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Ercoli : Les tâches de l’Internationale Communiste en liaison avec la préparation d’une nouvelle guerre mondiale par les impérialistes − 1935

Résolution sur le rapport du camarade Ercoli, adoptée le 20 août 1935

I. Préparation de la guerre pour un nouveau partage du monde.

La crise économique mondiale et la rupture de la stabilisation capitaliste ont engendré une extrême instabilité de toutes les relations internationales. L’aggravation de la lutte sur le marché mondial, rétréci à l’extrême à la suite de la crise économique, a conduit à une guerre économique acharnée. En fait, le nouveau partage du monde a déjà commencé.

L’impérialisme japonais, qui mène la guerre en Extrême Orient, a déjà inauguré le nouveau partage du monde. L’occupation militaire de la Mandchourie et de la Chine du Nord signifie l’annulation de fait des accords de Washington qui réglaient la répartition des sphères d’influence entre les puissances impérialistes en Chine et leurs relations dans l’océan Pacifique.

L’expédition de rapine du Japon conduit d’ores et déjà à un affaiblissement de l’influence des impérialismes anglais et américain en Chine, elle menace les positions de la Grande-Bretagne et des États-Unis dans l’océan Pacifique et est une préparation de la guerre contre-révolutionnaire contre l’Union Soviétique.

Du traité de Versailles, seules restent debout les frontières d’État et la répartition des mandats coloniaux. La liquidation du traité de Versailles a été consommée à la suite de la cessation des paiements au titre des réparations, du rétablissement du service militaire général par le gouvernement d’Hitler, ainsi que de la conclusion de l’accord naval de l’Angleterre avec l’Allemagne.

Les fascistes allemands, qui sont les principaux instigateurs de la guerre et aspirent à établir l’hégémonie de l’impérialisme allemand en Europe, posent la question de la modification des frontières européennes par la voie de la guerre et aux dépens de leurs voisins.

Les plans aventuriers des fascistes allemands vont très loin : ils visent à la revanche militaire contre la France, au partage de la Tchécoslovaquie, à l’annexion de l’Autriche, à l’anéantissement de l’indépendance des pays baltes dont ils entendent faire une place d’armes pour l’attaque contre l’Union Soviétique, au détachement de l’U.R.S.S. de l’Ukraine soviétique.

Ils réclament pour eux des colonies, cherchant à exciter les esprits en faveur de la guerre mondiale pour un nouveau partage du monde. Tous ces projets des fauteurs de guerre sans scrupules contribuent à aggraver les contradictions entre les États capitalistes et créent le trouble dans toute l’Europe.

L’impérialisme allemand a trouvé en Europe un allié dans le fascisme polonais, qui cherche également à étendre son territoire aux dépens de la Tchécoslovaquie, des pays baltes et de l’Union Soviétique.

Les milieux dirigeants de la bourgeoisie anglaise appuient les armements allemands pour affaiblir l’hégémonie de la France sur le continent européen, pour tourner la pointe des armements allemands de l’Occident vers l’Orient et pour diriger l’agressivité de l’Allemagne contre l’Union Soviétique.

Par cette politique, l’Angleterre cherche à créer à l’échelle mondiale, un contrepoids aux États-Unis et à renforcer du même coup les tendances antisoviétiques, non seulement de l’Allemagne, mais aussi du Japon et de la Pologne.

Cette politique de l’impérialisme anglais est un des facteurs qui accélèrent l’explosion de la guerre impérialiste mondiale.

L’impérialisme italien passe directement à la conquête de l’Abyssinie, en suscitant par là même une nouvelle tension entre les grandes puissances impérialistes.

Le principal antagonisme dans le camp des impérialistes est l’antagonisme anglo-américain qui exerce son influence sur toutes les contradictions de la politique mondiale.

Cet antagonisme a conduit dans l’Amérique du Sud, où les intérêts opposés de l’Angleterre et des États-Unis se heurtent avec le plus de violence, à la guerre entre les vassaux sud-américains des deux puissances (Bolivie-Paraguay, Colombie-Pérou) et menace de provoquer de nouveaux conflits militaires dans l’Amérique méridionale et centrale (Colombie-Vénézuela).

