique du Vietnam, il a fait entrer sa guerre d’agression contre le Vietnam dans une phase nouvelle et encore plus grave. Etant donné qu’il a totalement foulé aux pieds les Accords de Genève, la guerre connaîtra d’autant moins de limite.

Tout en portant, par ses bombardements de Hanoï et de Haiphong, l’escalade de sa guerre d’agression contre le Vietnam à un degré notablement supérieur, l’administration Johnson, une fois encore, a eu l’impudence de resservir sa vieille rengaine selon laquelle le soutien accordé par la population du Nord-­Vietnam à ses compatriotes du Sud serait une « agression » alors que ses propres bombardements du Nord-­Vietnam ne seraient que des « attaques de représailles » et non point une « agression » ou des « actes de guerre ».

Elle prétend que les États-Unis n’ont, au Vietnam, que des « objectifs limités » et qu’ils « prennent, sur le plan militaire, une attitude de retenue », etc. Tout cela n’est que mensonge éhonté.

L’impérialisme américain suit une logique de parfait gangster. Les États-Unis ont envoyé près de 300 000 hommes tuer et incendier au Sud­-Vietnam de l’autre côté de l’océan, et à des milliers de kilomètres de chez eux.

Si ce n’est pas de l’« agression », alors faudra-t-­il qualifier d’« agression » la lutte que le peuple vietnamien mène sur son propre sol pour défendre sa patrie ?

Les pirates de l’air américains ont bombardé sadiquement le Nord-­Vietnam, du 17ème parallèle à la frontière vietnamo­-chinoise, y compris la capitale du peuple vietnamien. Si cela n’est pas un « acte de guerre », en quoi consisterait alors un « acte de guerre » ?

Pourquoi vous serait-­il permis de vous livrer à l’agression contre d’autres tandis qu’il ne serait pas permis au peuple vietnamien de soutenir ses propres compatriotes ?

Pourquoi vous serait­-il permis de vous livrer à une escalade illimitée dans votre guerre d’agression, tandis que la résistance des autres à votre guerre d’agression serait sujette à des restrictions ?

Il ne sera pas dit que vous ayez le droit d’attaquer, de bombarder, d’ »escalader » et d’imposer selon votre bon plaisir des restrictions aux autres ; rien ne se donne dans le monde à si bon marché !

Agresseurs américains, vous devriez savoir que les jours sont à jamais passés où vous autres impérialistes aviez loisir de vous livrer à l’agression tandis qu’il n’était pas permis aux autres de riposter.

Le président Mao a indiqué :

« Quand nous disons : l’impérialisme est féroce, nous entendons que sa nature ne changera pas, et que les impérialistes ne voudront jamais poser leur couteau de boucher, ni ne deviendront jamais des bouddhas, et cela jusqu’à leur ruine. »

C’est là une vérité irréfragable.

De nombreux faits ont prouvé que l’impérialisme américain ne fixe aucune limite à ses ambitions agressives.

Poursuivant sa stratégie globale contre­révolutionnaire, il a, après la Seconde Guerre mondiale, étendu ses griffes à tous les coins du monde pour y réprimer le mouvement révolutionnaire des peuples et il a commis tous les forfaits.

Nous avons depuis longtemps percé à jour la nature agressive, rapace, de l’impérialisme américain.

En s’embarquant dans sa guerre d’agression contre le Vietnam, l’impérialisme américain s’abandonnait au bon calcul consistant à pouvoir à tout jamais occuper le Sud-Vietnam et en faire une base d’agression contre le Nord-Vietnam, contre toute l’Indochine, contre la Chine et contre l’Asie tout entière. Dans la bouche des agresseurs américains, tous les cris de « limites », « retenue », « représailles » etc. ne sont qu’un camouflage ; ils sont synonymes d’agression étendue, d’« escalade » et d’agression débridée.

Mais rien de tout cela ne peut masquer la nature agressive et belliqueuse de l’impérialisme américain.

