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Dénonçons la supercherie de « l’humanitarisme » − 1974

Commentaire sur la farce montée par la clique des renégats révisionnistes soviétiques pour rendre un culte à Confucius et pour dénigrer l’école légaliste

[Par Lieou Tseh-lin et autres étudiants de l’École normale supérieure de l’Anhouei – 1974]

Ces dernières années, sous la direction de la clique du renégat Brejnev, Moscou a monté une farce rendant un culte à Confucius et dénigrant l’école légaliste.

Des plumitifs à la solde des révisionnistes soviétiques ont chanté les louanges de la doctrine confucéenne ; le ton employé a été on ne peut plus élevé.

Ils ont déclaré avec stupidité que "Confucius et Mencius avaient considéré les intérêts du peuple comme le but ultime et suprême dans la gestion de l’Etat", et que "le gouvernement par la bienveillance" prôné par ces derniers "avait jeté les bases de la tradition humaniste pour de nombreux siècles".

A leurs yeux, Confucius est tout simplement l’ancêtre de "l’humanitarisme".

Mais l’histoire a tourné impitoyablement cette farce en dérision. Les renégats révisionnistes soviétiques ont beau couvrir Confucius du manteau de "l’humanitarisme", ils ne peuvent en aucun cas transformer le vrai visage de ce représentant de la classe décadente des esclavagistes.

Confucius avait déclaré ouvertement que le but pour lequel il avait combattu toute sa vie était le suivant : "faire renaître les Etats éteints, rétablir dans leurs privilèges héréditaires les familles nobles déchues, rappeler à de hautes fonctions ceux qui ont dû rentrer dans l’ombre", c’est-à-dire restaurer les Etats esclavagistes détruits, rétablir les privilèges héréditaires des nobles dépossédés et réintégrer les nobles dans leurs pouvoirs.

C’est pour cela qu’il avait couru toute sa vie comme un chien perdu en vantant son programme.

Il avançait des balivernes du genre : "l’homme bienveillant aime tous les hommes", mais ceux qu’il aimait, c’étaient seulement les aristocrates propriétaires d’esclaves, et nullement les esclaves. Il accablait d’injures le peuple travailleur, le traitant "d’oiseau et de bête sauvage", tout en clamant : "on doit faire en sorte que le peuple agisse sans comprendre" ; ceci dans le but d’amener les esclaves à servir docilement les propriétaires d’esclaves et à leur faire accomplir des corvées.

Chaque fois que les esclaves se dressaient pour résister, Confucius révéla sa férocité en déclarant qu’il ne se tiendrait pas pour satisfait tant qu’ils ne seraient pas mis à mort.

Lorsque Yeou Ki, un haut dignitaire de la Principauté de Tcheng, eut réprimé dans le sang une révolte d’esclaves, Confucius applaudit immédiatement : "C’est très bien !", exhalant ainsi sa haine profonde contre la classe des esclaves.

Mencius, comme Confucius, lutta toute sa vie pour le retour des propriétaires d’esclaves déchus. Il montra la même hostilité envers le peuple que Confucius. Sa conception sur un "gouvernement par la bienveillance" représentait en fait une série de mesures destinées à "gouverner le peuple", mesures fondées sur la tactique contre-révolutionnaire à deux volets de Confucius ainsi exprimée : "La clémence et la rudesse se complètent l’une l’autre".

Il dit : "Si on utilise le peuple en vue d’assurer le bien-être, le peuple supportera sans murmurer les plus grandes fatigues. Si, en vue de conserver la vie du peuple, on fait périr quelques hommes parmi le peuple, ce dernier ne s’irritera pas contre celui qui aura ordonné leur mort."

A l’égard du peuple travailleur ou des esclaves, ce qu’il voulait, c’était les "utiliser" et les "faire périr", mais sous une forme trompeuse et adroite sans laisser trace du carnage.

Aussi, on ne peut trouver la moindre ombre de servir les "intérêts du peuple" dans les paroles et les actes de Confucius et de Mencius !

Comme Lou Sin l’a bien fait remarquer : "Confucius avait conçu des méthodes magnifiques pour gouverner, mais ces méthodes étaient à l’usage des gouvernants, c’est-à-dire de ceux qui détenaient le pouvoir ; elles n’avaient aucune valeur pour le peuple lui-même."

L"`humanitarisme" que prêchaient Confucius et Mencius n’était qu’une doctrine au service des propriétaires d’esclaves pour exploiter et réprimer sans merci les esclaves.