Au moment où ce sont surtout les États fascistes — l’Allemagne, la Pologne, la Hongrie, l’Italie — qui aspirent ouvertement à un nouveau partage du monde et au changement des frontières en Europe, la tendance existe chez d’autres États à conserver la situation actuelle (statu quo). Cette tendance est représentée actuellement, à l’échelle mondiale, par les États-Unis et, en Europe, avant tout par la France.

Et la tendance de ces deus États impérialistes principaux à conserver le statu quo est appuyée par un certain nombre de petits États (la Petite Entente et l’Entente balkanique, quelques États baltes), dont l’indépendance est menacée par une nouvelle guerre impérialiste.

La victoire du national-socialisme allemand, qui est la forme la plus réactionnaire, la plus agressive du fascisme, et ses provocations à la guerre, ont poussé les partis de guerre, représentant les éléments les plus réactionnaires et les plus chauvins de la bourgeoisie, à accentuer dans tous les pays la lutte pour le pouvoir et à intensifier la fascisation de l’appareil d’État.

Les armements effrénés de l’Allemagne fasciste et, en particulier, le rétablissement du service militaire et l’énorme renforcement des armements navals et aériens de l’Allemagne ont provoqué dans tout le monde capitaliste une nouvelle course aux armements. Malgré la crise économique mondiale, l’industrie de guerre s’épanouit dans une mesure plus grande que jamais.

Dans les pays qui sont allés le plus loin dans la préparation de la guerre (Allemagne, Japon, Italie, Pologne), l’économie nationale est déjà mise sur le pied de guerre.

À côté de l’armée régulière, on prépare des détachements fascistes spéciaux pour assurer l’arrière et pour faire le service de gendarmerie sur le front ; dans tous les pays capitalistes, la préparation prémilitaire est étendue même aux adolescents. L’éducation et la propagande dans l’esprit de la démagogie chauvine et raciste se font aux frais de l’État et sont encouragées de toutes les façons.

Bien qu’à l’heure actuelle l’aggravation des contradictions impérialistes rende plus difficile la formation d’un bloc antisoviétique, les gouvernements fascistes et les partis de guerre dans les pays capitalistes n’en cherchent pas moins à résoudre ces contradictions aux dépens de la patrie de tous les travailleurs, aux dépens de l’Union Soviétique.

Le danger de l’explosion d’une nouvelle guerre impérialiste menace l’humanité de jour en jour.

II. Le rôle de l’Union Soviétique dans la lutte pour la paix.

L’essor rapide de l’industrie socialiste et de l’agriculture, la liquidation des koulaks — dernière classe capitaliste —, la victoire définitive du socialisme sur le capitalisme et le renforcement de la capacité de défense du pays, qui en résulte, ont fait que les relations réciproques de l’Union Soviétique avec les pays capitalistes sont entrées dans une nouvelle phase.

La contradiction fondamentale entre le monde socialiste et le monde capitaliste est devenue encore plus aiguë.

Mais, grâce à sa puissance croissante, l’Union Soviétique a été en mesure de prévenir l’agression déjà préparée des puissances impérialistes et de leurs vassaux, et de déployer une politique conséquente de paix contre tous les instigateurs de guerre.

Par là même, l’Union Soviétique est devenue le centre d’attraction non seulement des ouvriers doués de conscience de classe, mais aussi de tout le peuple travailleur aspirant à la paix dans les pays capitalistes et coloniaux.

En outre, la politique de paix de l’U.R.S.S. a non seulement déjoué les plans des impérialistes visant à l’isolement de l’Union Soviétique, mais a en même temps jeté les fondements de sa collaboration en vue de conserver la paix avec les petits États, pour lesquels la guerre, qui menace leur indépendance, constitue un danger particulier, de même qu’avec ceux des États qui, au moment donné, sont intéressés au maintien de la paix.

La politique de paix de l’U.R.S.S., opposant l’internationalisme prolétarien aux querelles nationalistes et de races, n’as pas seulement pour but de défendre le pays des Soviets, d’assurer la sécurité de l’édification socialiste ; elle défend la vie des ouvriers de tous les pays, la vie de tous les opprimés et exploités ; elle signifie la défense de l’indépendance nationale des petites nations ; elle sert les intérêts vitaux de l’humanité ; elle défend la culture contre la barbarie de la guerre.