Nous voudrions avertir les agresseurs américains en termes des plus clairs : puisque en vous livrant à d’agressives actions de guerre, vous ne connaissez plus de limite à la guerre, ni le peuple vietnamien tout entier qui résiste à l’agression américaine, ni tous les pays et peuples qui soutiennent réellement le peuple vietnamien dans sa guerre de résistance à l’agression américaine ne sont plus liés désormais par quoi que ce soit.

Ce n’est plus à vous de décider la façon dont la guerre se poursuivra. Puisque vous venez par air et par mer, ne pourrait­ on pas vous contre-­attaquer par voie terrestre ?

Les peuples du monde voient très clairement que l’impérialisme américain est l’agresseur, et le peuple vietnamien la victime de l’agression.

La guerre qui se déroule au Vietnam est une guerre d’agression et de contre-agression entre, d’une part, l’impérialisme américain et ses complices et, de l’autre, le peuple vietnamien tout entier et les peuples révolutionnaires du monde entier. Quelque mesure que le peuple vietnamien adopte pour défendre sa patrie et quelque mesure que la population du Nord-Vietnam adopte pour soutenir ses propres frères du Sud, elles sont justes et relèvent de leurs droits sacrés. Quelque mesure que les pays et les peuples du monde qui combattent réellement l’impérialisme américain adoptent pour soutenir le peuple vietnamien dans sa lutte de résistance à l’agression américaine et pour le salut de la patrie, elle est juste et relève de leurs droits sacrés.

Le président Mao a dit :

« Tous les réactionnaires sont des tigres en papier. En apparence ils sont terribles, mais en réalité, ils ne sont pas si puissants. »

En bombardant Hanoi et Haiphong, l’impérialisme américain affiche des airs d’extrême arrogance.

Mais, en réalité, cela reflète la cuisante défaite qu’il a subie dans sa guerre d’agression au Vietnam et les difficultés qui l’assaillent tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, c’est l’acte désespéré du chien acculé.

Cela montre également que l’impérialisme américain est au bout du rouleau sous les puissants coups de l’inflexible et héroïque peuple vietnamien et qu’il passe par des jours de plus en plus difficiles.

Sa nature de tigre en papier qui est fort en apparence, mais faible en réalité, est ainsi mise au grand jour une fois de plus. Les agresseurs américains s’enlisent toujours davantage dans le vaste océan de la guerre populaire du Vietnam et leurs forces vives ont subi des pertes toujours croissantes.

Les innombrables supercheries de « négociations de paix », montées par l’administration Johnson, ont crevé, l’une après l’autre, comme des bulles de savon.

Celle-ci ne peut réussir ni dans la guerre ni dans la supercherie. Dans de telles circonstances, les agresseurs américains essaient de trouver une issue à leur dilemme en créant une situation pour des « négociations de paix » par le chantage du bombardement et en forçant, par l’intimidation, le peuple vietnamien à cesser sa lutte contre l’agression américaine. C’est une pure chimère !

La série de déclarations faites ces derniers jours par Lyndon Johnson est l’aveu nullement déguisé de la politique qu’il poursuit consistant à intimider les autres pour qu’ils capitulent. D’une part, il intimide le peuple vietnamien, clamant que « nous continuerons », et que la guerre d’agression contre le Vietnam sera élevée au niveau qui lui sera nécessaire.

De l’autre, il fait un grand battage au sujet des « négociations de paix », disant qu’il est prêt à envoyer en quelques heures ses « associés les plus intimes et les plus dignes de confiance » en un lieu de réunion. Les stupides et méprisables impérialistes américains ont complètement sous-estime la ferme détermination du peuple vietnamien à lutter contre l’agression, et complètement sous-estime la force puissante du peuple chinois et des peuples révolutionnaires du monde qui soutiennent le peuple vietnamien en lutte contre l’agression américaine.

L’héroïque peuple vietnamien ne sera jamais réduit par la pression ni par l’intimidation.