Les renégats révisionnistes soviétiques ont, sans pudeur aucune, porté aux nues la conception d’un "gouvernement par la bienveillance" de Confucius et de Mencius, et sont allés jusqu’à prétendre que ces derniers représentaient les intérêts du peuple.

Mais, par-là, on voit mieux ce qu’ils sont : des Confucius et des Mencius contemporains, une poignée de grands seigneurs bourgeois qui, sous le couvert de travailler dans l’intérêt du peuple, ne font qu’opprimer le prolétariat et le peuple travailleur.

Ceux qui rendent un culte à Confucius sont forcément contre l’école légaliste. D’après les renégats révisionnistes soviétiques, le "règne par la loi" préconisé par l’école légaliste est un "totalitarisme ouvert", un "anti-humanitarisme".

Ils ont donc qualifié le premier empereur des Ts’in, qui a réalisé les principes de l’école légaliste, de "tyran le plus cruel de l’histoire", et clamé que "brûler les livres et enterrer vivants les lettrés confucéens" constituent "des actions cruelles" et "une battue" organisée contre "l’humanitarisme confucéen".

Le premier empereur des Ts’in a, en réunissant les six Etats de la Chine, fondé un Etat féodal au pouvoir centralisé.

Historiquement, c’est un progrès.

S’il a pratiqué la politique de "brûler les livres et enterrer vivants les lettrés confucéens", c’est uniquement pour frapper les réactionnaires confucéens qui cherchaient à restaurer le régime esclavagiste et pour consolider davantage la domination de la classe montante, celle des propriétaires fonciers.

La doctrine marxiste de l’Etat nous apprend que l’Etat, en tant qu’instrument d’une classe pour en opprimer une autre, a toujours besoin de s’appuyer sur la violence.

La machine d’Etat de la classe dominante n’a jamais été pour la classe dominée quelque chose de "bienveillant".

En ce sens, le "règne par la loi" des légalistes, tout comme le "gouvernement par la bienveillance" de Confucius, n’a rien de "bienveillant" !

Sept jours à peine après être devenu ministre de la Justice de l’Etat de Lou, Confucius a fait exécuter Chaotcheng Mao, réformateur de la classe montante des propriétaires fonciers, sous l’inculpation d"’actes de subversion contre le gouvernement", et exposer son corps trois jours devant le public.

Ne sent-on pas dans ce fait un relent de fascisme ?

De plus, l’écartèlement de Chang Yang, légaliste et ministre du prince Hsiao des Ts’in, et le supplice des flèches de Wou Ki ? (-381 av. J.-C.), réformateur légaliste au service du prince Tao des Tchou, infligés par la classe des propriétaires d’esclaves montrent pleinement que "le gouvernement par la bienveillance" n’était nullement "bienveillant".

Cependant, si les légalistes osaient proclamer publiquement que le "règne par la loi" devait s’appuyer sur la violence, cela montre justement que la classe des propriétaires fonciers qu’ils représentaient était alors une classe progressiste et révolutionnaire.

Confucius et Mencius au contraire s’efforçaient de dissimuler, sous le mot hypocrite de "bienveillance", la violence contrerévolutionnaire exercée sous la dictature des propriétaires d’esclaves, ce qui prouve que la classe qu’ils représentaient se trouvait dans une situation sans espoir, n’offrant d’autre alternative que la pratique de la supercherie.

Le dénigrement perfide de l’école légaliste et l’embellissement systématique du "gouvernement par la bienveillance" entrepris par les renégats révisionnistes soviétiques suffisent à montrer de quel côté ils se tiennent : du côté de toutes les classes réactionnaires et décadentes.

Si la clique des renégats révisionnistes soviétiques cherche à déformer l’histoire en s’opposant à l’école légaliste et en injuriant le premier empereur des Ts’in, ce n’est certainement pas parce qu’ils sont désœuvrés et veulent régler les comptes avec des morts d’il y a plus de deux mille ans.

Lorsqu’ils ont malignement attaqué cet empereur, certains d’entre eux ont voulu "éveiller l’attention de tous", alléguant que la Grande Révolution culturelle en Chine "détruisait" toute la culture du passé comme sous le règne du premier empereur des Ts’in.

Récemment encore, certains ont vociféré des injures à notre adresse, disant que c’est le "totalitarisme" légaliste révolu que nous mettons au service de la dictature prolétarienne d’aujourd’hui.

