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« Dirigeant du mouvement ouvrier » ou traître n°1 à la classe ouvrière ? − 1967

Par un groupe de révolutionnaires prolétariens de la Fédération des Syndicats de Chine populaire − Publié dans le Renmin Ribao, 5 octobre 1967

  Sommaire  

Présentation du Renmin Ribao :

Pour trahir les intérêts fondamentaux du prolétariat et vendre le mouvement ouvrier, les révisionnistes, anciens et nouveaux, de Bernstein à Khrouchtchev et consorts, ont toujours colporté l’économisme et le trade-unionisme contre-révolutionnaires, préconisé la théorie des « syndicats du peuple tout entier » et le « spontanéisme » du mouvement ouvrier.

A cet égard, le Khrouchtchev chinois ne s’est pas montré moins actif que ses prédécesseurs.

Dans la vaine tentative de restaurer le capitalisme en Chine, il utilisa cette « théorie » révisionniste contre-révolutionnaire pour s’opposer au rôle dirigeant des partis politiques prolétariens, et du marxisme-léninisme, de la pensée de Mao Tsé-toung, dans le mouvement ouvrier, ainsi que pour saboter la révolution prolétarienne et la dictature du prolétariat.

Le Khrouchtchev chinois inversait l’Histoire et se prétendait « dirigeant du mouvement ouvrier ».

Cependant, de nombreux faits ont prouvé qu’il n’avait jamais été « dirigeant du mouvement ouvrier » mais plutôt le traître n° 1 et intégral des intérêts de la classe ouvrière.

Ce qu’il appliquait dans le mouvement ouvrier c’était une ligne révisionniste contre-révolutionnaire. L’essence de cette ligne était l’économisme et le trade-unionisme.

Avant la libération de la Chine, elle servait à maintenir le joug de l’impérialisme, du féodalisme et du capitalisme bureaucratique et s’opposait à la prise du pouvoir par la lutte armée.

Après la Libération, elle suivait la voie capitaliste et s’opposait à la révolution socialiste et à la dictature du prolétariat.

 I

Avant la prise du pouvoir par la classe ouvrière, celle-ci doit-elle s’engager dans une lutte économique légale pour mendier de petites « améliorations » temporaires à la classe dirigeante, ou renverser la domination réactionnaire et s’emparer du pouvoir ? C’est là le point clé de la lutte entre les marxistes d’une part et les révisionnistes et les réformistes d’autre part.

Les marxistes ont toujours soutenu que la question fondamentale de la révolution était celle du pouvoir. Le président Mao nous enseigne :

« Toutes les luttes révolutionnaires dans le monde visent à prendre le pouvoir politique et à le consolider. »

« La tâche centrale et la forme suprême de la révolution, c’est la conquête du pouvoir par la lutte armée, c’est résoudre le problème par la guerre ».

« La lutte armée menée par le Parti communiste chinois est une guerre de paysans sous la direction du prolétariat. » « Toutes les autres formes, comme par exemple l’organisation et la lutte des masses populaires, sont extrêmement importances, absolument indispensables et ne sauraient en aucun cas être négligées, mais elles sont toutes subordonnées aux Intérêts de la guerre... [elles] concourent directement ou indirectement à la poursuite de la guerre. »

Ces éminentes instructions du président Mao indiquent que l’orientation et la tâche générales du mouvement ouvrier sont d’organiser et de mobiliser la classe ouvrière, de travailler directement ou indirectement en coordination avec la guerre révolutionnaire paysanne dirigée par le Parti et de lutter pour l’encerclement des villes à partir de la campagne et finalement pour s’emparer du pouvoir par la lutte armée.

Le Khrouchtchev chinois est le plus grand tenant de l’économisme contre-révolutionnaire dans le mouvement ouvrier chinois et mondial.

Aux moments cruciaux de la révolution, il est apparu maintes et maintes fois pour prôner l’économisme et la lutte purement économique.

Il s’est opposé à la lutte politique comme à ce que le mouvement ouvrier travaille en coordination avec la lutte armée, ainsi qu’à la prise du pouvoir par l’encerclement des villes à partir de la campagne.

