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Etudions le « Rapport sur l’enquête menée dans le Hunan à propos du mouvement paysan » − 1966

Publié dans le Jiefangjun Bao (Quotidien de l’Armée de Libération), 26 décembre 1966

 Le contexte historique

Le Rapport sur l’enquête menée dans le Hunan à propos du mouvement paysan a été publié en mars 1927.

Le président Mao l’a écrit à un moment critique de la révolution chinoise pour répliquer aux attaques malveillantes dirigées, tant au sein qu’en dehors du Parti, contre la lutte révolutionnaire des paysans et soutenir résolument leur mouvement révolutionnaire en plein essor.

C’est un brillant classique du marxisme-léninisme.

A l’époque, la 1ère Guerre civile révolutionnaire (1924-1927) se développait victorieusement sous la direction de notre parti. L’Armée de l’Expédition du Nord, partie du Kouang-Tong en Chine du Sud, avait atteint la vallée du Yang Tsé, occupant la moitié du pays.

Le mouvement de masse des ouvriers et des paysans progressait avec vigueur.

La formidable lutte révolutionnaire des paysans gagnait impétueusement sur toute l’étendue du pays, notamment dans le Hunan, centre du mouvement paysan national, où elle devenait une énorme tempête, un vif et violent maelstrom. Des millions de paysans s’étaient massivement soulevés avec une force et un élan irrésistibles, réduisant en miettes la domination réactionnaire de la classe féodale des propriétaires fonciers, exploit extraordinaire qui s’accomplissait pour la première fois depuis des millénaires.

Devant cette excellente situation caractérisée par le développement dynamique de la révolution, les forces contre-révolutionnaires furent prises d’une intense panique. Elles redoublaient d’attaques furieuses contre le Parti communiste chinois, elles combattaient et sabotaient le mouvement de la paysannerie, réprimant sa lutte révolutionnaire.

L’impérialisme, prêt à étrangler ouvertement la révolution chinoise par la force, s’employait sans répit à appuyer les droitiers du Kuomintang, ayant pour chef de file Tchiang Kaï-chek, qui se dissimulaient au sein du camp révolutionnaire. Tchiang Kaï-chek, en particulier, dévoila toute sa férocité en s’alliant à l’ensemble des forces réactionnaires pour attaquer les masses ouvrières et paysannes, dans le secret dessein d’entreprendre un grand massacre contre-révolutionnaire et d’étouffer la révolution.

Au sein du Parti, les opportunistes de droite, dirigés par Tchen Tousieou, ne comprenaient pas l’importance de la question paysanne.

La lutte révolutionnaire de la paysannerie les effrayait à l’extrême et ils lui étaient hostiles au plus haut point ; aussi, capitulant devant les propriétaires fonciers et la bourgeoisie, s’opposaient-ils à la juste ligne du président Mao.

Prenant peur devant le courant contre-révolutionnaire des réactionnaires du Kuomintang, au lieu de soutenir avec audace le grand mouvement paysan, ils se pendaient aux basques des propriétaires fonciers et de la bourgeoisie en vociférant que le mouvement paysan commettait des « excès » et que « ça allait très mal ».

Afin d’apaiser les réactionnaires du Kuomintang, ils exigeaient que les paysans abandonnent le pouvoir révolutionnaire rural et leurs forces armées à la classe des propriétaires fonciers. Ils préféraient délaisser la paysannerie, alliée principale dans la révolution, isolant la classe ouvrière et le Parti communiste et les privant de tout soutien, menant ainsi la révolution sur le chemin de la défaite.

C’est alors qu’en vue de guider et de stimuler le mouvement paysan, de sauvegarder la révolution et de vaincre l’ennemi, le président Mao alla en personne mener une enquête de 32 jours sur la situation du mouvement paysan dans les 5 districts suivants : Siang-tan, Sinnghsiang, Hengchan, Liling et Tchangcha.

