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Il y a cinquante ans commençait la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne

La révolution culturelle c’est la lutte dans ce que l’être humain a de plus profond : sa vision du monde, sa manière de ressentir les choses. C’est la lutte contre « l’ancien » et pour le « nouveau », contre la force de l’habitude et pour une vie quotidienne authentiquement communiste.

Le fondement même de la révolution culturelle a reposé sur cette conception :

« La grande complexité du marxisme peut se résumer en une phrase : on a raison de se révolter. Pendant des siècles on a dit : il est juste d’opprimer et d’exploiter le peuple, il est erroné de se rebeller. Le marxisme renverse la thèse ».
Mao Zedong

La révolution culturelle a consisté en la mobilisation populaire la plus large et la plus générale, afin d’établir des pratiques correspondant aux exigences populaires : c’est le principe des communes populaires.

Les communes populaires, c’est une société sans police ni prisons bourgeoises, où l’armée consiste en le peuple en armes, où la production est organisée et réalisée collectivement, où les tâches ménagères sont collectives et non plus le fruit de l’esclavage des femmes, où les personnes âgées ont tout pour que leur vie soit facilitée comme habiter au premier étage des bâtiments pour éviter tout isolement ou difficultés, où la critique et l’autocritique sont les point de départ et d’arrivée de la révolutionnarisation de chaque individu.

Les communes populaires, c’est le communisme.

Le mouvement des communes populaires en Chine a commencé avec le grand bond en avant, qui était essentiel pour qu’il n’y ait pas de centralisation du pouvoir et de l’industrie (comme c’est le cas en Chine depuis la prise du pouvoir par les fascistes en 1976).

Le grand bond en avant, c’est l’application du principe « compter sur ses propres forces », c’est l’unité populaire pour organiser collectivement la vie et satisfaire les besoins sans confier les responsabilités à des capitalistes.

Voilà pourquoi la révolution culturelle visait notamment Deng Xiaoping, chef de file des partisans du capitalisme, qui affirmait : « qu’importe qu’un chat soit noir ou blanc pourvu qu’il attrape les souris. »

En Chine populaire les partisans de l’ancien se faisaient passer pour des partisans du « nouveau », ils se faufilaient dans les postes à responsabilité et diffusaient une culture opposée à la révolution : la soumission à la tradition ou aux « génies », ils prônaient l’ordre et s’opposaient à toute mobilisation populaire qui selon eux n’amenaient que le chaos.

C’est à eux que Mao Zedong répondait quand il a lancé le slogan : « Libérez les diablotins ! A bas les rois de l’enfer ! », quand il a a lancé et soutenu le mouvement des Dazibaos, terme chinois signifiant « journal de grands caractères » et qui consiste en de grandes affiches où sont écrits des slogans et des explications révolutionnaires, quand il a lancé et soutenu le mouvement des Gardes Rouges.

Contre ce mouvement populaire les fascistes n’eurent à la fin plus d’autres choix que de se revendiquer eux-mêmes de Mao, comme Lin Piao qui a tenté de faire de Mao Zedong un « génie » unique au monde, pour le déifier et anéantir la ligne de masses consistant à « servir le peuple. » et mettre en avant de « fidèles lieutenants » d’un Mao Zedong mis de côté et servant d’icône.

Dans ce processus long et difficile où les masses développent la conscience qu’elles sont tout et qu’elles peuvent tout, les commentateurs bourgeois des pays capitalistes n’ont su naturellement rien faire d’autres que parler de violences généralisées, de groupes se revendiquant de Mao Zedong affrontant d’autres groupes se revendiquant de Mao Zedong, de nihilisme populaire contre les traditions classiques chinoises, etc.

Ce discours bourgeois est récurrent : dès que les masses sont en mouvement on crie aux « barbares », au nihilisme, exactement comme en mai 1991, à Forest, lorsque éclatait la révolte de la jeunesse de cette commune bruxelloise contre l’oppression, contre le racisme.

Il est typiquement bourgeois d’opposer « l’ordre » aux mouvements populaires.

La vérité est que l’histoire est l’histoire de la lutte des classes, que cette histoire est faite par les masses, qui elles seules sont le créateur de l’histoire universelle, et que dans leur lutte révolutionnaire la révolution culturelle est l’expérience la plus fondamentale, car elle a atteint l’humanité dans ce qu’elle a de plus profond.

« La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne est le plus point le plus positif et le plus grandiose du processus mondial de lutte entre révolution et contre-révolution, entre restauration et contre-restauration dans le développement du socialisme. » Parti Communiste du Pérou

Aujourd’hui les communistes du monde entier savent que dans le socialisme il faudra mener des révolutions culturelles, que la lutte entre l’ancien et le nouveau existe même dans le Parti Communiste, car il faut être dialectique et comprendre qu’une chose peut se transformer en son contraire.

Les communistes du monde entier comprennent ainsi comment l’histoire se développe en spirale, comment il y a des avancées et des reculs, et surtout pourquoi la défaite de la révolution culturelle face aux fascistes, qui ont pris le pouvoir en 1976 et rétabli le capitalisme, n’est que temporaire.

Les masses doivent faire leurs expériences elles-mêmes, elles doivent acquérir la conscience de leur mouvement, c’est un processus long et difficile, et les masses de chaque pays doivent connaître leur propre histoire pour pouvoir triompher, car certains préjugés sont différents selon les endroits et les époques.

A ce titre, on doit être d’un optimisme révolutionnaire à toutes épreuves et on ne peut qu’être certain que la classe ouvrière chinoise et les masses populaires de Chine sauront réserver un sort sanglant aux fascistes au pouvoir aujourd’hui, qui se prétendent « communistes » mais ne gouvernent que par un régime terroriste.

Voilà pourquoi d’ailleurs l’Etat chinois d’aujourd’hui considère la « révolution culturelle » comme une tragédie et a passé sous silence le 50ème anniversaire de son début.

Il tremble devant cette expérience.

Voilà pourquoi en Chine, lorsque les dirigeants parlent de la « bande des quatre » (les quatre dirigeants des partisans de la révolution culturelle après la mort de Mao Zedong), ils tendent toujours la main pour montrer cinq doigts et disent : « oui quatre, quatre ! »

Les sociaux-fascistes savent que leurs jours sont comptés, tout comme le sont ceux de la bourgeoisie dans le monde entier ainsi que de tous ses alliés réactionnaires.

mercredi 18 mai 2016


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