Dès 1923, il s’est fait l’écho du renégat Tchen Tou-sieou en prêchant perfidement celte absurdité qu’un prolétariat « non encore mûr » ne pouvait, de toute évidence, immédiatement « réaliser la prise du pouvoir ».

Et ce, dans la vaine tentative d’amener le mouvement ouvrier dans la voie funeste de l’économisme.

Au cours des années de guerre de l’Expédition du Nord et de la révolution agraire, il s’est écarté de la guerre révolutionnaire et de la question fondamentale — la prise du pouvoir — et a prôné de toutes ses forces l’économisme et la lutte économique. Il a prétendu qu’« entreprendre toutes sortes de luttes économiques devait être le principe du mouvement ouvrier ». « A aucun moment les ouvriers ne peuvent être détachés de leurs intérêts économiques ; ils doivent lutter pour eux », disait-il.

Il a avancé cette formule :

« Le développement de la lutte économique signifie celui du mouvement ouvrier chinois », et il s’est opposé à ce qu’on « avance des slogans et des exigences politiques en plus des demandes économiques. »

Le président Mao a fait un grand éloge de la manifestation et de la grève qui ébranlèrent le monde, le 30 mai 1925. Elles étaient organisées par les ouvriers et les étudiants de Shanghai contre l’impérialisme.

Mais tout ce qu’y a vu le Khrouchtchev chinois, c’est qu’elle avait « rapporté 750.000 yuans », et il en était très satisfait. Pendant la Guerre de Résistance contre le Japon, il a préconisé que les « masses luttent pour les revendications économiques ». « En tant qu’organisations économiques, a-t-il dit, les syndicats doivent toujours lutter pour défendre les intérêts économiques des ouvriers », et ils ne doivent pas « mener simplement la lutte pour des tâches politiques. »

Ce faisant, il voulait que le peuple s’écarte des violentes luttes nationales et de classe de ce temps-là et s’intéresse uniquement aux « intérêts économiques. »

Après la victoire de la Guerre de Résistance contre le Japon, il a continué à prôner la lutte économique tout en prêchant ouvertement « la lutte de masse légale et la lutte parlementaire. »

En un mot, toute sa ligne était « la lutte économique est tout et tout pour la lutte économique. »

En fait, il entendait lutter uniquement pour une « législation » qui permette aux ouvriers de vendre leur force de travail à de meilleures conditions, limitant la lutte au cadre permis par les réactionnaires du Kuomintang et ne touchant en rien au régime de Tchang Kaï-chek.

Le marxisme-léninisme, la pensée Mao Tsé-toung, ne nie jamais la nécessité de la lutte économique, mais au contraire maintient que la lutte économique doit se faire coordination avec la lutte politique, être portée au niveau de la lutte politique et mise au service de la guerre révolutionnaire ; qu’elle doit être utilisée en relation avec la prise du pouvoir par la force armée.

Si le mouvement ouvrier s’écarte de la lutte politique et de la prise du pouvoir par les armes et se limite à la lutte économique et à la lutte légale, il deviendra impossible de renverser la domination de l’impérialisme, du féodalisme et du capitalisme bureaucratique sur la classe ouvrière et de mettre fin à l’asservissement de celle-ci.

Il sera également impossible de résoudre les « revendications économiques ».

La ligne révisionniste qu’exprime la formule ; « la lutte économique est tout et tout pour la lutte économique », prônée par le Khrouchtchev chinois, est de l’économisme contre-révolutionnaire à cent pour cent, de la mendicité, une théorie absolument conforme aux besoins de l’impérialisme et de ses laquais et servant leur domination réactionnaire.

Ce qu’il colportait est simplement ce qu’il a hérité de Bernstein et de Kautsky, ces vieux révisionnistes, ces grands traîtres à la classe ouvrière, ces grands renégats, et des agents tsaristes russes qu’étaient les « Économistes » et leurs semblables.

La fondation de la République populaire de Chine a marqué l’entrée de la révolution chinoise dans l’étape de la révolution socialiste.

