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Déclaration commune : Sur le « tiers-mondisme » et la description des « trois mondes »

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Nous tenons à mettre en garde par rapport à une ligne erronée qui est dangereuse pour le Mouvement Communiste International : le « tiers-mondisme ». Cette conception nie le cadre national, le mouvement dialectique de la réalité et développe des thèmes ultra-gauchistes qui n’apportent que de la confusion.

Comme nous le savons, le Parti Communiste de Chine a noté en 1963, dans une réponse au Parti Communiste de l’Union Soviétique aussi connu comme lettre en 25 points :

« C’est dans les vastes régions d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine que convergent les différentes contradictions du monde contemporain, que la domination impérialiste est le plus faible, et elles constituent aujourd’hui la principale zone des tempêtes de la révolution mondiale qui assène des coups directs à l’impérialisme […].

Actuellement, dans les rangs du mouvement communiste international, certains vont jusqu’à mépriser la lutte libératrice des nations opprimées et à adopter une attitude passive et négative envers elle ; en fait, ils ne font que défendre les intérêts du capital monopoliste, trahir les intérêts du prolétariat et, ce faisant, ils dégénèrent et deviennent des social-démocrate.

L’attitude envers la lutte révolutionnaire des peuples des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine est un important critère qui permet de distinguer ceux qui veulent faire la révolution de ceux qui ne le veulent pas, ceux qui défendent véritablement la paix mondiale de ceux qui encouragent les forces d’agression et de guerre. » (Annexe 1)

C’est là la compréhension de base du monde selon le matérialisme dialectique. Les pays capitalistes parviennent à organiser la terrible exploitation des pays semi-féodaux semi-coloniaux. Dans ce processus, ils sont capables de produire une aristocratie ouvrière qui sert le capitalisme. Lénine écrit dans son classique L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme :

« Le capitalisme a assuré une situation privilégiée à une poignée (moins d’un dixième de la population du globe ou, en comptant de la façon la plus « large » et la plus exagérée, moins d’un cinquième) d’États particulièrement riches et puissants, qui pillent le monde entier par une simple « tonte des coupons » […).]

On conçoit que ce gigantesque surprofit (car il est obtenu en sus du profit que les capitalistes extorquent aux ouvriers de « leur » pays) permette de corrompre les chefs ouvriers et la couche supérieure de l’aristocratie ouvrière. Et les capitalistes des pays « avancés » la corrompent effectivement : ils la corrompent par mille moyens, directs et indirects, ouverts et camouflés […].

Ce sont de véritables agents de la bourgeoisie au sein du mouvement ouvrier, des commis ouvriers de la classe des capitalistes (labour lieutenants of the capitalist class), de véritables propagateurs du réformisme et du chauvinisme. » (Annexe 2)

D’un côté, nous avons des pays capitalistes forts, capables de produire des agents de la bourgeoisie dans les rangs de la classe ouvrière, paralysant de manière relative l’activité révolutionnaire de la classe ouvrière ; de l’autre côté, nous avons des pays opprimés dans lesquels l’exploitation est si forte que la rébellion peut se développer d’une manière bien meilleure.

Néanmoins, ce sont des tendances. Par exemple, dans les pays opprimés, il est possible que la semi-féodalité ou le semi-colonialisme soit si fort que la révolution soit, d’une manière relative, ralentie. Le fanatisme religieux est une tendance réactionnaire qui est très forte là où la féodalité est particulièrement implantée. Le nationalisme peut être très développé dans les pays où le capitalisme bureaucratique connaît une période de développement.

De la même manière, le paupérisme est une tendance naturelle du capitalisme. La contradiction entre la bourgeoisie et le prolétariat est antagoniste et donc les masses, même dans les pays capitalistes, arrivent toujours plus à une situation de pauvreté. C’est la loi, expliquée par Karl Marx dans Le Capital, de l’accumulation du capital, et rejetée par le réformisme social-démocrate, qui affirme que le niveau de vie des masses peut être toujours meilleure dans le capitalisme.