Il fit le bilan des expériences du mouvement paysan et écrivit ce rapport. Le document apportait la solution d’une série de problèmes fondamentaux de la révolution chinoise. Il réfutait à fond la classe des propriétaires fonciers et la bourgeoisie ainsi que les opportunistes de droite au sein du Parti qui avaient attaqué et calomnié le mouvement paysan. Le rapport fut une grande source d’inspiration et un puissant appui pour la lui le révolutionnaire naissante des paysans chinois et il devait constituer une solide base idéologique pour le développement, ultérieur victorieux de la révolution chinoise.

 Une immense portée

Le Rapport sur l’enquête menée dans le Hunan à propos du mouvement paysan est un brillant ouvrage du président Mao, un guide pour le mouvement révolutionnaire prolétarien. En partant d’une position révolutionnaire prolétarienne des plus ferme et des plus radicale, le président Mao y résumait de façon scientifique l’acquis de la lutte révolutionnaire que la paysannerie menait sous la direction du prolétariat. Il soulignait sans équivoque le caractère extrêmement grave de la question paysanne, donnait une solution complète au problème clef de la direction par le prolétariat — le problème de la paysannerie en tant qu’alliée dans la révolution — définissait la ligne de classe du Parti à la campagne et avançait pour la première fois le grand concept stratégique de la création des forces armées et du pouvoir politique de la paysannerie placés sous la direction du prolétariat. Ces thèses enrichirent et développèrent de façon intégrale et créatrice la théorie marxiste-léniniste concernant la question paysanne, apportant ainsi une grande contribution au trésor théorique du marxisme-léninisme.

La théorie qu’avançait le président Mao dans cette œuvre — la théorie concernant la direction du prolétariat dans la lutte révolutionnaire paysanne, la grande théorie concernant la création des forces armées des paysans et du pouvoir révolutionnaire rural, qui devint ensuite la création de bases révolutionnaires à la campagne, les campagnes encerclant les villes pour finalement s’en emparer — constitue un véritable trésor, le plus précieux de ceux qu’ont en commun le peuple chinois et les peuples révolutionnaires du monde.

Comme un phare lumineux, elle a guidé la révolution chinoise vers sa grande victoire et elle indique aux peuples révolutionnaires du monde, et en particulier aux peuples et aux nations opprimés d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, la voie libératrice conforme à leurs réalités, à mesure que les révolutionnaires, en nombre toujours croissant, assimileront cette grande théorie et la mettront en pratique, la cause révolutionnaire des peuples du monde se développera avec un puissant élan, et ils enterreront l’impérialisme, ses complices et ses laquais une fois pour toutes.

Dans ce remarquable ouvrage le président Mao, usant d’une langue très vivante et empreinte d’un sentiment extrêmement profond de classe, exaltait chaleureusement le mouvement révolutionnaire de masse.

Ce faisant, il stimulait considérablement la volonté militante 6des masses révolutionnaires, ce qui rabattait d’autant la morgue de la classe des propriétaires fonciers et de la bourgeoisie. Le rapport faisait un exposé pénétrant de la thèse révolutionnaire selon laquelle il faut avoir confiance dans les masses, s’appuyer sur elles, les mobiliser avec audace et respecter leur esprit d’initiative, et il jetait les fondements théoriques de la ligne de masse du Parti.

La théorie du président Mao concernant le mouvement révolutionnaire de masse reste à jamais pour nous le concept fondamental devant orienter le développement n grande échelle de ce type de mouvement ainsi que les progrès de la révolution prolétarienne et de l’édification nationale.

Elle reste a jamais la source de force des peuples révolutionnaires du monde dans leur lutte pour la libération.

Les brillantes idées contenues dans cet ouvrage du président Mao guident la grande révolution culturelle prolétarienne chinoise.

C’est une puissante arme idéologique dont nous, révolutionnaires, nous servons pour débattre des problèmes, distinguer le vrai du faux, défaire toutes les forces de résistance et stimuler le développement victorieux du mouvement révolutionnaire de masse.