A cette nouvelle étape historique, devons-nous persévérer dans la dictature du prolétariat, mener la révolution socialiste jusqu’au bout, développer l’économie socialiste et nous efforcer d’atteindre le communisme ?

Devons-nous abandonner la révolution socialiste, nous Intéresser uniquement à la production matérielle, abandonner les intérêts fondamentaux de la consolidation du pouvoir politique prolétarien et diriger les ouvriers dans la recherche des avantages économiques immédiats et ainsi frayer la voie à une restauration du capitalisme ?

C’est là, dans le mouvement ouvrier après la prise du pouvoir par la classe ouvrière, un des points cruciaux de la lutte entre le marxisme-léninisme, lu pensée de Mao Tsé-toung, et le révisionnisme.

Le rapport présenté par notre grand guide, le président Mao, à la 2ème session plénière du Comité central issu du 7ème congrès du Parti communiste chinois, à la veille de la victoire dons tout le pays, la ligne et les tâches générales du Parti pour la période de transition, formulées par le Comité central dirigé par le président Mao après la fondation de la République populaire de Chine, ainsi que De la juste solution des contradictions au sein du peuple, et Intervention à la Conférence nationale du Parti communiste chinois sur le travail de propagande, textes du président Mao publiés après que la transformation socialiste de la propriété des moyens de production eut été achevée pour l’essentiel, et d’autres brillantes œuvres historiques qu’il a écrites nous ont indiqué l’orientation, la ligne générale et les principes suprêmes devant guider tout le Parti et tout le pays, et il en est de même pour le mouvement ouvrier en Chine.

Voulant usurper la direction du Parti et de l’Etat, le Khrouchtchev chinois a cherché à accaparer le mouvement ouvrier.

Il a ressorti la formule frelon laquelle« le développement de la lutte économique signifie celui du mouvement ouvrier chinois », formule qu’il avait avancée pendant la révolution démocratique.

Mais cette fois, il l’a polie en y ajoutant des slogans tels que : « le mouvement pour la production est précisément le mouvement des ouvriers » et « lutter pour la vie même des ouvriers » afin d’empêcher les syndicats d’entreprendre un travail révolutionnaire et politique.

Ce faisant, il préconisait que les syndicats ne s’occupent qui de la production et du bien-être, afin d’entraîner le mouvement ouvrier sur une voie de garage.

C’était vraiment là une nouvelle manifestation, sous la dictature du prolétariat, de l’économisme contre-révolutionnaire prôné depuis toujours par le Khrouchtchev chinois.

C’était, là son projet criminel pour s’opposer à la révolution socialiste et à la dictature du prolétariat et prendre le contre-pied de la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao.

Peu après la Libération, le Khrouchtchev chinois voulait cyniquement que les ouvriers « assurent la tranquillité aux capitalistes ». Il a même ordonné aux cadres syndicaux de « chercher par tous les moyens à presser et persuader les ouvriers » de coopérer avec les capitalistes.

Après que la transformation socialiste de la propriété des moyens de production eut été terminée pour l’essentiel, ce grand traître à la classe ouvrière proclama inlassablement que la tâche des syndicats était « de lutter pour élever sans cesse la productivité du travail par l’émulation socialiste et le mouvement des ouvriers d’élite ».

C’était exactement ce que conseillait Khrouchtchev quand il disait : « Les problèmes économiques et productifs sont au centre de l’activité des organisations du Parti et tiennent la première place dans tout travail de l’organisation du Parti. » Leur but était de s’opposer à la dictature du prolétariat et d’empêcher que la révolution socialiste soit menée jusqu’au bout sur les fronts politique ; et idéologique.

Les marxistes ne s’opposent pas au développement de la production, mais au contraire soutiennent son développement actif.

Ils ont toujours soutenu que le développement de l’économie socialiste était une des tâches fondamentales de la dictature du prolétariat.

Cependant, le développement de la production socialiste exige que la politique prolétarienne soit mise au poste de commandement et que la révolution socialiste soit prise comme force motrice, c’est-à-dire qu’il faut « faire la révolution et stimuler la production ».