Le « tiers-mondisme » est ici une idéologie qui nie la dialectique de la réalité. Il prétend que le capitalisme peut être pacifique et toujours en progrès dans les pays capitalistes. C’est contre-révolutionnaire. Mais il ne l’exprime pas ouvertement : il cache sa vision d’un capitalisme pacifique à travers l’affirmation « révolutionnaire » du « Tiers-Monde ».

Le « tiers-mondisme » propage la même vision du capitalisme que les réformistes sociaux-démocrates, mais avec une tactique consistant à faire semblant d’être « révolutionnaire » en niant ce soi-disant capitalisme paisible au le nom du « Tiers-Monde ».

C’est une déviation d’ultra-gauche qui aide uniquement, en fait, les vulgarisateurs d’un capitalisme « pacifique », étant donné qu’il est dit la même chose, même si c’est en faisant semblant d’être « contre ».

C’est une déviation d’ultra-gauche qui nie l’antagonisme de classe entre bourgeoisie et prolétariat dans les pays capitalistes, faisant la promotion de la capitulation au nom de la « supériorité » de l’impérialisme.

C’est une déviation d’ultra-gauche qui fait la promotion d’une conception « nationale » de la révolution, quand en réalité la question est toujours démocratique : la lutte des pays opprimés n’est pas celle d’une nation contre une autre, mais des masses pour la démocratie contre l’exploitation et l’oppression organisées par une classe dominante d’un autre pays.

La conception d’ultra-gauche « tiers-mondiste » a le même point de vue sur le capitalisme impérialiste que les réformistes sociaux-démocrates, le considérant comme sans antagonisme ; il a un point de vue anti-dialectique, donnant naissance à une conception métaphysique du « Tiers-Monde ».

C’est la même idéologie que Lin Biao, qui a tenté un coup d’État fasciste en Chine rouge sous le déguisement d’une ligne « tiers-mondiste ».

Il est nécessaire de souligner ici ce que nous devrions vraiment comprendre par « Tiers-Monde ». C’est Mao Zedong qui a popularisé ce concept ; citons le ici lorsqu’il fait une description du monde.

« Les États-Unis et l’Union Soviétique ont de nombreuses bombes atomiques, et ils sont plus riches. L’Europe, le Japon, l’Australie et le Canada, du second monde, n’ont pas tant de bombes atomiques et ne sont pas aussi riches que le premier monde, mais plus riches que le troisième monde. » (Annexe 3)

Comme nous le savons, il y a déjà eu une tentative des partisans de la voie capitaliste en Chine rouge, dirigés par Deng Xiaoping, d’utiliser dans un sens mauvais cette description afin de promouvoir une alliance du « deuxième monde » au « troisième monde ». (annexe 4)

Ceci a provoqué beaucoup de confusion et un manque de compréhension parfois. Voyons ici l’interprétation correcte du Parti Communiste du Pérou par Gonzalo et la pensée Gonzalo :

« Le premier monde est constitué par les deux superpuissances : les États-Unis et l’URSS qui luttent pour l’hégémonie mondiale et peuvent déchaîner une guerre impérialiste.

Ce sont des superpuissances parce qu’elles sont plus puissantes économiquement, politiquement et militairement que les autres puissances.

Les États-Unis ont une économie centrée sur le monopole de la propriété qui n’appartient pas au secteur de l’état ; politiquement ils pratiquent une démocratie bourgeoise avec une croissante restriction des droits ; c’est un libéralisme réactionnaire ; militairement, c’est la nation la plus puissante de l’Occident avec un processus de développement plus prolongé.

L’URSS est économiquement axée sur le monopole d’état ; politiquement c’est la dictature fasciste d’une bourgeoisie bureaucratique ; militairement c’est une puissance de haut niveau, bien que son processus de développement soit plus court.

Les États-Unis essaient de conserver leurs domaines et aussi de les étendre.