Il est d’une importance capitale que nous étudiions sérieusement cet ouvrage du président Mao et usions de la grande pensée qu’il incarne pour guider notre propre pensée et notre action si nous voulons l’emporter complètement dans la grande révolution culturelle prolétarienne.

 Points principaux à étudier

Etudier ce remarquable ouvrage au cours de la grande révolution culturelle prolétarienne implique que les points suivants soient parfaitement, en mémoire :

1. La cause révolutionnaire du prolétariat est la cause des masses populaires elles-mêmes. Sans un grand mouvement de masse, il ne peut y avoir de révolution prolétarienne.

Le président Mao a dit : « La révolution, c’est un soulèvement, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre. »

La lutte des classes est une lutte farouche, une lutte à mort. Aucune classe exploiteuse ne quitte de son plein gré la scène de l’Histoire.

Ce n’est qu’en s’appuyant sur un grand mouvement comportant la participation consciente dos larges masses que le prolétariat peut renverser la domination réactionnaire des classes exploiteuses et qu’il peut établir et consolider son pouvoir de dictature du prolétariat.

Ce n’est qu’ainsi qu’il peut remporter une victoire complète dans la révolution prolétarienne.

Dans cet ouvrage, le président Mao a souligné que « la classe patriarco-féodale des despotes locaux, des mauvais hobereaux et des propriétaires fonciers coupables de forfaits forme la base de cet absolutisme qui durait depuis des millénaires, et c’est sur elle que s’appuient les impérialistes, les seigneurs de guerre et les fonctionnaires corrompus et concussionnaires » et qu’« à moins de déployer les plus grands efforts, la paysannerie n’arrivera jamais à renverser le pouvoir des propriétaires fonciers, qui s’est solidement établi au cours des millénaires. Il faut une puissante poussée révolutionnaire à la campagne pour mettre en mouvement les millions de paysans qui formeront une force considérable. »

C’est précisément au cours d’un vaste élan révolutionnaire qu’avait grandi la force puissante et irrésistible des paysans du Hunan qui pesait de tout son poids sur le pouvoir des propriétaires fonciers féodaux et ébranlait la base même de la domination féodale.

C’était là un exploit extraordinaire qui s’accomplissait pour la première fois depuis des millénaires.

Aujourd’hui, dans le déferlement de la grande révolution culturelle prolétarienne, les héroïques gardes rouges révolutionnaires, les étudiants et les enseignants révolutionnaires, forts du soutien chaleureux des larges masses des ouvriers, des paysans et des soldats, vont de l’avant avec un élan irrésistible, prenant d’assaut des forteresses ; en peu de temps, ils ont plongé dans la consternation ceux qui, au sein du Parti, détiennent des postes de direction mais s’engagent dans la voie du capitalisme de même que les « sommités » académiques réactionnaires de la bourgeoisie ; l’un après l’autre, ils ont débusqué ces vieux parasites, ces vampires et ennemis du peuple dissimulés dans les coins sombres.

Ils ont exhumé et dévoilé l’or, l’argent, les objets précieux de toutes sortes que cachaient ces gredins, ainsi qu’un tas de comptes secrets et d’armes meurtrières conservées en vue d’un retour au pouvoir.

Ils ont balayé comme poussière les mœurs et les coutumes anciennes de toutes les classes exploiteuses.

Ils ont accompli nombre d’actions d’éclat, enregistré de magnifiques succès dans leur combat et rendu d’éclatants services.

Ceci prouve pleinement que tout grand mouvement révolutionnaire doit être un bouillonnant mouvement de masse. La révolution traduit toujours les aspirations conscientes des larges masses où git une inépuisable réserve d’enthousiasme.