Il n’est pas difficile de comprendre que si cette bande de renégats font tout pour encenser Confucius et pour dénigrer l’école légaliste, c’est pour attaquer la Grande Révolution culturelle prolétarienne et la dictature du prolétariat en Chine.

Au cours de la Grande Révolution culturelle prolétarienne, des millions et des millions d’ouvriers, de paysans et de soldats ainsi que d’intellectuels révolutionnaires se sont dressés pour critiquer et répudier la culture réactionnaire du féodalisme, du capitalisme et du révisionnisme, et ont lancé une attaque hardie contre l’idéologie de toutes les classes exploiteuses, dont le confucianisme.

Ce que nous appelons la grande critique révolutionnaire de masse est devenu, dans la bouche des révisionnistes soviétiques, la "destruction" de la culture. Il est clair que ce qu’ils chérissent, c’est justement ce que nous écartons comme des scories.

Si le prolétariat veut exercer une dictature totale sur la bourgeoisie dans la superstructure, donc aussi dans le domaine culturel, il lui faut rompre entièrement et définitivement avec les conceptions traditionnelles.

Notre lutte pour détruire la doctrine confucéenne, ce pilier spirituel deux fois millénaire des classes exploiteuses, n’a fait que commencer, et elle se développera encore en profondeur.

La destruction vient en premier, et c’est dans la destruction que réside la construction.

Nous sommes en train d’écrire une nouvelle page de la culture prolétarienne dans notre grand combat pour liquider totalement la culture réactionnaire du féodalisme, du capitalisme et du révisionnisme.

Guidée par la ligne révolutionnaire du président Mao, notre révolution prolétarienne dans la littérature et l’art a repris la scène occupée pendant des millénaires par les classes exploiteuses - des seigneurs, des dames, des damoiseaux et des damoiselles ; des images de héros splendides, issus des rangs des ouvriers, des paysans et des soldats, y brillent aujourd’hui.

Notre révolution prolétarienne dans le domaine de l’éducation est en train de changer l’aspect des écoles où s’exerçait de longue date le contrôle des intellectuels bourgeois ; des étudiants issus des ouvriers, des paysans et des soldats, pleins d’énergie, ont été admis dans les universités de type nouveau, socialistes ; des "médecins aux pieds-nus" croissent comme des pousses de bambou après la pluie ; des travailleurs médicaux, qui vont à la campagne avec leur trousse sur le dos, ont transformé l’aspect arriéré de notre campagne où l’on manquait de médecins et de médicaments.

En un mot, un changement profond, profitable au prolétariat, s’est produit dans les différents domaines culturels du pays, d’où l’apparition d’une perspective jamais connue, grandiose et florissante, dans cette sphère de travail.

Des mensonges ignobles, comme la "destruction de la culture" en Chine, que de piètres menteurs, dont Brejnev et consorts, se donnent bien du mal pour fabriquer, ne font que mieux révéler qu’ils sont une bande de défenseurs de la culture des classes exploiteuses et qu’ils ne pourront nullement arrêter le déferlement impétueux du courant de la Grande Révolution culturelle prolétarienne de notre pays.

La Grande Révolution culturelle prolétarienne en Chine est une grande révolution politique sous la dictature du prolétariat.

Elle a détruit les deux quartiers généraux bourgeois, l’un de Liou Chao-chi et l’autre de Lin Piao ; elle a assené de rudes coups aux forces de restauration contre-révolutionnaire de la bourgeoisie, renforcé considérablement la dictature du prolétariat en Chine et brisé le complot des révisionnistes soviétiques qui cherchaient à fomenter une subversion contrerévolutionnaire en Chine même.

Dans leur rage impuissante, les renégats révisionnistes soviétiques nous accusent d’exercer une "dictature". Nous leur disons : Oui, vous avez raison, c’est exactement ce que nous faisons.

L’expérience historique de la révolution prolétarienne, en particulier la douloureuse leçon tirée de l’usurpation par vous, renégats, des acquis révolutionnaires du peuple soviétique, prouve que si le prolétariat, après sa victoire dans la révolution, ne consolide pas sa dictature et ne réprime pas fermement la résistance de la bourgeoisie qui complote sa restauration, le malheur s’abattra sur lui et sur tout le peuple travailleur, et le pays socialiste changera de couleur.

Déjà, en 1875, Marx a indiqué que dans toute la période historique du passage du capitalisme à la société communiste, l’Etat ne peut être autre qu’une dictature révolutionnaire du prolétariat.