L’impérialisme américain a mené sa guerre au Vietnam depuis sept ans et a utilisé les moyens les plus inhumains, d’une brutalité qui dépasse même celle des moyens utilisés par Hitler, mais il n’a pas été capable d’intimider le peuple vietnamien. Pourrait-il intimider maintenant le peuple vietnamien en agissant de la sorte ?

Ho Chi Minh, président de la République démocratique du Vietnam, a déclaré solennellement en décembre 1965 :

« Le Vietnam est un, le peuple vietnamien est un. Enfants du même sang, les Nord-Vietnamiens soutiennent de tout cœur la lutte patriotique de leurs compatriotes du Sud contre l’agression américaine, tout comme les Sud-Vietnamiens luttent de toutes leurs forces pour contribuer à défendre le Nord de leur patrie. »

Il a ajouté :

« nous sommes résolus à ne pas nous incliner devant l’agression impérialiste américaine », « notre peuple est résolu à tous les sacrifices et à lutter jusqu’à la victoire finale, dût-il les endurer dix ans, vingt ans, ou plus. »

Ces paroles du président Ho Chi Minh expriment pleinement la volonté et la détermination inébranlables de tout le peuple vietnamien de résister à l’agression de l’impérialisme américain.

Le bombardement de Hanoï et de Haiphong par l’impérialisme américain est un produit de la sale tractation politique entre les États-Unis et l’Union soviétique qui agissent en collusion. L’administration Johnson a confessé qu’avant le bombardement, elle avait informé de cette décision « beaucoup des principaux gouvernements intéressés » et que le gouvernement soviétique est l’un de ces « principaux gouvernements intéressés ».

Elle a admis en outre que les États-Unis avaient des « contacts permanents » avec l’Union soviétique et d’autres pays sur « tous les aspects de la lutte au Vietnam ».

Elle a ajouté qu’il y a eu « des approches pleines de circonspection » entre les États-Unis et l’Union soviétique. Le 30 juin, après le bombardement, A. Rochtchine, délégué soviétique à la Conférence du désarmement de Genève, a déclaré manifestement que les raids aériens américains n’affecteraient pas la possibilité pour l’Union soviétique et les États-Unis d’aboutir à un accord sur le désarmement. Répondant à un journaliste, il a dit sans scrupule : « Si nous ne croyions pas à cette possibilité, nous ne serions pas ici. » Cela a arraché le voile sous lequel les États-Unis et l’Union soviétique ont échangé des informations sur le Vietnam et ont agi en collusion insidieuse.

L’un des deux se charge des raids aériens, l’autre des exhortations, mais raids et exhortations tendent tous vers le même but criminel « d’imposer des négociations de paix par le bombardement ».

Pour couvrir ses actes ignominieux, le gouvernement soviétique a publié une déclaration faisant semblant de condamner les bombardements américains.

Mais la clique dirigeante révisionniste de l’Union soviétique a éventé sa propre mèche quand elle a dit de façon insidieuse, dans cette déclaration même : « La voie menant à la paix au Vietnam consiste à mettre un terme à l’agression étrangère et à l’intervention dans les affaires intérieures du peuple vietnamien. »

De quelles agression et intervention étrangères autres que celles commises par l’impérialisme américain pourrait-­il être question au Vietnam ?

Cette déclaration de la clique dirigeante révisionniste de l’Union soviétique a pour but aussi bien de disculper l’impérialisme américain que de diffamer et de contrecarrer le peuple chinois et les autres peuples qui soutiennent le peuple vietnamien.

En collusion avec l’impérialisme américain, la clique dirigeante révisionniste soviétique a tramé le monumental complot d’ »imposer des négociations de paix par le bombardement ». C’est une continuation de la persistante politique réactionnaire soviétique de soutien simulé et de trahison réelle dans la question vietnamienne.

Pour jeter de la poudre aux yeux et acquérir du capital politique, les dirigeants révisionnistes soviétiques ont entrepris pour la forme une certaine petite action anti­américaine. En réalité, ils commettent des actes de trahison à grande échelle, et servent activement la politique de chantage de guerre des impérialistes américains.