Ce n’est qu’en mobilisant les masses par millions, en mettant en jeu leur esprit d’initiative révolutionnaire consistant à oser penser, parler, agir et frayer la voie que sera créer la force gigantesque, qui permet ha de franchir les obstacles dressés par les puissances du passé cl de remporter la victoire complète pour la révolution.

Un vigoureux mouvement de masse né dans l’essor d’une révolution ne peut que renverser les reniements et les lois surannés ainsi que les anciennes façons d’agir de toutes les classes exploiteuses ; dès lors, les ennemis de classe ne laisseront pas de crier aux « excès » et au « monde renversé ». Le président Mao a vigoureusement réfuté ces calomnies dans le rapport.

Il a dit : « La révolution n’est pas un dîner de gala ; elle ne se fait pas comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie ; elle ne peut s’accomplir avec autant d’élégance, de tranquillité et de délicatesse, ou avec autant de douceur, d’amabilité, de courtoisie, de retenue et de générosité d’âme. »

En fait, les ennemis de classe taxent d’« excès » ou de « monde renversé » ce qui est une nécessité révolutionnaire, un phénomène absolument normal.

Sans ces actions révolutionnaires des larges masses, sans un grand mouvement de masse, il ne pourrait y avoir de révolution prolétarienne.

Dans la grande révolution culturelle prolétarienne en cours, les larges masses révolutionnaires, la « destruction » étant la nécessité principale, détruisent sans mollesse idées, culture, mœurs et coutumes anciennes des classes exploiteuses et installent de même, idées, culture, mœurs et coutumes nouvelles, prolétariennes.

De notre point de vue révolutionnaire, c’est une chose normale et excellente.

Le président Mao a dit : « Le peuple, le peuple seul, est la force motrice, le créateur de l’histoire universelle. » (« Du gouvernement de coalition »)

Ce n’est qu’en s’appuyant sur les larges masses populaires que nous pouvons surmonter toutes les difficultés, vaincre tous les ennemis et mener à bien toutes nos fâches.

Coupés des masses, nous serions comme un fleuve sans source, un arbre sans racines, nous ne pourrions rien faire. Cela a été constamment la grande penser du président Mao et la politique fondamentale de notre parti pour guider le mouvement de masse, que d’avoir confiance dans les masses, de s’appuyer sur elles, de les mobiliser sans réserve et de respecter leur esprit d’initiative.

C’est en accord avec cotte grande pensée et celte politique fondamentale que, dans le passé, nous avons remporté des victoires éclatantes dans la révolution démocratique et la révolution socialiste.

La grande révolution culturelle prolétarienne en cours a porté la révolution socialiste chinoise à une nouvelle étape, caractérisée par une plus grande profondeur et une plus vaste ampleur ; c’est une lutte des classes farouche, aiguë, profonde à l’extrême.

Par conséquent, la victoire complète de la grande révolution culturelle prolétarienne, la solution véritable de la question de savoir qui l’emportera, dans le domaine idéologique, du prolétariat ou de la bourgeoisie, ne sont possibles que si on a pleinement confiance dans les masses, si on s’appuie sur elles, si on respecte leur esprit d’initiative, si on les mobilise avec audace et si on déclenche un vaste mouvement révolutionnaire de masse.

2. L’attitude à l’égard d’un mouvement révolutionnaire de masse est un important critère permettant de distinguer les révolutionnaires et les contre-révolutionnaires, les vrais révolutionnaires et les faux révolutionnaires, les marxistes et les révisionnistes.

L’attitude prise à l’égard d’un mouvement révolutionnaire de masse est un critère important permettant de distinguer les révolutionnaires et les contre-révolutionnaires, les vrais révolutionnaires et les faux révolutionnaires, les marxistes et les révisionnistes.

A cet égard, nul ne peut éviter de révéler son point de vue, son attitude, sa conception politique.

