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Faire confiance aux masses, s’appuyer sur elles − 1966

Editorial du Hongqi n° 9, 27 avril 1966

Le grand mouvement de masse de la révolution culturelle prolétarienne est en plein essor à travers tout le pays. Répondant à l’appel du Comité central du Parti et du président Mao, les masses révolutionnaires qui comptent des dizaines de millions d’hommes mènent avec la puissance de la foudre une lutte acharnée contre les représentants antiparti et antisocialistes de la bourgeoisie.

Les génies malfaisants sont encerclés par l’immense océan des larges masses populaires et ils essuient des coups d’une gravité sans précédent.

C’est une grande initiative que de mobiliser les larges masses et, par le canal du mouvement de masse, de mener la grande révolution culturelle prolétarienne.

Que les masses populaires fortes de plusieurs centaines de millions d’hommes se dressent pour critiquer le vieux monde, c’est là un trait essentiel de cette grande révolution culturelle prolétarienne.

Le président Mao nous a dit :

« La guerre révolutionnaire, c’est la guerre des masses populaires ; on ne peut la faire qu’en mobilisant les masses, qu’en s’appuyant sur elles. »

C’est là une vérité universelle. Il en va ainsi pour la guerre révolutionnaire, il en va de même pour toutes les causes du prolétariat, et il en va évidemment de même pour la grande révolution culturelle prolétarienne.

Sans mouvement de masse, il n’y aurait pas de révolution prolétarienne ; de même, sans mouvement de masse, il n’y aurait pas non plus de grande révolution culturelle prolétarienne. Dans le passé, c’est en s’appuyant sur les larges masses populaires que notre Parti a mené les guerres révolutionnaires qui ont abouti à renverser la domination de l’impérialisme, du féodalisme et du capitalisme bureaucratique.

C’est précisément les larges masses populaires organisées, sous la direction du président Mao, qui ont mis fin à l’ancienne Chine dominée par les réactionnaires du Kouo-Min-Tang et fondé la Chine nouvelle placée sous la dictature du prolétariat. Aujourd’hui, en poursuivant la grande révolution culturelle prolétarienne qui touche l’homme dans ce qu’il a de plus profond, notre Parti doit également s’appuyer sur les larges masses populaires.

Qu’on utilise le fusil ou la plume pour critiquer le vieux monde, il faut, sans exception, s’appuyer sur les masses populaires. La grande révolution culturelle prolétarienne est une cause révolutionnaire des masses.

Dans tout le processus de cette révolution, il faut s’appuyer invariablement sur les masses, les mobiliser sans réserve. Car mobiliser les masses, déployer à grande échelle le mouvement de masse, apposer le journal mural à gros caractères et donner libre cours à l’expression des opinions et à un grand débat, voilà la seule manière permettant à la grande révolution culturelle prolétarienne de se développer en ampleur et en profondeur, la seule manière de démasquer tous les génies malfaisants, de les abattre et de résoudre véritablement, clans le domaine idéologique, la question de savoir « qui l’emportera » — le prolétariat ou la bourgeoisie — et ainsi de remplir victorieusement la tâche de la grande révolution culturelle prolétarienne.

L’histoire a prouvé que les larges masses révolutionnaires sont les fossoyeurs de l’appareil d’Etat et du système social réactionnaires et elle prouvera aussi que les larges masses révolutionnaires sont les fossoyeurs de l’idéologie de toutes les classes exploiteuses.

Parmi les larges masses populaires, il existe une initiative extrêmement grande pour la révolution culturelle. Ces dernières années, les cadres révolutionnaires, les intellectuels révolutionnaires et surtout les larges masses des ouvriers, des paysans et des soldats ont obtenu de grands succès dans l’étude et l’application créatrices des œuvres du président Mao. Ils ont assimilé la pensée de Mao Tsé-toung. Ils appliquent de façon remarquable les œuvres du président Mao à la lutte des classes, à la lutte pour la production et à l’expérimentation scientifique.

Et dans la grande révolution culturelle prolétarienne en cours, ils les mettent aussi en application de façon non moins remarquable. Ils sont l’authentique mur d’airain qui défend la dictature du prolétariat.

Ils sont la force principale pour détruire les positions idéologiques et culturelles dans lesquelles les représentants de la bourgeoisie se sont retranchés.

A sous-estimer ce point, on commettrait une très grave erreur.

Ces derniers mois, l’impétueux mouvement de révolution culturelle prolétarienne a prouvé ce qui suit :

Les larges masses populaires, qui ont assimilé la pensée de Mao Tsé-toung, distinguent les génies malfaisants de la façon la plus perçante, elles voient et discernent le plus clairement. Les larges masses populaires, qui ont assimilé la pensée de Mao Tsé-toung, combattent le mieux les génies malfaisants, elles visent le plus juste et leur portent les coups les plus rudes.

Les larges masses populaires, qui ont assimilé la pensée de Mao Tsé-toung, savent le mieux mener la lutte et réfuter complètement les représentants de la bourgeoisie en utilisant la méthode de raisonner, faits à l’appui.