Néanmoins, le Khrouchtchev chinois déclarait que le but du développement de la production était « d’accroître le revenu individuel et d’améliorer les conditions d’existence ». Il encourageait les stimulants matériels et préconisait ce mot d’ordre inepte : « S’occuper des conditions d’existence et stimuler la production » et il prenait la « répartition » comme force motrice.

C’était vendre les intérêts fondamentaux de la classe ouvrière et détruire le mouvement ouvrier révolutionnaire.

 II

Il est évident que des lignes politiques différentes sont servies par des lignes organisationnelles différentes.

C’est en vue de répondre aux besoins de l’économisme et du trade-unionisme, ainsi qu’à ceux de l’opposition à la révolution prolétarienne et a la dictature du prolétariat, que le Khrouchtchev chinois a fait tout son possible pour nier la nature de classe des syndicats et s’est ingénié à transformer les syndicats en « organisations économiques » qui n’auraient présenté que des « revendications économiques communes » ou même en « syndicats du peuple tout entier » qui engloberaient tout.

Avant que la révolution chinoise eût remporté la victoire à l’échelle nationale, il insista sur le fait que les syndicats étaient des « organisations établies pour présenter certaines revendication économiques communes » et qu’ils « ne devaient pas entrer dans le problème des opinions politiques différentes » afin que « tous ceux qui posent les mêmes revendications économiques s’unissent et s’organisent ».

Il a insisté pour « qu’aucune condition politique n’entre en jeu pour limiter l’adhésion aux syndicats ».

Il a entièrement effacé la nature de classe des syndicats en niant que ces derniers soient un instrument de la lutte des classes.

Déjà a l’époque de la Région centrale dos Soviets, le président Mao avait indiqué qu’il était nécessaire de transformer les syndicats existants en syndicats ayant une ferme position de classe.

Lénine a souligné :

« Aider au développement et à l’organisation politiques de la classe ouvrière, voilà notre premier objectif, notre objectif fondamental. »

Le Khrouchtchev chinois voulait transformer les syndicats uniquement en « organisations économiques », dans le but de servir sa ligne révisionniste contre-révolutionnaire de réforme économique, d’opposition à la lutte politique et à la prise du pouvoir politique par la force armée.

Après que la révolution chinoise eut triomphé à l’échelle nationale, le président Mao a indiqué :

« Le syndicats sont des organisations de masse de la classe ouvrière » et il a dit qu’il était nécessaire de « se méfier des pickpockets et de prendre garde à l’infiltration dans les syndicats d’agents spéciaux de la réaction ».

Mais, pour restaurer le capitalisme, le Khrouchtchev chinois s’est obstiné à transformer les syndicats non seulement en « organisations économiques » mais encore en « syndicats du peuple tout entier ».

Au lendemain de la libération de la Chine, tout en affirmant que « l’exploitation avait ses mérites », il proposa que les membres des partis démocratiques représentant les intérêts de la bourgeoisie soient admis dans les syndicats et « aient le droit d’être élus à leurs organes dirigeants ».

Après que la transformation socialiste de l’agriculture, de l’artisanat, de l’industrie et du commerce privé fut achevée pour l’essentiel, il propagea à l’extrême sa théorie sur « les syndicats du peuple tout entier. »

Il fit des déclarations telles que celles-ci en faveur des capitalistes :

« Après l’abolition du paiement des dividendes fixes, leur position de classe ne changera-t-elle pas ? Leur adhésion aux syndicats n’entraînera rien d’autre qu’une proportion de dix contre un entre le rouge et le noir » ; « les propriétaires fonciers, les paysans riches, les contre-révolutionnaires, les mauvais éléments qui se sont suffisamment rééduqués pourront aussi adhérer aux syndicats. » Il ajoutait que « les 650 millions de Chinois deviendraient des ouvriers » et que « tous seraient membres des syndicats »,

Il est évident que toutes ces déclarations sont liées à sa théorie sur l’extinction de la lutte des classes. Elles estompent les distinctions entre les classes et annulent complètement la nature de classe des syndicats.