L’URSS vise plutôt l’expansion parce que c’est une superpuissance nouvelle et, d’un point de vue économique, elle a intérêt à tenter de capturer l’Europe pour se trouver en une meilleure situation.

En synthétisant, ce sont deux superpuissances qui ne constituent pas un bloc mais qui ont des contradictions, des différences marquées entre elles et qui évoluent dans le cadre de la loi de la collusion et de la lutte pour la répartition du monde.

Le deuxième monde est constitué par des puissances impérialistes qui ne sont pas des superpuissances, c’est-à-dire qu’elles sont moins puissantes économiquement, politiquement et militairement, comme le Japon, l’Allemagne, la France et l’Italie etc.

Elles ont des contradictions avec les superpuissances parce qu’elles souffrent – par exemple – de la dévaluation du dollar, des restrictions militaires et de contraintes politiques.

Ces puissances impérialistes veulent mettre à profit la lutte entre les superpuissances pour surgir à leur tour comme de nouvelles puissances.

Elles déchaînent également des guerres d’agression contre les nations opprimées et il existe aussi entre elles des contradictions exacerbées.

Le troisième monde est constitué par les nation opprimées d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine ; se sont des colonies, ou des semi-colonies où la féodalité n’a pas été détruite et sur cette base se développe un capitalisme bureaucratique.

Ces nations sont assujetties à l’une ou l’autre des superpuissances, ou à une puissance impérialiste.

Il existe des contradictions entre elles et l’impérialisme, en plus des luttes qu’elles soutiennent contre leurs propres grandes bourgeoisies et contre les propriétaires terriens, les deux au service et en collusion avec l’impérialisme, spécialement avec les superpuissances […]

La contradiction entre les nations opprimées d’une part et les superpuissances impérialistes et puissances impérialistes de l’autre ; c’est ce que renferme la thèse des trois mondes se dessinent ; cette contradiction se dessine – et nous la formulons ainsi –, car l’essence de cette contradiction est avec les superpuissances impérialistes, mais il y a aussi contradiction avec les puissances impérialistes. C’est la contradiction principale ; le développement et le triomphe des révolutions de démocratie nouvelle représentent sa solution. » (Annexe 9)

Cette interprétation correcte n’a pas été faite par de nombreux partis et organisations de par le monde. Par exemple, le TKP/ML en Turquie et le Parti du Travail d’Albanie ont eu la même conception unilatérale de la théorie des « trois mondes ».

Le TKP/ML l’a rejeté en défendant Mao Zedong qui selon lui ne pouvait pas l’avoir soutenu (Annexe 8) et le Parti du Travail d’Albanie l’a rejeté en attaquant Mao Zedong présenté comme un de ses partisans en l’assimilant avec Deng Xiaoping. (Annexe 7)

En fait, la conception des « trois mondes » n’était qu’une description permettant d’appréhender de manière meilleure la contradiction entre les puissances impérialistes, c’est-à-dire entre les puissances impérialistes et les superpuissances impérialistes ; il n’a jamais été question d’un concept à utiliser mécaniquement.

Pour être scientifique, nous devrions utiliser la même distinction au sein des pays semi-coloniaux semi-féodaux. Certains d’entre eux sont « expansionnistes », comme Siraj Sikder l’a noté dans la situation particulière du Bengale Oriental opposé au Pakistan et ensuite à l’Inde, qui sont tous deux semi-coloniaux semi-féodaux, mais agressifs en tant que pays expansionnistes.

Nous devons également noter ici que, dans ce cas particulier l’État chinois représenté sur le plan international par les tiers-mondistes ne soutenaient pas le Mouvement de Libération du Bengale Occidental, étant donné qu’ils pensaient que cela allait contre le Pakistan qui était leur allié diplomatique international.