Le président Mao a dit : « Des considérations contradictoires sur les choses et les gens découlent nécessairement des jugements contradictoires sur ces choses et ces gens. ’Ça va très mal !’ et ’Ça va très bien !’, ’Va-nu-pieds’ et ’avant-garde de la révolution’ en sont de bons exemples. »

En 1927 les paysans du Hunan, soulevés comme un ouragan, réduisirent en miettes les privilèges millénaires des propriétaires féodaux.

Les larges masses paysannes et les révolutionnaires s’en réjouirent et y applaudirent.

La classe des propriétaires fonciers et les réactionnaires, pris de panique et remplis d’hostilité, lançaient, toutes sortes de calomnies et d’attaques malveillantes contre les actions révolutionnaires des paysans.

Il en est ainsi pour la grande révolution culturelle prolétarienne en cours dans le pays.

Les larges masses des ouvriers, des paysans et des soldats en particulier les gardes rouges — qui sont les troupes de choc de cette révolution — les étudiants et les enseignants révolutionnaires, ont ouvert un feu nourri sur la poignée de membres du Parti qui détiennent des postes de direction et prennent, la voie capitaliste ainsi que sur les éléments malfaisants de la société et sur les retranchements de la bourgeoisie.

Ils ont lavé la boue et les souillures laissées par la vieille 15société et balaye les scories et la fange des classes exploiteuses. Leur action révolutionnaire leur a valu l’éloge et l’approbation enthousiastes du peuple chinois et des peuples révolutionnaires du monde, tandis que l’ennemi de classe chez nous et à l’étranger est ulcéré de rage.

Ils ont multiplié les calomnies contre les gardes rouges, les qualifiant de « jeunes fanatiques » et présentant faussement leur action révolutionnaire comme une « destruction des traditions sociales ».

Ces deux vues et ces deux attitudes diamétralement opposées à l’égard du mouvement révolutionnaire de masse sont déterminées par les intérêts de deux classes absolument antagonistes et reflètent deux attitudes et deux conceptions du monde entièrement antagoniques.

Entre les classes exploiteuses et les larges masses, il y a antagonisme.

Plus les masses se dressent pour faire la révolution, plus les classes exploiteuses voient leur fin proche. Par conséquent, ceux qui adoptent la position des classes exploiteuses craignent nécessairement les masses et s’opposent à leur mouvement révolutionnaire.

Le prolétariat est une classe radicalement révolutionnaire ; au cours des luttes révolutionnaires, plus largement les masses sont mobilisées et plus leur mouvement a d’ampleur, plus vite la révolution se développe et plus grand est le profil de la classe révolutionnaire en lutte pour un libération complète. Ce n’est qu’en adoptant une position résolument prolétarienne qu’on peut partager le sort des masses, vivre comme elles et soutenir activement leurs mouvements révolutionnaires. Le matérialisme dialectique nous enseigne que le développement des phénomènes est conditionné par leur essence et leur courant principal.

Aussi devons-nous scruter l’une et l’autre quand nous examinons un problème.
Il y a onze ans le président Mao, critiquant certains camarades pour leurs erreurs opportunistes de droite en matière de coopération agricole, a dit : « La façon dont certains camarades envisagent les choses n’est pas juste... Ils ne considèrent pas ce qui est essentiel, dominant, et insistent sur des questions non essentielles, secondaires. Je ne dis pas que celles-ci doivent être négligées : il faut les résoudre une à une. Mais nous ne devons pas les confondre avec ce qui est essentiel, dominant, sous peine de perdre notre orientation. » (Sur le problème de la conjuration agricole)

Le mouvement révolutionnaire de masse dirigé par le prolétariat correspond toujours aux lois objectives du développement social.

Les masses révolutionnaires voient clair. Elles comprennent parfaitement la politique du Parti, elles savent distinguer entre l’ennemi et nous-mêmes, entre le juste et l’erroné, entre le vrai et le faux, elles n’ont jamais fait d’erreur en ce qui concerne l’orientation générale de la révolution.