Le syndicat est un produit de la lutte des classes et un instrument de celles-ci. Tant qu’existent les classes et la lutte des classes, il est impossible que les syndicats soient « du peuple tout entier ».

Le Khrouchtchev chinois a cherché de mille et une manières à faire des syndicats un « syndicat du peuple tout entier ». Tout cela dans le but d’amener des gens qui doivent être soumis à la dictature du prolétariat dans les rangs de la classe ouvrière, à transformer les syndicats en paravents des propriétaires fonciers, des paysans riches, des contre-révolutionnaires, des mauvais cléments et des éléments bourgeois, et d’en faire un instrument de ses intrigues pour usurper la direction du Parti et de l’Etat et restaurer le capitalisme.

 III

Le syndicat doit-il ou ne doit-il pas se placer sous la direction du Parti de la classe ouvrière : telle est, dans le mouvement ouvrier, la divergence fondamentale entre les marxistes et les révisionnistes.

Un économiste est nécessairement en même temps un trade-unioniste, il nie que le Parti soit la forme d’organisation suprême de la classe ouvrière et s’oppose à ce qu’il exerce sa direction sur le syndicat. Telle était exactement la position du Khrouchtchev chinois.

Le président Mao nous enseigne que le Parti communiste est l’avant-garde du prolétariat, sa forme suprême d’organisation. Le Parti doit diriger toutes les autres organisations, dont l’armée, le gouvernement et les organisations de masse. Mais le Khrouchtchev chinois, colporteur actif du trade-unionisme dans le mouvement ouvrier, s’évertue à prendre le contre-pied des enseignements du président Mao.

Déjà dans la période de la révolution démocratique, il avait essayé de supprimer la direction du Parti sur le syndicat.

En prétendant qu’il fallait « prendre le syndicat comme centre », il niait que le Parti fût la forme suprême d’organisation de la classe ouvrière de même que le noyau dirigeant du peuple chinois.

Il disait que la Fédération des Syndicats de Chine « devenait de jour en jour le noyau dirigeant des ouvriers de tout le pays » et qu’il « n’y avait aucune raison pour que l’ensemble du mouvement ouvrier en Chine ne soit pas placé sous la direction de la Fédération des Syndicats de Chine ».

Il a souligné que le syndicat était une organisation « indépendante » et que « le Parti et toutes les organisations de masse libres devaient être mis sur un pied d’égalité. »

Poursuivant l’œuvre des social-démocrates, il a déclaré qu’un syndicat devait « n’appartenir sur le plan organisationnel, à aucun Parti ni à aucune tendance », sinon « il ne serait qu’un instrument ou un organisme dirigé par le gouvernement ».

Il a également tenté de diriger le Parti par le truchement des syndicats. Il disait :

« Quand le Parti, le gouvernement, l’armée ou toute organisation populaire font du travail parmi les masses, ils doivent se soumettre à la direction des organisations de masse. »

Durant dix-sept années qui ont suivi la Libération, pour faire des syndicats un pion de son complot d’usurpation de la direction du Parti et de l’Etat.

Il a persisté dans le trade-unionisme sous une forme voilée pour tenter de placer les syndicats au-dessus du Parti et du gouvernement et les transformer en un « royaume Indépendant » afin de saper la dictature du prolétariat.

Il a dénaturé l’histoire des syndicats révolutionnaires de Chine, établis sous la direction du Parti, en déclarant que « la création des syndicats avait précédé la fondation du Parti ».

Dans le dessein de rabaisser le prestige du Parti et de rehausser celui des syndicats, il a prétendu que« les syndicats doivent acquérir leur propre prestige ; plus élevé sera ce prestige, mieux cela vaudra. »

Il rêvait d’établir un « Soviet » des ouvriers qui placerait les syndicats au-dessus du Parti et du gouvernement.

L’influence pernicieuse du trade-unionisme propagé dans le mouvement ouvrier par le Khrouchtchev chinois est très profonde.