Ils ont recours à la détente et au désarmement en Europe afin de permettre aux États-Unis d’avoir les mains libres dans leur agression contre le Vietnam et dans leur répression du mouvement de libération nationale en Asie, en Afrique et en Amérique latine.

Ils font le maximum pour calomnier la Chine comme « belliqueuse », alors que les États-Unis étendent délibérément la guerre d’agression au Vietnam.

Sur la base de pures inventions, ils calomnient partout la Chine, l’accusant d’avoir dressé des obstacles au transit du matériel envoyé à titre d’aide au Vietnam.

De toute évidence, cela a pour but de saper l’unité de combat qui lie les peuples chinois et vietnamien, et de saboter la guerre de résistance à l’agression américaine et pour le salut de la patrie que mène le peuple vietnamien.

Ils chantent un duo avec les États-Unis et mènent dare-dare leur « unité d’action » tout en s’opposant violemment à la Chine sous le drapeau de l’ »unité d’action ».

En fait, ils nous attaquent parce que nous refusons de suivre leur exemple et de nous vendre aux États-Unis.

De cette façon ils encouragent l’administration Johnson à élargir son aventure de guerre et, en même temps, ils l’aident à poursuivre sa supercherie des « négociations de paix ». Ils sont le complice N°1 de l’impérialisme américain dans le sabotage de la lutte révolutionnaire du peuple vietnamien.

L’impérialisme américain est l’ennemi juré du peuple vietnamien.

Comment peut-­on imaginer que le peuple vietnamien puisse entamer des pourparlers de paix avec le brigand américain, ce bourreau, alors qu’il brandit son couteau dans sa direction ? La paix ne pourra jamais être réalisée au Vietnam tant qu’il restera un seul soldat américain sur le sol vietnamien. La clique dirigeante révisionniste soviétique fait la plus grande insulte à l’héroïque peuple vietnamien lorsqu’elle cherche par tous les moyens possibles à lui faire accepter les « négociations de paix » capitulardes.

Quel dessein diabolique entretient donc cette clique lorsqu’elle sert avec tant de zèle le complot des « négociations de paix » des impérialistes américains ?

Pour le dire sans ambages, elle veut placer la question vietnamienne dans l’orbite de la « coopération américano­-soviétique pour la domination mondiale » ; elle veut vendre le Vietnam en échange de la « paix » accordée par le grand patron américain.

Les bombardements de Hanoï et de Haiphong par l’administration Johnson et son dessein criminel d’ « imposer des négociations de paix par le bombardement » sont une nouvelle et éclatante révélation du visage agressif de l’impérialisme américain et du visage de renégat de la clique dirigeante révisionniste soviétique.

Le président Mao a dit :

« Dans l’histoire de l’humanité, toutes les forces réactionnaires qui sont au seuil de leur perte se lancent invariablement dans un ultime sursaut contre les forces de la révolution et, souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire. »

Il y a au monde des gens qui aiment la paix, s’opposent à la guerre d’agression des impérialistes américains, et ont de la sympathie pour le peuple vietnamien dans sa lutte contre l’agression américaine et pour le salut de la patrie.

Leur attitude est digne d’être saluée.

Cependant, si l’on surestime la puissance de l’impérialisme américain et de ses complices et si l’on sous-estime celle du peuple vietnamien et des peuples du monde, si l’on s’effraie d’une extension de la guerre au Vietnam et qu’on espère toujours voir arranger des « négociations de paix », alors on hésite devant le chantage de guerre de l’impérialisme américaine on tombe dans le piège de la supercherie américaine des « négociations de paix ».

Une telle chose ne pourrait que favoriser l’agression des impérialistes américains contre le Vietnam, et encourager l’administration Johnson à devenir encore plus arrogante dans sa guerre.

A présent, la question qui se pose devant les nations et peuples opprimés du monde est qu’il leur faut abandonner toute illusion sur l’impérialisme américain, abandonner toute illusion sur la clique dirigeante révisionniste soviétique, avoir confiance en la force des masses populaires et s’appuyer sur cette force, et se dresser résolument pour combattre.