Siraj Sikder, étant un communiste authentique, comprenant Mao Zedong et ses enseignements, a vigoureusement mené la guerre de libération nationale contre le Pakistan. Ainsi, sa pensée-guide s’est portée directement contre la vision tiers-mondiste qui pensait que le Pakistan, en tant que pays opprimé, ne pouvait pas avoir de colonie. Les tiers-mondistes ne trouvent aucune contradiction au sein d’un pays du Tiers-Monde.

C’est une importante particularité du tiers-mondisme : il rejette la dialectique et ainsi les contradictions dans les pays opprimés, qui ne sont pas des « États nationaux » mais des pays semi-coloniaux semi-féodaux.

Au début des années 1970, les groupes pro-Moscou ont soutenu l’expansionnisme indien et ses laquais, alors que les tiers-mondistes pro-Chine soutenaient l’expansionnisme pakistanais et ses laquais.

Partout dans le monde, dans les pays opprimés, nous pouvons voir que les révisionnistes soutiennent le capitalisme bureaucratique et le féodalisme, dans une approche nationaliste, travaillant en même temps pour des impérialistes et des expansionnistes qu’ils considèrent comme étant « progressistes ».

Dans les pays impérialistes, cette tendance existe également, particulièrement dans le second monde et ses jeux contre les superpuissances.

En Belgique et en France, par exemple, pays impérialistes, les organisations se revendiquant du marxisme-léninisme pensée Mao Zedong politiquement actives dans les années 1960-1970-1980 ont toutes dans leurs productions théoriques fait référence aux « trois mondes » ; mais la juste compréhension des « trois mondes » comme « outil » permettant de mieux cerner les contradictions entre puissance impérialistes et superpuissances impérialistes n’était alors présente nulle part.

Ici, cependant l’exemple le plus négatif d’une utilisation erronée, mécaniste des « trois mondes » comme « ligne de conduite stratégique générale », est à mettre à l’actif de l’organisation belge AMADA-TPO – organisation devenant en 1979 le PTB-PVBA – qui oubliait de manière opportuniste qu’une théorie qui ne connaît pas de classes ne peut jamais être une théorie du prolétariat.

Ainsi, dans son Programme pour la paix, l’indépendance nationale, la démocratie populaire et le socialisme, datant du 8 mai 1976, AMADA-TPO expliquait que dans le cadre de l’analyse des rapports de force entre « l’hégémonisme russe montant et agressif, et l’impérialisme américain en déclin qui se trouve dans une position défensive », il y a lieu de comprendre l’OTAN comme un cadre au sein duquel il serait possible de conclure une alliance défensive avec les États-Unis basée sur les principes : « souveraineté, indépendance et « compter sur ses propres forces » égalité et non-ingérence mutuelle  ».

Basculant dans le subjectivisme le plus complet en souhaitant former un bloc uni avec l’impérialisme américain et la bourgeoisie belge, AMADA-TPO analysait ainsi l’OTAN comme un « refuge » ou il serait possible d’appuyer toutes les tendances allant dans la direction des revendications nationales susmentionnées.

Il n’est pas difficile de comprendre que ces conceptions n’ont rien à voir avec les « trois mondes » popularisés par Mao Zedong et Gonzalo puisque pour AMADA-TPO, l’OTAN, bien que comprise comme totalement sous la coupe de l’impérialisme américain, devenait le garant de l’égalité, de la non-ingérence mutuelle, de l’indépendance nationale.

Pour appuyer leur « démonstration scientifique » sur « l’impérialisme américain en déclin  », il était notamment fait référence aux citations de Hua Guo Feng et Deng Xiaoping puisées dans Pékin-Information de fin 1976, donc d’après la victoire de la clique révisionniste anti-parti en Chine.

En façade, AMADA-TPO était une organisation marxiste-léniniste pensée Mao Zedong ; en pratique, c’était déjà une organisation populiste, prônant une ligne « sociale » à la base et célébrant la Chine fasciste d’après Mao Zedong.

Une évolution tout à fait similaire fut effectuée par le PCMLF français.