Au moment où une nouvelle guerre entre les États impérialistes devient de plus en plus proche, la puissance de l’Armée Rouge ouvrière et paysanne de l’U.R.S.S. acquiert une importance de plus en plus grande dans la lutte pour la paix. Devant les armements poussés avec frénésie par les pays impérialistes, surtout par l’Allemagne, le Japon et la Pologne, le renforcement de l’Armée Rouge et son soutien actif sont d’un intérêt vital pour tous ceux qui aspirent à conserver la paix.

III. Les tâches de l’Internationale Communiste dans la lutte pour la paix, contre la guerre impérialiste.

Le VIe Congrès mondial de l’Internationale Communiste, fort de la doctrine de Marx-Engels-Lénine-Staline sur la guerre, a élaboré concrètement les tâches des Partis Communistes et du prolétariat révolutionnaire dans la lutte contre la guerre impérialiste.

Guidés par ces principes, les Partis Communistes du Japon et de la Chine, directement touchés par la guerre, ont mené et mènent d’une façon bolcheviste le lutte contre la guerre impérialiste, pour la défense du peuple chinois. Le VIIe Congrès mondial de l’Internationale Communiste, en confirmant les résolutions du VIe Congrès sur la lutte contre la guerre impérialiste, pose devant les Partis Communistes, les ouvriers révolutionnaires, les paysans travailleurs et les peuples opprimés du monde entier les tâches principales suivantes :

1. La lutte pour la paix et pour la défense de l’U.R.S.S. — Face aux provocations à la guerre des fascistes allemands et des militaristes japonais et aux armements poussés à l’extrême par les partis de guerre dans les pays capitalistes, face au danger imminent d’explosion d’une guerre contre-révolutionnaire contre l’Union Soviétique, le mot d’ordre central des Partis Communistes doit être : la lutte pour la paix.

2. Le front populaire unique dans la lutte pour la paix, contre les instigateurs de la guerre. — La lutte pour la paix ouvre devant les Partis Communistes les plus grandes possibilités de créer le front unique le plus large.

Dans les rangs de ce front unique doivent être entraînés tous ceux qui sont intéressés à la conservation de la paix.

La concentration des forces à chaque moment donné contre les principaux instigateurs de la guerre (à l’heure actuelle, contre l’Allemagne fasciste et contre la Pologne et le Japon qui sont liés avec elle) est la tâche tactique la plus importante des Partis Communistes.

Pour le Parti Communiste allemand, il est particulièrement important de démasquer la démagogie nationaliste du fascisme hitlérien, qui se dissimule sous des phrases sur l’unification du peuple allemand, mais qui, en fait, mène le peuple allemand à l’isolement et à une nouvelle catastrophe militaire. La condition nécessaire et la prémisse de l’unification du peuple allemand, c’est le renversement du fascisme hitlérien. L’établissement du front unique avec les organisations social-démocrates et réformistes (partis, syndicats, organisations coopératives, sportives et culturelles) et avec la masse de leurs adhérents, ainsi qu’avec les organisations de masse d’affranchissement national, démocratiques-religieuses, pacifistes et leurs partisans, a une importance décisive dans la lutte contre la guerre et les fauteurs de fascistes de guerre dans tous les pays.

La formation du front unique avec les organisations social-démocrates et réformistes en vue de la lutte pour la paix exige une lutte idéologique résolue contre les éléments réactionnaires dans les rangs de la social-démocratie, éléments qui, en présence du danger immédiat de guerre, tendent à une collaboration encore plus étroite avec la bourgeoisie pour défendre la patrie bourgeoise, et par leurs excitations contre l’U.R.S.S., soutiennent directement la préparation d’une guerre antisoviétique.

Elle exige une collaboration étroite avec ceux des éléments se trouvant au sein des partis social-démocrates, des syndicats réformistes et autres organisations ouvrières de masse, qui se rapprochent des positions de la lutte révolutionnaire contre la guerre impérialiste.