Ces derniers mois, l’impétueux mouvement de révolution culturelle prolétarienne a en outre prouvé que :

La direction du Parti communiste chinois armé de la pensée de Mao Tsé-toung est la garantie fondamentale de la victoire de la grande révolution culturelle prolétarienne.

La juste direction du Parti, cela signifie qu’on excelle à appliquer la ligne de masse et qu’on ne cesse pas un instant de mobilisation sans réserve des masses comme la base du mouvement.

Faire confiance aux masses et s’appuyer sur elles, voilà pour notre Parti la source de sa force illimitée. Faire confiance aux masses, s’appuyer sur elles, les mobiliser sans réserve et développer vigoureusement le mouvement de masse, c’est là un principe extrêmement important observé par notre Parti dans la grande révolution culturelle prolétarienne.

Faire ou ne pas faire confiance aux masses, s’appuyer ou ne pas s’appuyer sur elles, oser ou ne pas oser les mobiliser sans réserve, c’est là la ligne de démarcation entre la conception prolétarienne du monde et la conception bourgeoise du monde, et c’est aussi une distinction fondamentale entre un authentique parti marxiste-léniniste et tous les partis révisionnistes.

La raison pour laquelle notre Parti est puissant, c’est qu’il a la confiance dans les masses, s’appuie sur elles et ose les mobiliser sans réserve.

Ce n’est qu’en marchant en tête du mouvement des masses et en les mobilisant sans réserve qu’on pourra jouer le rôle directeur dans la grande révolution culturelle prolétarienne. S’il en était autrement, si nous craignions les masses et le mouvement de masse, il ne serait aucunement question de direction et ce serait tourner le dos aux principes de direction de notre Parti que le président Mao nous a souvent enseignés.

Le président Mao nous apprend que dans la grande révolution culturelle prolétarienne, nous devons organiser et développer les rangs de la gauche prolétarienne, et nous appuyer sur elle pour mobiliser les masses, nous unir avec elles et les éduquer.

Partout dans le pays, il existe une gauche révolutionnaire prolétarienne ferme.

L’écrasante majorité des membres du Parti communiste et de la Ligue de la Jeunesse communiste sont dignes de confiance ; sous la juste direction du Parti, ils forment le noyau de la gauche révolutionnaire prolétarienne.

C’est cette gauche révolutionnaire prolétarienne qui suit le plus consciencieusement les enseignements du Parti et du président Mao ; c’est elle qui, dans la révolution, se montre la plus audacieuse et la plus ferme ; c’est elle qui sait le mieux s’unir à la majorité et qui peut donner l’exemple dans la lutte. Elle est l’avant-garde de cette grande révolution culturelle prolétarienne.

Notre Parti doit s’appuyer sur cette gauche ferme dans toutes les régions et dans tous les départements. On ne doit pas se laisser arrêter par les idées stéréotypées erronées relatives aux grades, à l’ancienneté et à l’âge, mais on doit organiser la gauche ferme et, en la prenant pour ossature du mouvement, la laisser avec hardiesse et sans réserve jouer le rôle d’avant-garde dans la grande révolution culturelle prolétarienne.

Nous appuyer sur cette gauche ferme et mobiliser sans réserve les masses, voilà la seule manière nous permettant d’appliquer vraiment à fond les instructions du président Mao et du Comité central du Parti, de distinguer le vrai révolutionnaire du faux et le révolutionnaire du contre-révolutionnaire, de diriger la grande révolution culturelle prolétarienne et d’assurer le développement sain du mouvement.

Le président Mao nous enseigne que la combinaison de la direction et des masses constitue un principe fondamental de la méthode de direction du Parti.

Et dans cette grande révolution culturelle prolétarienne, nous devons également être fidèles à ce principe.

La ligne de masse est une ligne fondamentale du Parti dans tout son travail.

Les masses populaires constituent la source de force dans tout notre travail révolutionnaire.

En nous appuyant sur les masses populaires, nous pouvons venir à bout de toutes les difficultés, triompher de tous les ennemis et mener à bien tout notre travail.

Une fois coupés des masses populaires, nous deviendrions une eau sans source, un arbre sans racine, et ne ferions rien de bon.

Le président Mao a dit :

« II faut faire comprendre à chaque camarade qu’aussi longtemps que nous prendrons appui sur le peuple, que nous croirons fermement aux inépuisables forces créatrices des masses, plaçant ainsi notre confiance dans le peuple et faisant corps avec lui, nous vaincrons n’importe quelles difficultés ; et tout ennemi, quel qu’il soit, loin de pouvoir nous écraser, sera infailliblement anéanti. »

Dans cette grandiose révolution culturelle prolétarienne, nous devons suivre les enseignements du président Mao, faire confiance aux masses, nous appuyer sur elles, les mobiliser sans réserve et ne faire qu’un avec elles pour mener jusqu’au bout cette grande révolution.

mercredi 27 avril 1966


Les documents de 1966