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Dénonçons les supercheries de paix de Johnson – 1968

Redaction du Renmin Ribao, 15 avril 1968

Le chef de file de l’impérialisme américain, Lyndon Johnson, a lancé sur le marché ce qu’il a appelé un programme de « suspension partielle des bombardements », programme visant en fait à escroquer la paix, mais en moins de deux semaines, avant même que son complot ait été mis pleinement à exécution, les intentions meurtrières de Johnson se sont révélées au grand jour.

Un grand nombre de faits ont en effet prouvé que le stratagème de Johnson était une grande, pure et simple, une énorme supercherie.

Qu’a donc fait l’administration Johnson au cours des quinze jours qui viennent de s’écouler ?

Au moment précis où Johnson en appelait à la « réalisation de la paix » au Vietnam, le gouvernement américain adaptait une série de mesures destinées à y intensifier sa guerre d’agression. Il ordonnait un appel sous les armes de 24.500 réservistes des forces terrestres, navales et aériennes, se préparant à porter à près de 550.000 les effectifs destinés à l’agression au Vietnam. Le gouvernement américain s’est démené pour déplacer ses troupes et ses commandants. C’est ainsi qu’il a remplacé Westmoreland, commandant des troupes d’agression américaines au Vietnam par Craighton Abrams, auquel la population Sud-Vietnamienne a également infligé un grand nombre de défaites.

Par ailleurs, le gouvernement américain est prêt à faire de nouveaux déploiements militaires sur le champ de bataille du Sud-Vietnam.

Il a exigé de l’industrie militaire américaine qu’elle accélère sa massive production d’armes, afin de renforcer l’équipement des forces d’agression américaines au Vietnam ainsi que celui des forces fantoches sud-vietnamiennes.

Il a appelé tous ses complices dans l’agression contre le Vietnam à une conférence, afin d’intensifier son recrutement de chair à canon.

Aux ordres des Etats-Unis, la clique fantoche thaïlandaise a annoncé qu’elle allait envoyer au Sud-Vietnam une « division de renfort », autrement dit, une division de forces satellites. Le gouvernement américain a envoyé des avions-pirates bombarder intensivement le Nord Vietnam, surtout le nord de la ligne de démarcation militaire : ces bombardements ont atteint une férocité sans précédent. Cette série de faits prouvent que les « négociations de paix » de Johnson ne sont, de toute évidence, rien d’autre qu’un stratagème destiné à couvrir leurs complots d’intensification de la guerre.

Johnson s’est employé à paraître vouloir entamer des « négociations de paix », en même temps qu’il se livrait à divers tours de passe-passe, même à propos du lieu de « rencontre » entre les deux parties.

Auparavant il avait déclaré : « Les Etats-Unis sont prêts à envoyer leurs représentants n’importe où et n’importe quand, afin de discuter des moyens propres à mettre un terme à cette guerre ».

Le voici maintenant qui, manquant à sa parole, s’oppose à ce que Phnom Penh serve de lieu de contact.

Tout comme Samdech Sihanouk, chef d’Etat du Cambodge, l’a indiqué : cette attitude démontre l’« hostilité persistante » des Etats-Unis envers le Cambodge ; et « si les Américains ont adopté cette attitude, c’est qu’ils désirent faire grand tapage autour de leurs entretiens avec le Nord Vietnam ».

Ce fait seul suffit à révéler que les prétendus « entretiens » proposés par le chef de file de l’impérialisme américain ne sont qu’une supercherie.

Si l’administration Johnson s’est si bien employée à monter sa supercherie de « négociations de paix », c’est qu’elle affronte des difficultés sans précédent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur : défaite complète de sa guerre d’agression au Vietnam, insurmontable crise du dollar, lutte vigoureuse des afro-américains, contradictions acharnées au sein de la clique dominante, et enfin, isolement total sur le plan international.

A l’approche des élections présidentielles, Johnson tente de passer le cap difficile en recourant, en coordination étroite et avec l’aide énergique de la clique de traîtres révisionnistes soviétiques, à ce stratagème par lequel il espère donner le change au peuple américain et aux autres peuples du monde. Notre grand guide le président Mao nous enseigne : « Le principe qu’observent les forces réactionnaires à l’égard des forces démocratiques populaires est de détruire résolument toutes les forces démocratiques qu’elles peuvent, et de se préparer à détruire plus tard celles qu’elles n’arrivent pas à détruire pour le moment. »

L’impérialisme américain ne renoncera jamais à ses desseins d’agression au Vietnam. Lorsque les agresseurs américains seront complètement vaincus sur le champ de bataille, et que tous seront chassés du territoire vietnamien, alors seulement le peuple vietnamien pourra réaliser son objectif sacré, qui est la libération nationale et la réunification de la patrie.

L’héroïque peuple vietnamien, résolu à combattre et à vaincre, livre des combats opiniâtres, et avance sur la lancée de ses victoires. Il ne peut que remporter la victoire finale dans sa guerre de résistance à l’agression américaine pour le salut national.