L’entraînement des organisations pacifistes et de leurs partisans dans les rangs du front unique de lutte pour la paix, acquiert une grande importance pour la mobilisation contre la guerre des masses petites bourgeoises, des intellectuels avancés, des femmes et des jeunes.

Tout en soumettant toujours à une critique explicative les conceptions erronées des pacifistes de bonne foi, en luttant énergiquement contre ceux parmi les pacifistes qui, par leur politique, masquent la préparation de la guerre impérialiste par les fascistes allemands (la direction du Labour Party en Angleterre, etc.), les communistes doivent s’assurer la collaboration de toutes les organisations pacifistes prêtes à faire avec eux au moins une partie du chemin de la lutte effective contre les guerres impérialistes.

Les communistes doivent appuyer par leur collaboration active le mouvement Amsterdam-Pleyel contre la guerre et le fascisme, et aider à l’étendre.

3. La coordination de la lutte contre la guerre impérialiste et de la lutte contre le fascisme. — La lutte contre la guerre des masses qui aspirent à conserver la paix, doit être coordonnée de la façon la plus étroite avec la lutte contre le fascisme et le mouvement fasciste.

Il est nécessaire non seulement de mener une propagande générale pour la paix, mais en premier lieu contre les principaux instigateurs de la guerre, contre les partis fascistes et autres partis de guerre impérialistes et contre les mesures concrètes de préparation de la guerre impérialiste.

4. La lutte contre le militarisme et les armements. — Les Partis Communistes dans tous les pays capitalistes doivent lutter contre les dépenses de guerre (budgets militaires), pour le rappel des forces militaires des pays coloniaux et sous mandat, contre les mesures de militarisation appliquées par les gouvernements capitalistes, et surtout contre la militarisation des jeunes, des femmes et des chômeurs ; contre les lois d’exception limitant les libertés démocratiques bourgeoises dans le but de préparer la guerre ; contre la limitation des droits des ouvriers travaillant dans les usines de guerre ; contre les subsides à l’industrie de guerre et contre le trafic et le transport des armes. On ne peut mener la lutte contre les mesures de préparation à la guerre qu’en liant cette lutte de la façon la plus étroite à la défense des intérêts économiques et des droits politiques des ouvriers, des employés, des paysans travailleurs et de la petite bourgeoisie urbaine.

5. La lutte contre le chauvinisme. — Dans la lutte contre le chauvinisme, la tâche des communistes est d’éduquer les ouvriers et tout le peuple travailleur dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien.

Ceci n’est réalisable que dans la lutte contre les exploiteurs et les oppresseurs pour les intérêts vitaux de la classe du prolétariat, de même que dans la lutte contre le chauvinisme bestial des partis nationaux-socialistes et de tous autres partis fascistes.

En même temps, les communistes doivent montrer que la classe ouvrière mène une lutte conséquente pour la défense de la liberté nationale et de l’indépendance du peuple entier, contre toute oppression et exploitation, car seule la politique communiste défend jusqu’au bout la liberté nationale et l’indépendance du peuple.

6. La lutte pour l’affranchissement national et le soutien aux guerres d’affranchissement national. — Dans le cas où un État faible serait attaqué par une ou plusieurs grandes puissances impérialistes qui voudraient détruire son indépendance et son unité nationales, ou bien en faire le partage comme cela eut lieu dans l’histoire lors du partage de la Pologne, par exemple, la guerre de la bourgeoisie nationale d’un tel pays, pour repousser cette attaque, peut revêtir le caractère d’une guerre de libération, dans laquelle la classe ouvrière et les communistes de ce pays ne peuvent pas ne pas intervenir.

La tâche des communistes d’un tel pays consiste en ce que, tout en menant une lutte irréductible pour assurer les positions économiques et politiques des ouvriers, des paysans travailleurs et des minorités nationales, ils se mettent en même temps aux premiers rangs des combattants pour l’indépendance nationale et mènent jusqu’au bout la guerre d’émancipation, en ne permettant pas à « leur propre » bourgeoisie de rechercher des compromis avec les puissances agressives aux dépens des intérêts de leur pays.