Au cours de dix-sept années qui suivirent la Libération, une lutte acharnée entre les deux voies et les deux lignes secoua à deux reprises les syndicats. Le Khrouchtchev chinois était, le promoteur occulte de cette ligne erronée.

En s’opposant à ce que les syndicats soient soumis à la direction du Parti, lui et ses laquais voulaient, en fait, placer les syndicats sous la direction du quartier général de la bourgeoisie, et rêvaient d’en faire un instrument qui servir leur tentative de restauration du capitalisme.

 IV

L’acceptation par les syndicats de la direction du Parti signifie l’acceptation par eux de la direction de la pensée de Mao Tsé-toung, sommet du marxisme-léninisme de notre époque, le marxisme-léninisme vivant, à son niveau le plus élevé. La pensée de Mao Tsé-toung est l’arme idéologique la plus puissante pour combattre l’impérialisme, le révisionnisme et le dogmatisme. Elle est la garantie fondamentale aussi bien du développement victorieux du mouvement ouvrier que de la prise du pouvoir par la classe ouvrière et de sa consolidation. Parlant aux officiers et aux combattants de notre armée, le président Mao a indiqué jadis :

« Sans insuffler aux troupes un esprit politique progressiste, sans poursuivre dans ce but un travail politique progressiste, il n’est pas possible… d’éveiller en eux le plus grand enthousiasme pour la Guerre de Résistante ».

Lénine a souligné :

« Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire », l’idéologie socialiste « ne pouvait leur venir que du dehors » et « par ses seules forces, la classe ouvrière ne peut arriver qu’à la conscience trade-unioniste ».

Les économistes et les syndicalistes du passé et du présent, en Chine comme à l’étranger, sont, tous des adorateurs du « spontanéisme ».

Sans exception, ils s’opposent à l’assimilation de l’idéologie socialiste, du marxisme-léninisme, de la pensée de Mao Tsé-toung par les ouvriers.

Le Khrouchtchev chinois n’agissait pas autrement. Pire, il est le type même de ces tenants fanatiques du « spontanéisme » pour le monde entier.

Durant la période de la révolution démocratique, lorsque la classe ouvrière n’avait pas encore pris le pouvoir d’Etat, le Khrouchtchev chinois introduisit en Chine le culte du « spontanéisme » pratiqué par les syndicalistes anglais, les économistes russes et les vieux révisionnistes tels que Bernstein et consorts.

Il s’opposait à l’utilisation du marxisme-léninisme, de la pensée de Mao Tsé-toung pour armer les ouvriers, les mobiliser et les organiser dans la lutte visant au renversement de la domination réactionnaire do l’impérialisme, du féodalisme et du capitalisme bureaucratique.

Au cours des dix-sept dernières années, le Khrouchtchev chinois a considéré l’invincible pensée de Mao Tsé-toung comme le plus grand obstacle à sa tentative d’usurper la direction du Parti et de l’Etat, et de restaurer le capitalisme en Chine.

Il s’est toujours opposé à la pensée de Mao Tsé-toung et à l’étude et à l’application créatrices par les masses ouvrières des œuvres du président Mao. Recourant à toutes sortes de propos perfides, il s’est efforcé d’avilir, de calomnier et d’attaquer la grande pensée de Mao Tsé-toung et de combattre, de saboter et d’interdire sa propagation parmi les ouvriers.

La pensée de Mao Tsé-toung est la vérité universelle pour les révolutions de tous les peuples opprimés et la garantie fondamentale de la consolidation de la dictature du prolétariat pour toute classe ouvrière qui a déjà pris le pouvoir politique. La tache fondamentale du mouvement ouvrier est d’éduquer les ouvriers avec la pensée de Mao Tsé-toung, d’armer les masses ouvrières de son invincible pensée et de transformer les rangs des ouvriers en une armée industrielle puissante. Hautement prolétarienne, révolutionnaire et militante.

Nous devons donner la primauté a cette grande tâche et, par-dessus tout, faire des syndicats une grande école rouge de la pensée de Mao Tsé-toung.

jeudi 14 décembre 2017


Les documents de 1967