C’est ainsi seulement qu’ils pourront conquérir leur libération. Il ne peut y avoir d’alternative là-dessus.

La lutte du peuple vietnamien contre l’agression américaine et pour le salut de la patrie est aujourd’hui au centre de la lutte mondiale.

L’attitude envers la guerre au Vietnam est la pierre de touche pour distinguer anti-impérialisme réel de anti-impérialisme simulé, le révolutionnaire authentique du pseudo-révolutionnaire, la révolution de la contre-révolution, le marxisme-léninisme du révisionnisme. Toutes les forces authentiquement révolutionnaires qui s’opposent à l’agression impérialiste américaine utiliseront tous les moyens pour soutenir la lutte que mène le peuple vietnamien pour résister à l’agression américaine et pour sauver le pays.

Le peuple et le gouvernement chinois ont invariablement et sans réserve soutenu le peuple vietnamien dans sa lutte contre l’agression américaine et pour le salut de la patrie. Nous lui avons accordé de façon conséquente tout soutien possible sur les plans politique, moral et matériel ainsi que dans les autres domaines et nous continuerons à lui apporter un vigoureux soutien jusqu’à ce qu’il ait chassé complètement et intégralement les agresseurs américains du Vietnam.

Maintenant, comme l’impérialisme américain a fait entrer sa guerre d’agression dans une phase nouvelle et encore plus sérieuse, nous, en tant que pays socialiste, en tant que frère et voisin étroitement lié au Vietnam comme les doigts de la main, entreprendrons à tout moment les actions que nous jugerons nécessaires, conformément aux intérêts et à la demande du peuple vietnamien.

L’impérialisme américain ne fixe aucune limite à l’extension de sa guerre d’agression contre le Vietnam. L’aide apportée par la Chine au Vietnam pour sa lutte contre l’agression américaine ne connaîtra pas non plus de limite.

A plusieurs reprises, le gouvernement chinois et le premier ministre Chou En­laï ont déclaré solennellement que le peuple chinois n’a qu’une parole, que la Chine a pris ses dispositions et qu’une fois déclenchée, la guerre ne connaîtra plus de frontières.

Qu’un pays tombe victime d’une agression de l’impérialisme dirigé par les États-Unis, que ce pays soit le Vietnam ou tout autre pays en Asie, en Afrique, en Amérique latine ou ailleurs dans le monde, le gouvernement et le peuple chinois lui apporteront à coup sûr soutien et aide.

Et si une telle action juste conduisait à une invasion de la Chine par les États-Unis, nous riposterions résolument sans aucune hésitation.

Quel que soit le nombre des agresseurs américains qui viennent, nous saurons et pourrons à coup sûr les anéantir résolument, radicalement, intégralement et totalement.

L’héroïque peuple vietnamien a remporté de grandes victoires dans sa lutte contre l’agression américaine et pour le salut de la patrie.

Il a fait donner à la guerre populaire toute sa puissance. Au Sud­-Vietnam, près de 300.000 hommes des forces

d’agression américaines se trouvent à bout d’expédients et plus de 50 000 agresseurs américains ont été mis hors de combat. Au Nord, plus de 1 000 avions américains ont été abattus dans des combats désastreux pour les pirates de l’air américains. Le peuple vietnamien se trouve devant une situation excellente. Que ce soit au Vietnam ou en Asie ou dans le monde, l’impérialisme américain est plus que jamais isolé et placé dans une situation des plus difficiles.

A l’heure actuelle, une ­nouvelle tempête antiaméricaine encore plus grande se déchaîne.

Le jour est proche où l’impérialisme américain sera enterré.

Le peuple vietnamien triomphera ! L’impérialisme américain sera vaincu !

Les peuples du monde entier triompheront !

L’impérialisme américain sera vaincu !

mardi 5 juillet 1966


Les documents de 1966