Dans un mouvement révolutionnaire de masse, il est fatal qu’il y ait des défauts partiels et provisoires mais, tout bien considéré, ils sont secondaires et constituent un phénomène inévitable au cours de la marche en avant.

C’est dans la révolution que les masses apprennent à foire la révolution de même qu’en forgeant on devient forgeron. Elles s’éduqueront dans les mouvements révolutionnaires, discernant le juste de l’erroné, les méthodes correctes des mauvaises.

Elles élèveront leur conscience politique et leur talent et rectifieront ces défauts en peu de temps.

Durant la grande révolution culturelle prolétarienne, la grande majorité des ouvriers, des paysans et des soldats, des gardes rouges, des étudiants, des enseignants et des cadres révolutionnaires de notre pays sont allés toujours et courageusement de l’avant dans la direction juste indiquée par le président Mao : tels sont l’essence et le courant principal du mouvement.

Si l’on ne voit pas l’orientation générale révolutionnaire du mouvement de masse, si, au lieu de scruter l’essence et le courant principal, on confond les aspects secondaires et le courant principal, le superficiel et l’essentiel, on ne saura plus où on en est et on deviendra un jouet aux mains de l’ennemi de classe.

Le président Mao a soulevé le problème en ces termes : Quelle attitude prendre vis-à-vis du mouvement des masses révolutionnaires ?

Nous mettre à leur tête et les diriger ?

Rester derrière elles en nous contentant de les critiquer à force de gestes autoritaires, ou nous dresser devant elles pour les combattre ?

C’est là une épreuve inexorable pour chaque révolutionnaire. Le président Mao représente un modelé des plus prestigieux en ce qui concerne la façon de concevoir correctement les mouvements révolutionnaires de masse et un exemple des plus remarquables dans notre parti en ce qui concerne la façon de les diriger.

Le président Mao a la plus grande confiance dans les masses, il leur témoigne la plus profonde sollicitude, il soutient le plus fermement leurs mouvements révolutionnaires et son cœur est avec elles.

Dans la grande révolution culturelle prolétarienne en cours, nous devons étudier avec ardeur la grande pensée et la grande pratique du président Mao pour ce qui est de la façon de concevoir les mouvements révolutionnaires de masse ; nous devons combattre toutes les attitudes erronées hostiles aux mouvements révolutionnaires de masse et soutenir ceux-ci de tout cœur.

3. Suivons les enseignements du président Mao, soyons toujours des révolutionnaires conséquents et des promoteurs des mouvements révolutionnaires de masse.

Dans ce grand ouvrage, le président Mao a écrit ces lignes pleines d’enseignement : « Les camarades révolutionnaires doivent comprendre que la révolution nationale exige un grand bouleversement à la campagne. La Révolution de 1911 n’a pas amené ce bouleversement, d’où son échec. Or, un tel bouleversement vient d’avoir lieu et c’est là un facteur important de la révolution, nécessaire à son achèvement victorieux. Tous les camarades révolutionnaires doivent prendre parti pour ce bouleversement, sinon leur position est celle de la contre-révolution. »

Nous étudions ce grand écrit du président Mao dans le but précis de suivre ce qu’il enseigne et de refondre consciemment notre idéologie, d’établir fermement la conception prolétarienne du monde, d’avoir une conception correcte du mouvement révolutionnaire de masse et de toujours être des révolutionnaires conséquents et des promoteurs du mouvement révolutionnaire de masse.

La grande révolution culturelle prolétarienne en cours est une lutte des classes extrêmement aiguë et complexe.

Elle rencontrera nécessairement des résistances de toutes sortes ; elle connaîtra des flux et des reflux ainsi que des vicissitudes.

Ceci parce que l’ennemi que nous affrontons est très rusé, cauteleux et pernicieux.
Une poignée de membres du Parti qui détiennent des postes de direction et prennent la voie capitaliste, agitent des « drapeaux rouges » pour combattre le drapeau rouge et ils font flèche de tout bois pour réprimer le mouvement de masse et saboter la grande révolution culturelle prolétarienne.