Les communistes ont le devoir de soutenir activement la lutte pour la libération nationale des peuples opprimés des colonies et semi-colonies, et surtout la lutte de l’Armée Rouge des Soviets chinois contre les impérialistes japonais et autres et contre le Kuomintang. La Parti Communiste de Chine doit faire tous les efforts pour élargir le front de la lutte pour l’affranchissement nationale et y entraîner toutes les forces nationales prêtes à opposer une résistance à l’expédition de brigandage de l’impérialisme japonais et des autres impérialistes.

IV. De la lutte pour la paix à la lutte pour la révolution.

Le VIIe Congrès mondial de l’Internationale Communiste repousse de la façon la plus énergique l’affirmation calomnieuse d’après laquelle les communistes désireraient la guerre dans l’espoir qu’elle amène à la révolution.

Le seul fait que les Partis Communistes de tous les pays prennent une part dirigeante à la lutte pour la conservation de la paix et pour le triomphe de la politique de paix de l’Union Soviétique, démontre que les communistes tendent de toutes leurs forces à entraver la préparation et le déclenchement d’une nouvelle guerre.

Les communistes, tout en menant également une lutte énergique contre les illusions selon lesquelles il serait possible de supprimer les guerres tant que le régime capitaliste existe encore, déploient et déploieront tous les efforts pour conjurer la guerre.

Mais, dans le cas où une nouvelle guerre impérialiste mondiale éclaterait en dépit de tous les efforts faits par la classe ouvrière pour la conjurer, les communistes s’efforceront d’entraîner les adversaires de la guerre, organisées dans la lutte pour la paix, à la lutte pour la transformation de la guerre impérialiste en guerre civile contre les instigateurs fascistes de guerre, contre la bourgeoisie, pour le renversement du capitalisme.

En même temps le Congrès met les communistes et les ouvriers révolutionnaires en garde contre les méthodes anarcho-syndicalistes de lutte contre la guerre sous forme de refus de se rendre à l’appel de la classe, sous la forme dite de boycottage de la mobilisation, de sabotage dans les usines de guerre, etc…

Le Congrès estime que de pareils méthodes de lutte ne peuvent que nuire au prolétariat. Les bolchéviks russes qui, pendant la guerre mondiale, luttaient énergiquement contre la guerre et qui se prononçaient pour la défaite du gouvernement russe, repoussaient cependant de telles méthodes.

Ces méthodes ne font que faciliter la répression de la bourgeoisie contre les communistes et les ouvriers révolutionnaires, et empêchent la conquête par les communistes des masses travailleuses, et surtout la masse des soldats pour la lutte de masse contre la guerre impérialiste et pour sa transformation en guerre civile contre la bourgeoisie.

Le VIIe Congrès de l’Internationale Communiste, en fixant les tâches des Partis Communistes et de toute la classe ouvrière en cas de guerre, s’en rapporte à la thèse proposée par Lénine et par Rosa Luxembourg et adoptée par le Congrès de Stuttgart de la IIe Internationale d’avant-guerre :

« Si la guerre est néanmoins déclarée, il est du devoir des travailleurs de lutter pour la faire finir promptement et, en tendant tous leurs efforts, de mettre à profit la crise économique et politique provoquée par la guerre pour soulever le peuple et précipiter la ruine de la domination de classe capitaliste. »

Dans l’étape historique actuelle, alors que sur un sixième de globe l’Union Soviétique défend le socialisme et la paix pour l’humanité tout entière, les intérêts les plus vitaux des ouvriers et des travailleurs de tous les pays exigent que la politique de la classe ouvrière, la lutte pour la paix, la lutte contre la guerre impérialiste avant et après le déclenchement de la guerre soient menées sous l’angle de la défense de l’Union Soviétique.

Si le déclenchement d’une guerre contre-révolutionnaire contraint l’Union Soviétique à faire marcher l’Armée Rouge ouvrière et paysanne pour la défense du socialisme, les communistes appelleront tous les travailleurs à contribuer par tous les moyens et à n’importe quel prix à la victoire de l’Armée Rouge sur les armées des impérialistes.

mardi 20 août 1935


L’Internationale Communiste : le septième congrès − 1935