De même, Lénine considère que la reconnaissance ou non de la dictature du prolétariat est la pierre de touche pour distinguer le vrai marxisme du faux.

Si nous persistons dans la dictature du prolétariat, tout en garantissant aux masses populaires les droits démocratiques les plus larges, et interdisons et réprimons avec résolution les activités contrerévolutionnaires de la réaction, c’est justement pour s’en tenir fermement au marxisme-léninisme.

Plus ces renégats nous attaquent, plus ils dévoilent leur visage éhonté de traîtres du marxisme-léninisme.

Leur exemple négatif prouve que la dictature du prolétariat est pour nous "une chose excellente, un talisman protecteur, une arme magique à transmettre de génération en génération et dont il ne faut en aucun cas se dessaisir avant la suppression complète et définitive de l’impérialisme à l’étranger et des classes à l’intérieur du pays".

Il est facile de voir qui la clique des renégats révisionnistes soviétiques voulait soutenir en vociférant furieusement contre la dictature du prolétariat et la Révolution culturelle en Chine.

Liou Chao-chi et Lin Piao, ces chefs révisionnistes de la contre-révolution, sont tous deux des disciples authentiques de Confucius.

Le premier avait lancé une nouvelle fois, dans les années 1960, son "Perfectionnement individuel", sinistre ouvrage répandant des relents de Confucius et de Mencius.

Quant à Lin Piao et consorts, ils prirent aussi la doctrine de Confucius comme arme idéologique réactionnaire pour la restauration du capitalisme.

Ils proclament ouvertement, comme Confucius, que "De tout temps et en toute chose, ce qui importe, c’est de se modérer et d’en revenir aux rites" ; se fondant sur le concept réactionnaire de Confucius : "Si la hiérarchie des titres n’est pas respectée, les paroles n’auront pas de poids", ils soutiennent obstinément le programme politique anti-parti, dans la vaine tentative d’usurper le pouvoir suprême du Parti et de l’Etat ; ils exaltent "la bienveillance et la justice", "la fidélité et l’indulgence", balivernes confucéennes et mencéennes ; et propagent l’idée que "Quand deux côtés s’opposent, ils deviennent ennemis ; quand deux côtés vivent en harmonie, ils deviennent amis" ; ils cherchent à masquer leurs agissements fascistes en vue d’usurper le pouvoir et de restaurer le capitalisme derrière l’écran de fumée de la "théorie de l’extinction de la lutte des classes".

Ainsi, ces renégats et traîtres à la nation ont obtenu la faveur de la clique des renégats révisionnistes soviétiques. A mesure que le groupe antiparti de Lin Piao intensifie ses activités contrerévolutionnaires, les révisionnistes soviétiques, pour rendre un culte à Confucius et pour dénigrer l’école légaliste, haussent de plus en plus le ton.

Le thème principal de leur chœur contre-révolutionnaire est de nous injurier en employant des épithètes comme "dictatorial" et "totalitaire".

Ils mènent grand tapage pour vanter "l’humanitarisme" de Confucius et de Mencius, tout en accusant les légalistes d"`anti- humanitarisme" et en traitant le premier empereur des Ts’in de "tyran" ; Lin Piao, de son côté, en grinçant des dents dans l’ombre, maudit la dictature du prolétariat, lui reprochant d"`appliquer les lois du premier empereur des Ts’in" et d’être "despotique".

Tandis que les révisionnistes soviétiques claironnent que "les confucianistes sont pour la constitution d’un gouvernement par la bienveillance", Lin Piao sort l’enseigne du "gouvernement par la bienveillance", clamant que les propriétaires fonciers, les paysans riches, les contre-révolutionnaires, les mauvais éléments et les droitiers renversés "doivent tous être libérés politiquement".

Tandis que les révisionnistes soviétiques attaquent notre Révolution culturelle en disant qu’elle "a étranglé la culture", Lin Piao et consorts déclament le poème de Tchang Kié, poète de la dynastie des Tang, qui prétendait qu’on avait tort de "brûler les livres et enterrer vivants les lettrés confucéens", et calomnient la Grande Révolution culturelle ; leur intention était par conséquent d’amener un retour en arrière et d’usurper le pouvoir.

Il suffit de comparer la scène jouée par les révisionnistes soviétiques dans le culte à Confucius et l’attaque contre l’école légaliste au programme de Lin Piao en vue d’un coup d’Etat contre-révolutionnaire pour découvrir que le but des révisionnistes soviétiques est de mener une campagne contre la Chine, de faire des disciples de Confucius, tels Liou Chao-chi et Lin Piao, leurs "empereurs fantoches" et de transformer la Chine en une colonie des nouveaux tsars du révisionnisme soviétique.