Une poignée d’éléments bourgeois réactionnaires et de ceux qui, appartenant aux cinq catégories — propriétaires fonciers, paysans riches, contre-révolutionnaires, mauvais éléments et droitiers—, ne se sont pas bien réformés, essaient de bombarder les quartiers généraux de notre révolution prolétarienne.

En outre, la force des habitudes de l’ancienne société offre aussi une sorte de résistance au mouvement.

Dans cette lutte des classes complexe, nous devons faire encore mieux pour étudier et appliquer de façon créatrice les œuvres du président Mao, afin que la pensée de Mao Tsé-toung dirige notre propre pensée et nos actes et pour révolutionnariser notre esprit.

Ce n’est qu’en acquérant cette arme des plus acérée, la pensée de Mao Tsé-toung, qu’on peut clairement voir l’essence des choses sous les phénomènes apparents, avoir une vue nette de toute chose, percer à jour les supercheries et les complots de l’ennemi, écraser toutes les résistances et remporter la victoire dans la lutte.

Le président Mao a dit : politique et tactique sont la vie même du Parti.

Si nous voulons être dos promoteurs des mouvements révolutionnaires de masse, nous devons invariablement suivre les enseignements du président Mao et agir conformément à ses instructions et à la politique du Parti.

La Décision du Comité central du Parti communiste chinois concernant la grande révolution culturelle prolétarienne, c’est-à-dire les 16 Points, a été rédigée sous la direction personnelle du président Mao ; c’est le document-programme de la grande révolution culturelle prolétarienne chinoise.

Mettre en œuvre et appliquer fermement les 16 Points, voilà la clef de la victoire complète dans la grande révolution culturelle prolétarienne.

Nous devons étudier sérieusement les 16 Points, nous familiariser avec eux, les assimiler et les mettre en application ; nous devons nous en armer, persister à lutter par le raisonnement, non par la coercition ou la force ; nous devons soutenir ardemment la gauche, porter des coups sévères aux droitiers et à tous les éléments dénaturés et malfaisants et mener résolument et jusqu’au bout la grande révolution culturelle prolétarienne.

Le camarade Lin Piao a dit : « L’Armée populaire de Libération de Chine, née et grandie au sein des luttes révolutionnaires des masses populaires, a toujours considéré le mouvement révolutionnaire de masse comme relevant de nos tâches. Quand les masses se dressent pour détruire le vieux système et mènent de dures et âpres luttes pour la transformation de la société et de la nature, l’A.P.L. se tient comme un seul homme aux côtés du peuple et le soutient de tout son cœur et de toute sa force…

Chaque fois que des forces hostiles tentent de s’opposer aux mouvements révolutionnaires de masse et de les saboter, l’A.P.L. se porte toujours en avant pour appuyer les masses. Et en retour, ces vastes mouvements de masse en plein essor éduquent et inspirent largement l’armée, faisant office de creuset révolutionnaire où se trempe et grandit la conscience politique de l’armée. (« Avançons à pas de géant, tenons haut le drapeau rouge de la ligne générale du Parti et de la doctrine militaire de Mao Tsé-toung »)

Nous devons suivre ces instructions du camarade Lin Piao et soutenir résolument les mouvements révolutionnaires de masse.

Notre armée est la poutre maîtresse de la dictature du prolétariat et le défenseur du système socialiste.

Dans la grande révolution culturelle prolétarienne, une de nos tâches importantes afin de soutenir les mouvements révolutionnaires de masse consiste à élever notre vigilance révolutionnaire, à être fermes à nos postes, à nous préparer sérieusement à affronter une guerre, à être prêts à tout moment à briser les attaques-surprises de l’impérialisme américain et de ses complices, et à veiller au triomphe de la grande révolution culturelle prolétarienne chinoise.

lundi 26 décembre 1966


Les documents de 1966