Cela montre la nécessité d’une analyse de la réalité, sur la base du matérialisme dialectique, à travers la participation à la lutte de classe et avec la naissance d’une pensée-guide ; la révolution ne peut pas être fondée sur le subjectivisme, sur le rupturisme, même au nom du Tiers-Monde.

La déviation ultra-gauchiste est toujours basée sur le subjectivisme. C’est la prétention de dire « non » individuellement à l’oppression, sans conception scientifique de l’exploitation. Il y a par exemple de nos jours deux principales structures « tiers-mondistes » aux États-Unis, le Revolutionary Anti-imperialist Movement (« Mouvement Révolutionnaire Anti-impérialiste ») et la Leading Light (« Lumière Guide »).

Les deux prétendaient être maoïstes, avant d’abandonner cela ces derniers mois : après avoir prétendu être de nature prolétarienne, ils ne peuvent que basculer toujours plus dans le subjectivisme. Ce phénomène a déjà eu lieu dans les années 1970-1980, avec le Weather Underground aux États-Unis et la Fraction Armée Rouge en Allemagne de l’Ouest.

Ces véritables révolutionnaires ont échoué à construire une pensée-guide, à trouver une voie révolutionnaire dans leur propre pays, et ils ont ainsi trouvé « ailleurs » le moteur de la révolution.

Citons ici la Fraction Armée Rouge :

« Si les peuples du Tiers-Monde sont l’avant-garde de la révolution anti-impérialiste, alors cela signifie qu’ils représentent objectivement le plus grand espoir pour les gens dans la métropole pour atteindre leur propre liberté.

Si tel est le cas, alors il est de notre devoir d’établir un lien entre la lutte de libération des peuples du Tiers-Monde et l’aspiration à la liberté dans la métropole où que ce soit qu’elle émerge. Cela signifie dans les écoles diplômantes, dans les écoles secondaires, dans les usines, dans les familles, dans les prisons, dans les bureaux, dans les hôpitaux, dans les administrations, dans les partis politiques, les syndicats – partout.

Contre tout ce qui nie ouvertement ce lien, le supprime et le détruit : le consumérisme, les médias, la cogestion, l’opportunisme, le dogmatisme, la domination, le paternalisme, la brutalité et l’aliénation.

« C’est nous qui sommes concernés ! » – le sujet révolutionnaire c’est nous.

Quiconque commence à lutter et à mener la résistance est l’un d’entre nous. » (Annexe 5) voir aussi (Annexe 6)

C’est du subjectivisme. La révolution dans les pays impérialistes ne dépend pas d’une « liaison » avec le Tiers-Monde, mais d’une pensée-guide qui se situe dans le cadre de la Révolution Mondiale. Dire autre chose signifie nier la contradiction antagonique entre la bourgeoisie et le prolétariat dans un pays capitaliste.

Dans chaque pays, la contradiction est interne ; comme Mao Zedong l’a expliqué dans De la contradiction :

« La cause fondamentale du développement des choses et des phénomènes n’est pas externe, mais interne ; elle se trouve dans les contradictions internes des choses et des phénomènes eux-mêmes. Toute chose, tout phénomène implique ces contradictions d’où procèdent son mouvement et son développement. »

En ce sens, le tiers-mondisme est une idéologie réactionnaire, n’apportant que de la confusion et dont le but bourgeois est de bloquer l’étude de la réalité au moyen du matérialisme dialectique, aujourd’hui : le Marxisme-Léninisme-Maoïsme.

Vive le Marxisme-Léninisme-Maoïsme, unissons-nous sous la bannière du Maoïsme !

Rejetons le subjectivisme, forgeons les conditions révolutionnaires pour une pensée guide !

Guerre Populaire jusqu’au Communisme !

Parti Communiste Marxiste-Léniniste-Maoïste du Bangladesh

Centre Marxiste-Léniniste-Maoïste de Belgique

Parti Communiste de France (marxiste-léniniste-maoïste)
Novembre 2015

jeudi 5 novembre 2015


Déclarations et communiqués du Centre MLM [B]