Pourtant, qui aurait pu penser que Lin Piao, sans avoir eu le temps de prononcer "la parole décisive" que les révisionnistes soviétiques auraient voulu entendre, se tuerait, pulvérisé. Le "super-espion" a fini sa carrière dans le désert, aux lamentations de ses maîtres étrangers.

Les nouveaux tsars et Liou Chao-chi, Lin Piao et consorts ont beau recourir à toutes les intrigues possibles, cela ne fait que nous ramener à la phrase de Lou Sin : "Leurs intrigues sont ingénieuses et peuvent donner des résultats, mais des résultats bien restreints ; et depuis les temps les plus reculés, elles n’ont jamais conduit à rien de grand."

Le président Mao nous a indiqué : "Les réactionnaires étrangers qui nous accusent d’exercer la `dictature’ ou le `totalitarisme’ sont ceux-là mêmes qui l’exercent. Ils exercent sur le prolétariat et le reste du peuple la dictature d’une seule classe, le totalitarisme d’une seule classe, la bourgeoisie."

C’est ce que fait justement la clique des renégats révisionnistes soviétiques. Depuis qu’ils ont usurpé le pouvoir et restauré le capitalisme en U.R.S.S., ils ont transformé un pays socialiste incomparable en un paradis pour une bourgeoisie bureaucratique d’un nouveau type et en un enfer pour des millions et des millions de travailleurs.

Tout en renforçant sans cesse leur dictature fasciste par l’établissement, dans l’ensemble du pays, d’un grand nombre de prisons, de camps de concentration et d"`asiles d’aliénés" pour réprimer furieusement la résistance des révolutionnaires et des travailleurs, ils font marcher à plein régime leurs machines de propagande et mènent grand tapage sur "l’humanitarisme", essayant de parer leur dictature fasciste d’un manteau de "bienveillance".

Pourtant, plus ils utilisent de clichés pour prêcher "l’humanitarisme", plus ils révèlent leur nature hypocrite et méprisable.

Récemment, ils ont monté une pièce intitulée : « L’homme venu du dehors » qui, paraît-il, expose la "conception moderne et exacte" de "l’humanitarisme" ; les coryphées des milieux culturels soviétiques ont fait là-dessus un tam-tam infernal.

Cependant, le héros de la pièce n’est qu’un "petit despote" aux yeux des spectateurs. Etant quelque peu tyrannique, il se conduit comme Confucius ; les blâmes qu’il adresse aux travailleurs remplissent la scène.

Face aux ouvriers indignés, il tonne et crie avec rage : "Il faut les dompter, les étrangler !" Voilà le portrait vivant des nouveaux aristocrates bourgeois à visage fasciste qui exercent leur tyrannie dans l’Union soviétique d’aujourd’hui.

Se servir de "l’humanitarisme" pour duper le peuple et s’opposer à la révolution prolétarienne et à la dictature du prolétariat est la tactique habituelle adoptée par la bourgeoisie et tous les opportunistes. C’est ainsi que faisaient Kautsky et les autres traîtres de la IIème Internationale. Lénine avait impitoyablement tourné en dérision ces "héros méprisables" en écrivant :

"Un peu moins de verbiage sur là `démocratie du travail’, sur `la liberté, l’égalité et la fraternité’, la `souveraineté du peuple’, et ainsi de suite : de nos jours, l’ouvrier et le paysan conscients discernent dans ces phrases ampoulées la fourberie de l’intellectuel bourgeois aussi facilement qu’un homme expérimenté sait, en considérant la physionomie et l’apparence impeccables d’un `monsieur très comme il faut’, le dépister aussitôt, sans erreur : `A coup sûr, c’est un filou’." (La Grande initiative)

Cette déclaration de Lénine décrit très exactement le visage de l’escroc Brejnev et de ses compères. Les nouveaux tsars ont beau appeler à leur aide le spectre de Confucius et "l’humanitarisme", ils ne pourront camoufler plus longtemps leur nature social-impérialiste.
Ce morceau de "brique pour frapper à la porte" que représente Confucius n’est plus efficace depuis longtemps ni capable de sauver les renégats révisionnistes soviétiques.

Ce qui les attend, c’est certainement une fin encore plus honteuse que celle des renégats de la IIème Internationale

samedi 4 mai 1974


Les documents de 1974